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TITRE:

AS THEY BURN (26 AVRIL 2022)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METALCORE



De retour avec un single 'Unable to Connect' prémice de l'EP à venir à la rentrée, As They Burn nous dévoile tout sur cette reconnexion...
STRUCK - 05.08.2022 -
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Le dernier signe de vie d'As They Burn remonte en 2015 et une tournée d'adieu en compagnie de Betraying the Martyrs. Sept longues années plus tard, le groupe de nouveau inspiré revient avec un single 'Unable to Connect', avant-goût de l'EP qui nous attend pour la rentrée. Retour sur les raisons de ce come-back attendu d'un groupe sans aucune compromis...





Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée et à laquelle vous auriez potentiellement marre de répondre ?

Milton Bakech : Bonne question pour une première question (Sourire). En remettant les choses dans leur contexte, c’était "Présentez-vous" puisqu’à l’époque, le groupe existait, avait son activité récurrente et c’est vrai que c’était la question un peu barbante (Rires). Mais finalement, aujourd’hui, je ne pourrais pas dire ça, cette question ne fait plus sens étant donné qu’il y a eu sept ans d’arrêt et qu’il faut remettre les choses dans leur contexte…


Si on refait l’historique rapidement, As The Burn a connu une ascension remarquablement rapide, deux albums en trois ans, un succès certain et des concerts énormes avec en point d’orgue le Hellfest ou le Motocultor, quels souvenirs gardez-vous de cette époque incroyablement riche ?

Milton : On en garde des souvenirs incroyables. On était jeunes, c’était il y a dix ans voire plus et d’avoir la "chance" -parce que c’est quand même du travail- de vivre ça à cet âge-là, c’est très gratifiant, ça te donne des outils entre les mains qui sont assez incroyables, ça forge beaucoup et tu te sens fier et libre. C’est ce sentiment qui accompagne ces souvenirs et cette époque.
Le point d’orgue effectivement est un Hellfest avec un premier album seulement, c’était vraiment magnifique. La même année, il y a eu le Motocultor. Deux ans après, on sortait un autre album dans des conditions encore différentes puisqu’on avait signé chez Victory Records : on découvrait un autre monde en termes de moyens et de possibilités. Mais ce ne sont que des bons souvenirs…


On a l’impression qu’en cinq-six ans, vous en avez fait plus que certains en vingt ans de carrière, avez-vous également ce sentiment avec le recul ?

Milton : Non, pas vraiment, parce qu’on n’a jamais vraiment regardé le rythme des autres pour nous positionner. On faisait les choses comme on avait envie de les faire, comme on le sentait, donc pour nous ça nous a toujours paru naturel de travailler avec ce rythme. Ça n’a jamais été une envie de notre part, de nous démarquer, d’être pro-actifs… Mais c’est un point de vue alors que d’autres pourraient nous dire l’inverse parce que d’autres groupes produisent encore plus…


Mais on parle surtout de succès, plus que de sorties d’albums…

Milton : Tant mieux (Rires) !


On s’est toujours promis que si à un moment donné, on n’était pas capables de faire mieux que ce qu’on proposait, on arrêterait




Et finalement, cette folle niveau activité peut-elle expliquer le split de 2015 ? En d’autres mots, est-ce que tout n’était pas allé trop vite et trop loin peut-être ?

Milton : Non ! Je ne pense pas du tout que ça ait eu à voir avec l’arrêt du groupe ; au contraire, tout ce qui nous est arrivé nous a toujours énormément motivés et on s’est toujours promis que si à un moment donné, on n’était pas capables de faire mieux que ce qu’on proposait, on arrêterait. Et quand on s’est retrouvé face à ce cas de figure, on a ressenti que ce n’était pas un plaisir pour nous de se dire qu’on n’arrivait pas à faire un meilleur album que le dernier…


