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TITRE:

BLACK HELLEBORE (22 NOVEMBRE 2021)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL PROGRESSIF



Nouveau venu sur la scène metal hexagonale, Music Waves vous fait découvrir Black Hellebore...
STRUCK - 17.12.2021 -
8 photo(s) - (0) commentaire(s)

Initialement projet solo de Cyrielle Duval placé sous la tutelle protectrice de Stéphan Forté -leader d'Adagio- Black Hellebore se lance dans le grand bain avec un Ep coloré, carte de visite varié du talent protéiforme de ses membres avant de voler de ses propres ailes...





Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée et à laquelle tu aurais potentiellement marre de répondre ?

Cyrielle Duval : (Rires) Wahou… On nous demande souvent pourquoi Black Hellebore…


Et on ne te posera pas cette question (NdStruck : L’Hellebore est une fleur qui ne pousse qu’en hiver ce qui est un premier antagonisme entre l’apparente fragilité d’une fleur et sa résistance à un environnement hostile. Et l’Hellebore existe en blanc ou en noir ! Selon le groupe, cette dualité entre ombre et lumière reflète bien l’esprit et la musique du groupe.)…

C’est cool (Sourire) !


Le maître-mot de cet album était de proposer quelque chose de très diversifié


Le nom du groupe peut faire penser à du black symphonique, la pochette pourrait être celle d’un album d'électro, alors que la musique est très metal. Est-ce pour surprendre l’auditeur et l’amener à se questionner, est-ce un puzzle à reconstruire ?

On ne l’a peut-être pas pensé comme ça, mais j’avoue que l’approche est intéressante avec cette idée d’amener les gens à se questionner. En fait, le maître-mot de cet album était de proposer quelque chose de très diversifié pour deux raisons. D’une parce qu’on a des influences musicales vraiment très variées et on souhaitait que toutes ces influences se retrouvent dans le disque. Et ensuite, on avait également envie que chacun puisse trouver un morceau qui lui parle plus particulièrement. L’idée était de proposer quelque chose de diversifié pour chacun puisse se retrouver à un moment dans l’album. Et ensuite, en effet, si ça peut également amener les gens à peut-être se pencher sur d’autres styles, ça serait encore un plus…


Même nous, nous aurions du mal à décrire très précisément notre style et dans quelle case on pourrait ranger notre musique ! 




Tu as répondu en partie sur le fait que votre musique est variée. Mais la finalité, était-ce une envie de ne pas être catalogué et de laisser libre cours à toutes les interprétations ?

Oui, en effet mais nous sommes-nous posés la question de ne pas être catalogué ? On ne se l’est peut-être pas posée tout de suite dans ces termes mais dans les faits, même nous, nous aurions du mal à décrire très précisément notre style et dans quelle case on pourrait ranger notre musique (Rires) !


Le jeu des étiquettes est un jeu auquel les groupes n’aiment pas se prêter mais pour un groupe qui débute c’est limite vital pour trouver son public. A cet égard, avec un tel album si varié, ne craignez-vous pas de ne pas trouver votre public ?

C’est sûr que ça peut être un risque mais à la base, nous avons fait cet album pour la musique et ce qu’elle nous inspire et non pas en pensant au produit et au marketing qui venaient ensuite. Et je voulais vraiment faire quelque chose de différent. Oui, c’est un pari risqué (Rires) -j’en ai bien conscience- mais quitte à faire un album chose, autant proposer quelque chose de différent. D’un côté, si ça pouvait agréger différents publics : pourquoi pas mais c’est ambitieux (Rires) !


Malgré tout, une étiquette se dégage c’est celle de votre affiliation à Adagio via Stéphan Forte que tu as rencontré en 2014. Il est devenu ton professeur de musique et a composé une bonne partie de l’album et ça s’entend…

C’est vrai (Rires) !


Mais il y a pire comme comparaison…

C’est clair (Sourire) !


Mais avec en plus, Jelly Cardarelli -lui-même ex-Adagio- à la batterie, n’était-ce pas également une crainte de se voir coller l’étiquette d’Adagio au féminin ?

Oui c’est vrai, on pourrait être catalogué comme tel mais comme tu le dis, on a tous les deux été formés à la guitare par Stéphan Forte et c’est un peu notre mentor : on ne peut pas le renier !
Certes, l’équipe à nos côtés est l’équipe Adagio mais si tu prends Jelly qui ne joue pas que dans Adagio…


Je voulais que [Stéphan Forte] sorte un peu de zone de confort. L’idée n’était pas de refaire du Adagio !




