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TITRE:

GRANDVAL (09 MARS 2022)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK PROGRESSIF



Après l'air, la terre, Grandval revient pour mettre un terme à sa trilogie avec un dernier volet qui mêle l'eau et le feu en un seul album. Cette dernière partie surprend par son évolution musicale explorant un peu plus le côté chanson.
CALGEPO - 05.04.2022 -
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Henri Vaugrand a peaufiné, pensé Grandval comme un artisan. Fort de deux premiers volumes construits sur des bases progressives, Grandval revient pour refermer le livre des éléments avec un dernier album "eau / feu" antinomiques (idéal pour accentuer les contrastes). Henri nous a accordé une interview qui en dit plus sur ce dernier volet. 

Troisième volume de la trilogie sur la nature et l’homme, cette sortie se fait après 2 ans de situation pandémique, est-ce que cette période a impacté l’enregistrement et la conception de "eau | feu" ?

Oui, forcément, "eau | feu" a été impacté. Déjà son prédécesseur, "Descendu sur Terre", sorti en avril 2020 l’avait été, mais plus dans sa phase de diffusion et de promotion. À cette époque, on travaillait en quatuor pour la scène et on avait déjà attaqué la réalisation de ce nouvel album de façon gaillarde et déterminée. Pour tout un tas de raison, cela ne s’est pas confirmé et le soufflé est retombé. Nous avons alors repris le chantier, Olivier Bonneau et moi. J’ai composé l’essentiel et trouvé les mots. Olivier a proposé deux compositions et beaucoup plus participé à l’élaboration et aux arrangements. Mais cela s’est fait avec beaucoup de difficultés pour se retrouver ensemble, notamment avec la fermeture administrative de notre local de répétition… On a donc travaillé chacun dans son home-studio et parfois chez moi. Cela participe sans doute aux diverses colorations de l’album.




 
Mis en perspective avec la situation que l’on a vécue, cette trilogie a été le reflet de la folie humaine et de la nature qui finalement a pu se révolter avec ce virus (même si un doute subsiste sur le fait qu’il soit une création humaine, rejoignant cette folie), ça ne te fait pas un peu peur d’avoir anticipé cela dans ton œuvre ?

C’est assez déroutant en effet, mais tellement prévisible ! Tu sais, je suis sociologue de formation, et de fait je suis un observateur perpétuel du comportement de nos sociétés. Je ne peux me défaire de ce background. Je suis aussi un amateur de science-fiction et l’anticipation des grands auteurs du genre me fascine, et pour rebondir sur ta question, m’effraie également. Ce qui m’inquiète encore plus, c’est que "eau | feu" est sorti la veille de l’invasion inqualifiable de l’Ukraine par les troupes sanguinaires de Poutine. Du coup, je me demande de ce qui pourrait se passer à la sortie du prochain album ! Je dis ça en essayant de sourire, mais ce n’est pas drôle… Néanmoins, nous avons essayé de masquer quelque peu les tragédies contenues dans les chansons derrière une apparence plus suave et parfois moins directe que sur les albums précédents.


 
Sur la pochette, la coloration orange et donc feu est prédominante, ce qui veut dire ce sentiment de primauté du feu sur l’eau qui transpire de cette illustration ?

Si tu regardes bien, les pochettes des deux premiers albums avaient à voir avec l’eau. Sur "Descendu sur Terre", c’est évident, sur "À Ciel ouvert…"  parce que la photo a été prise au barrage de Grandval dans le Cantal. Je voulais aussi une rupture avec les pochettes précédentes car cette trilogie des éléments n’est pas un triptyque ! Et puis, j’avais ce tableau que j’ai peint en 2014… La couleur orange ne symbolise pas que le feu. C’est une couleur chaude, dynamique et porteuse d’ouverture et de beaucoup de valeurs positives. Tu as dû remarquer que j’aime les contrastes et l’aspect dialectique des choses...


