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TITRE:

AFTER US (11 MARS 2022)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK



Séquence découverte. Music Waves vous propose de rencontrer After Us qui débarque avec son EP "Breaking the Dark"...
STRUCK - 22.04.2022 -
10 photo(s) - (0) commentaire(s)

Nouveau groupe certes mais ce sont des musiciens aguerris que nous avons rencontrés et qui nous présentent leur premier EP "Breaking the Dark". Une interview passionnante -donnée par des "gens normaux qui ne se prennent pas au sérieux" comme ils se décrivent mais qui font "les choses sérieusement"- dans laquelle il sera donc bien évidemment question de ce premier EP, de l'album à venir (dont nous avons pu écouter en exclusivité certains extraits alléchants qui laissent augurer du meilleur), des influences d'AC/DC à Gojira à Duran Duran en passant par Georges Moustaki ou Maya l'abeille et plein d'autres choses...





Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée et à laquelle vous auriez potentiellement marre de répondre ?

Céline Himmer : "Pourquoi le nom After Us ?" (Rires) (NdStruck : comme son nom l'indique "Après nous ?", comme beaucoup d'entre nous et de plus en plus avec la pandémie, le groupe est sensibilisé à la question de savoir ce que nous allons laisser après nous, aux générations futures).

Jean-Philippe Dumas : "Comment vous êtes-vous rencontrés ?"…


Justement, After Us est une formation originaire des Yvelines. Il y a peu d’informations qui circulent sur vous : est-ce un choix volontaire ?

Jean-Philippe : Elle est bien cette question ! Alors, il y a peu d’informations parce que nous sommes un groupe relativement récent. Il y a également peu d’informations parce qu’on a commencé à travailler en plein Covid.


La musique aujourd’hui, c’est 80% de communication et 20% de musique !




N’est-ce pas paradoxal dans le sens où le Covid aurait normalement pu vous laisser plus de temps pour communiquer ?

Jean-Philippe : Oui mais non ! Le Covid a permis à des gens d’énormément communiquer mais ce n’était pas forcément notre came. On a tous assez de recul de par nos expériences pour savoir que la communication se gère autant que la musique. La musique aujourd’hui, c’est 80% de communication et 20% de musique ! Le plus important c’est ce qu’on va voir de nous -ça peut être une pochette d’album, une photo, un clip, un logo…- avant d’écouter ! La musique peut être une tuerie, si vous ne savez pas la vendre ça ne sert à rien !
Après, ça peut être un défaut de communication externe mais aussi un défaut de communication interne. On soigne notre communication interne c’est-à-dire qu’on se parle énormément.


Mais également votre communication externe, j’en veux pour preuve cette journée promotionnelle au Hard Rock Café organisée par Replica…

Jean-Philippe : On ne voulait pas le faire trop tôt. En fait, le but du jeu était de sortir un premier clip ‘City Light’ -choix délibéré du clip- pour voir comment ça prend, d’en balancer un deuxième. Et quand on a vu comment ça prenait vu qu’on vient de nulle part…


On sort des codes et c’est ce qui plaît parce que nous sommes des gens normaux


Et comment expliques-tu ce relatif engouement ?

Céline : On ne se l’explique pas ! Après, on a beaucoup travaillé : objectivement, ‘City Lights’ est une très belle chanson… Je pense également qu’on sort des codes et c’est ce qui plaît parce que nous sommes des gens normaux : on n’est pas des gravures de mode (Rires) ! A une époque où les gens sont beaucoup sur Instagram et très attachés à la plastique, maquillage… on est quand même sur un clip très naturel !


Tu sous-entends que votre public s’assimile à vous ?

Céline : Oui, je pense ! Ce n’est peut-être pas la majorité mais je pense que le fait d’être naturel et de ressembler à tout le monde peut aider.

Jean-Philippe : Il y a clairement ça et ce qui ressort c’est le souci du détail dans tout ce qu’on a fait : on nous fait remarquer qu’on n’a rien laissé au hasard !


A cet égard, "Breaking the Dark" est votre premier EP enregistré pendant la période pandémique que nous avons connue, comment cette période a-t-elle impacté la conception de cet album ? Et peut-être que vous avez mis à contribution cette période trouble pour affiner les détails, justement ?