… oui, il a une actualité chargée avec les sorties de Disconnected, Lalu…

Exactement ! Et il mixe et mastérise de plus en plus d’albums dans des styles très variés.

Malgré tout, je trouve que Stéphan avait réussi à sortir un petit peu de ce qu’il proposait habituellement. Il propose souvent des choses assez sombres, très dark… -je ne dis pas que nous sommes joyeux pour autant (Rires)- et puis, il n’avait pas exploré jusqu’à maintenant le côté électronique et c’est vraiment une demande que je lui ai faite : je voulais un peu de sonorités électroniques, je voulais qu’il sorte un peu de zone de confort. L’idée n’était pas de refaire du Adagio ! Je n’ai donc pas l’impression qu’on ait fait du Stéphan Forte même si on le ressent par endroits, et on est contents que ce soit le cas parce qu’on aime bien ce qu’il fait (Rires) !

On verra ce que ça donne : si on est systématiquement associé ou pas. En revanche, on a encore beaucoup de choses à proposer et à dire : on verra au fur et à mesure…


Tu as évoqué les sonorités électro que l’on retrouve un peu partout dans le metal aujourd’hui. Est-ce pour vous une façon d’être à la mode ou d’explorer de nouveaux horizons ?

C’était vraiment dans le but d’explorer de nouveaux horizons et aussi, comme je le disais, j’ai des influences musicales très variées. J’écoute beaucoup de dub step en l’occurrence mais aussi de la musique pop et électronique -je n’ai pas commencé la musique dans le metal, j’ai commencé la musique très jeune avec du classique, du R’n’B, de la soul, de la funk…- et je voulais mélanger tout ça tout en gardant la dominance metal… Des groupes ont commencé à faire ça et nous voulions poursuivre dans cette voie de développer peut-être quelque chose à terme…


Nous ne voulions surtout pas être catalogués comme groupe de metal symphonique


Les orchestrations sont nombreuses mais discrètes. Est-ce que cela a été un défi pour qu’elles ne soient pas envahissantes ?

Tout à fait ! On a pas mal de morceaux où on a l’orchestre d’un côté et tout l’arrangement de l’autre. A un moment, il fallait faire un choix dans le mix. On a quand même une petite formation classique avec Anthony et c’est "nécessaire" d’en entendre un petit peu (Rires), mais nous ne voulions surtout pas être catalogués comme groupe de metal symphonique : il fallait donc que l’orchestre ne soit pas trop fort !


Ce risque d’être catalogué groupe de metal symphonique est d’autant plus fort quand il est mené par une voix féminine…

Voilà, en plus (Rires) !


Niveau voix justement, est-ce que les growls sont nécessaires pour insuffler une énergie supplémentaire et est-ce un socle pour solidifier la voix féminine ?

Tout à fait ! J’aime bien la diversité des styles musicaux partout et donc également dans la voix : j’aime beaucoup les chanteurs qui proposent différentes techniques de chant. Et pour la mention particulière du growl, c’est un chant que j’affectionne tout particulièrement. Il n’a même pas été mis dans le but d’insuffler quelque chose de différent mais juste parce que j’avais besoin qu’il soit là : c’est quelque chose que j’adore vraiment faire ! Et ça apporte une belle agressivité et ça permet de transcrire des émotions qu’on n’arrive pas à transcrire dans un chant "normal".


Donc contrairement à un Opeth, c’est un "instrument" que vous garderez à l’avenir ?

Ah oui, et peut-être y’en aura-t-il plus ? Enfin, je ne sais pas mais clairement, il y en aura (Sourire)…


Le titre 'Unchain' est presque thrash. Est-ce que cela démontre votre volonté de tout fracasser sur votre passage avec d’énormes guitares ?

Je ne sais pas si on l’a pensé dans ces termes, mais c’est vrai que la composante agressive est quelque chose qui me tient particulièrement à cœur. J’ai donc toujours envie qu’il y ait une agressivité qui va passer par le son des guitares…


A côté des guitares thrash, des growsl, il y a ‘Mother Earth’ qui est l’occasion d’apaiser l’ambiance. Est-ce que c’était indispensable d’amener une cette respiration pour mettre encore plus en avant ta voix ?

