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TITRE:

YEAR LONG DISASTER (1ER AVRIL 2010)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARD ROCK



Tout artiste n'est pas forcément fait et donc doué pour faire de la promo... Daniel Davies -chanteur/guitariste de Year Long Disaster- est résolument de ceux-là ! Gageons que la musique du groupe saura mieux vous convaincre que les propos de son leader !
STRUCK - 08.06.2010 -
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Bonjour Daniel, première question traditionnelle : peux-tu te présenter toi et ton groupe ?
Et bien, nous sommes un groupe de hard rock composé de trois membres. Nous venons de Los Angeles. Et moi, je suis Daniel Davies, je joue de la guitare et je chante.

Peux-tu nous donner la signification du nom du groupe ?
Et bien, cela vient d’amis à nous qui avaient un groupe qui s’appelait Hours and Minutes et leur plus jeune frère qui est venu nous écouter a dit que nous sonnions comme un longue année de désastre (NdStruck : Year Long Disaster, en anglais) (Sourire) !

Ton actualité est la sortie de votre deuxième album « Black Magic ; All Mysteries Revealed ». Au-delà du concept de départ, est-ce qu’il y a un lien entre toutes les chansons ? En bref, s’agit-il d’un concept d’album ?
Non, pas complètement. Je veux dire que certaines chansons ont une idée commune…

Et quelle est cette principale idée ?
Et bien, je pense que c’est ce qui est cool quand tu écoutes une chanson : tu prends ce que tu veux… Peut-être que ce que je pensais -quand j’ai écris ces titres- n’est pas nécessairement ce que les gens vont ressentir quand ils vont écouter l’album…

Mais toi, qu’avais-tu en tête au moment d’écrire cet album ?
C’est juste ce qu’il se passait dans ma vie à ce moment, la façon dont j’étais affecté par le monde, comment mes amis étaient, les relations avec les gens et comment je voudrais que les choses soient…

Et quel est le lien avec la promo qui fait référence à un concept global fort lié au Mal…
Et bien, je pense que le titre vient d’une nouvelle de Mikhail Bulgakov qui traite du Bien et du Mal : quand tu as l’un, tu as forcément l’autre… Cela crée un équilibre ! Et quand le Mal est arrivé à Moscou, cela a fait ressortir des croyances qui étaient perdues…

Ce thème est assez sombre dans l’ensemble pourtant la musique de Year Long Disaster ne reflète pas ce côté sombre…
Ouais, elle n’est pas négative ou mauvaise ! Quand le rock’n’roll a commencé, les gens pensaient que c’était le Mal !
Ce n’est donc pas forcément mauvais mais c’est la principale idée…

Tu penses donc que notre perception du Mal et du Bien a évolué avec le temps et donc avec les musiques ?
Ouais ! Je pense que c’est plus lié à une période quand tu y penses et comment cela t’affecte… Cela a commencé avec une idée : quand tu l’écris, tu te l’appropries avec tes propres mots et sentiments… Je ne peux seulement écrire que ce que je connais et comment cela m’affecte !

Tu parles d’écrire : préfères-tu écrire la musique ou les paroles ?
Hum, j’aime les deux ! J’aime travailler avec les mots, tu vois ? Se concentrer sur les idées est très satisfaisant !

Et le visuel dans tout ça ? Le lien avec le thème et la musique ?
Et bien, c’est un artiste Ted CoConis qui avait déjà peint pour le premier album. Nous sommes allés chez lui, nous avons vu la peinture accrochée au mur et nous lui avons demandé si nous pouvions l’utiliser.
En fait, nous avions cette image avant même d’avoir commencé l’écriture des chansons. C’est une histoire de vibration et je pense que ça colle bien !

En bref, que ce soit visuel/paroles/musique, il n’y a pas de concept fort ?
Et bien, je pense qu’après avoir vu la pochette, lu le titre et avoir écouté les chansons, tu te rends compte que les trois se complètent naturellement mais nous n’avions rien prévu à l’avance : nous ne fonctionnons pas de cette façon…

En fait, comme tu l’as dis par ailleurs, tu laisses la libre interprétation à l’auditeur…
Ouais, ils prendront ce qu’ils veulent : exactement !

Pourquoi Year Long Disaster est un power trio ? Est-ce parce que c’est plus facile à gérer au quotidien ?
Non, c’est juste que ça s’est fait comme ça ! Tu sais, nous nous sommes rencontrés tous les trois, ça sonnait bien et nous sommes restés comme ça. Mais nous ne sommes pas opposés à jouer avec d’autres personnes…

N’est-ce pas compliqué de tourner avec un groupe de stoner comme Karma to Burn pour le groupe de hard rock que tu es ? Comment réagit le public ?
Hum, ils apprécient (Sourire) !