… vous étiez donc en phase d’écriture d’un nouvel album…

Milton : On avait commencé et on avait une quinzaine de maquettes… et on sentait que ça ne prenait pas.
Entre le moment où on a commencé à composer et le moment où on s’est fait à l’idée qu’on n’arriverait pas à aller là où on voulait, il s’est passé un an, un an et demi maximum. On a repoussé la décision après avoir tout essayé : on a tout essayé pour trouver la bonne formule, pour que surtout tous les musiciens soient à leur place à ce moment-là, que tout le monde soit emballé par le projet et puisse donner tout ce qu’il fallait. Et quand on s’est rendu compte, on ne s’est pas voilé la face : en quelques semaines, on a compris qu’on ne pourrait pas faire ce qu’on voulait faire et que ça ne servirait à rien de faire quelque chose de moins bien. Surtout qu’à ce moment, on n’avait plus 20 ans -on avait tous 25 ans voire un peu plus pour certains- car ressortir un album, c’est se relancer dans minimum deux ans de tournées, de promos et de sacrifices financiers et personnels en autres, on a réalisé que ça n’en valait pas le coup puisqu’on savait qu’on ne serait pas à la hauteur de tout ça. Mais aucun regret sur la décision !


On n’a jamais voulu survoler notre sujet


Cette décision est toute à votre honneur, en revanche, vous êtes conscients qu’elle a créé énormément de déception parmi vos fans…

Milton : C’est une pression qu’il faut avoir quand tu as l’ambition de vouloir faire des choses sérieuses et aller toucher des fans.
Si on a eu des fans, c’est parce aussi qu’on avait cette exigence entre nous pour essayer de faire une musique qui allait parler aux gens, une musique qui raconte quelque chose, une musique dont on est fiers encore aujourd’hui. On n’a jamais voulu survoler notre sujet, au contraire, on a toujours voulu donner tout ce qu’on avait à donner et même plus encore pour ne pas se contenter de juste toucher quelques personnes et s’arrêter là : on a toujours voulu proposer la musique la plus sincère possible.


Tu nous confirmes donc qu’il n’y avait strictement aucune possibilité de trouver un compromis à l’époque.

Milton : Non, ce n’a pas été possible (Rires) !


Nous sommes donc en 2015 et tout s’arrête : comment vit-on ça humainement sachant que le retour à une vie "normale" a dû être rude ?

Milton : On a bien amorcé la fin du groupe en faisant cette petite tournée d’adieu qui nous a permis de partir la tête haute. Je pense qu’en accompagnant la fin du groupe, on avait ce sentiment de fierté et la certitude qu’on avait fait le bon choix pendant très longtemps. Je pense que le doute a commencé à s’installer -ne serait-ce qu’un tout petit peu- quelques années après et sans qu’on le sache encore, ça allait repartir mais il fallait aussi accepter que le manque allait se faire ressentir et s’installer.


Le plus important était de valider si on était capable de refaire du son




Justement, nous sommes en 2022, vous êtes ici pour annoncer votre retour : quel a été l’élément déclencheur ? Tu as évoqué le manque mais ne serait-ce finalement pas une rencontre fortuite comme pourrait en témoigner la présence à cette interview de Luigi ?

Milton : Il y a plusieurs raisons et notamment une qui est assise à côté de moi (Rires) ! Et les circonstances ont fait qu’à un moment, il y a eu une ouverture. Luigi -avec qui j’étais en coloc’ à l’époque- et moi-même étions partis voir un concert de notre ami Junior Rodriguez qui à ce moment faisait la promo de "Starting from Nowhere". Et vers 1 heure du matin, avec Luigi, on s’est dit que soit on rentrait pour faire un son et on ne se coucherait pas tant qu’on ne l’aurait pas fait, soit on se couchait… On a choisi la bonne option : on s’est couchés vers 9-10 heures du matin…
Luigi -qui est aussi producteur- peut faire de la musique tout seul : le gros challenge a été pour Luigi -qui connaissait le groupe mais qui n’avait composé pour lui- de faire en sorte qu’il comprenne comment composer pour As They Burn en faisant ce qu’il savait faire.

Luigi Marletta : Il fallait que ça sonne As They Burn mais nous n’avions pas de vue si ce morceau allait naître ou non, nous n’avions pas cette prétention à ce moment-là. Le challenge était de faire du As They Burn sachant que c’était la première fois que je le faisais même si j’avais déjà tourné avec eux… Il faisait donc faire un morceau pour As They Burn et voir ce qui en découlait après et manifestement, je pense qu’on a fait le bon choix (Sourire).

