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A PROPOS DE:

AC/DC - STADE DE FRANCE - 18 JUIN 2010


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
HARD ROCK

En cette fin de printemps, l'un des plus grands groupes de rock donnait deux représentations sur Paris. La deuxième soirée était l'occasion pour Musiwaves d'assister à un show à la hauteur de leur carrière.
HYPERUNKNOWN - 20.06.2010 - 3 photo(s) - (0) commentaire(s)
Un an après une double date dans la dôme de Bercy, les papis du rock Ecossais remettaient le couvert pour une double date à ciel ouvert au creux de l’immense Stade de France. Avec des conditions météos propices, ce vendredi de deuxième prestation sous l’œil alléché de plus de 80 000 personnes promettait pourtant d’être très électrique.

A 18h30 devaient débuter les hostilités avec en préambule Killing Machine composé des membres fleur bleue, passés ou présents de Belladone, Slayer, Testament ou encore Evergrey, puis une heure plus tard Slash venu défendre son tout premier album solo.

N’ayant pu arriver plus tôt pour des raisons professionnelles (en plus de la fatigue du vendredi pour marcher plus vite) je découvre le ring où va se dérouler le combat des chefs, en plein entracte entre deux premières parties. Pas de Killing Machine pour moi donc, mais ma bave va quand même couler rapidement car quelques minutes après Slash fait son entrée. En Pelouse Or (devant de la scène) le spectacle va être à coup sûr plus appréciable, d’autant que pour l’instant aucun écran géant n’est prévu.

Venu le seconder sur les routes, l’excellent Myles Kennedy (Alter Bridge) sera chargé de pousser la chansonnette à l’instar de deux des titres de l’album éponyme. Logiquement « Ghost », premier brulot du skeud de Slash - interprété normalement par Ian Astbury (The Cult) - est choisi pour commencer la démonstration. Slash s’impose déjà par ses mouvements et sa massive silhouette, tout comme Kennedy qui rempli parfaitement son rôle de rock-star aguicheuse derrière ses lunettes noires quoique souriante. Malheureusement le son, lui, n’est pas au rendez-vous. Les aigus saturent à tour de bras, la voix Kennedy se perd en braillements stridents et plus grave le feeling de Slash perd le plus souvent de sa superbe. Dommage pour les amoureux de l’époque Guns étant donné le riche répertoire recensé ce soir. Dommage aussi car la sublime « By The Sword » vocalisé en studio par Andrew Stockdale (Wolfmother) avait eu la chance de venir à nos oreilles. Malgré tout, le public sera visiblement conquis par ces relents de « Appetite for Destruction ? » ou de « Use Your Illusion II ».

Setlist de Slash :
Ghost
Back from Cali
Nightrain (Reprise de Guns N’ Roses)
Rocket Queen (Reprise de Guns N’ Roses)
Sucker Train Blues (Reprise de Velvet Revolver)
Starlight
By The Sword
Civil War (Reprise de Guns N’ Roses)
Slither (Reprise de Velvet Revolver)
Sweet Child O' Mine (Reprise de Guns N’ Roses)
Paradise City (Reprise de Guns N’ Roses)

Vous ai-je conté toute la sublimité de la Pelouse Or du Stade de France ? Et bien, outre la promiscuité avec la scène et le respect de l’espace vitale entre chaque personne (c’est déjà beaucoup non ?), il y a également une buvette « affrétée » spécialement pour les quelques privilégiés des lieux avec (tenez-vous bien !) des hommes-fûts qui se déplacent pour vous servir la bière directement dans votre verre. J’en ai encore le vertige, c’est tellement beau…
Tout ça pour dire que pendant une demi-heure, ceci est resté la seule animation importante en dehors des roadies qui installèrent et réglèrent cette pyramide de sono et artifices en tout genre.

Il est maintenant 20h30, un vent frais agréable s’invite au spectacle, le ciel s’enténèbre lorsque des spots surpuissants prennent le relais des quelques rayons du soleil. Un écran géant, pour l’instant seul acteur visible, diffuse des images animées pendant deux bonnes minutes, et dont les bruitages font monter progressivement la pression, puis soudain, plusieurs explosions accompagnent l’entrée d’ une énorme tête de locomotive s’avançant sur scène. Avec des telles allusions ferroviaires, c’était à coup sûr « Rock N' Roll Train » qui débutait le voyage sur rail. Tout sourire, Brian Johnson s’explique avec conviction au public déchainé alors que le petit écolier à la grande guitare semble déjà effrontément sur ressorts.


