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TITRE:

FURIES (15 SEPTEMBRE 2020)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HEAVY METAL



Furies s'ouvre les portes de la gloire et de la fortune avec un premier album à découvrir d'urgence... comme l'interview du groupe !
STRUCK - 09.10.2020 -
13 photo(s) - (0) commentaire(s)

Music Waves vous propose de découvrir Furies qui débarque avec son premier album "Fortune's Gate". Au regard de la qualité de cette première rondelle, il est fort à parier que nos petits Français vont s'ouvrir les portes de la gloire et de... la fortune... Interview découverte !





Quelle est la question qu’on va trop souvent posée ou à laquelle vous auriez marre de répondre ?

Lynda Basstarde : "Qu’est-ce que ça fait d’être une fille dans le metal ?". C’est chiant parce que pour nous, c’est mixte, c’est unisexe !
Mais c’est vrai qu’il y a beaucoup d’hommes dans ce milieu et on peut parfois être confrontés à certaines situations un peu plus compliquées. On a de petites anecdotes quand par exemple, je rentrais dans un backstage et qu’on me dise : "Ce n’est pas la place des groupies. C’est réservé aux musiciens !". C’est vrai qu’il faut se durcir, s’affirmer mais de moins en moins…


Le groupe a été formé avec l’intention de faire un groupe féminin



Furies n'était au départ composé que de filles. Aujourd'hui la parité est respectée avec deux nanas et deux gars. Avez-vous hésité avant de recruter Billy Lazer et Sam Flash, perdant du coup ce statut de groupe 100% féminin façon Vixen ou Girlschool ou peut-être que cela n'avait finalement pour vous pas une si grande importance que cela...

Zaza Bathory : Le groupe a été formé avec l’intention de faire un groupe féminin parce que c’était ce que je voulais à la base et je trouvais ça rigolo d’être entourée de filles. Et quand on s’est rencontré avec Lynda et que les deux autres filles sont parties, au départ, on a quand même essayé de chercher des filles.

Billy Laser : En revanche, même si je ne suis pas une fille, je peux en parler parce que je suis le premier des deux guitaristes recrutés et j’ai rencontré les filles quand elles sont passées dans le magasin de guitares que je tenais. Elles ont pensé à moi mais j’ai été le premier à leur répondre dans un premier temps si elles étaient sûres ! Elles l’étaient mais on a quand même tout essayé pour avoir un troisième membre féminin pour que le groupe reste à dominante féminine mais il s’avère que c’est super compliqué et la personne qui a fait l’affaire à toutes les auditions, c’est Sam !

Zaza : On cherchait avant tout quelqu’un qui joue vraiment bien, après peu importe le sexe finalement ! Il fallait qu’il y ait une connivence entre tout le monde.

Lynda : Le destin fait bien les choses parce que Sam je l’avais rencontré dans un bar et j’avais une sorte d’intuition et je lui ai demandé d’auditionner et il s’avère qu’il connaissait Zaza parce qu’ils viennent tous les deux de la même ville !

Zaza : Je l’avais déjà vu en concert !

Lynda : Et quand on jouait avec Furies, Sam était très souvent à nos concerts : il faisait déjà partie d’un cercle d’amis très proches !

Billy : Ce qui est également marrant, c’est qu’à l’époque, je rêvais de fonder un groupe un peu rétro 1980 et j’avais des difficultés énormes pour recruter des membres : je ne trouvais jamais le chanteur qu’il fallait… Et j’ai rencontré ces filles-là et j’ai trouvé génial qu’elles fassent ça. Finalement, j’ai rejoint ce projet - un projet que je voulais faire par ailleurs - et ça ne pouvait que coller !





Qu'est-ce que les nouveaux membres ont apporté au groupe ? Peut-être au niveau du style, une touche un peu plus glam/sleazy ?