Non, pas du tout ! ‘Mother Earth’ est un morceau qui a été composé par Stéphan et dont les paroles ont également été écrites par Stéphan : c’est du 100% Stéphan Forte ! J’ai du mal à classer ce morceau mais Stéphan a eu carte blanche. Il est venu avec ce titre instrumental à l’époque -on n’avait pas de ligne de chant- et on l’a trouvé magnifique. On n’avait pas prévu d’avoir une ballade ou un moment plus calme. Ce morceau est vraiment né comme ça : il nous a énormément plu et on l’a mis dans l’album.


Ce titre est très mélodique. Est-ce que le credo de cet album est de proposer des mélodies qui puissent être chantées et facilement retenues ?

Oui, tout à fait ! C’est vraiment quelque chose qu’on a cherché à faire dans nos morceaux : qu’il y ait des parties qui restent en tête et en pensant plus loin -aux concerts- des parties où les gens puissent chanter parce qu’elles sont faciles à retenir.


Tu parles de concerts, c’est généralement une question qui arrive en fin d’interview mais tu me tends la perche : des dates prévues et dans quelles configurations puisque vous n’êtes que deux aujourd’hui ?

Pour le moment, nous n’avons pas de date fixée parce que comme tu le disais, nous ne sommes que deux. Nous sommes en train de construire le line-up live et normalement, nous l’avons trouvé…
On s’est bien concentrés sur la sortie de l’album et la promotion, les concerts arriveront par la suite en 2022. Mais il faut également mentionner le contexte sanitaire qui ne facilite pas les choses - d’autant plus pour des jeunes groupes. Aujourd’hui, on voit des tournées de gros groupes annulées… ça ne pressage rien de très bon ! On attend de voir !


Il y a clairement une volonté de casser les limites




Le titre ‘Release Me’ précède ‘Unchain’ puis ‘Open Up Your Mind’, ‘Diffraction’. Est-ce qu’il y a une idée de libération, de dispersion ou d’éclatement ? En gros, est-ce que nous avons à faire à un concept-album ou à défaut y-a-t-il une ligne directrice, un fil rouge à cet album ?

Je ne sais pas si c’est une ligne directrice à proprement parler mais il y a quand même cette ligne directrice de la diversité, d’explorer… J’aurais du mal à lui donner un nom mais il y a quand même un fil rouge qui est la composante metal, la composante émotionnelle que l’on retrouve tout au long des chansons. Il y a clairement une volonté de casser les limites et de proposer des choses très diverses.


Le titre ‘Open Up Your Mind’ est celui qui a le plus de growls. Est-ce un message pour ouvrir ses oreilles à d’autres styles ou d’autres sonorités ? De quelle manière se fait cette ouverture ?

C’est intéressant comme perception du morceau. Au niveau de la thématique pure, c’est un appel à élargir sa façon de penser d’une façon générale et ne pas rester ancrer dans ses convictions. Il y a ce message mais paradoxalement, je ne pense pas que ce soit le meilleur morceau pour inviter les gens à venir écouter avec son chant hurlé : mais dans le cas de ce morceau, nous avions un message à faire passer et il devait passer par ce growl. Mais clairement, ce n’est pas le morceau qui va attirer des gens d’autres horizons.


Il y a toujours cette notion de proposer une palette de couleurs assez large



Le solo de 'Diffraction' oppose une facette metal, une presque jazzy et une digne de génériques de séries. Est-ce que cette opposition est le résultat de la ‘Diffraction’ ? Est-ce que, même si votre musique peut sembler uniforme, cette diffraction révèle ses couleurs ?

Oui, je le pense. Dans ce morceau, on ressent particulièrement la patte d’Anthony -en l’occurrence, il a entièrement composé deux titres de cet album ‘Open Up Your Mind’ et ‘Diffraction’- avec cette petite facette prog dans ce morceau qui est très caractéristique de sa façon de composer sa musique. Mais c’est vrai que de toutes façons, il y a toujours cette notion de proposer une palette de couleurs assez large.


Palette de couleurs que l’on voit notamment sur cette pochette…

Tout à fait (Rires) !


On va voler de nos propres ailes




Tu as évoqué les deux titres entièrement composés par Anthony. Comment allez-vous procéder par la suite : allez-vous continuer cette collaboration avec Stéphan ou allez-vous voler de vos propres ailes ?

Je pense qu’on va voler de nos propres ailes : c’est ce qu’on va faire sur le prochain album, c’est Anthony qui sera à la composition.


Vous avez déjà du matériel ?

Oui, et c’est ce qui est extraordinaire avec lui : il a 10.000 idées à la minute et ça ne s’arrête jamais !


Dans ces conditions, comment se fait-il que toutes les compositions de cet album soient les siennes ? Vous manquiez de confiance en vous ?

