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TOP 5 DES MEILLEURS ALBUMS 2020 PAR CHRONIQUEUR


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Janvier est en général synonyme de regard dans le rétro sur l'année écoulée. L'heure est venue pour vos chroniqueurs de vous faire part de leurs classements respectifs entre tableau d'honneur et déceptions.
CALGEPO - 27.01.2021 -
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On se souviendra longtemps de cette année qui a mis à genoux la culture considérée comme "non essentielle". Si les concerts, festivals et autres manifestations ont été mis sous éteignoir entrainant dans le sillage des groupes, les attachés de presse, les tourneurs, les salles, les techniciens... la production studio, bien que mise à mal, n'a pas faibli malgré quelques reports d'albums.

Le moment est venu pour chaque chroniqueur de vous faire part de leurs albums préférés, coups de cœur et déceptions qui riment souvent avec concerts annulés tout en espérant à la quasi unanimité une reprise du spectacle vivant.



ABADDON

1. JON GOMM "The Faintest Idea" : Coup de chapeau à cet artiste qui a su pousser l’exploitation de son instrument au plus loin. Jon Gomm donne toutes ses lettres de noblesse à l’acoustique.

2. PANEM "Zeitgeist Absolute Monopoly" : La bonne surprise avec un album efficace et pas mal varié.

3. LUNEAR "Curve.Axis.Symmetry" : Un "petit" album bien sympathique, qui montre qu’il n’y a pas besoin de gros moyens pour produire une musique attachante.

4. FROST "Others" : Pour le dynamisme de l’ensemble et la pertinence des arrangements.

5. PAIN OF SALVATION "Panther" : Je n’ai pas été complètement convaincu par l’inspiration purement musicale, mais la production est décidément de très haute volée. Impossible de l’exclure de mon top 5…

Coup de Coeur : plutôt déçu par la cuvée 2020, mais quelques albums ont frappé à la porte de mon top 5 : Haken, toujours percutant, Lazuli, plutôt inspiré dans sa continuité, Skald qui a livré un album sincère et authentique, Plini qui apporte du sang neuf dans le clan des guitar heroes.

Déception : Ayreon, qui est passé à côté de son sujet en voulant jouer la carte du musical.

Attentes pour 2021 : Des concerts, ce qui marquerait la fin de cette dictature sanitaire qui nous entrave, en premier lieu. Attentes sur Arena ainsi que sur la façon dont Casey Crescenzo va boucler l’hexalogie Dear Hunter


ADRIANSTORK

1. BLUE OYSTER CULT ''The Symbol Remains'' : retour inespéré de notre Cult préféré. Quel bonheur d'entendre à nouveau s'exprimer les héros de notre jeunesse, Eric Bloom et Buck Dharma! L'exercice était compliqué et l'huître aurait très bien pu se retrouver les quatre pattes en l'air (!) à vouloir singer les compositions de son âge d'or. Mais Alphonse de Lamartine qui, venant à passer, m'a encore assuré que le temps avait suspendu son vol. Mystérieux, sombre, le sceau du groupe est à nouveau apposé sur cet album de grande qualité. Une discographie qui ne cesse de nous irradier.

2. PUSCIFER ''Existential Reckoning'' : Journal de bord, lieu inconnu. Depuis mon enlèvement au beau milieu d'un train fonçant dans les campagnes humides de l'Iowa (tchoo tchoo tchoo), j'ai vainement cherché à retrouver des indices sur les circonstances de ma captivité. Un grand halo de lumière, quelques brûlures et l'impression que d'importantes portions de temps ont été arbitrairement ôtées de ma mémoire. Et puis cette jeune femme brune (ce détail est primordial, Scully) à côté de qui on me demande de me taire alors que je n'ai prononcé aucune parole. Alors que j'essayais vainement de concocter un plan d'évasion à l'aide de ma cravate, la porte de ma cellule s'ouvre brutalement. Enfin, j'allais connaître mon mystérieux agresseur, serait-ce un visage placide derrière des volutes de cigarette ou un petit gris impassible? Mais non! C'est impossible, c'est le chanteur de Tool!

3. SEPULTURA ''Quadra'' : les Brésiliens s'enfoncent dans ce carnaval de ténèbres. Ce ''tourbillon émotionnel'' terrasse les premiers rangs et assure le statut de dieux à ceux qui survivront à l'impact. Au fil des morceaux, le groupe se démasque et se place dans une position propice à l'auto-crucifixion. Tous les genres semblent être disséqués méticuleusement pour être ensuite ajoutés à la grande marmite Sepultura. Pour une obole, prenez votre bol et goûtez cette tambouille épicée!

4. DELAIN ''Apocalypse And Chill'' : nous avons tous rêvé un jour ou l'autre de tailler une bavette à Charlotte Wessels. Si la jeune Hollandaise a un certain charme physique, dans le fond peu importe. Dans ce nouvel opus dont la pochette rappelle Supertramp, sa voix rayonne et s'assombrit, nous caressant tout en nous menaçant, s'affichant avec véhémence comme la nouvelle prêtresse d'un genre pourtant décrié comme du sous-metal ou du metal pour geeks adolescents en mal-être. Delain propose une alternative intelligente à ce que fut jadis un groupe comme Nightwish, qui avait bien compris à l'époque tout le mal que pouvait représenter Evanescence.

5. VILLAGERS OF IONNINA CITY ''Age Of Aquarius'' : Progracer, m'avait bien assuré d'être à l'heure pour ce qui ne devait être qu'une rencontre musicale sur une plage abandonnée. Qui l'eût cru, à mon arrivée, pas de barbu, mon hôte s'était fait la belle (ceci n'est pas un jeu de mots grivois) et avait laissé des consignes à son comité d'accueil 100% grec. J'aurais pu discrètement enrager en engloutissant tout de même quelques tartines de Tarama dont je suis friand. Mais le charme a opéré, de nouveaux théorèmes musicaux m'ont été révélé au-delà des cercles d'Archimède. De nouveaux sons, de nouveaux instruments ont enrichi de lourdes et lentes montées d'adrénaline. Je me suis réveillé le lendemain avec des rêves d'océan, de sonates au clair de lune et de vapeurs de l'Achéron plein les yeux.