Lynda : Je dirais plutôt l’inverse ! On écoute tous du thrash mais Sam en écoute un peu plus. Billy lui écoute Metallica, Ingwie Malmsteen… : le niveau a vraiment augmenté ! Et c’est ce que nous recherchions avec Zaza.

Zaza : On cherche toujours à se challenger sur notre niveau. Le fait que Billy Lazer et Sam Flash arrivent dans le groupe, ça m’a énormément challengé (Sourire) ! Et c’est super !


Les filles étaient moins dans un objectif professionnel, Furies était une sorte de hobby pour elles !



La question qui fâche. De la formation d'origine, il ne reste plus que Zaza. Serais-tu trop autoritaire ou question de divergences musicales plus simplement ?

Zaza : Je ne suis pas du tout autoritaire justement : j’aime bien qu’on partage tout dans le groupe. Si chaque membre est dans le groupe, c’est qu’il a une valeur ajoutée que l’autre n’a pas : c’est comme un Tetris ! Mais après, il n’y a eu qu’un seul changement de line-up

Lynda : Je dirais que c’est peut-être moi qui suis un peu plus autoritaire. Quand j'ai rencontré Zaza, j’ai intégré le groupe en tant que bassiste de session seulement, et c’était très bien parce que je voulais monter mon projet à côté. Et finalement, on a constaté avec Zaza que nous avions le même projet musical, le même objectif. On s’est mises d’accord pour continuer ensemble…

Zaza : Et un jour, en l’absence de notre précédente chanteuse, je demande à Lynda - qui était venue juste pour remplacer la bassiste - que j’avais entendu faire les chœurs d’essayer un truc (Sourire). Et je me suis rendue compte qu’il fallait qu’on se débarrasse de la bassiste et de la chanteuse.

Lynda : Mais les filles étaient moins dans un objectif professionnel, Furies était une sorte de hobby pour elles !

Zaza : Elles sont parties d’elles-mêmes : il n’y a pas eu d’autorité sur ce point…


Avant d'aborder votre premier album, un mot quand même sur votre incroyable cover de Dalida, 'Mourir sur scène'. Pourquoi ce choix osé ?

Billy : Zaza est assez responsable de tout ça : c’est la grosse fan de Dalida !

Zaza : J’adore Dalida. Je n’aime pas toutes ses chansons mais j’adore le personnage pour les drames de sa vie qui est un roman : la star déchue… ‘Mourir sur scène’ est une chanson qui est tellement belle : les paroles sont superbes… Mon chat s’appelle Orlando (Sourire). Je suis fan de Dalida : j’ai ses portraits à côté de Metallica !

Lynda : Et il y avait également le film "Dalida" qui sortait pendant cette période et ce n’était pas prévu… et c’est la raison pour laquelle on est passé en direct sur France Inter…





… Justement, vous avez interprété cette reprise sur France Inter et joué également sur Canal + le morceau 'Unleash The Furies'. Est-ce que ces mises en lumière ont eu des retombées ou vous ont ouvert des portes ?

Zaza : Ça ne nous a pas vraiment ouvert des portes mais ça nous a donné l'image d’un groupe de metal qui peut aller sur d’autres médias que des médias metal. Mais c’était vraiment des concours de circonstances que soit cette reprise de Dalida sur une radio nationale que le passage sur Canal, c’est Billy…

Billy : … en effet, pendant la période où je travaillais dans ce fameux magasin, il y avait un gars qui passait et qui cherchait des groupes pour remplir le plateau. C’était un concept où ils alignaient plusieurs groupes dans "L’émission d’Antoine". Et pour nous, tout le challenge était qu’ils voulaient une formation extrêmement réduite et nous avons imposé le truc en disant qu’on voulait que tout le groupe soit présent.

Lynda : Effectivement, je les ai eus au téléphone où ils me disaient qu’ils voulaient juste un groupe avec deux guitares… J’ai trouvé ça super cliché et ce n’était pas possible. Nous sommes un groupe et ils devaient prendre tout le groupe ou rien !