 
Le projet dans son concept n’est pas éloigné de celui de JP Louveton avec qui tu collabores. Cela signifie aussi que le rock progressif ne se base pas uniquement sur des légendes et des histoires un peu fantastiques telles qu’on peut en avoir souvent mais qu’il peut aussi être un rock progressif engagé ou plutôt concerné par ce qui l’entoure (écologie, flux migratoires…) ?

On peut établir une certaine proximité entre Grandval et JPL. Cela a peut-être permis à JP de parfaitement donner sens à « eau | feu » dans son mix et sa coproduction qui sont remarquables et dont je le remercie encore. Il faudrait sans doute lui poser la question… Nonobstant, je pense que son cycle « Sapiens » est plus proche d’un triptyque. Au risque de me tromper, je crois qu’il a plutôt dépeint de façon plus directe des questions qui nous rassemblent effectivement tous deux. Le procédé est différent. Chez Grandval, l’approche me semble plus alambiquée aux niveaux des textes, avec des références, évidentes ou cachées, plus marquées. Je donne moins de clés, me semble-t-il. Et puis musicalement, nos approches divergent, ce qui lui a parfois occasionné quelques surprises (rire) ! Pour répondre à la deuxième partie de ta question, je crois qu’il est bien révolu le temps des chevaliers errants sur la trace des fées ! Christian Décamps l’a bien compris, et depuis longtemps. Et je pense aussi que Grandval, JPL, Lazuli ou encore Motis depuis son album "Déglingo" représentent bien cette nouvelle tendance.


Si je m’engage, je ne donne pas de leçons, je suis un observateur qui analyse et expose un point de vue.


 
Pour autant, dans cet engagement tu fais le choix de ne pas fondamentalement le faire au premier degré mais de le faire passer par des textes poétiques et en français. Est-ce un choix que tu subis par rapport au genre progressif qui demande une telle exigence dans l’écriture des paroles ?

C’est un choix, je ne le subis donc pas ! À l’origine de Grandval, la question s’est posée. Même si mon anglais littéraire est plutôt correct (j’ai aussi fait de la traduction d’ouvrages et d’articles), je ne pensais pas pouvoir atteindre la qualité des paroles des Yes, Genesis ou King Crimson dans leur langue. Il m’est donc apparu comme évident que si je voulais essayer de bien dire les choses, c’était dans ma langue maternelle, même si je fais quelques incises dans d’autres langues. Après, si je m’engage, je ne donne pas de leçons, je suis un observateur qui analyse et expose un point de vue. Parfois je pousse un peu plus loin, mais point trop n’en faut. Grandval n’est pas Trust (que j’aime beaucoup, note bien) !


 
Ressens-tu la difficulté que rencontrent les groupes pour écrire en français et qui font le choix d’écrire en anglais car plus musical ?

 Je ne sais pas si ces groupes font le choix par rapport à l’exigence de la langue française. Je pense qu’ils choisissent plutôt la musicalité et puis le fait que leur background est anglophile, à défaut d’être toujours parfaitement anglophone. Je pense que cela correspond, hélas, à une certaine partie du public prog qui se fout un peu des paroles. Comprendre les textes de "Foxtrot" ou "Selling England by the Pound", ça demande une connaissance culturelle et politique de l’Angleterre qui n’est pas évidente. Mais, savoir quelle est la raison première de leur choix, il vaut mieux le demander à des voisins régionaux comme Franck Carducci ou Monnaie de Singe…





 
Si l’essence de Grandval se situe dans un rock progressif issu des années 70 (le rock progressif historique), le son revêt un caractère moderne à l’image du morceau ‘Les Jours Innocents’ très bien produit, c’était important pour toi de donner cette couleur moderne à cet ancrage historique ?