Mais la différence entre les deux groupes n’est pas un problème ?
Ouais mais je ne pense pas que ce soit un problème si les choses sont différentes… Pleins de gens aiment pleins de types de musique : ils veulent juste qu’elles soient bonnes, tu vois ?
Nous sommes interactifs, Rich (NdStruck : Mullins) est dans les deux groupes. Ils sont différents mais j’ai fait des chansons avec eux, ils ont fait des chansons avec nous… et tout semble marcher !

Penses-tu que le fait d’être le fils de Dave Davies (NdStruck : guitariste des Kinks) a été/est une bonne ou une mauvaise pour toi et ton groupe ?
Hum, je ne sais pas si c’est bien ou mal ? C’est juste que c’est comme ça ! C’est mon père : j’ai grandi dans un environnement rock’n’roll et ça a façonné mon existence, tu vois ? Etre sur la route, jouer de la musique est une chose naturelle pour moi. Et de ce point de vue, c’est une excellente chose !

[IMAGE1]

Mais est-ce que cela t’a ouvert certaines portes ?
Hum, dans le business, ça n’a pas d’importance ! Ce qui est pris en compte dans la balance, c’est de savoir si les gens aiment ta musique, tu vois ?
Mais peut-être que des fans des Kinks m’ont écouté par curiosité et si ils ont aimé, c’est tant mieux ! Cela dépend comment tu sonnes pour eux, tu vois ? Ca marche beaucoup comme ça…

Et à l’inverse, as-tu subi des regards méprisants considérant que tu es né avec une guitare d’argent dans les mains ?
Hum, peut-être que cette fausse idée existe ? Je veux juste dire que tous ceux qui suivent notre groupe se rendent compte qu’on travaille vraiment dur en faisant des albums et nous tournons énormément…
Donc, voilà mais les gens pensent ce qu’ils veulent !

Si tu devais choisir un titre de la discographie de Year Long Disaster pour faire découvrir ta musique à quelqu’un qui connaîtrait pas le groupe : quel titre choisirais-tu et pourquoi ?
Sur cet album, j’aime beaucoup « Stranger in My Room » et je pense que beaucoup de gens peuvent aimer cette chanson !
Oui, je pense que c’est une bonne introduction à nos mélodies…

Imaginons que tu sois vendeur : quels arguments choisirais-tu pour vendre « Black Magic ; All Mysteries Revealed » ?
J’échouerais (Rires) ! Je suis horrible quand il s’agit de me vendre : je suis très mauvais !
Je ne sais pas, je dirais juste que c’est du bon hard rock !

Demain, vous allez jouer à Paris, est-ce la première fois que vous jouez en France ?
Oui, ce sera notre première fois…

Et qu’est-ce que vous attendez de ce passage ?
Je ne sais pas… Nous découvrirons sur place… A l’évidence, les français sembleraient plus attentifs et patients vis à vis de la musique et de l’art en général. Je m’attends à ce que ce soit bien (Sourire) !

Que voulais-tu faire quand tu étais gamin ?
Hum, quand j’étais gamin ? Je ne sais pas… Je pense que je voulais… J’aurais aimé peindre des modèles ou faire des effets spéciaux pour le cinéma… et puis quand je suis passé adolescent, j’ai joué de la guitare et j’ai laissé tomber le reste…

Quel a été le déclic ?
J’aime ressentir le moment quand tu bouges, j’aime beaucoup jouer « live ».

Tu es considéré comme un showman : quels musiciens t’ont influencé ?
Hum, il y a pleins de musiciens que j’aime… J’aime ZZ Top, Jimi Hendrix… pleins de groupes…
Je pense que nous avons pris plein de choses de pleins de musiciens, de groupes dont nous avons appris…

Qu’est-ce que tu ressens quand tu lis que Lemmy de Mötorhead dit que « Year Long Disaster joue le rock’n’roll comme cette musique devrait être jouée » ?
C’est super que quelqu’un comme lui dise ça de nous : c’est flatteur !

Et comment l’expliques-tu ?
Je ne sais pas peut-être parce qu’il a raison (Rires) !

Justement tu l’as rencontré lorsque vous avez fait la première partie de Motörhead…
… Oui, il a regardé tous les groupes pour voir si ils étaient bons car il devait garder quelqu’un pour tourner avec eux… Donc, ouais, c’est très flatteur !

Qu’est-ce que ça fait de tourner avec des groupes légendaires comme The Cult, Foo Fighters, Mötorhead ?
Nous avons beaucoup appris au contact de tels groupes qui jouent à un haut niveau… Quand tu joues avec les Foo Fighters dans un stade énorme, devant plus de 10.000 personnes, c’est différent des spectacles dans des clubs… C’est plus du divertissement, c’est différent !
Mais c’est intéressant d’apprendre de ces gens…

Et ce n’est pas difficile de passer de l’un à l’autre ?
J’aimerais jouer seulement dans des stades, c’est sûr (Rires) ! C’est toujours cool !