Zaza : Et finalement, les techniciens étaient trop contents. Au départ, ils faisaient la gueule en voyant débarquer la batterie et tout… et finalement, ils étaient super contents.


Le heavy, c’est un petit peu le bon vieux pote qu’on est bien contents de retrouver.



Comment expliquer la résurgence du hard/heavy des années 80 dans lequel vous œuvrez ? Qu'est-ce qui vous attire dans ce genre et dans cette époque ? Une esthétique, une énergie, une forme de simplicité ?

Billy : Je sentais la très bonne question (Sourire) !

Lynda : Pour moi, il n’y a pas de réponse précise parce que j’écoute du heavy depuis que je suis petite. Donc en fait, j’ai vécu dedans, j’ai grandi avec tous ces groupes de heavy… et naturellement, quand je me suis mise à faire de la musique, c’était forcément du heavy metal ! C’est une esthétique qui me plaît…

Billy : Et je ne sais pas pour vous mais le heavy, c’est un petit peu le bon vieux pote qu’on est bien contents de retrouver. Quand on était ado, on a tous eu des périodes à écouter d’autres choses. J’ai eu ma période black metal où je n’écoutais que ça et à chaque fois, que je me repassais du heavy metal, je me rendais compte que c’était la maison. Et finalement, c’est le truc que je kiffe le plus jouer !


Vous proposez aujourd'hui votre premier album, "Fortune's Gate". Bien que vous ayez déjà gravé une démo, le passage à un format plus long a-t-il été difficile ?

Lynda : Non, non, non ! Nous étions très pressés de construire un album parce que la cassette "Unleash the Furies" était juste une démo qu’il fallait qu’on sorte des titres pour avoir une carte de visite et bien préparer l’album derrière qui a pris du temps. Mais nous sommes plutôt fiers de cet album.





Avez-vous ressenti une pression supplémentaire, d'autant plus que ce disque était attendu depuis un bon moment ?

Zaza : Le problème est que nous avons mis du temps à imbriquer nos influences ensemble et voir comment ça fonctionnait. Nous sommes ensemble depuis 2016, ça a bien pris deux ans pour qu’on se comprenne musicalement même si on sentait déjà qu’il y avait un truc…

Billy : Il a fallu trouver un dosage en fait !

Zaza : Et ensuite, le fait d’avoir un peu d’exposition, les gens attendaient l’album… On a quand même pris notre temps malgré tout !

Billy : Comme tu l’as très bien indiqué par ailleurs, "Unleash the Furies" avait une couleur beaucoup plus glam, du temps où le groupe était 100% féminin. Sam écoute beaucoup de thrash, j’ai des influences un peu plus heavy prog comme Angra, Symphony X… qui m’ont bercé dans les années 1990. Il a fallu trouver le cocktail et c’est ce qui a pris du temps : comment trouver la bonne alchimie entre nous sans être ni trop thrash, ni trop heavy… Même si c’est la même époque musicale, trouver le bon dosage n’est pas si évident !


Vous avez pris du temps pour faire cet album et ça s’avère une excellente initiative car à son écoute, le fait qu'il ne s'agisse que de votre premier album ne s'entend absolument pas.... Votre maîtrise est déjà totale. En avez-vous conscience ?

Lynda : Merci ! Je pense qu’on a une maîtrise par notre expérience parce que nous ne sommes pas des petits jeunes de 20 ans qui se lancent dans la musique. On a déjà eu d’autres expériences, d’autres groupes par le passé… En revanche, on a pris un soin particulier pour avoir des prises parfaites lors des enregistrements et pour cela, on a beaucoup travaillé nos instruments pour que ça sonne vraiment bien. Plus ça sonne, plus on est contents de nous parce qu’on a quand même une certaine exigence vis-à-vis de nous-mêmes.