Coups de cœur : Conception, les Norvégiens ont lancé un beau pavé dans la mare metal (écoutez le morceau 'By the Blues' pour vous en convaincre). John Petrucci, un album de guitariste qui ne ressemble pas à une séance privée de soli de guitares, Theraphosa et Freak Injection ont un énorme potentiel, Sterpi qui se réinvente à chacune de nos chroniques, Stone of a Bitch sensuellement vénéneux. Enfin, merci à mes collègues, Newf en tête, de m'avoir réconcilié avec Pain Of Salvation.

Déceptions :
Plus d'une heure de musique par album, c'est définitivement de trop. Quand il s'agit de nos amis The Flower Kings ou Fish, c'est frustrant (en ce qui concerne Magenta, ce n'est pas grave, ils s'enfoncent de plus en plus dans la marais de notre indifférence même s'ils sont Gallois). Pour les Suédois, coutumiers du fait, ce n'est plus possible! ''Desolation Rose'' semblait être une prise de conscience que cette générosité était déplacée, mais à croire que la bande à Roine Stolt a renoué avec ses vieux démons. A l'exception de la première piste, chaque chanson donne l'impression d'être une réplique parfaite donc monotone de la précédente. En ce qui concerne notre Écossais, c'est bien dommage de tirer le rideau derrière lui avec un album indigeste, toutefois pourvu de quelques perles qui traînent au fond de l'aquarium. Gentle Giant un groupe un peu oublié avait beaucoup plus d'audace prog en 40 minutes que les trois groupes cités précédemment... Et que dire de Transatlantic (qui Dieu merci n'a pas sorti d'album en 2020), le summum du groupe pompier (quand on pense qu'ELP était critiqué à son époque !) 1 heure de musique grand maximum ou alors faites deux albums ou quatre EP mais par pitié, ménagez votre auditeur!

Avatar est ma grosse déception musicale de l'année, le groupe s'est renié, proposant une musique sans âme et sans viande...

Attentes pour 2021 : La santé avant tout. Face au marasme économique, social, humain, politique, il faut savoir cultiver son jardin secret. J'espère que les auditeurs lambda en profiteront pour réviser leurs classiques et cesser d'encenser de vulgaires imitateurs dans tous les domaines.


CALGEPO

1. PAIN OF SALVATION "Panther" : Album plus varié que le précédent qui traite de la différence avec une belle intelligence, comme d'habitude, outre une touche de folie tout en imposant une émotion à fleur de peau sur certains titres.

2. PURE REASON REVOLUTION "Eupnea" : Après un long silence les Anglais reviennent avec un disque quasiment parfait entre moments planants, atmosphériques et saillies nerveuses.

3. ESTHESIS "The Awakening" : Evoquant la quête d'identité, le groupe fait preuve dès son premier album (après un EP) de très grandes qualités mélodiques afin d'aller chercher l'émotion la plus pure.

4. GREEEN CARNATION "Leaves Of Yesteryear" : Retour gagnant pour les Norvégiens. Même si l'album ne contient que 3 nouveaux titres (+ un titre revisité et une cover), il est la preuve qu'ils n'ont rien perdu de leur sens mélodique beaucoup plus metal qu'avant avec beaucoup de relief.

5. EDENYA "Silence" : Dernier mais non des moindres, je ne pouvais pas passer sous silence cet album sensible, atmosphérique, introspectif doté de beaux titres mélodiques addictifs.

Coup de coeur : Choix cornélien que de se limiter à 5 places mais je tiens à saluer ici Lazuli et Gazpacho pour leurs albums de très grande qualité. Également, j'ajoute : 7weeks, Romain Humeau, Bullrun, Los Ojos Carnivoros, Hevius, Hell Of A Ride, Jirfiya, Petosaure, Mobius... Toute cette scène française qui démontre jour après jour son inspiration et sa grande valeur qui ne cesse de progresser et qui n'a rien à envier au reste du monde, chapeau à vous ! Plus c'est long mais plus c'est bon, un petit mot pour ceux qui gravitent autour des artistes : attachés de presse, tourneurs, propriétaires de salle, techniciens à qui j'adresse un immense coup de coeur.

Déception : Pas de déception en particulier pour ma part hormis celle de voir encore la progression d'un système de rémunération non proportionnel des artistes qui, si il n'est pas nouveau (il existait déjà avec les versions physiques), accentue encore plus les inégalités (voir édito sur Music Waves).

Attentes 2021 : Les albums d'Altesia, Soen, Galaad, Camel (espérons), Andsee, peut être un nouveau Pain Of Salvation (voir l'interview), The Dear Hunter, Moonshine Blast, Weend'o, Molybaron... Peut être un album surprise de Steven Wilson pour faire oublier sa panne d'inspiration en ce début d'année 2021... Et bien sûr la reprise des concerts.



CHILDERIC THOR

1. YURI GAGARIN "The Outskirts Of Reality" : Les Suédois signent leur album le plus jouissif, véritable conquête spatiale qui prouve que le rock psyché ne rime pas toujours avec fumette et peut au contraire être épais comme une coulée de lave.

2. POLIS "Weltklang " : Entre prog, hard et blues, les Allemands offrent un album chaleureux, vintage sans être poussiéreux, accrocheur et planant tout ensemble.

3. THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Aether" : Le duo hongrois n'a rien perdu de son charme poétique et crépusculaire, érigeant le tertre d'un folk païen venu du fond des âges.

4. LOWRIDER "Refractions" : le groupe nous replonge dans l'époque bénie du stoner rock de la fin des années 90, celui qui sent le bitume et la biture.