Milton : Mais finalement, il fallait surtout savoir si on était toujours capables d’en faire et ce premier titre a tout de suite sonné dans la lignée du dernier album qu’on avait sorti, comme si c’était le dernier titre de ce dernier album. Ce titre ne sortira jamais parce que c’était un test d’essai mais le plus important était de valider si on était capable de refaire du son.


Outre Luigi, du noyau dur du groupe, il ne reste que toi Milton, Ronald et Kevin. Pourquoi les autres n’ont-ils pas suivi ?


Milton : C’est pour des raisons différentes pour les deux au départ mais finalement, c’est surtout parce qu’aujourd’hui, dans leurs vies, avec ce qu’ils ont et ce dont ils ont besoin, ça ne colle pas comme projet. Je pense que ça aurait été une mécanique plus sentimentale de repartir tous les cinq mais on a très vite compris que le noyau dur qui en est ressorti, ça a été nous deux Luigi et moi qui très rapidement ont attiré Ronald et Kevin. Même si les autres seront toujours As They Burn, pour ce projet, ça n’aurait pas pu se faire avec l’ancien line-up.
C’est aussi pour ça que je dis qu’une des raisons de la reformation du groupe est la présence de Luigi parce que je pense que si ça avait été avec l’ancien line-up, je ne pense pas que ça serait reparti.


Mais c’est la vie incomprise parfois des fans mais la vie d’un groupe passe par des changements de line-up pour garder la fraîcheur du groupe et continuer à le faire avancer, évoluer…

Milton : Ce sont des choix importants mais dans notre cas, c’étaient des choix évidents ! Ce n’étaient donc pas des décisions difficiles à prendre puisqu’elles étaient évidentes et même pour Fabio et Hoby qui étaient les deux guitaristes du groupe.
Il n’y a donc eu aucune "tension" : tout le monde a été d’accord sur la direction que le groupe devait prendre.


Vous êtes aujourd’hui ici pour évoquer ce retour avec un single ‘Unable to Connect’, sept ans après l’arrêt du groupe. Sept années, c’est énorme d’un point de vue artistique et même commercial, n’avez-vous pas de craintes quant aux réactions des gens face à ce retour ?

Luigi : Si, d’autant que pour moi, c’était le premier titre en tant qu’As They Burn. Donc oui, avant le premier commentaire, les premières réactions, je ne savais pas si les gens allaient accepter ce nouveau titre comme du As They Burn. J’ai craint que certains disent que ça ne ressemble pas à du As They Burn, qu’ils préféraient avant… mais jusqu’à preuve du contraire, il n’y a eu que des bons retours.


On n’a jamais voulu faire partie d’une mode, ça ne nous a jamais intéressé de toute manière !




De la même façon, vous sentez-vous encore pertinents musicalement dans une époque où les modes se chassent rapidement les unes après les autres ?

Milton : Oui et non dans le sens où l’expérience nous fait savoir qu’avec du travail et de la passion, il faut savoir que l’essence même de ce qu’on fait reste la musique -surtout dans le metal- contrairement à d’autres styles où il y a beaucoup d’autres facteurs qui peuvent entrer en jeu que la musique même.
On s’est dit qu’il fallait quoi qu’il arrive qu’on reste focalisés sur la musique et c’est ce qu’on a réussi à faire sans se disperser en restant focalisés sur la composition, sur les enregistrements, sur le mix, sur le mastering parce qu’on savait que le plus important était notre musique et qu’il fallait que ceux qui l’écoutent -qu’ils soient 5 ou 50.000- il fallait qu’elle soit aboutie, du solide et sérieux. Ca nous a permis de ne pas nous perdre en regardant ce qui se passait autour.
On a toujours été un peu différents déjà à l’époque, que ce soit en termes de couleur musicale et aussi un peu de business, et aujourd’hui on est très fiers de toujours marquer une certaine différence : on n’a jamais voulu faire partie d’une mode, ça ne nous a jamais intéressés de toute manière !


Ce single, c’est donc ‘Unable to Connect’, un court brûlot de trois minutes : c’était important pour vous de faire court et direct ?