Merci de noter la qualité de la production de ‘Les Jours Innocents’ composé par Olivier. S’il y a l’essence, il faut aussi un moteur ! Il ne t’aura pas échappé que la chanson française a son importance pour moi, et que les Manset, Thiéfaine, Daran, Sheller ou Christophe (dont nous avons repris le titre J’aime l’ennui sous forme de vidéoclip récemment) me sont chers. Par ailleurs, avec Olivier, nous avons aussi en commun l’amour d’une forme pop sophistiquée qui passe, par exemple, par Tears For Fears, L’Affaire Louis’Trio, The Buggles ou, pour ma part, la seconde partie de carrière de John Wetton (à partir de UK et Asia) à qui j’ai dédié Il Existe Une Étoile sur "Descendu sur Terre". Nous utilisons nos références pour produire quelque chose d’actuel, de vivant. Reproduire ce que tu appelles le ‘rock progressif historique’ n’est pas notre tasse de thé. Et puis, qu’il y aurait-il de ‘progressiste’ à refaire le prog à papa des 70s ? Mais cela n’empêche pas de faire des clins d’œil ou de mettre du Mellotron (sourire).


Je préfère donc ce que fait un Steven Wilson, à qui il est reproché de ne pas refaire « The Raven… », à… d’autres 


 
Tes compositions se fondent essentiellement aussi sur une base mélodique (à l’image de ‘Il neige encore’) qui semble être au cœur de ton œuvre et surtout de ce dernier album, la rendant ainsi accessible à un large public là où d’autres s’obstinent dans des titres plus alambiqués. Est-ce une remarque que tu confirmes et est-ce que tu penses que le rock progressif s’est un peu à un moment auto-centré sur lui-même le rendant parfois trop illisible pour percer un peu plus ?

Tu sais, je crois humblement que faire du prog illisible est peut-être plus facile que de créer un environnement accessible malgré une complexité qui ne s’entend pas toujours. Je parlais de Genesis tout à l’heure. Si tu écoutes bien les albums de la période Collins, il y a des compositions sacrément complexes qui n’en ont pas toujours l’air, il n’y a qu’à écouter ‘Domino’ sur "Invisible Touch" ou la suite ‘Duke’s Travel’ / ‘Duke’s End’ ! Je me demande si bon nombre d’artistes et d’auditeurs ne sont pas restés bloqués dans un espace-temps qui n’a plus cours. D’où les revivals et les ‘tribute bands’ à Pink Floyd qui font florès. Je préfère donc ce que fait un Steven Wilson, à qui il est reproché de ne pas refaire "The Raven…", à… d’autres ! En parlant avec des plus jeunes, tu te rends compte que le prog est une musique qu’ils ne comprennent pas, ils n’ont pas les codes. Pourtant, nombre de spécificités du prog se sont introduites dans bien d’autres genres musicaux, dont le hip-hop. Le hiatus, c’est que bien souvent le progressif est devenu régressif. Alors oui, je suis fan des bases mélodiques, j’ai été biberonné aux Beatles et mon premier concert a été de voir The Wings !





 
"À Ciel Ouvert…" est sorti en 2016, "eau | feu" en 2022, comment mesures -u la progression entre ces deux albums ?

Le premier répondait à une urgence intérieure et a donc les qualités et les défauts d’une spontanéité que j’assume pleinement. Il me semble que le projet a évolué avec les deux albums suivants. Sur le dernier, la qualité de l’enregistrement et de la production ont demandé beaucoup de travail et de réflexion, sans pour autant oublier la spontanéité de certaines prises. On avance, pas à pas, et on accumule de l’expérience.


Je lis avec attention ce qui est écrit à propos de Grandval, que cela me fasse plaisir ou pas. 


 
Tu n’ignores pas que dans la chronique de "Descendu sur Terre", le chroniqueur soulignait un axe de progrès par rapport au chant. Est-ce que c’est quelque chose que tu comprends et sur lequel tu as effectué un travail particulier ? ou bien c’est une partie que tu considères naturelle et que finalement ces imperfections ressenties constituent une richesse et apportent un côté humain et authentique à ta musique ?