Céline : On a beaucoup échangé pendant cette période. Cette période a été longue pour tout le monde mais on en a profité pour créer, pour s’envoyer des idées, par exemple, la chanson ‘Home Again’ a été créée pendant le confinement, on a recruté notre bassiste Guilhem (NdStruck : Guilhem Bretillon)… Ça a été une période compliquée mais bénéfique finalement parce que ça a permis de communiquer, de créer et d’explorer des choses auxquelles nous n’aurions pas pensé…

Jean-Philippe : Il faut savoir que le groupe a dû se créer deux mois avant le confinement : on avait dû répéter trois ou quatre fois avant… On ne se connaissait absolument pas et il a fallu à se connaître autrement. Donc autant certaines personnes ont fait une introspection pendant le Covid, de notre côté, l’introspection a été sur le groupe : on a appris à se connaître, à bosser ensemble… Au début, on ne savait même pas ce qu’il allait en sortir ! Je pense que c’est seulement au bout de trois mois qu’on a commencé à voir…


Indéniablement le nom de l’album "Breaking the Dark" résonne comme une sorte de cri du cœur vis-à-vis de cette période. C’était important pour vous ce témoignage sonore afin de briser la noirceur ?

Céline : En toute honnêteté, je n’avais jamais pensé à ça mais c’est très beau (Rires) ! "Breaking the Dark" sont les paroles de ‘City Lights’ qui ont été écrites il y a très longtemps : il y a effectivement cette atmosphère un peu sombre dans ‘City Lights’, mais il y a aussi de l’espoir dans cette chanson. C’est un peu le reflet de tout y compris le Covid mais c’est surtout notre manière d’émerger avec cet EP.

Jean-Philippe : C’est vrai qu’il y a beaucoup de gens qui l’ont pris comme tu l’as suggéré mais au départ, c’était pour donner une couleur à l’album : on passe du noir à quelque chose de beaucoup plus rouge qui explose… Après, on a fait l’analogie avec le Covid mais au départ, ce n’était pas le but parce que ça a été écrit bien avant…

Céline : Quoi qu’il en soit, on pourra prendre à notre compte ta vision des choses à la prochaine interview (Rires) !


Tu évoquais les couleurs. La pochette est très réussie, elle provient d’un tatouage avec quatre couleurs : blanc, orange, noir et rouge… Comme l’aurait dit Bruno Vandelli vous auriez pu vous appeler "les quadricolores comme les quatre couleurs primaires"…

Céline : Oh mais oui (Rires) !


… Que symbolise ce choix de ce tatouage et de ces couleurs en particulier ?

Jean-Philippe : A l’origine, dès qu’il a fallu penser un petit peu à notre identité, l’idée était d’avoir quelque chose qui ne nous montre pas. Donc le visuel vient d’un tatouage qu’avait un des anciens membres du groupe…


Et vous avez essayé de le récupérer comme dans le film "Le tatoué" ?

Jean-Philippe : On essaie de le greffer sur Léo mais ce n’est pas le même…

François Masciopinto : Pourtant c’est le même artiste, le même studio…

Céline : C’est une création de Seven 8 Tattoo qui nous a donné l’autorisation de l’utiliser.

Jean-Philippe : On a donc récupéré le dessin qui a été entièrement retravaillé par ordinateur et pour la petite info, c’est donc la patronne des musiciens, Cécile qui apparaît. Le but du jeu était d’avoir une seule couleur flashy qui vienne expliquer le titre et tout le reste soit noir et dans des dégradés de gris… Le but était de sortir un peu des codes comme pour l’écriture, l’écriture d’After Us est super simpliste…




Tu évoques cette écriture simpliste. Elle repose malgré tout sur un antagonisme entre une musique lourde et un chant cristallin. Malgré tout, n’avez-vous pas eu envie de renforcer cette dualité en intégrant des growls ?

François : Non !

Céline : Si, j’aimerais bien mais techniquement, on ne peut pas !

François : C’est difficile de nos jours de ne pas tomber dans les clichés. Parfois, sans vouloir manquer de respect à qui que ce soit, certains le font sur une recette stéréotypée à savoir tu commences par ton scream, tu fais ensuite ta petite mélodie vocale puis tu fais ton growl… Je pense que si on devait en faire, il faudrait essayer de le faire de la façon la moins téléphonée possible, faudrait que ce soit naturel et pas un accessoire…


Il faut que ce soit au service de la chanson…

François : Nous essayons de faire exactement ce que tu viens de dire. Parfois, en tant que guitariste, on veut faire un solo de 3 minutes 40 secondes pour montrer qu’on a bien appris nos gammes… mais on s’en bat les couilles, ce n’est pas l’idée !
J’ai lu une interview de Brian May qui disait que le solo était la prolongation de la voix de Freddie Mercury. Et nous c’est pareil, quand on fait des solos, il faut que ce soit une nouvelle ligne mélodique, une nouvelle inspiration, il faut que ce soit quelque chose qui soit chantant. Je suis capable de chanter la plupart des solos d’Eddie Van Halen, de Brian May… en revanche, les shredders… J’ai énormément de respect pour des mecs qui sont capables de jouer à 280 à la noire comme la nouvelle génération de shredders où tu as l’impression que la seule chose qui les intéresse c’est de jouer le plus de notes en un minimum de temps… Après, c’est peut-être de la jalousie parce que je n’y arrive pas (Rires) !


