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TITRE:

ARKAN (09 OCTOBRE 2020)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

DEATH METAL



Quatre ans après "Kelem", nous avions de nouveau rendez-vous avec les membres d'Arkan pour évoquer l'excellent "Lila H"...
STRUCK - 30.10.2020 -
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Après un "Kelem" de haute facture qui marquait l'arrivée de Manuel Munoz au chant, quatre ans après, Arkan revient avec l'excellent "Lila H" évoquant la décennie noire et la guerre civile qui a marqué la population algérienne dans les années 1990...





Quatre ans après la promo de "Kelem", on se retrouve pour celle pour "Lila H" mais 4 ans après êtes-vous satisfait de "Kelem" qui marquait une sorte de retour aux sources ?

Florent Jannier : Je parle pour moi mais je ne pense pas beaucoup de risques en parlant également pour Mus, nous sommes fiers de toutes nos réalisations parce qu’il faut comprendre que le process d’écriture d’un album est long, ça demande beaucoup d’investissement. En plus de ça, beaucoup de nos albums parlent de choses qui assez personnelles pour certains membres du groupe. Je pense que ça marque aussi quelque part une parenthèse de nos vies… Pour toutes ces raisons et pour des raisons purement artistiquemes bien évidemment, nous sommes fiers de nos réalisations.
Comme tu le disais, "Kelem" marquait une étape du groupe. On peut le considérer comme un retour aux sources même si ce n’a pas forcément été réfléchi ainsi.


Justement nous voulions savoir si ce qui avait été considéré comme un retour aux sources par les fans de la première heure avait bien accepté ?

Mus El Kamal : Tout à fait ! Franchement, nous avons de la chance d’avoir des gens qui nous suivent et qui ont compris le concept du groupe.


["Kelem"] est plus une évolution qu’un retour aux sources




Sachant qu’ils pourraient être désorientés au gré des changements de line-up et des voix chant clair qui se sont succédés (NdStruck : Abderrahmane Abdellahoum sur "Hilal", Sarah Layssac sur Salam et Sofia et Manuel Munoz depuis "Kelem") ?

Florent : En fait, pour être transparent, nous ne nous sommes pas posé cette question, les choses ne se sont pas présentées comme ça. Après, vis-à-vis de nos fans, nous avons la chance d’avoir des fans assez ouverts d’esprit et je pense que c’est lié au fait que nous jouons une musique atypique.
Nous avons donc eu beaucoup de retours positifs de gens qui nous suivent depuis un bon moment et qui notent l’évolution. Et même si c’est un retour aux sources, encore une fois, l’intégration de Manu a vraiment apporté quelque chose, c’est-à-dire que c’est difficile de comparer un "Kelem" à un "Salam" ou un "Hilal". Je dirais donc que c’est plus une évolution qu’un retour aux sources mais je comprends que certains ont pu considérer cela comme un retour aux sources.


 "Kelem" n’était pas un concept en sens propre du terme, plutôt une ligne directrice dans les paroles la crise migratoire, de la guerre en Syrie, les conflits qu’on peut rencontrer dans nos pays européens avec une réelle xénophobie et la montée des partis populistes. Il semblerait que "Lila H" soit le prolongement de cette ligne directrice en évoquant vos souvenirs lors des guerres d’Algérie au début des années 1990. Pensez-vous que cette période violente de votre enfance a nourri votre identité de musicien ?

Mus : C’est probable. Si tu veux, c’était une période un peu sombre, obscure et elle était teintée d’incertitudes et de pertes de foi en l’avenir. Ça nous a poussé à faire de la musique pour des raisons souvent simples : nous étions confinés à la maison et il fallait bien s’occuper avec quelque chose et généralement, tu finis trouver par trouver un instrument.
Ça nous a aussi poussé à voir les choses différemment pas en termes d’agressivité mais plutôt en évitant les erreurs qui ont été commises à l’époque. L’idée est d’outrepasser ça et d’évoluer.


Sauf que finalement, on se rend compte qu’on refait les mêmes erreurs…

Mus : L’histoire est cyclique.