Milton : Le choix du single a été long. Tout le monde a eu des certitudes, tout le monde a changé d’avis pendant plusieurs mois jusqu’au moment où on a reçu le master final. Je pense qu’à ce moment-là, après des heures de discussion, c’est devenu une évidence à la majorité mais si chacun d’entre nous avait dû choisir un titre, chacun d’entre nous aurait choisi un titre différent… mais en tant qu’entité groupe, on s’est dit que le titre qui représentait le plus la nouvelle vague As They Burn en trois minutes, c’était ‘Unable to Connect’. Et on se garde les autres morceaux, les autres balles derrière pour ouvrir encore plus le spectre.


A l’écoute de ce titre, on retrouve le son, la patte As They Burn mais avec un côté 1990/2000 qui évoque Slipknot et Korn pour le côté à fleur de peau. Vous vous retrouvez dans ces influences ?

Luigi : Totalement ! Je pense que c’est aussi quelque chose qu’on a partagé, qu’on a en commun même quand je ne faisais pas encore partie d’As They Burn, ce sont nos influences néo-metal : Korn, Deftones… on vient de là et c’est sûrement grâce à ces groupes qu’on s’est mis à la musique et au metal. Et c’est vrai qu’aujourd’hui, prendre le parti de refaire revivre cette musique avec As They Burn a été évident et je suis content qu’on en parle et que les gens le voient, le ressentent, parce que ce sont nos racines…

Milton : On nous l’a beaucoup dit et on ne s’en cache absolument pas…


Mais n’avez-vous pas craint des reproches qui verraient ce retour moins inspiré parce qu’il serait influencé et typé néo-metal ?

Milton : Ce n’est pas le cas parce qu’on n’a pas voulu faire du néo-metal mais on a voulu le remettre au centre de notre musique ou tout du moins de notre manière de l’écrire et de la penser. On ne fait pas de néo-metal sinon on aurait fait un truc réchauffé, limite ringard et effectivement, les gens auraient pu être moqueurs…
Non, on est très contents que ces influences -qui sont très réelles pour nous- ressortent et que les gens s’en rendent compte. Comme le disait Luigi, c’est avec ces groupes que nous avons commencé la musique et je pense que ce sont ces groupes qui nous ont redonné envie d’en refaire parce que ce sont des groupes qui nous accompagneront toute notre vie…


Le titre est moins deathcore, plus néo-metal donc avec quelques pincées alternatives dans le chant, on pense sur la fin aux Deftones, peut-on dire que le nouveau As They Burn est la croisée de ces influences ?

Milton : Honnêtement, je pense que c’est ce qu’on a toujours voulu faire. Déjà à l’époque, seulement à l’époque, on était plus jeunes et on était pris dans cette vague, dans cette scène deathcore… même si on n’a jamais été un groupe de deathcore à proprement parler, comme on n’a jamais été un groupe de metalcore à 100% : on était un peu un mix de tout ça… Aujourd’hui, on n’est plus influencés par le deathcore -on n’écoute plus les groupes qu’on écoutait à l’époque comme As Blood Run Black, Job for a Cowboy, As I Lay Dying, Parkway Drive…- et c’est avec l’âge, l’expérience et la maturité qu’on arrive à faire un mélange de toutes nos influences.
Je ne pense pas qu’à l’époque, on aurait été capables de faire ce qu’on fait maintenant parce que quand tu es jeune, tu es entier et tu as tendance à mettre beaucoup, maintenant on arrive à faire quelque chose de plus condensé. Le style de musique qu’on est en train de construire est ce vers quoi on a toujours voulu aller…


Que doit-on attendre de la suite ? Doit-on s’attendre à ce que vous restiez dans cette voie d’une évolution musicale dans la lignée de ce ‘Unable to Connect’ ou quelque chose d’encore différent ?

Milton : Un EP va arriver et sortir à la rentrée vers septembre/octobre mais avant ça, il y a un deuxième single qui arrive bientôt. Il y aura six titres sur cet ÉPISODE, six titres qui sont dans un ordre très précis comme c’était le cas des précédents cds d’As They Burn il y a toujours eu une vraie histoire, une vraie couleur musicale qui évolue sur le CD…
Les gens retrouveront du ‘Unable to Connect’ mais pas seulement… Mais quoi qu’il arrive, ils retrouveront la couleur musicale d’As They Burn : ils ne seront donc jamais perdus…
Il y aura de nouvelles choses, de nouvelles expériences… il n’y a pas que du ‘Unable to Connect’, les six titres ne sonnent pas comme ‘Unable to Connect’.