5. BLUES PILLS "Holy Moly !" : Elin et ses compagnons affirment leur supériorité en matière de hard rock vintage et bluesy avec toujours ce chant féminin du feu de dieu.

Coup de cœur : "Fear" de Onségen Ensemble qui ne peut pas figurer dans mon top car il n'a pas été chroniqué. L'album est un monument démentiel où copulent Magma, King Crimson et un jazz doom halluciné.

Déception : Première année sans concert depuis au moins vingt-cinq ans !

Attente pour 2021 : "Nature's Light" de Blackmore's Night.




CORTO1809

1. JARGON "The Fading Thought" : véritable découverte pour moi que cet artiste grec dont la sensibilité et l'originalité m'ont séduit et ému. Digne émule de Peter Hammill (l'un de mes artistes favoris), en plus accessible. Pour ceux qui seraient comme moi sensibles à l'univers de Jargon, il est également le leader de Verbal Delirium, auteur de 3 albums.

2. FRUTERIA TONI "El Porvenir Esta en las Huevas" : autre découverte de cette année que ce groupe espagnol à la musique originale, intemporelle et élégante, propre à satisfaire tout amateur de progressif racé et où violon et saxophone remplacent avantageusement les guitares électriques.

3. JON ANDERSON "1000 Hands – Chapter One" : on ne présente plus le chanteur emblématique de Yes. Il nous livre ici une œuvre extrêmement variée dont la seule constante est la qualité exceptionnelle. Assurément son meilleur album.

4. THE FLOWER KINGS "Islands" : comme pour les trois premiers de mon classement, l'album des Flower Kings est riche d'une diversité musicale qui fait tout le sel, à mon sens, du rock progressif. Qualité des compositions, de l'interprétation, des arrangements, de la prise de son, tout est réuni pour un grand moment de musique.

5. DEEP PURPLE "Whoosh !" : ce n'est pas la diversité musicale qui m'a séduit chez Deep Purple (encore que l'album ne soit pas linéaire), mais l'optimisme et le plaisir que Ian Gillan et consorts réussissent à transmettre dans une période où l'on en a bien besoin. Un vrai moment de détente et de groove !

Coups de cœur :  Plusieurs albums sont restés de justesse à la porte de mon top 5 : "Sole Gratia" (Neal Morse), "Weltklang" (Polis), "Flown" (Dim Gray), "Mosaic" (Lesoir), "Curve.Axis.Simmetry" (Lunear), "Homebound" (Kristoffer Gildenlöw) et "Fireworker" (Gazpacho).
Mais mon véritable coup de cœur de l'année 2020 va, une fois n'est pas coutume, à un album qui n'a pas eu l'honneur d'être chroniqué par Music Waves, et pour cause : son style ne joue pas dans la catégorie des musiques couvertes par votre webzine préféré. A vrai dire, il fait même partie d'un genre musical qui suscite peu d'intérêt de ma part. Mais "N'attendons Pas" de Vianney est certainement l'album que j'ai le plus écouté ces derniers temps. Tour à tour fragile, optimiste ou résolu, le chanteur nous entraine dans son univers si personnel peuplé de textes intelligents et sensibles, de mélodies pas si simples qu'elles en ont l'air. Avec son timbre et son phrasé si particuliers, il fait partie de ces rares artistes ayant une véritable personnalité et que l'on distingue entre mille.

Déception : Une année musicale assez pauvre à mon goût. Hormis la poignée d'albums cités ci-dessus, aucun n'a réellement retenu mon attention.

Attentes 2021 : L'éradication de la Covid 19 et de la bêtise humaine. A côté de ces deux fléaux, mes attentes musicales me paraissent bien futiles.



DARIALYS

1. CALIGULA’S HORSE "Rise Radiant" : Je dois bien l’avouer, avant d’écouter cet album, j’étais assez hermétique aux travaux de ce groupe australien que je trouvais surcoté. Mais après un certain nombre d’écoutes, j’ai été vraiment séduit par cet album. J’ai aimé son côté diversifié, avec des rythmiques metal/djent très modernes et puissantes, et à côté, des morceaux beaucoup plus calmes, avec un côté pop, comme le très bon ‘Autumn’. Certains morceaux sont vraiment excellents, comme ‘Salt’ qui pour moi est sûrement le meilleur morceau que le groupe ait composé. Une belle découverte qui m’a donné envie de plonger dans leur catalogue la tête la première !

2. THE RETICENT "The Oubliette" : Je les ai découverts très tardivement, et ils sont venus bouleverser mon classement si minutieusement préparé à l’avance comme je l’écris dans la chronique. "Ils", ou plutôt "il", puisque The Reticent est le projet de Chris Hathcock, un multi-instrumentiste américain bourré de talent. En plus de signer avec "The Oubliette" une histoire poignante centrée autour de la maladie d’Alzheimer, le metal progressif qu’il déploie est ahurissant de diversité : du jazz au death, du rock au black metal, tous les styles y passent, aucun ne parvenant à résister à ce compositeur génial. Une très belle découverte que je recommande vivement aux auditeurs curieux et adorateurs du prog lourd !

3 - KANSAS "The Absence Of Presence" : Y’a pas à dire, ces gars-là savent écrire de la musique. Kansas est de retour avec un nouvel album, et il est excellent. On y retrouve le côté rock progressif et très mélodique des débuts (‘The Absence Of Presence’), de superbes balades (‘Memories Down The Line’, ‘Never’), des tubes monstrueux qui auraient eu fière allure sur "Leftoverture" (‘Throwing Mountains’). Porté par une production moderne et une grande musicalité, ce nouvel opus est une petite merveille.