Mais n’est-ce pas frustrant d’être les rapporteurs d’une histoire et se rendre compte qu’on n'en tire pas les leçons et que les mêmes erreurs se répètent ?


Mus : Je suis plus positif en me disant que si on a tendance à refaire les mêmes conneries, on ne le fait pas tout à fait de la même manière : il y a toujours une amélioration (Sourire) !

Florent : On ne dit pas que l’histoire se répète mais plutôt qu’elle bégaie parce que mine de rien, on retient certaines leçons du passé…


Sauf que le risque par rapport à ce que nous connaissons ici, à savoir que tous ceux qui ont connu la Guerre de 1940 seront bientôt tous disparus…

Mus : D’où le devoir de transmission, le devoir de mémoire qui est très important. Plus tu racontes une histoire, plus les gens s’en souviennent. Les jeunes générations ont la chance d’être hyper connectées, chose que nous n’avions pas à notre époque : nous n’avions pas internet, seulement des livres qu’il fallait louer en bibliothèque. Aujourd’hui, c’est plus simple : plus on en parle, plus tu peux trouver des éléments de compréhension, de lecture…


Ça fait plus d’un an qu’il y a des mouvements de contestation en Algérie menés essentiellement par des jeunes et ces jeunes connaissent bien leur histoire et les erreurs qui ont été commises par leurs aînés et ne veulent pas les reproduire.




Cet espoir est perceptible dans l’album qui se termine sur une note douce, est-ce que cela veut dire qu’il y a un espoir pour votre pays, que dans cette période troublée il y avait quand même un espoir pour que l’histoire ne bégaie pas justement ?

Mus : Oui, ça fait plus d’un an qu’il y a des mouvements de contestation en Algérie menés essentiellement par des jeunes et ces jeunes connaissent bien leur histoire et les erreurs qui ont été commises par leurs aînés et ne veulent pas les reproduire.
De plus, il y a une évolution en Algérie entre ma génération et la nouvelle génération, le niveau d’instruction s’est vraiment élevé : aujourd’hui, elle arrive à produire une quantité industrielle de diplômés, d’ingénieurs : il y a plus de 1,6 millions d’étudiants en Algérie ce qui est gigantesque pour un pays africain. Cette nouvelle génération est sur-cultivée, sur-connectée et avec un niveau d’instruction très élevé : tu n’arnaqueras pas facilement ces mecs qui ne tomberont pas dans les mêmes pièges.



Comment les autres membres du groupe qui n’ont pas vécu cette période -comme toi Florent- ont réussi à s’approprier ces souvenirs ? Est-ce que cela fait écho à leurs expériences personnelles ?

Florent : Non, ça n’a pas fait écho à mon expérience personnelle : j’ai eu une enfance et une adolescence beaucoup plus calmes. Mais ce sujet de la décennie noire, je ne l’ai pas découvert sur cet album. Je connais Mus et Samir depuis 15 ans et j’ai toujours entendu des anecdotes sur ce qu’ils avaient vécu. Je pense que j’avais mis ça dans un coin de ma tête en sachant qu’un jour, on allait faire quelque chose de toutes ces anecdotes qui me semblaient surréalistes quand on me les racontait.
La façon dont nous avons décidé d’appréhender les choses est de dire qu’on va discuter de cette période de manière personnelle en y développant certaines anecdotes que j’ai entendues pendant 15 ans et qui étaient symboliques de ce que certaines personnes vivaient à cette époque. On a beaucoup discuté ensemble, on a pris pas mal de notes avec Manu et on a sélectionné certaines anecdotes qui nous semblaient pertinentes.


Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir dans un groupe des gens qui ont vécu des choses aussi fortes que ça



Tu parles de Manu, lors de notre précédente interview, on a bien compris qu’il n’avait pas pris part à la composition de cet album. Nous pensions donc qu’il allait plus s’impliquer sur cet album. Or au regard des anecdotes que tu avais pu glaner pendant ces 15 ans d’échange au sein d’Arkan, il semblerait que ce ne soit pas totalement le cas et que tu aies encore la mainmise sur l’écriture ?