Luigi : Je pense que c’est une pièce qui s’écoute du premier au dernier morceau…


Le format EP est un format intéressant pour un retour




Pensez-vous que c’est une vision réaliste de la consommation de la musique actuelle ?


Luigi : C’est la raison pour laquelle le format EP est un format intéressant pour un retour parce que six titres s’écoutent relativement plus facilement qu’un album, même si c’est un EP qui s’écoute dans un ordre précis…
Le format EP a également le mérite d’être condensé et il permet d’exprimer ce qu’on a dire pour le moment.


"Pour le moment", ça signifie que vous avez d’autres choses dans les tuyaux indiquant ainsi que As They Burn est bel et bien de retour…

Milton : Quand on a commencé de nouveau à écrire de la musique, il y a de ça maintenant deux ans, on ne s’est jamais laissé l’autorisation de rêver à plus et notamment un retour : il fallait que ça passe par la musique.
Même quand on a eu huit maquettes -sur lesquelles on n’a dû garder que deux morceaux finalement-, à aucun moment, on ne s’est projetés… Franchement, jusqu’à l’été dernier, avant de passer aux prises finales et à l’enregistrement des voix, tout était encore super flou. Ça s’est enchaîné super vite parce qu’on a eu pas mal de retours et d’intérêt du milieu professionnel sans même avoir rien sorti.
On a laissé le temps faire les choses et avec la maturité, on a compris que le temps est notre allié et contrairement à plein de gens dans cette industrie qui font tout très rapidement, on a décidé de ne pas s’inscrire là-dedans parce qu’on a besoin de temps pour faire ce qu’on fait.


Tout le contenu de cette entrevue, l’écoute de ‘Unable to Connect’ confirment qu’As They Burn revient avec un EP qui permet au groupe de continuer son aventure et proposer une musique riche qui évolue là où pensiez avoir tout dit en 2015…

Milton : Sur le premier et le deuxième album, on avait déjà réussi à faire ça mais à l’époque, on avait du temps parce qu’on avait vite le choix d’arrêter nos études. Très jeunes, on avait compris qu’on voulait foncer là-dedans, que ça allait nous rendre heureux, et du temps, on s’en est donné. Jusqu’à l’arrêt du groupe, on n’avait pas de vie professionnelle, ni de vie de famille à gérer en parallèle du groupe. Donc du temps, on en avait et quand on sort notre premier EP en 2009, on avait déjà commencé à composer l’album, il aurait pu sortir un an après sauf qu’il est sorti en 2011 pour différentes raisons… Donc là où certains pensent qu’on allait vite, on n’avait pas cette impression au contraire parce que finalement, on sortait un album tous les deux ans et on ne faisait que ça… Aujourd’hui, je pense qu’on va vite retourner sur ce schéma et si on y arrive, ça serait super !


Vu de l’extérieur, la vie d’un groupe se résume très binairement a enregistrement/ sortie d’album -dont on a parlé- et concerts… Avez-vous des choses à nous annoncer de ce point de vue sachant qu’apparemment il y a une attente des gens métier comme vous nous l’avez avoué ?

Milton : Ouais ! Ça va être annoncé prochainement. On aura une première partie de tournée sur l’automne 2022. Mais c’est complétement bouché par rapport au Covid : il y a eu tellement de reports de tournée avec tous les groupes internationaux qui reviennent à l’automne aussi que ça ne devrait pas être la partie la plus remplie… Et ensuite, il y aura une seconde partie de tournées au printemps et les festivals de l’été 2023… Notre tourneur travaille dessus mais l’objectif est clairement de faire de la scène : si on ne fait pas de scène, on ne fait pas de musique !





On a commencé par la question qu’on vous a trop souvent posée au contraire quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ou à laquelle vous rêveriez de répondre ?

Milton : Je ne sais pas…


Je vous propose d’y réfléchir et comme vous avez une activité bien chargée, on se donne rendez-vous à la rentrée pour la sortie de cet EP et on commencera la prochaine interview par cette question et votre réponse…


Milton : Très bien !

Luigi : Avec plaisir !


Merci

Luigi : Merci à toi

Milton : Franchement, merci beaucoup


Et merci à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/astheyburn
 
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