4. RANTAMA "Rantama" : Découvert complètement par hasard au moment de les chroniquer, j’ai immédiatement accroché à l’unicité du son des Finlandais, à la fois vintage et frais. Une guitare électrique omniprésente, un chant aux petits oignons, une basse groovy, des compositions originales teintés de rock fusion. Rantama est une très belle découverte et j’espère que cet album leur ouvrira de nombreuses voies à explorer.

5. SOILWORK "A Whisp Of The Atlantic" : Dans un registre death metal assez commercial et mélodique, leur album "Verkligheten" paru l’an dernier m’avait déjà bien plu. Si le nouvel EP des Suédois est pour moi un cran en-dessous de son prédécesseur dans sa globalité, le morceau éponyme n’est autre que le titre de l’année pour moi, et justifie à lui seul de figurer dans mon top 5, du haut de ses 16 minutes épiques, surpuissantes, bourrées de feeling et formidablement composées.

Coups de cœur : Pourtant hors de mon top 5, certaines formations méritent tout de même un certain éclairage. "The Chessboard" de Delta Tea m’a impressionné avec son rock/métal progressif teinté de jazz fusion, moi qui suis pourtant allergique à la musique purement instrumentale. Dans un registre plus coloré et enjoué, DE3P et leur EP "Shake Your Dreams" m’a enthousiasmé avec une pop soul funky super bien fichue. Dans un registre encore très différent, j’ai été touché par le rock symphonique de Magenta qui nous livre un "Masters Of Illusions" d'une grande beauté, et par le rock progressif très mélodique et accessible de Pattern-Seeking Animals. Un petit mot enfin sur mon "guilty pleasure" que l’on n’a pas chroniqué chez Music Waves : Calogero et son "Centre-ville" qui confirme une énième fois qu’il est l’un des seuls artistes grand public radiophoniques français à proposer un vrai contenu, avec des chansons toujours merveilleusement composées et des textes intéressants et intelligents.

Déception : HAKEN : "Virus" : Si je suis un fan de Haken, ce "Virus" m’a laissé de marbre. Pourtant, sur le papier, il y avait de quoi faire. Plus éclectique que son prédécesseur heavy "Vector", mais aussi plus progressif et conceptuel, Haken semble avoir trouvé le bon dosage parmi tous les ingrédients disséminés habituellement dans ses compositions. Malheureusement, pour moi, le niveau des morceaux n’est pas à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre d’un tel groupe. Si créatif, débridé, et aventureux à leurs débuts, le combo a pris un virage plus moderne et selon moi moins inspiré ces derniers temps. Pour finir sur une phrase de vieux con alors que je n’en suis pas un (vieux, je veux dire), Haken a pour moi atteint son apogée avec le sublime "The Mountain" en 2013 et depuis, je ne suis pas parvenu à retrouver la fraîcheur, la folie et le génie des compositions d’antan ! Mais il ne faut jamais dire jamais ! 

Attentes pour 2021 : Tout d’abord, après le mal que la crise du covid a infligé à la culture toute entière, j’espère que cette année 2021 sera celle du retour des concerts. Musicalement parlant, l’album que j’attends le plus est sans nul doute le prochain opus de Between The Buried And Me, formation passionnante. Dans un registre rock progressif symphonique, le légendaire Kayak m’avait époustouflé avec le brillant "Seventeen", alors naturellement, j’attends l’arrivée du petit frère avec impatience. Enfin, j’ai récemment appris que Ross Jennings, chanteur de Haken, préparait son premier album solo, probablement loin du style de son groupe emblématique, et je suis très curieux d’entendre ce que cela va donner ! Enfin, ma plus grande attente est de recevoir un maximum de baffes musicales pour 2021, et notamment de groupes que je ne connaissais pas, car ce sont souvent mes plus belles découvertes.


LOLOCELTIC


1. ONE DESIRE "Midnight Empire" : Les Finlandais nous collent une énorme claque avec un opus mariant à la perfection les mélodies et la puissance. Imparable !

2. WALTER TROUT "Ordinary Madness" : Comme Bruce Springsteen, le bluesman se penche avec succès sur le temps qui passe en se faisant poignant sans être larmoyant.

3. AC/DC "Power Up" : L’album que nous n’espérions plus. Une collection de titres à la fois frais, accrocheurs et dont on hurle les riffs et les refrains tout au long de la journée.

4. LORDI "Killection" : Un album concept autour de la compilation d’un groupe qui n’a pas existé, le tout abordé avec variété, enthousiasme et en multipliant les titres imparables. Il fallait y penser et réussir le défi et les monstres finlandais l’ont fait.

5. BROTHER FIRETRIBE "Feel The Burn" : Malgré le départ d’Emppu Vuorinen trop accaparé par Nightwish, le quintet d’Helsinki a tout de même réussi à offrir une nouvelle salve de titres aux mélodies et aux refrains irrésistibles. Un magnifique hommage aux 80’s parfaitement ancré dans son époque.

Coup de cœur : Huey Lewis & the News "Weather" : Malgré ses problèmes de santé, l’Américain a tenu à nous offrir ce qui sera probablement son dernier témoignage discographique avec une bonne humeur communicative qui mériterait d’être remboursée par la sécurité sociale.

Déception : Bien sûr, l’annulation de tous les concerts et festivals que nous espérons ne pas voir se renouveler sur 2021.

Attentes pour 2021 : Le retour des vrais concert devant un vrai public, et encore de nombreux excellents albums qui me tortureront à la fin de l’année pour en choisir seulement 5.


LYNOTT

1. ROYAL HUNT "Dystopia" : les Chasseurs Royaux sont enfin sortis de leur réserve. Oubliés les récents désappointements, le blason a retrouvé ses éclats d’antan. Voilà dix ans, depuis…"X", que les Danois ne nous avaient pas autant gâtés. Espérons que vous n'avez pas manqué le retour du groupe de metal progressif le plus classe de la planète !