Je me rappelle très bien. Et si je ne m’abuse, ledit chroniqueur n’est pas un amateur invétéré du chant en français. Ceci explique peut-être un peu cela. Dans le même temps, je lis avec attention ce qui est écrit à propos de Grandval, que cela me fasse plaisir ou pas. Parfois les analyses me semblent à côté de la plaque, souvent je prends cela comme une autre vision de ma musique qui m’éclaire. Non, dans tous les cas, ça m’éclaire ! Cela peut être des comparaisons auxquelles je n’avais pas du tout pensé. Par exemple, très récemment un chroniqueur a trouvé du Miossec dans mon chant. Je prends ce qui est dit et j’essaie d’analyser ce que je trouve pertinent. Pour ce qui est du chant, je dois bien faire avec la voix que j’ai. Dans la chanson française en général, le chant a une importance particulière qui va parfois jusqu’à l’excès en étant mixé trop en avant. J’essaie de conserver un équilibre tout en gardant une forme de fragilité spontanée que j’aime chez Christophe par exemple ou plus calculée comme chez Bashung. Mais cela demande quand même de l’attention. Par exemple, pour ‘Les Jours Innocents’, j’ai réenregistré les pistes vocales dans le studio de Jean Pierre Louveton, ne faisant que des overdubs minimes dans le mien. Cette forme de collaboration m’a apporté du recul et j’espère travailler plus souvent sous une forme comparable. Mais je ne veux pas perdre l’éruption spontanée qu’il y a souvent dans les premières prises, quelque chose d’essentiellement humain, comme tu dis.


‘Heinrich (un monde bien étrange)’ nous fait un peu penser à du William Sheller dans sa construction et dans son interprétation. Le titre passe par plusieurs phases, notamment une atmosphérique pour se conclure sur un mouvement furieux. C’est l’un des titres les plus progressifs de l’album, pourquoi donner une telle couleur à ce titre en particulier ?

Tu vois, cette comparaison, je ne l’ai pas vue venir ! Elle me ravit parce que j’aime beaucoup Sheller et que je tiens "Ailleurs" pour un album très prog dans l’esprit. ‘Heinrich’ est un collage, un peu à la manière des Beatles. La première partie est plus intime et sophistiquée, la seconde plus directe. L’expression ‘Un  monde bien étrange’ fait le lien. Même déséquilibrées dans leur durée et leur intensité, ces deux parties me semblaient nécessaires et intimement liées. C’est sans doute ce titre qui pousse le plus loin le cri par rapport à l’urgence climatique, mais comme souvent j’essaie de brouiller les pistes. On peut lire ou écouter au premier degré. On peut aussi fouiller les références et les sujets auxquels je fais allusion.


 
La famille progressive semble être une grande famille. Tu collabores avec Jean-Pierre Louveton et Jean-Baptiste Itier, il y a des festivals dédiés mais finalement peu de mélanges avec d’autres genres comme le metal progressif souvent à part, pourquoi n’y a-t-il pas plus de passerelles entre ces deux genres et un festival par exemple ouvrant ses bras à du rock et metal progressif ?

Il y a bien sûr un côté familial. Mais il ne faut jamais oublier qu’il peut y avoir des choses planquées sous le tapis.  Pour répondre à ta question, ce serait plutôt aux organisateurs de festivals qu’il faudrait t’adresser ! Je me souviens que le festival Le Péage Du Rock’ avait tenté cette fusion lors de ses éditions de 2016 et 2017. En France, beaucoup de festivals prog sont organisés par des amateurs du genre, bénévoles, et qui mettent donc souvent en avant leurs propres goûts, ce qui peut se comprendre. Les groupes de metal progressif peuvent arriver à jouer dans des festivals metal. Pour les autres, c’est beaucoup plus compliqué : peu de festivals dont beaucoup disparaissent, hélas.





 
La guitare tient un rôle important sur cet album comme peuvent en témoigner les premières secondes de ‘Aqua et Igni’ mais aussi de nombreux solos. La guitare est toujours aussi expressive et contribue pleinement à la narration du récit, en quoi est-ce que la guitare plus qu’un autre instrument apporte selon toi un surplus d’émotion ?