Mais n’est-ce pas générationnel à savoir se filmer dans sa chambre pour jouer des choses ultra-techniques ?

Jean-Philippe : C’est le YouTube Challenge !

François : Alors on a auditionné des mecs pour remplacer notre précédent guitariste et on a eu des expériences absolument surréalistes notamment un guitariste qui te dit qu’il n’arrive pas bien à jouer parce qu’il ne joue qu’assis ou un autre qui te dit qu’il ne s’entend pas aussi bien que lorsqu’il joue avec son casque…
Quand tu joues en groupe, le gros kif et la grosse difficulté c’est de regarder les autres musiciens et interagir avec eux. Pour faire une comparaison triviale, c’est la différence entre se branler et faire l’amour ! Quand tu fais de la musique, le truc le plus kiffant possible est d’arriver à créer quelque chose ensemble


J’arrêterai de faire de la musique le jour où je ferais ça par automatisme




Sur cet album les lignes de chant sont très maîtrisées tout en étant naturelles et puissantes avec la juste émotion, comment ont-elles été travaillées et comment as-tu réussi à ne pas être submergée par les émotions que les textes véhiculent certainement ?

Céline : C’est dur ! Par exemple, pour ‘City Lights’, j’arrive maintenant à me concentrer sur le côté technique d’une chanson c’est-à-dire vraiment savoir comment je dois envoyer une note sans perdre l’émotion parce que pour moi, le fait de chanter c’est avant tout un partage d’émotion : je chante avec mon cœur, parfois je fais des fausses notes mais ça fait partie de mon charme (Rires) ! Je n’ai pas peur de me planter ! Je n’ai pas peur d’essayer des choses !
Grâce aux leçons que j’ai prises en cours de chant et parce que j’ai beaucoup évolué depuis qu’on a formé le groupe, j’arrive à avoir plus de précision au niveau de ma signature vocale. Mais je n’ai pas peur d’essayer des choses, si je fais une mauvaise note, ce n’est pas la fin du monde je vais en rigoler mais c’est comme ça qu’on évolue !

Jean-Philippe : On se plante tous en répétition : ce n’est pas grave !

Céline : J’arrêterai de faire de la musique le jour où je ferai ça par automatisme et je ne ressentirai plus rien justement parce que pour moi, c’est la base du projet, c’est la base des paroles des chansons…


Vous sortez donc un EP de quatre titres dans lequel il est délicat de se planter et dans lequel les titres doivent être très bons, sentez-vous une pression particulière sur ce format par rapport à un album plus fourni qui offre peut-être plus de droit à l’erreur ?

Jean-Philippe : On n’a pas eu le temps de se poser la question si on avait de la pression parce que les quatre titres ont été travaillés pendant le confinement. Au bout d’un moment, on en avait plein certains ont été virés, d’autres ont été repris, retravaillés, on s’est engueulés pour savoir si on les reprenait ou non… Et donc les quatre titres sont arrivés là et on ne s’est pas posé la question. Ce qu’on voulait, c’est que ce soient quatre missiles : le but du jeu n’était pas d’avoir deux bons titres et deux autres moyens… il fallait que les quatre morceaux envoient dans la face ! L’EP est une carte de visite de 13 minutes sans pause…


(Jean-Philippe nous quitte pour rejoindre une autre interview)



Votre musique amalgame le rock, le heavy avec des éléments pop. Etes-vous conscients du fait que cette orientation pourrait être vue comme trop marketing avant d’être artistique et entraîner des remarques du genre “vous êtes trop pop pour être véritablement metal ou trop metal pour être totalement pop” et ainsi vous fermer des portes ?

François : Quoi qu’il arrive, on est un groupe de rock ! Pour nous, la musique est le seul langage universel propre la race humaine. Notre bassiste va écouter Killing Joke, Joy Division, David Bowie…


… tu vas empiéter sur la prochaine question…

François : Ah c’était la suivante (Rires)… Je pense que c’est important de savoir où on se situe. Tant que la musique est bonne, on s’en fout : on ne fait pas de querelle de clocher ! Et justement à ce titre, c’est anti-commercial parce qu’on n’a pas forcément envie d’être catalogués.