2. PYRAMAZE "Epitaph" : cet album est une petite bombe de metal mélodique qui est venu gaillardement se hisser au sommet des productions du genre, pourtant nombreuses et de qualité en cette année 2020. PYRAMAZE, même s'il a quelque peu ici délaissé ses velléités progressives passées, a indubitablement franchi un cap. Ne passez pas à côté de cette belle surprise que nous n'attendions pas forcément de ce calibre.

3. MAGNUS KARLSSON'S FREE FALL "We Are The Night": la troisième progéniture du Suédois est une hydre à plusieurs voix. "We Are The Night" est un monstre de disque. Que les amateurs du blond guitariste se préparent à un choc, il n'a jamais été aussi inspiré, en compositions et en choix de chanteurs. Quant à ceux qui seraient passés à côté du phénomène, ne ratez pas le coche, vous vous en voudriez. Welcome into the night !

4. DELAIN "Apocalypse And Chill" : avec cet opus Delain a réussi le coup parfait. Combinant puissance et mélodie, mais également ambitions conceptuelles et approche easy listening des mélopées, les Hollandais ont frappé un grand coup qui devrait les propulser aux toutes premières loges du devant de la scène.

5. MAGNUM "The Serpent Rings" : nos dinosaures anglais préférés nous ont une fois de plus gâtés. Tel un Père Noël - qui fût en retard sur ce coup-là, mais on ne lui en voudra pas - Magnum nous a offert un bien beau présent avec ce nouveau bijou musical. Quelle œuvre, quel groupe !

Coup de Coeur : Le retour tant attendu de Vandenberg ne nous a pas déçus avec le "2020" sorti ce printemps. S'il y a des revivals qui laissent froid, surtout après plusieurs décennies où le soufflé a largement eu le temps de retomber. Celui-ci fait partie de ceux qui peuvent être marqués d'une pierre blanche, phosphorescente de surcroît.

Déception : Le "Fistful Of Fire" de Bonfire laisse nos amis teutons à l’arrière-plan des groupes de hard mélodique actuellement porteurs de couronnes. Malgré des guitares talentueuses et accrocheuses, y compris sur de nombreux soli de qualité, cet ensemble de titres, insuffisamment accrocheurs en mélodies et trop peu variés dans leur conception, aura vraisemblablement des difficultés à convaincre les adeptes du style musical affiché. Malheureusement pour BONFIRE, ces aficionados ont en effet aujourd’hui, avec le revival actuel de cette obédience, l’embarras du choix parmi les combos cinq étoiles actuellement en activité.

Attente pour 2021 : Je ne serai guère original en espérant le retours des concerts, et par voie de conséquence en souhaitant que ce satané virus nous fiche enfin une paix royale. Cependant, gageons que retranscrire cette évidence sur le papier participera à sa réalisation. Alors, mettons de côté jusque-là notre signe de ralliement bien (cornu) connu, et croisons à la place deux de nos autres doigts pour favoriser le sort.


NEWF

1. PAIN OF SALVATION "Panther" : Audacieux, inventif, émouvant, créatif, cet album mérite largement de figurer à la première place. Pain Of Salvation fait partie des rares groupes capables de se renouveler constamment tout en gardant leur personnalité. Ça s’appelle le talent.

2. HAKEN "Virus" : Avec "Vector", les Anglais avaient injecté une bonne dose de modernité à leur metal prog classieux. Ils enfoncent le clou avec ce "Virus" addictif rempli de mélodies ciselées et de magnifiques lignes de chant. Sans doute l’album que j’ai le plus écouté cette année.

3. JOHN PETRUCCI "Terminal Velocity" : John Petrucci nous offre un album de guitare instrumentale de très grande classe, en prenant grand soin de ne jamais sacrifier la technique à la mélodie. En plus de marquer les retrouvailles du maestro avec Mike Portnoy, cet album brillant et éclectique est d’un optimisme qui fait un bien fou.

4. PLINI "Impulse Voices" : Un album subtil et inspiré de jazz rock moderne teinté de metal. Avec sa personnalité singulière et son fabuleux talent de compositeur, Plini s’impose définitivement comme le guitariste le plus doué de sa génération.

5. JON GOMM "The Faintest Idea" : Un album magnifique de sensibilité, où la prouesse technique est toujours au service de l’émotion. Jon Gomm revient après sept ans d’absence avec ce petit bijou acoustique qui m’accompagnera longtemps.

Coups de cœur : The Reticent "The Oubliette" : Le précédent album de The Reticent, "On The Eve Of A Goodbye", était brillant. Celui-ci l’est encore plus, sur un thème tout aussi douloureux. Après le suicide, c’est le sujet de la maladie d’Alzheimer que Chris Hatchock a décidé de traiter ici. Même sans lire les textes, la musique suffit à illustrer la lente agonie de son personnage principal, ce qui n’est pas un mince exploit.
Ekphrasis "Weird Interbreeding" : On ne le dira jamais assez, la scène metal prog française se porte à merveille. En témoigne ce premier album d’Ekphrasis qui reste pour moi la principale révélation de l’année.
Puscifer "Existential Reckoning" : Plus qu’un groupe, Puscifer est un concept. Plus qu’un album, "Existential Reckoning" est une œuvre d’art. Maynard James Keenan n’aura jamais fini de nous étonner. Et en plus, je suis sûr que ça le fait marrer.

Déception : AC/DC : "Power Up". L’album de trop ?

Attentes 2021 : Des concerts ! Des festivals ! Que Music Waves croule sous les live-report ! (c’est mal barré mais l’espoir fait vivre parait-il …)


NUNO777

1. CONCEPTION "State Of Deception" : Les Norvégiens réussissent leur retour avec un disque sans fausse note, direct et mélodique, qui en plus sonne comme un bon vieux Ark.

2. INTRONAUT "Fluid Existential Inversions" : Au sommet de leur art depuis deux albums, les Américains apportent un supplément d’émotion qui fait de "Fluid Existential Inversions" un album encore plus attachant.