Je ne suis pas vraiment de ton avis ! ‘Aqua et Igni’ commence par des voix a capella et un splendide roulement de JB Itier. Le riff est ensuite porté par la basse. Cependant, il y a les interventions de JP Louveton qui ponctuent en effet magnifiquement le propos. Cependant, je crois que cet album est le moins guitaristique des trois. À part JP ici où là, toutes les autres guitares sont jouées par Olivier et moi, pas d’autres invités cette fois-ci. J’essaie de ne pas/plus accorder tant d’importance à tel ou tel instrument, chacun d’entre eux peut prendre tour à tour le lead – basse et batterie comprises – et parfois on peut même confondre, comme mon solo d’e-bow sur la fin de ‘Il neige encore’ ou les enchâssements guitare-claviers d’Olivier sur ‘Érables et Chênes’. Si l’instrument rock par excellence est la guitare, alors nous sommes désormais peut-être plus proche du post-rock dans son aspect transgressif, le chant en plus. Je suis un peu moins ému par les guitaristes. Certains me touchent toujours : Jeff Beck, John McLaughlin, Terry Kath, Tommy Bolin…


La formation live apporte un sang et un son qui m’intéressent et me stimulent.


 
La trilogie se termine, comment te sens-tu au terme de ce projet et est-ce qu’il constitue la fin d’un chapitre et l’ouverture d’un autre sous une autre forme peut-être ?

C’est un curieux mélange de sentiments. En terminant par ‘Fin de partie’ et ce son de guitare qui s’éloigne, on peut se dire que quelque chose est bouclé, irrémédiablement. En même temps, rien n’est dit de manière définitive. Tu sais, quand un album part au pressage, il n’est presque plus à moi et je regarde déjà devant. Je réfléchis donc à la suite, et je pense y associer encore plus mes camarades de répétition actuels. La formation live apporte un sang et un son qui m’intéressent et me stimulent.


 
Cette nouvelle année commence et nous pensons que tu trépignes d’impatience de pouvoir faire vivre cette trilogie sur scène, quels sont tes projets de concert et qu’est-ce qu’on est en droit d’attendre de Grandval en concert (scénographie…) pour retranscrire la densité de ces trois albums ?

C’est vrai que l’impossibilité de jouer en public depuis le départ est pesante. Là, on répète en trio, avec Olivier qui tient la guitare et les claviers. On a assez perdu de temps avec les guitaristes (rire) ! On essaie de trouver des dates et des opportunités, mais ce n’est pas facile. D’ailleurs, si un tourneur ou un agent lit ces mots… Je fais beaucoup de choses pour Grandval, mais cette partie n’est pas dans mes cordes. Le répertoire est proche d’être bouclé et il pioche dans les trois albums pour construire un climat plutôt qu’une histoire avec un fil d’Ariane. Comme nous ne sommes pas des poseurs et que notre approche n’est pas théâtrale, la scénographie devrait être épurée avec des lumières froides, on va voir ça bientôt en résidence. 


 
Qu’attends-tu de cet album ? Une prise de conscience de tes fans, du public par rapport aux messages que tu passes ?

Si j’ai des fans dans la salle, qu’ils se lèvent (rire) ! Franchement, c’est trivial, mais j’attends déjà d’en vendre pour pouvoir en faire un autre, c’est aussi basique que ça. Après, je me sens un peu comme un écrivain ou un peintre. Ma musique ne m’appartient plus à ce stade, c’est au public de prendre conscience ou pas, je suis un émetteur. C’est sûrement quand on les rencontrera dans les salles de concert que je pourrai commencer à comprendre leur point de vue sur Grandval et ses messages.


 
On te laisse le dernier mot pour nos lecteurs ?

Déjà merci à toi et à Music Waves de m’offrir cette opportunité ! Ami lecteur, si tu es arrivé jusqu’ici, c’est que nous avons réussi par ce jeu de questions/réponses à capter ton attention. Si tu veux nous soutenir, tu peux nous suivre un peu partout sur les réseaux sociaux, YouTube et les plateformes de streaming. Mais si tu veux vraiment nous permettre d’aller de l’avant, eh bien, il faut acheter nos albums, sur notre site grandvalmusic.com et sur celui de notre label vallislupi.fr, et bientôt nous découvrir sur scène. Alors, à très vite, j’espère !



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/grandvalmusic
 
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