Florent : Non, non, pas vraiment. Je pense que Manu est assez ouvert d’esprit et assez résilient : il a très vite compris le potentiel de ces histoires et ces anecdotes dans le process d’écriture. Il a dû évidemment un peu se renseigner sur la période et nous avons beaucoup parlé ensemble. Il s’est approprié assez rapidement ce concept.
Mine de rien, ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir dans un groupe des gens qui ont vécu des choses aussi fortes que ça. Il a donc vu l’opportunité, il a vu que c’était une chance et il a embrassé le projet assez naturellement.


Dans le cadre de la promo de "Kelem", vous nous avez dit "que la femme est assez opprimée dans le monde arabe et il faut qu’elle reprenne sa place car la femme est l’avenir de l’homme". Ce nouvel album perpétue la tradition Arkan de, je cite, "un message de tolérance que nous avons essayé de passer sur chaque album" en présentant ce concept sous le prisme d’une femme…

Mus : Tout à fait !


… mais qui est Lila H ?

Mus : Lila H est une sorte de jeu de mots et une symbolique. Lila en arabe signifie la nuit et exprime donc le côté obscur, le côté sombre. Lilah veut également dire A dieu, Au nom de dieu. C’est donc un jeu de mots qui en gros résume notre propos : il y a l’obscurité, les fous de Dieu, les religieux qui à un certain moment se sont auto-manipulés, se sont perdus ou ont été manipulés par d’autres.
C’est donc un jeu de mots qu’on trouvait amusant et cette femme représente à la fois la femme opprimée que tu peux retrouver sur ‘Crawl’, elle représente également l’espoir, la révolution… Et ce titre était une façon pour nous d’envoyer les gens sur une fausse piste, qui se demanderaient qui est cette fille (Sourire) !


Sans transition, la face death semble plus appuyée que sur l’album précédent, est-ce en cela que l’album est plus brut ?

Florent : Je ne pense pas qu’il est forcément plus brut. Il faut comprendre que dans Arkan, on voit l’album comme une continuité. Donc, oui, il y a certains morceaux beaucoup plus bruts parce que les thématiques qu’on développe sont des thématiques de colère, de révolte… mais pour nous, comme on voit l’album comme une évolution musicale, on veut avoir une sorte de palette de sentiments, de styles musicaux… En cela, je ne dirais pas qu’il est plus brut que "Kelem" -c’est vrai que le premier morceau est assez brutal- mais finalement, si on prend assez de recul sur l’album, je n’ai pas l’impression qu’il est plus brutal que les autres. La thématique fait qu’il y a forcément de la colère, de la révolte exprimée mais pour moi, à la fois, si on prend en compte l’orchestration, les instruments orientaux et le chant de Manu : je pense qu’on peut difficilement dire que c’est un album qui est sensiblement plus brut que "Kelem".


C'est une chance de pouvoir jouer sur la dualité de ces deux chants.




Pour aller dans ton sens, il y a une grande opposition entre douceur et violence, est-ce une manière de retranscrire les sentiments ambivalents de l’époque et aussi d’appuyer deux facettes de votre musique que ce soit au niveau de la musique que du chant ?

Florent : C’est l’avantage d’avoir deux chanteurs avec deux chants complétement différents, on peut ainsi exprimer une palette musicale et de sentiments beaucoup plus large. On joue vraiment là-dessus sur le côté musical mais aussi conceptuel pour coller aux paroles. Pour nous, c’est une chance de pouvoir jouer sur la dualité de ces deux chants.


Dire que le chant de Manu dans Arkan est du The Old Dead Tree c’est être passé à côté de l’expérience musicale d’Arkan.



Malgré tout et c’était la crainte de tous ceux qui connaissent Manuel qu’Arkan prenne des allures de The Old Dead Tree, avez-vous partagé cette crainte pour l’identité du groupe ?

Florent : Craint, non ! Mais est-ce qu’on y a pensé ? Bien évidemment. Le but était de parfaitement intégrer Manu dans l’univers d’Arkan ce qui est réussi…

Mus : Ça marche tout seul !