Je ne pense donc pas qu’on soit commercial ou alors si on l’était, on ne le ferait vraiment pas bien




Justement, parmi vos influences vous citez Killing Joke, Toto, Ozzy, Children Of Bodom, Texas, Craig Armstrong, Gojira, Pineapple Thief… Comment arrivez-vous à mixer tout cela dans un seul groupe ?

François : Parce qu’on ne le mixe pas ! En fait, c’est presque notre ADN ! Nos influences est notre terreau qui a fait grandir l’arbre.
Ce qui me fait le plus kiffer dans notre projet, c’est qu’on vient tous d'univers différents que ce soit dans nos vies, nos éducations et notamment musicales… Le premier groupe que j’ai découvert quand j’avais 11 ans, c’était AC/DC : je suis passé de Maya l’abeille à Bon Scott (Sourire) ! Le rock, le hard rock a été une révélation… J’ai dû voir quinze fois AC/DC en concert et est-ce que AC/DC transpire dans ce qu’on fait ? Non mais on s’en fout ! Tout comme Jimi Hendrix qui écoutait du blues des années 1930 et ça ne ressortait pas dans sa musique…
On vient donc d’univers différents, on se respecte tous et notre but est de faire des chansons : nous sommes des chansonniers ! En tant que musicien, ce qui me procure le plus grand plaisir, c’est quand tu commences à créer ta chanson, que tout s’amalgame et que Céline vient avec ses textes, ses mélodies et que tu arrives à quelque chose de cool que les gens vont pouvoir chanter…
On n’est pas des lapins de garenne :  on a tous une expérience, on a tous joué dans des groupes, on a tous eu des échecs, des traumatismes. J’étais musicien professionnel, j’étais intermittent du spectacle quand j’étais jeune puis j’ai repris mes études, j’ai fait une autre carrière et j’ai même arrêté de jouer de la guitare pendant 25 ans tellement j’étais dégoûté, traumatisé parce que mes rêves avaient été brisés ! Et aujourd’hui, on a mûri et on est tous capables de se dire qu’on se fout que Céline écoute Georges Moustaki… C’est comme si tu demandais à un cuisinier japonais qui va utiliser des pommes de terre pour faire son plat alors que la pomme de terre n’est pas la base de la cuisine japonaise mais on s’en fout du moment que c’est bon !

Pour autant, je ne dis pas que nous sommes originaux mais la définition de la pop est d’être populaire et être populaire, c’est plaire au plus grand nombre : dans ces conditions, sommes-nous populaires ? Je ne pense pas contrairement à AC/DC qui est devenu populaire en vendant 200 millions d’albums sur toute sa carrière… Je me souviens quand j’étais jeune, je faisais écouter du AC/DC, les gens me disaient que ça hurlait… Les choses changent ! Comme nous, je pense que nos prochains morceaux vont surprendre : je me suis acheté une sept cordes et j’ai écouté The Architects non-stop pendant trois mois…
De la même façon, j’adore Gojira, j’ai un respect ultime pour ces mecs -je les ai vus sur scène, j’ai pris une gifle monumentale- et inversement, on écoute également Michael Jackson, Duran Duran… Je ne pense donc pas qu’on soit commercial ou alors si on l’était, on ne le ferait vraiment pas bien parce qu’il faudrait enlever les guitares, les vraies batteries… tu ne mets que des trucs samplés : ça, c’est commercial !


Le format des titres est malgré tout radio-compatible, en tournant autour des trois minutes pour justement viser cette efficacité. Ce format ne fait pas ressortir vos influences progressives (Dream Theater, Pineapple Thief), qu’est-ce qui explique un tel choix ? Est-ce qu’après cet essai, c’est quelque chose que vous pensez explorer avec notamment ta sept cordes ?

François : Comme je te l’ai dit, vous risquez d’être surpris par un ou deux titres qui ont un format plus long de 4 minutes 30 secondes… Encore une fois, pour nous, cet EP est une carte de visite. On ne fera pas pour autant un titre de 24 minutes à la Nightwish et ‘The Greatest Show on Earth’…
Ce qui est marrant, c’est que tous les guitaristes qu’on a auditionnés pensaient que notre musique était simple mais Léo ici présent pourra témoigner mais ce n’est pas si simple que ça (Rires) ! C’est beaucoup plus compliqué d’un point de vue rythmique notamment.
On a essayé de faire un EP hyper efficace, la suite sera un peu plus longue mais on veut toujours rester efficace ! Mon trip serait qu’on fasse un show acoustique deux guitares sèches / voix pour voir que nos chansons tiennent : pour moi, la référence ultime ce sont les Beatles ! Tu les réécoutes aujourd’hui, ça n’a pas vieilli alors que ça a cinquante ou soixante ans !