3. DEFTONES "Ohms" : Album après album les Deftones peaufinent et propagent leur message musical unique avec une intensité toujours aussi incisive.

4. ENSLAVED "Utgard" : Enslaved burine un metal progressif plus ramassé et s’autorise même quelques audacieuses incartades remarquables pour un groupe de cette stature.

5. GAZPACHO "Fireworker" : A chaque fois je m’attends à peu près à ce qui va se passer dans un disque de Gazpacho et à chaque fois je suis cueilli. "Fireworker" est un feu d’artifice d’émotions complexes et de mélodies poignantes.

Coups de cœur : 
Wobbler - "Dwellers Of The Deep" : le groupe norvégien parvient à se détacher de plus en plus de sa réputation de tribute-band de luxe en affirmant une vraie personnalité dont cet album est un révélateur.  Sepultura - "Quadra" : énorme claque des Brésiliens particulièrement en verve depuis deux albums.


NOISE

1. PAIN OF SALVATION "Panther" : La claque de l’année ! POS revient à son meilleur niveau avec un disque formidable qui confirme son côté hors normes qui prend aux tripes de par sa force émotionnelle.

2. BLUE ÖYSTER CULT "The Symbol Remains" : Le retour studio inespéré a été couronné de succès avec un disque brillant, avec la force créatrice d’un groupe toujours aussi fascinant.

3. AC/DC "Pwr/Up" : Même idée que pour le BÖC, la légende hard rock propose un disque d’une belle fraicheur qui fait du bien au moral.

4. SEPULTURA "Quadra" : Quadra impose ce disque d’une rare richesse comme l’un des meilleurs de la légende brésilienne. Entre puissance, mélodie et mélancolie; le groupe propose un disque fascinant.

5. MAJESTICA "A Christmas Carol" : Féérique et superbement interprété "A Christmal Carol" est un excellent disque de speed metal mélodique qui entraine avec classe au cœur du conte de Dickens.

Coup de Cœur : Nos vieux en forme. Ozzy, Deep Purple, AC/DC, le BÖC ou encore Fish ou Raven ont montré qu’ils avaient des choses à dire sans usure ni lassitude.

Déceptions : Dark Tranquillity "Moment" : Après une série de très bons albums, nos amis suédois s’endorment sur leurs lauriers en proposant un disque moyen qui ne retient guère l’attention.

Attente pour 2021 : Un petit Iron Maiden serait le bienvenu tout comme un cru de Judas Priest très attendu. Le Steven Wilson sera également guetté de très près!


PASCALJ

1. BLUE ÔYSTER CULT "The Symbol Remains" : L'album que je n'attendais plus, entre des titres au son classique de BÖC et des titres plus modernes avec l'apport du chant de Richie Castellano, un des meilleurs du Cult.
ex-aequo. PAIN OF SALVATION : Panther" : Un super album à ne surtout pas manquer

3. PATTERN-SEEKING ANIMALS "Prehensile Tales" : Il serait dommage de passer à côté de cet album, il faut prendre son temps pour l'écouter, pour l'appréhender et en découvrir toute la finesse des compositions.

4. NIGHTMARE "Aeternam" : Super album de heavy avec la voix de Madie qui envoie du lourd.

5. AIRBAG "A Day at the beach" : Le prog n'est pas mort, Airbag nous le prouve avec cet album.

Coups de Cœur: Même si l'année a été particulièrement pénible, elle a été riche en sorties de qualité, tous ne peuvent entrer dans le top 5. Dans un joyeux désordre, voici quelques uns albums qui aurait pu y entrer (Il est vrai qu'on a eu le temps pour écouter ) :  Long Distance Calling ("How Do We Want To Live?"), Magenta ("Masters Of Illusion"), JPL ("Sapiens Chapitre 1/3 : Exordium"), My Dying Bride ("Ghost Of Orion"), Demons & Wizards ("III"), Deep Purple ("Whoosh!"), Fish ("Weltschmerz"), Gazpacho ("Fireworker"), Neal Morse ("Sola Gratia"), The Pineapple Thief ("Versions Of The Truth"), Datcha Mandala ("Hara"), Paradise Lost ("Obsidian"), Green Carnation ("Leaves Of Yesteryear"), Ozzy Osbourne ("Ordinary Man"), Lazuli ("Le Fantastique Envol De Dieter Böhm"), The Wolf You Feed ("…And The Wild Returns"), British Lion ("The Burning"), Draconian ("Under A Godless Veil"), ...

Déceptions: Je ne vais pas être original, la suppression de la quasi totalité des concerts et festivals.


PROGRACER

1. THE RETICENT " The Oubliette" : Réussir à faire passer autant d'émotion en racontant des histoires tragiques et si réelles (cette fois-ci la vie tourmentée de Henry, un malade d'Alzheimer) est un exploit majuscule. Une œuvre poignante, inventive et passionnante sur fond de metal polymorphe à la Opeth d'avant leur wilsonnisation, mais pas que.

2. PAIN OF SALVATION "Panther" : Chaque livraison des Suédois est une pierre de plus à l'édifice majestueux de leur discographie sans faille. Dans la lignée de "Passing Light Of Day", "Panther" ancre encore un peu plus PoS dans l'histoire du metal progressif, genre qu'ils contribuent à façonner chaque année.

3. NIGHTWISH "Human:Nature" :  A l'heure où l'on apprend que Marko Hietala quitte le groupe, il convient d'honorer un album atypique dans l'histoire du groupe, moins metal, moins symphonique mais pas incohérent pour autant, au contraire. Mention spéciale au CD 2, ouvre symphonique, literallement, d'une beauté parfaite.

4. CALIGULA'S HORSE "Rise Radiant" :  Jim Grey et Sam Vallen mettent enfin la finesse sur un pied d'égalité avec les riffs saccadés qui, trop présents, empêchaient les Australiens de monter d'un cran dans l'émotion et la beauté. C'est chose faite.