Florent : C’est vrai qu’on avait pleinement conscience que potentiellement, au moment où nous avons commencé à composer "Kelem", il y aurait pu avoir certains phrasés, certains trémolos, une façon de chanter qui pouvaient être tout de suite assimilés à The Old Dead Tree. Je pense qu’aujourd’hui, ce n’est pas vraiment le cas. Après, sa voix est sa voix : peu importe l’album sur lequel il chantera, il y aura le raccourci avec The Old Dead Tree. Je ne sais pas si j’ai suffisamment de recul sur les choses puisque je fais partie de l’aventure mais je pense qu’aujourd’hui de dire que le chant de Manu dans Arkan est du The Old Dead Tree c’est être passé à côté de l’expérience musicale d’Arkan. Autant sur The Old Dead Tree est la base de tout, autant sur Arkan, c’est beaucoup plus multiforme.


Bien évidemment. Cet album et plus précisément, ‘Black Decade’ confirme cet aspect protéiforme que tu évoques avec ce mélange des chants, des thèmes orientaux voire folk qui peuvent évoquer le Opeth des débuts. Une merveille !

Mus : C’est également mon titre préféré ! Tu imagines bien que quand tu composes un album, tu fais un million de titres différents, tu fais, tu refais, tu fais, tu refais… Mais ce titre, on a passé beaucoup de temps avec Manu, il avait une structure beaucoup plus grande -à la base, il durait 15 minutes.


Dans un esprit typiquement death progressif…

Mus : La plupart des titres ont été composés dans cet esprit. Après on les épure au fur et à mesure.


Le bon morceau est celui qui créé de la frustration !




Ça me rappelle ce que nous disait Steven Wilson à savoir que le plus dur dans la composition était de savoir s’arrêter…

Mus : C’est exactement ça ! J’adore ce que fait Steven Wilson.

Florent : Le bon morceau est celui qui créé de la frustration ! Le but est que la personne qui l’écoute ait envie de le remettre. Si tu ne créés pas de frustration, tu donnes tout encore et encore : la personne n’aura pas forcément envie de réécouter le morceau !
Encore une fois, c’est la même chose quand on parle de morceaux mainstream, on pense que c’est facile à faire mais on se rend compte que quand tu veux créer de la frustration, quand tu veux toucher les gens mais avec des choses simples, c’est beaucoup plus compliqué à faire que ce qu’on pourrait imaginer. C’est vrai que dans le groupe, nous sommes des geeks donc quand on va composer, on va commencer à composer en partant dans tous les sens…

Mus : Et on a de la chance de faire du metal parce qu’il n’y a aucune règle en termes de structure, de durée… c’est l’intérêt du metal : on fait ce qu’on veut !


Ce qui compte le plus, c’est l’énergie que dégage le titre.



Malgré tout, il y a peu de solos de guitare, est-ce pour garder l’énergie et avoir cette impression de musique compacte ?

Mus : Si tu veux, les solos de guitare ne sont pas obligatoires c’est-à-dire que s’il y a un moment qui nécessite un solo, on fera un solo mais si ce n’est pas le cas, on n’en fera pas. Ce qui compte le plus, c’est l’énergie que dégage le titre.


Toujours concernant les guitares, sur ce nouvel album, elles sont assez brutes et presque brutales. Est-ce que c’était votre intention d’avoir un son naturel ou pour coller à la violence du thème ?

Mus : Il y a plein de choses qui se passent au niveau guitare. Il y a plein de guitares, il y a énormément de guitares acoustiques -ça ne s’entend pas beaucoup parce qu’on a tout fait pour jouer dans les équilibres- parfois tu as des grosses guitares électriques mais en même temps, il y a des guitares acoustiques qui rajoutent une ambiance sonore qui donnent un petit côté orchestral quand elles sont superposées.


Et comment allez-vous retranscrire cette richesse notamment des guitares sur scène lorsque vous referez des concerts ?