Mais ce n’est pas trop dur de jouer dans des clubs après avoir connu des stades combles ?
Non ! Je veux dire que c’est toujours jouer de la musique que ce soit devant 10 ou 10.000 personnes… Et ce que nous faisons !

A propos de scène peut-être, quel est ton meilleur souvenir en tant qu’artiste ?
Je ne sais pas (Rires) ? En fait, j’ai beaucoup aimé faire nos albums, travailler avec Nick (NdStruck : Raskulinecz producteur des Foo Fighters, Alice in Chains, Buzz, Marilyn Manson) : c’était un moment très positif et créatif !

Mais tu ne disais pas tout à l’heure que ce qui t’as décidé à faire de la musique, c’était de jouer sur scène ? N’est-ce pas contradictoire ?
(Silence) Ouais, tu peux avoir de supers moments à jouer sur scène mais rien de comparable à ça !

Tu viens de parler de ton meilleur souvenir, quel est le pire ?
Etre malade en tournée… c’est le pire !

Ca me rappelle un passage du film « Anvil », est-ce que tu te reconnais dans ce film et ce groupe ?
Hum, c’est sûr que tous les groupes ont connu à un moment des jours où il était dur de se faire payer… des choses difficiles arrivent mais pour être honnête, je ne pense pas que ce groupe soit très bon ! Je n’aime pas trop ce qu’ils font !
Mais il y a certaines choses dans lesquelles tous les groupes pourront se reconnaître… Il y a toujours des moments difficiles, où tu ne sais plus où aller… C’est comme tout dans la vie, des choses supers peuvent arriver comme des mauvaises…

[IMAGE2]

En parlant de mauvaises choses, quelle est ton opinion sur l’industrie du disque ?
Tu sais la musique populaire actuellement n’est pas très bonne ! Cela ressemble à une phobie de l’art où le plus important est de vendre un produit et non de développer un groupe…

Et quelle est la place de Year Long Disaster dans cette industrie ?
(Sourire) Hum, je ne sais pas… On essaye de se faire un nom par nous-mêmes, trouver notre place dans le rock…

Mais concrètement, tu te sens plus dans ou hors de ce système ?
Un peu les deux (Rires) !

Question « Lost » : ton avion se crashe sur une île déserte mais le scénariste te donne malgré tout le droit d’amener cinq albums dans tes bagages : lesquels prends-tu ?
Je ne sais pas… Je pense que j’en emporterais aucun ! En fait, je pense que je préférerais faire appel à ma mémoire pour me rappeler des titres que j’aime…

Tu préférerais donc amener ta guitare pour les jouer…
(Rires) Ouais, je préférerais ça. Je préférerais apporter ma propre guitare !

Et une femme…
Et une femme, ouais (Rires) !

Connais-tu des groupes français ?
Hum, pas beaucoup… Je ne connais que les connus comme Justice, le groupe Phoenix qui est très populaire en Amérique, Air, Serge Gainsbourg…

Mais aucun dans le style que je joue ?
Non, je n’en connais pas… Johnny Hallyday…

Voilà, un artiste rock…
(Rires) Oui, mais je ne connais pas de groupes français hard rock.

Connais-tu des mots français ?
Pas vraiment…

Demain sur scène, tu ne lanceras aucun mot français à la foule ?
Non, je n’ai pas l’habitude de faire ça, je préfère parler anglais et ne pas essayer de parler français, espagnol, allemand… j’aurais l’impression d’être un boucher de ces langues (Rires) !

Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posé ?
Je ne sais pas… Elles sont toutes plus ou moins similaires mais la question à laquelle je ne sais jamais répondre est celle où on me demande de parler de Year Long Disaster : je ne sais pas comment y répondre, je ne sais pas quoi dire, tu vois ?
Regarde la pochette de l’album, si elle te plaît, écoute : mais je ne sais pas quoi dire de plus !
Je ne veux pas dire aux gens quoi faire, les choses doivent aller d’elles-mêmes !

Mais tu es conscient que c’est le jeu de la promo qui est dans l’industrie du disque ?
Ouais tu as raison mais c’est juste que je ne suis pas bon pour me vendre (Rires) !

On a parlé de la question qu’on t’a souvent trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?
Je ne sais pas…

Je ne sais pas : une question à laquelle tu souhaiterais répondre et que je ne t’aurais pas posée ?
Non, je pense que tu as fait le tour, tu as tout couvert !

Avant de se quitter, que souhaiterais-tu dire aux lecteurs de Music Waves ?
Venez nous écouter ! Je ne sais pas… c’est une autre chose à laquelle je ne sais pas répondre, je ne sais pas quoi dire aux lecteurs… J’espère que vous apprécierez l’album ! Découvrez-nous et écoutez-nous !


Avant de refermer cette interview, merci à Roger de Replica et Loloceltic pour ses questions…


Plus d'informations sur http://www.yearlongdisaster.com/
 
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