Billy : On trouvait très important de mettre la barre le plus haut possible pour un premier album.


Et avec le recul, êtes-vous toujours satisfaits du résultat ou pensez-vous que vous auriez encore pu mieux faire ?

Lynda : Non, je ne pense pas qu’on aurait pu faire mieux mais je pense que certains morceaux sont un peu plus différents parce qu’ils ont été composés il y a très longtemps, il y a 4 ou 5 ans…

Zaza : On les a remaniés mais pour nous, ils sont un peu old-school et on les zappe un peu quand on écoute l’album…

Billy : Et puis, on a eu la chance de travailler avec un tel mec qui magnifie notre son qu’on était super contents. Ça peut paraître prétentieux mais quand on a reçu le son, on a pris une claque ! Le mec avait tellement bien bossé que quand tu l’écoutes, tu te dis que ça fait sérieux !

Zaza : On a quand eu la chance d’aller faire des prises au Labomatic Studio. Dans le metal, ce n’est pas très connu mais c’est le studio de Dominique Blanc-Francard - qui est le père de Cassius et de Sinclair - et sa femme Bénédicte Schmitt est une excellente productrice, ingé son, réalisatrice et ils travaillent avec Igor Moreno qui est à la fois guitariste et aime aussi tout l’univers guitaristique que Billy met en avant, comme Angra ou Michael Romeo…

Billy : Et il y a une petite anecdote géniale par rapport à ça. Il y a une sorte de symbiose avec Sam Flash : on écoutait tout le temps le dernier album de Michael Romeo qui s’appelle "War of the World part I" et on se disait que la prod était vraiment propre. Et au même moment Igor me demande si j’ai écouté le dernier Romeo en me disant qu’il aimait beaucoup la prod…

Zaza : … et nous demande ensuite si c’est ce genre de truc qu’on veut !

Billy : On a bien entendu répondu "Bien sûr !"…

Zaza : Et on a enregistré dans ce studio qui est mythique qui est magnifique. Il y a du vintage et de la haute technologie. C’est sur les Champs-Elysées, en plein milieu de Paris : on s’est sentis comme des rock stars à enregistrer là-bas (Sourire) !

Lynda : On a enregistré la voix, la basse, la batterie et les guitares ont été enregistrées par Sam dans son home studio. Et on a envoyé le tout à mixer en Italie par Simone Mularoni…





… également connu pour être guitariste de DGM.

Zaza : Tout à fait !

Billy : Un mec brillant à tous points de vue : excellent musicien et monstrueuses oreilles pour ce qui est de la prod… Tout ce qu’il produit, quelque soit le style même si ce n’est pas heavy prog, il trouve toujours le truc…

Zaza : Il ne fait pas la même prod pour tout le monde : il est vraiment bon !


Tous les titres sont chantés en anglais sauf 'Antidote'. Pourquoi ? Du coup, ce titre possède un goût prononcé de heavy à la française des eighties. Vouliez-vous rendre hommage à ce moment particulier dans l'histoire du (hard) rock français ?

Lynda : Alors non, pas du tout ! On a choisi l’anglais parce que c’est une langue plus internationale, plus accessible mais on s’est dit qu’on était quand même français et qu’il fallait faire 10% ou peut-être que sur le prochain album, il y aura deux titres en français parce que c’est beaucoup plus percutant et parce que ça nous ressemble : c’est nous !


Beaucoup de gens disent que le français sur du metal, c’est kitsch [...] Mais si les paroles sont bien écrites, tournées, que les rimes sont bonnes… et que ça raconte un truc un peu onirique, ça passe crème !



Donc à l’avenir, vous nous dites qu’il y aura toujours au moins un titre en français ?

Zaza : Oui, je pense. Je sais que beaucoup de gens disent que le français sur du metal, c’est kitsch : on dirait les Inconnus (Sourire) ! Mais si les paroles sont bien écrites, tournées, que les rimes sont bonnes… et que ça raconte un truc un peu onirique, ça passe crème !