Non, en fait, ça vient vraiment du fait qu’à la base, cet album devait être mon premier album solo vu que j’avais déjà sorti un premier single en 2018 (NdStruck : ‘Invidia’) écrit avec Stéphan Forte et Jelly. A la base, on était partis sur l’idée de faire un album avec cette petite équipe de trois personnes. Et en cours de route, Stéphan m’a conseillé Anthony -qui est multi-instrumentiste- qui est arrivé en cours de processus de création et il a commencé à prendre une part de plus en plus importante : c’est la raison de la configuration de cet album…


Ce qui est devait être à la base un projet solo est devenu un projet bicéphale…

Oui ! Il y a également une belle part de Jelly : c’est vraiment un projet à plusieurs têtes…


Mais Jelly a-t-il vocation à rester, tourner avec vous ? Comment ça va se passer à terme ? Le line-up que vous êtes en train de constituer est celui qui va perdurer sans Jelly…

Certes dans la fonction de batteur de session et studio, en revanche, on va continuer de travailler avec Jelly pour tout ce qui est mixage, mastering… qui est une part très importante dans l’écriture de la musique. Jelly sera donc toujours là de toutes façons (Sourire) !


Toujours concernant le line-up, pourquoi est-ce toi qui est mise en avant sur la pochette alors que paradoxalement, tu évoques un projet à plusieurs têtes… Est-ce une démarche marketing de mettre en avant la belle frontwoman sur cette pochette ?

Ce n’était pas dans cette optique. A vrai dire, l’artwork s’est fait un peu naturellement. Il a été inspiré par une artiste que j’ai vu sur un réseau social et qui peint plutôt des bustes d’êtres humains à l’aquarelle, avec des projections de couleurs. Je trouvais que ça illustrait très bien d’avoir une figure, une personne et des déchirures pour illustrer le désordre intérieur. Et donc, pour ça, il fallait une tête et ça s’est porté sur moi (Rires) ! C’est plus ça qui a conduit à cette pochette !


Quel est ce désordre qui donne le titre de l’album, car votre musique et votre album semblent ordonnés ?

C’est la désordre intérieur, émotionnel qu’on traverse tout au long de notre vie… C’est la grosse thématique qui est abordée dans la plupart des chansons : il y a beaucoup de mal-être, de choses qui viennent du vécu…  Je pense que c’est ce qui ressort et c’est ce que nous voulions faire ressortir.





Pourquoi terminer cet album par le titre éponyme, sur cette idée de désordre, comme si quelque chose restait à accomplir ?

Parce que ça ouvre la porte à la suite quelque part. En effet, même au niveau des paroles, ce morceau appelle un futur. C’est donc effectivement une fin d’album mais c’est le début de la suite.


Peut-on dire que vous avez réussi à mettre de l’ordre dans vos idées qui pouvaient sembler désordonnées au début ?

Oui, ça a été un des défis. Ça s’est beaucoup joué au mixage et du mastering notamment : il fallait réussir à trouver quelque chose de cohérent. Finalement, tout simplement en faisant la track-list, on a fini par trouver un ordre dans ces morceaux.


Quelles sont vos attentes pour cet album ?

On aimerait qu’un maximum de personnes découvrent et écoutent notre musique. On est déjà super contents du résultat qu’on a. On a des retours très positifs. On a un bon nombre de vues sur les clips… On est très contents mais on aimerait que ça grossisse encore pour pouvoir partager l’aventure et que le deuxième album soit encore plus partagé.


Tu parles d’un deuxième album. Vous avez déjà planifié la "stratégie" à mettre en place -EPs, albums, singles…- et une date de sortie éventuelle ?

On y pense déjà beaucoup sur le plan de la composition. Et aujourd’hui, on réfléchit en termes d’albums mais je pense qu’on proposera des singles individuels entre-temps. C’est une anecdote mais je ne sais pas si tu as vu que nous avions sorti un single de Noël, c’est le genre de projet qui peut nous prendre : on va avoir une idée et on va faire un truc…


On a commencé par la question qu’on t’a trop souvent posée au contraire quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ou à laquelle tu rêverais de répondre ?

Wahou (Rires) ! C’est une question piège (Sourire)… La question que j’aimerais qu’on me pose ? (Silence)…





Je te propose d’y réfléchir et à l’occasion de la promotion du prochain album, on commencera l’interview par cette question et sa réponse…

C’est noté, ça marche (Rires) !


Merci

Merci


Merci à ThibautK pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/blackhelleboreband
 
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