5. LONG DISTANCE CALLING "How Do We Want To Live?" :  Encore un album passionnant des Allemands qui allient mélodie et puissance sur fond de heavy post rock instrumental, une gageure.

Top 10 : Vraiment pas simple de faire un choix cette année tant la production a été qualitative. Faites Warning, Lazuli, Conception, Pendragon et John Petrucci auraient probablement figuré dans un hypothétique top 10

Coup de cœur : Villagers Of Iannina City : "Age Of Aquarius" - Dans uns stoner hypnotique les Grecs mélangent leur culture avec clarinette et cornemuse (si, si !) pour une musique particulièrement personnelle et dépaysante.  Nord : "The Only Way To reach The Surface" - Un vent de fraicheur venu du Nord (de la France) souffle sur le post metal, nous donnant un aperçu de ce qu'aurait pu donner Leprous s'ils avaient emprunté une voix plus rugueuse.

Déception : Le départ de Marko Hietala de Nightwish est une perte pour le groupe. Trouver un bassiste pour la tournée sera faisable mais remplacer l'autre voix du sextet Finlandais est une autre paire de manches. Gros respect pour ce choix de vie (c'est le cas de le dire) et gros espoir de le voir de retour très vite, ici ou ailleurs.

Attentes pour 2021 : L'imminente sortie de Soen, un album des Italiens de Kingcrow serait une belle surprise. Vivement également la reprise des concerts pour sauver une industrie en gros danger et pour enfin assister au concert de Nightwish pour lequel j'ai un billet depuis un an et demi et avant qu'un autre membre quitte le groupe.


SHAKA

1. AVATARHunter Gatherer” : Ce nouvel album n’a pas fait l'unanimité, mais pourtant, je le trouve très accrocheur (quasiment tous les morceaux font mouche et restent en tête), moins inégal que les albums précédents, varié (on passe de la ballade qui tue, 'Gun', au sauvage 'When All but Force Has Failed' avec bonheur). L’album que j’ai sans aucun doute le plus écouté cette année.

2. H.E.A.T. “II” : Ce nouvel album est un vrai joyau de Hard Rock ravageur qui tape là où ça fait mal et qui sait rester mélodique. Dommage que peu de temps après, le chanteur Erik Grönwall se soit fait la malle.

3. GRAVE DIGGER “Fields Of Blood” : Alors certes, on sent que les Allemands ont voulu nous refaire le coup de “Tunes Of War” tant ce nouvel album y fait penser, mais c’est super bien fait. Sans doute le meilleur album depuis “Excalibur” !

4. ANNIHILATOR “Ballistic, Sadistic” : Jeff Waters nous délivre un bon cru, même si le coquin s’auto plagie avec “Lip Service” qui est quasi un copier/coller de “Knight Jumps Queen”.

5. THUNDERMOTHER “Heat Wave” : Ce nouvel album des Suédoises est bien plus excitant que “Power Up”. A consommer sans modération !

Coups de coeur : Les derniers albums de Primal Fear et Heathen pourraient figurer sans peine dans mon Top s'ils avaient été chroniqués. A côté de ça, mention spéciale aux premiers albums de Elfika et Furies, ainsi qu’à l’audace de Poppy qui propose un album (“I Disagree”) original et addictif. Enfin, le projet Pop Rock Nuit Carmin de Manuel Munoz (chanteur de THE OLD DEAD TREE et ARKHAN) a sorti un premier EP prometteur.

Déceptions : Les reports et annulations de tous les concerts et festivals depuis mars 2020. Et d’une manière générale, notre privation de libertés et l'absence de réaction de la population. Ah et sinon, le dernier Bon Jovi est une blague, le groupe devrait changer de nom et s'appeler BAD JOVI.

Attentes pour 2021 : Le retour de nos libertés et plus globalement, la fin de cette folle dictature sanitaire ; pouvoir assister à la tournée MÖTLEY CRÜE, DEF LEPPARD, POISON et JOAN JETT fin juin à Miami et participer à la Full Metal Cruise fin septembre (comme ça aurait dû être le cas en 2020 pour ces deux évènements). Et pouvoir de nouveau voyager.. et tout simplement vivre et non survivre emprisonné en mode "télétravail - courses - dodo".


STRUCK

1. PAIN OF SALVATION "Panther" : Après l’excellent "In The Passing Light Of Day" Daniel Gildenlöw se renouvelle et confirme le retour à un Pain of Salvation inspiré des premières heures avec un album patchwork de toutes les périodes du groupe

2. CONCEPTION "State of Deception" : Tore Østby brise 23 ans de silence à peine entrecoupé par la sortie d’un EP en 2018 et entérine la renaissance de Conception qui renoue avec toutes les racines de son leader, à commencer par celles du légendaire Ark

3. HAKEN "Virus" : Même si l’inspiration des Anglais décline à chaque album depuis "Affinity", l’album prétend aisément au TOP 5 à la faveur notamment d’un excellent ‘Prosthetic’

4. PLINI "Impulses Voices" : Bien que moins marquant que le phénoménal EP qui l’a précédé, Plini confirme qu’il est bien le futur de la guitare instrumentale

5. SOILWORK "A Whisp of the Atlantic" : A peine un an après la sortie de "Verkligheten", les Suédois surprennent à double titre avec un EP notamment marqué par son titre éponyme aux allures progressives terriblement addictif

Coups de Cœur : Pour une année, un album de Steven Wilson ne trustera pas la première place du classement laissant vraisemblablement cet honneur mérité au nouveau Pain of Salvation

Déceptions : Outre le désastre culturel lié à la crise sanitaire et pour se concentrer sur les albums : je dirais qu’après avoir été marqué par l’excellentissime Sound of Contact -album de l’année 2013- Simon Collins revient avec un album orienté électro malheureusement nettement moins inspiré


THIBAUTK

1. ARKANLila h” : est un album magnifique entre désespoir, résilience et catharsis. Le disque propose des chansons variées aux multiples facettes, aussi puissantes que émouvantes. Bref, un disque rare tant sa puissance émotionnelle est forte.