Lynda : Malgré tout, c’est un travail très difficile de mettre le français dans un texte chanté parce que ça peut justement devenir très vite kitsch. Il y a tout un travail de réflexion à avoir…

Billy : Tu parlais de la curieuse passerelle avec Dalida mais je suis désolé mais la variété française des années 1980, tu lui fous des grosses guitares électriques, est-ce que ça ne rapproche pas du heavy metal ? Balavoine, tu lui ajoutes une grosse sauce de saturation, on n’est pas loin de Sortilège !


Pour aller dans ton sens, on a en tête l’interview que nous avions mené avec Christofer Johnsson de Therion pour la sortie de "Les Fleurs du Mal" qui reprenait toutes les grands standards français…


Billy : Les années 1980 ont été très rock à grand renfort de claviers et guitares électriques : si tu durcis le son de Starmania, on n’est pas très loin du heavy metal…





C’est un risque que nous avons pris : l’avenir nous dira si les gens trouvent que c’est le bon dosage !


La grande force de l'album, outre la qualité de ses compos, est sa variété. Il butine aussi bien le pur heavy ('Voodoo Chains'), le thrash ('Never Say Die'), ainsi qu'une certaine sophistication presque néo-classique ('Fortune's Gate') tandis que 'Delusions Of Daylight' se pare d'un discret fard typique du hard américain de la fin des années 1980, était-ce un but de faire un album varié quitte à déstabiliser auditeurs amateurs d’un seul style ?

Billy : Pour moi, ça a été une grande peur. Nous avons énormément d’influences variées et je me demandais ce qu’allait en penser le mec qui allait écouter : est-ce que ça le désorienterait ou trouvera-t-il une cohérence ?
De mon côté, je trouve que le son englobe le tout et je crois que même si les influences sont très variées et qu’on peut passer d’une ambiance à l’autre, c’est plutôt bien d’avoir un album avec des surprises stylistiques plutôt que d’avoir un album avec des titres accordés tous de la même façon, dans la même tonalité, avec le même type de riffs, avec un cahier des charges très précis…
C’est un risque que nous avons pris : l’avenir nous dira si les gens trouvent que c’est le bon dosage !

Lynda : On a surtout fait ce que nous voulions sortir avec nos inspirations du moment : on n’a pas trop réfléchi à tout ça !


On a évoqué la variété de cet album dans lequel on retrouve un parfum anglais des années 1980 et de la fin des 1970 et clairement NWOBHM est une source d’influence évidente mais on retrouve également un ton speed qui évoque Helloween et Gamma Ray, on pense notamment au titre ‘The Fortune’s Gate’….

Lynda : Ouiiii !

Billy : Je plaide coupable (Sourire) ! Il y a plein de choses qui m’ont touché dans cette période. Quand je suis devenu métalleux dans les années 1990, il y a eu toute cette néo-vague heavy qui a été popularisée par Nothing to Say à cette époque en France. J’étais un méga-fan d’Angra et Symphony X -André Matos est disparu l’année dernière, ça m’a fait une peine incroyable- et dans le titre ‘Fortune’s Gate’, j’ai pensé à toutes ces années. Sur l’intro, j’ai pensé à Kiko Loureiro (le petit tapping d’entrée un petit peu comme sur ‘Carry On’) puis j’ai pensé aux rythmiques saccadées qu’on entend dans le couplet de l’époque Symphony X "The Divine Wings of Tragedy"… bref, j’ai repensé à ces années !

Lynda : Et c’est vrai que quand il est arrivé avec ce morceau très speed, je me suis dit que pour écrire une mélodie de textes, des paroles… et je ne sais pas si tu as remarqué mais il y a beaucoup de chœurs… plein de choses too much mais c’était voulu pour rendre hommage et sublimer le morceau…

Billy : Il y a presque une dimension progressive mais c’est un bien grand mot parce que la structure n’est pas complexe mais dans la couleur, il fallait que ça ait un aspect grandiloquent !