Mus : Oui, si on fait des concerts (Rires)… Notre chance est que nous avons trois guitaristes, ça peut nous permettre de séparer les pistes de guitare. Mais certaines ne sont pas nécessaires -elles sont là uniquement pour donner une ambiance dans l’album et pas forcément audible en concert- mais le reste, globalement quand on compose, on sait très bien quelles sont les parties qu’on pourra adapter facilement sur scène et d’autres qui ne le sont pas et le titre ne sera pas joué sur scène.

Florent : Il faut également comprendre que la façon dont on perçoit la musique live n’est pas forcément un copier de ce qu’il peut y avoir sur l’album. On peut donc très bien se dire qu’on veut un côté un peu plus brut sur scène et par ce biais, zapper quelques subtilités.


(Samir nous rejoint à ce moment de l'interview)


Nous n’avons pas été touchés dans notre chair et c’est peut-être la raison pour laquelle que nous avons ce recul




Maintenant que Samir nous a rejoints peut-on dire que cet album est une sorte de catharsis pour vous ?

Samir : (Long silence) Je ne sais pas. Je ne sais pas, c’est compliqué ! Est-ce qu’il y a un côté psychothérapie ? Non, je ne sais pas si on en a eu besoin, si on a enfoui ça en nous…

Mus : … et que ça ressort maintenant naturellement ? Je ne sais pas.

Samir : Mais c’est vrai que quand on en parle avec les potes, ils nous disent que nous sommes extrêmement détachés quand on raconte nos histoires mais c’était aussi une façon de nous protéger. On a vécu cela de l’intérieur. Nous n’avons pas été touchés dans notre chair et c’est peut-être la raison pour laquelle que nous avons ce recul….  Je ne sais pas, c’est compliqué.


Malgré tout, avez-vous conscience que vous avez dans les mains un album à part dans votre discographie mais aussi un grand album qui peut devenir un classique ou vous n’avez pas encore le recul ?

Mus : Non.

Florent : L’album sort le 16 octobre, on commence à avoir quelques premiers retours qui sont positifs.

Samir : C’est vrai que pour le moment, nous avons des retours positifs. On attend la sortie avec tous les titres qui vont être en écoute.

Mus : Surtout que l’album fonctionne dans une écoute intégrale.


On parlait de mainstream tout à l’heure mais penses-tu que cet album qu’on doit écouter du début à la fin est adapté au mode de consommation de la musique actuel ?

Florent : La consommation de musique est en train de changer : il y a un tiers des moins de 25 ans qui n’ont jamais écouté un album en entier, ce qui est assez énorme ! Mais nous sommes assez attachés au format album parce qu’on aime raconter des histoires mais peut-être que c’est un format qui ne sera plus adapté dans 10 ans…


Mais avez-vous songé à sortir des EPs plus régulièrement ?

Samir : Pour avoir de la visibilité…


Arkan n’entre pas dans les cases.




… exactement, est-ce que de façon générale, Arkan est adapté au business musical actuel ?

Mus : Non ! Nous ne sommes pas bankables et ça ne t’a pas échappé que l’album est sorti en autoproduction : les labels n’étaient pas intéressés parce qu’Arkan n’entre pas dans les cases. Nous ne faisons rien sur les réseaux sociaux par exemple : franchement, ça nous emmerde de gérer Facebook, Instagram mais maintenant, c’est un passage obligé pour la promo parce que ça aide à faire parler de toi surtout quand tu n’as pas d’activité.

Florent : Après c’est une question générationnelle. Aujourd’hui, les groupes dont les membres ont à peu près 20 ans vont avoir le réflexe immédiat : à chaque fois qu’ils vont faire quelque chose, ils vont prendre une photo et la poster.
Samir : Par exemple, nous sommes là depuis ce matin et nous n’avons rien fait…


… mais c’est ce qu’il faudrait faire maintenant…

Samir : Je sais (Sourire) !

Mus : Mais nous sommes musiciens !

Florent : Mais pour autant je ne dis pas que ce n’est pas utile, j’essaie juste d’expliquer le fait que nous ne sommes pas actifs (Sourire)…





Merci…

Arkan : Merci !


Merci à ThibautK pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.arkan.fr/
 
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