[IMAGE1]


La jetée de quelques 30 mètres séparant les deux pelouse or devient vite le terrain de jeu des deux bonhommes. Plus en retrait, le frérot Young et Cliff Williams semblent bien moins concernés. Peu importe, les deux électriciens survoltés sont branchés sur du mégavolt suivis par la ferveur de la foule quand « Back in Black » entame ses premiers accords. Ferveur qui ne faiblira jamais d’ailleurs et surtout pas sur l’autoritaire « Big Jack » ou sur un « Thunderstruck » d’anthologie (avec une intro pareille, difficile de faire moins ! ).

De là où je me trouve, il faut avouer que le son est véritablement irréprochable. Tout passe bien, des miaulements aigus de Johnson aux soli de Young. Des amis placés de l’autre côté du Stade face à la scène me diront qu’il en était tout autrement. Aucun son potable n’ayant été récupéré par leurs oreilles pourtant de spécialistes du groupe. Proche de la scène, on profite pleinement du show à tout les niveaux. Notamment celui de voir sur « The Jack » et sur grand écran ce concours de t-shirts relevés de toutes ses demoiselles installées sur les épaules de leur compagnon. Le titre prend une saveur tout de suite bien différente…

Réveillez-vous jeunes pourceaux, la cloche vient de sonner la reprise des activités. L’abbé Johnson s’élance pour tirer la corde de l’immense cloche pendue au centre de l’autel annonçant le baptême de « Hells Bells ». C’est reparti sans véritablement de pause pour les frasques des apôtres du dieu Rock. Comme si les minutes paraissaient des secondes, le temps s’écoule comme les images impérissables qui défilent devant ce parterre d’aficionados.

C’est pourtant à une version longue de « Let There Be Rock », augmentée de cinq bonnes minutes d’un solo démesuré d’Angus complètement dans son élément d’extra-terrestre, à laquelle aura droit Paris. Après avoir rejoint le petite scène au bout de cette fameuse jetée de son fameux « duck walk », Young tombe à terre comme un épileptique en pleine crise, et marchant couché, continue ses descentes et remontées de manche. La scénette a le temps de monter, de revenir, des cotillons d’être expulser dans l’air par milliers, qu’Angus s’élance à nouveau vers la grande scène, s’installe devant l’écran principal afin que débute avec lui des effets visuels, que son solo n’est toujours pas terminé. Si le temps paraît long, c’est peut-être pour ses cordes qui commencent à chauffer parce que pour le public, c’est juste une messe rock incroyable donnée par ce prêcheur en sueur au torse nu et aux cheveux hirsutes à laquelle il assiste.


[IMAGE2]


D’ailleurs, la messe est dite et nos cinq disciples rejoignent l’impénétrable noirceur des coulisses. De quoi échanger quelques mots sur l’exaltation du spectacle que déboule à nouveau la tribu au courant alternatif.

Le rappel est à peine sollicité par le public tant il fait partie à part entière de la setlist. Ces dernières étant plus qu’un secret de polichinelle, on sait à quoi s’attendre : « Highway to Hell » interprété avec un élan qui ferait oublier qu’il a déjà trente ans d’âge. Peut-être est-ce comme le whisky finalement, meilleur avec le temps… Et pour un concert d’une telle intensité, il nécessite un final tout aussi imposant. Trois rangées de trois canons s’avancent donc pour l’ultime morceau « For Those About to Rock (We Salute You) ». Le nid crépite de toutes ses cornes rouges, les éléments pyrotechniques se mettent en branlent sur le tempo donné par les accords de Young. A l’instar du titre, les canons font parler la poudre dans un moment vraiment fédérateur entre amateurs de rock. Ce sera évidemment sous une ovation de grands soirs que quitteront la scène nos jeunes anciens.


[IMAGE3]


Il est 22h30, un petit feu d’artifice viendra faire office de tapis rouge de sortie alors que les dizaines de milliers de spectateurs repus par 4 heures de concert se dirigent vers les sorties de la fourmilière de béton. Les bars environnants sont pris d’assaut. Commence alors une toute autre soirée pour certains. Dans tous les cas, un seul bilan semble venir à la bouche des gens pour résumer ce que nous ont proposé ce soir les papis du rock : Respect !

Setlist d’AC /DC :

Rock N' Roll Train
Hell Ain't a Bad Place to Be
Back in Black
Big Jack
Dirty Deeds Done Dirt Cheap
Shot Down in Flames
Thunderstruck
Black Ice
The Jack
Hells Bells
Shoot to Thrill
War Machine
High Voltage
You Shook Me All Night Long
T.N.T.
Whole Lotta Rosie
Let There Be Rock

Rappel :
Highway to Hell
For Those About to Rock (We Salute You)



Plus d'informations sur http://www.acdcrocks.com/
 
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