Enfin avec ‘Unleash the Furies’ j’ai retrouvé un ton speed hard rock à la Motörhead dans les riffs au milieu du son heavy…

Billy : J’aurais pensé à Metallica mélangé avec Ingwie Malmsteen : le riff de ‘Hit the Lights’ combiné avec l’esprit néo-classique de la bonne époque de Malmsteen. J’avais d’ailleurs suggéré ce titre en rapport avec Malmsteen et son album "Unleash the Fury". J’ai trouvé ça très drôle car le titre sonne un peu comme du Malmsteen dopé aux hormones et on s’appelle Furies : il y avait un petit clin d’œil à faire (Sourire) !


A trop vouloir faire comme à l’époque, tu peux vite passer à du copier/ coller. Il faut faire attention au juste dosage : ce n’est pas évident !



On a beaucoup parlé de variété. C'est dans cette variété justement plus affirmée qu'auparavant que Furies tire une part de son identité et vous distingue peut-être de ce simple revival cité toute à l'heure selon nous...

Billy : Merci ! On est heureux que tu le penses !

Zaza: Oui, ça fait du bien parce que c’est vrai que pour être allées avec Lynda plusieurs fois en Allemagne, il y a beaucoup de groupes de la New Wave of Traditional Heavy Metal qu’on aime bien parce qu’ils sont jeunes, ils ont le look, le jeu de scène… sur scène, ça pète mais quand tu écoutes l’album, ça revient à la question précédente à savoir que tout sonne un petit peu pareil. Et souvent malheureusement, c’est souvent également mal produit - peut-être pour respecter le cahier des charges de la production de l’époque ?

Billy : Ta question est très bonne parce que c’est bien que les gens relèvent que nous avons une influence heavy metal dans la musique mais également dans le look... Je suis content de ne pas avoir rempli tout le cahier des charges comme certains groupes comme Ambush revendiquent l’héritage de Judas Priest ! Je veux dire c’est super, sur scène, ça défonce mais à trop vouloir faire comme à l’époque, tu peux vite passer à du copier/ coller. Il faut faire attention au juste dosage : ce n’est pas évident !


Et puis, il y a la performance incroyable de Lynda. Sans bien entendu minimiser le rôle de chacun, force est d'admettre que son chant fougueux et haut perché fait des merveilles. Si je te rapproche de Kobra Paige ou de Brittney Slayes de Unleash The Archers es-tu d’accord ?

Lynda : Je ne connais pas (Rires) ! J’ai puisé mon inspiration dans les chanteurs de heavy metal. Il y a eu quelques chanteuses comme Doro mais j’ai surtout été inspirée par Rob Halford, Michael Kiske… des chanteurs qui chantaient haut-perché : ça m’a toujours plu ! Et j’ai été obligé de travailler dans ce sens…

Billy : Je trouve que Lynda a une fraîcheur dans le chant féminin metal. Souvent les filles chantent soit vraiment lyrique soit carrément growleuses et il n’y a pas beaucoup d’exemples de chanteuses de heavy metal.

Zaza : Il y a des points communs entre Lynda et la chanteuse de Heart. Par exemple sur la chanson ‘Crazy on You’ de Heart, Lynda pourrait chanter la voix claire de ce titre. Certes Heart, ce n’est pas du metal, c’est du hard rock des années 1970 mais je trouve que la voix de Lynda est proche de celle-ci. La voix de Lynda est un mix entre Rob Halford et Heart.





Tu as déjà un certain vécu, elle a joué avec Sortilège, dans Hemoragy… Penses-tu que Furies est plus proche des nouvelles formations ou des grands anciens comme Sortilège, Killers ou Satan Jokers ?