2. MORS PRINCIPIUM EST “Seven” : le retour en force de finlandais avec un album haut en couleurs, un disque mélodique et technique, puissant et racé.

3. FATES WARNING “Long Day Good Night”: une réussite totale digne de “Parallels”, “Awaken The Guardian”, “A Pleasant Shade Of Grey” ou “No Exit”, une synthèse de tous les éléments qui ont fait la renommée du groupe. Sous ces faux airs simples, le disque enchaîne les instants prog avec une aisance déconcertante. Ray Adler dirige la barque d’une main de maître avec son chant d'une beauté à couper le souffle.

4. EMBRYONIC CELLS “Decline” : ce disque propose un disque de black tout en douceur... Un album qui oscille entre sonorités folkloriques et cavalcades de plomb. Au final il est d'une singulière beauté spectrale et charme par son efficacité, sa simplicité et son éloignement des canons black.

5. WOLFHEART “Wolves of Karelia”; un disque de toute beauté dont la musique sincère propose des instants de grâce où le black laisse la place à des envolées mélodiques stupéfiantes. Certainement le meilleur album du groupe.

Coup de coeur:  Orkhys avec un un album en béton, qui allie thrash et metal mélodique, ambiances folkloriques et puissance des riffs. Silence Of The Abyss, groupe sincère, publie un album puissant, varié en béton armé..

Déception :  Protest The Hero qui publie un album mou à la longueur étouffante, dont les rares instants de grâce ne relèvent pas l’ensemble ; Leaves’ Eyes qui peine à se différencier d’une multitude d’autres groupes du genre ; Kataklysm qui tarde à retrouver sa fureur d’antan.

La famille Cynic qui a été durement endeuillée avec les décès de Sean Reinert (batteur) et Sean Malone (bassiste). C’est aussi la musique rock ou blues qui a perdu quelques-unes de ses plus grandes figures : Eddie Van Halen, Little Richard ou Lucky Peterson. Notons aussi la disparition de Claude Le Péron, bassiste et complice de Jean-Jacques Goldman.

Attentes 2021: 
Les nouveaux disques de Megadeth, Dream Theater, Muse, ou encore le nouvel album de Humanity’s Last Breath.


TONYB

1. WOBBLER "Dwellers of the Deep" : Découvert in extremis pour figurer dans ce top, ce dernier album est tout simplement formidable. Les Norvégiens ont intégré toutes les bonnes recettes du rock progressif symphonique hérité des 70's.

2. ESTHESIS "The Awakening" : LA révélation de l'année. Un album qui grandit au fil des écoutes.

3. GAZPACHO "Fireworker" : la recette est connue, et si Molok tout comme Soyuz tournaient un peu en rond, Fireworker présente une nouvelle énergie rendant l'album passionant.

4. JPL "Sapiens part 1 - Exordium" : sans doute le meilleur artisan du progressif made in France. Des années que ça dure, aussi bien avec Nemo qu'en "solo", et l'inspiration est toujours là.

5. MAGENTA "Masters of Illusion" : Retour aux basiques pour les Gallois. Un progressif intelligent, fouillé, renouvelant sans cesse l'intérêt.

Coup de Coeur : Fish : son dernier album "Weltschmertz" présente quelques longueurs pour figurer dans mon top 5, mais je me dois de saluer ce grand bonhomme qui, malgré ses errances, malgré ses maladresses et ses faiblesses, restera dans tous les cas dans l'histoire du rock progressif.

Déceptions : Nos amis anglais et les lecteurs de Prog ont placé Rick Wakeman et son album "Red Planet" tout en haut de leurs différents "polls". Nous n'avons décidément pas tout à fait les mêmes valeurs. Ce nouvel opus est pour moi une véritable purge sans intérêt.
A un degré moindre, le dernier album d'Anubis - "Homeless". Changement de style assumé par les Australiens, décevant pour ma part.

Attente pour 2021 : Des nouvelles de Mike Oldfield ... des groupes qui arrêtent de formater leurs productions pour tenir sur les deux faces d'un vinyle ... mais surtout, pouvoir dire adieu au Covid et pouvoir se gaver de CONCERTS !!!


TORPEDO

1. CONCEPTION "State Of Deception" : L'album de l'année voire de la décennie. Avoir rendu une musique complexe et technique aussi fluide et facile d'écoute est un véritable tour de force.

2. PYRAMAZE "Epitaph" : Du metal mélodique comme on en entend désormais que trop rarement, sans les clichés inhérents au style et surtout aux mélodies imparables.

3. PLINI "Impulse Voices" : Pas franchement amateur des albums de Guitar Hero, ce "Impulse Voices" m'a tout de suite inspiré. Les mélodies sont variées, on est pas dans la démonstration et la batterie y est excellente.

4. BON JOVI "2020" : Prendre de l'age semble lui aller tellement bien. Plus introspective et toujours plus mature, la musique de Bon Jovi se bonifie avec le temps.

5. DANIEL TOMPKINS "Ruins" : Avec moins de hurlements, il aurait pu être en première place de mon TOP. Il n'empêche, certains titres sont absolument phénoménaux et méritent d'atterrir dans bon nombre de playlists.

Coups de coeur : Ils sont essentiellement dans mon TOP 5 mais j'ajouterai certains titres de Panem (Zeitgeist), Julien Lacharme, Marilyn Manson ou encore Simon Collins.

Déceptions : Pas vraiment de déceptions. L'année a été assez riche et il y avait finalement suffisamment de nouveaux et bons albums pour s'occuper pendant les longues journées de confinement. Vivement qu'on en sorte.



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