On l’a souvent cité mais ‘City Lights’, sorte de mid-tempo nerveux, semble être le morceau le plus émotionnel et dramatique de cet EP, c’était important d’avoir un tel titre et positionné au milieu ?

Céline : Déjà, on voulait le placer pas loin de ‘Home Again’ parce qu’on a la facette rock avec ‘Get Out’ et ‘Last Goodbye’ et nous ne voulions pas les mélanger.
C’était normal que ‘Home Again’ soit au début parce qu’on ouvre en se présentant et avec ‘City Lights’, on entre dans le côté un peu plus démonstratif, théâtral… puis on casse tout avec ‘Get Out’ et on s’énerve avec ‘Last Goodbye’… Donc oui, l’ordre a été réfléchi !


On ne se prend pas au sérieux mais on fait les choses sérieusement !




Effectivement rien n’a été laissé au hasard, ‘Last Goodbye’ met en avant la rythmique explosive avec notamment une basse bien mise en avant. C’est pour démontrer aussi que After Us n’est pas seulement mélodique mais aussi une énergie libératrice qui prendra tout son sens sur scène ?

François : Oui, l’objectif principal du groupe a toujours été de partager notre musique et faire de la scène. On a tous hyper envie de monter sur scène mais on n’est pas capables de tenir un concert d’une heure et demie sauf jouer notre set deux ou trois fois (Rires) !
On va commencer à chercher des premières parties : on aimerait bien jouer dans de bonnes conditions ! On ne se prend pas au sérieux mais on fait les choses sérieusement ! On a envie de faire les choses le plus sérieusement et le plus professionnel possible… On veut voler du temps aux gens et si on leur vole ce temps, il faut que ça leur serve à quelque chose en ayant du kif en nous écoutant…


Enfin, vous avez sorti un clip récemment. Dans cette vidéo de ‘Get Out’, c’est une chasse à l’homme qui s’organise avec Céline en chasseuse, doit-on y voir une revendication féminine puisque capturé, l’homme doit écouter la chanson et donc écouter ce qu’a à dire cette femme ?

Céline : Oui, après, il y a une revanche personnelle mais ça aurait très bien pu être l’inverse -un homme debout et une femme assise- mais ça aurait été mal vu : dans notre société, on parle d’égalité des sexes mais on n’y est pas encore vraiment ! Mais en vrai, c’était un plutôt un délire : on voulait quelque chose qui casse les codes d’amourettes et de la Saint Valentin. On avait ‘Get Out’ un titre punchy puis ce scénario qui est venu et c’était l’occasion de montrer qu’on savait s’amuser aussi après un ‘City Lights’ qui était très poétique et mélancolique.

François : Avec ce clip comme notre musique, nous essayons casser les codes ! C’est vrai que ce qu’on fait est "poppy" mais ce n’est pas commercial pour autant ! On fait les choses comme on les ressent mais ça ne nous empêche de réfléchir !


Et avez-vous réfléchi à la suite ? En gros, quelles sont vos attentes ?


François : Déjà parler avec des gens comme toi… C’est hyper important dans le monde de promotion dans lequel nous vivons…

Céline : Ça va nous donner de la visibilité et ainsi toucher plus de gens et peut-être nous permettre de faire de plus belles scènes que ce qu’on avait prévu…





Mais quelles sont vos ambitions concrètement ?

François : Faire un album et de la scène !


Et avant cela, défendre cet EP sur scène ou vous attendez la sortie de l’album ?

François : On a des idées sur ce qu’on veut faire. Maintenant que les restrictions se lèvent, on est en train de discuter avec deux ou trois salles pour faire une release party. On va également faire des live streams… et puis commencer à faire de la scène, des premières parties…


On a commencé par la question qu’on vous a trop souvent posée au contraire quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ou à laquelle vous rêveriez de répondre ?


Céline : (Silence) Je ne sais vraiment pas !


Généralement, c’est là où nos interlocuteurs sèchent. Je vous propose donc d’y réfléchir et à l’occasion de la promotion de votre premier album, d’ailleurs, on se donne rendez-vous quand ?

François : En novembre, il est enregistré…


Donc rendez-vous l’année prochaine donc et on commencera donc la prochaine interview par cette question et sa réponse…


Céline : Avec grand plaisir !

François : Ça roulotte !





Merci !

After Us : Merci à toi et à bientôt


Merci à Calgepo pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/afterusrockband
 
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