Lynda : Je pense que nous faisons partie des deux… J’ai joué dans Hemoragy pendant dix ans en tant que bassiste : ça m’a permis de découvrir la scène et plein de monde. C’est vrai que quand j’ai rencontré Zaza, je voulais monter mon propre groupe en tant que bassiste et chanteuse heavy… Et ça a été une grande joie d’être en guest chez Sortilège !


Quelles sont vos ambitions, vos attentes pour ce premier album ?

Lynda : Conquérir le monde (Rires) !


Et est-ce que la période particulière que nous vivons peut freiner cette ambition ?

Zaza : Non !


Avez-vous envisagé de décaler sa sortie ?

Zaza : En fait, nous savons depuis le mois de février qu’on va sortir l’album en octobre parce qu’on voulait prendre le temps de bien faire les choses et de ne pas le sortir n’importe comment… Après, le confinement est arrivé, nous avons un clip le jour du confinement et nous n’avons pas pu le filmer comme nous l’avons voulu parce que le studio où nous devions filmer a été fermé la veille…
En tous cas, la Covid nous empêche de retourner en Allemagne, on était programmés en Suède, au Danemark en plein pendant le confinement… On espère que ça sera possible en 2021 parce que nous sommes reprogrammés mais pour l’instant, on ne sait pas…
Le manque de concerts nous empêche d’aller à la rencontre des gens. On commence à être bien niveau réseaux sociaux, mais ce n’est pas l’idéal.

Lynda : Mais nous avons mis à profit cette période pour composer pour le deuxième album -on a déjà quatre morceaux pour le prochain album- : on prépare la suite mais c’est vrai qu’on a envie de s’étendre et pour cela il faut tourner…


On l’a dit tout au long de cette interview, vous n'avez rien laissé au hasard et vous avez beaucoup bossé. A ce titre, la pochette est très réussie. Pour la suite, peut-on d'ailleurs espérer d'autres visuels du même genre où vous apparaissez comme les héros d'aventures extraordinaires ?

Billy : J’aime bien l’idée (Sourire) !

Lynda : On va peut-être développer cette idée, c’est encore en gestation. Mais dans les deux pochettes, nous avions les idées de base sur "Unleash the Furies", nous étions emprisonnés et nous voulions sortir et pour "Fortune’s Gate" dans lequel on s’élève, il y a beaucoup de symboles dedans. Slo qui a dessiné cette pochette, nous a magnifiés. Mais nous lui avons donné toutes les idées, les symboles aussi puisque la Tour Eiffel représente Paris, la France et il y a également un symbolique un peu phallique, une sorte de solidité, de pérennité et on s’envole vers la lumière…

Billy : Et j’ai trouvé ce côté phallique évident cool pour un groupe avec des filles, il y a une puissance qui se dégage quel que soit le sexe : sans le vouloir, on a passé un message avec la Tour Eiffel (Rires) !

Lynda : Et le lien avec la pochette de "Unleash the Furies" dans lequel nous sortions de notre grotte et pour le premier album, il y a une ascension !


On a commencé cette interview par la question qu'on vous a trop souvent posée au contraire, quelle est celle que vous aimeriez que je vous pose ou à laquelle vous rêveriez de répondre ?

Zaza : Oulala, ce n’est pas facile (Sourire) !





… ou un message particulier à faire passer que nous n’aurions pas évoqué pendant cette interview ?

Lynda : Non chacun prendra possession de son album fétiche, l’ouvrira, s’en imprégnera, l’interprétera comme il le voudra et l’appréciera…

Billy : Oui, voilà, on espère surtout que les gens vont l’aimer !


Et on espère bientôt des scènes ?

Lynda : On espère peut-être en novembre ou… 2021 !


A suivre sur vos réseaux sociaux que vous maîtrisés désormais…

Zaza : (Rires) !


Merci

Furies : Merci à toi !


Merci à Childeric Thor et Noise pour leurs contributions...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/furiesofficial/
 
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