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TITRE:

DARKEN (14 SEPTEMBRE 2023)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL PROGRESSIF



Tel le phoenix, Darken renaît de ses cendres et nous propose son premier album "Welcome to the Light"...
STRUCK - 06.10.2023 -
10 photo(s) - (0) commentaire(s)

Bien que "Welcome to the Light" soit leur premier album, Darken n'est pas un nouveau venu sur la scène metal pour autant. En effet, fondé à la fin des années 1980, le groupe n'avait plus donné trace de vie depuis les années 1990. L'histoire d'amitié a repris son cours et les Lavallois ont pu concrétiser leur rêve en sortant enfin leur (excellent) premier album "Welcome to the Light" et espèrent bien trouver la lumière....




Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée et à laquelle tu aurais marre de répondre ?


Stephann : Pour l’instant aucune…


Le groupe s’est arrêté en 1991 avec un goût d’inachevé





On a lu que votre retour était dû en grande partie à la pandémie et le confinement qui a suivi, l’idée que tout peut basculer rapidement vous a convaincus de ne plus perdre de temps et de relancer le groupe pour n’avoir aucun regret ?


Stephann : Oui, et c’est surtout Lorenzo qui est à la base de la reformation du groupe. Le groupe s’est arrêté en 1991 avec un goût d’inachevé et il avait toujours dans sa tête la volonté de remettre le couvert pour aller là où nous aurions dû aller à l’époque.


Comment as-tu réagi à cette initiative ? T’es-tu dit que c’était de la folie de relancer la machine si longtemps après ?


Stephann : C’est vrai que c’est assez extraordinaire ! Je suis très proche de Lorenzo et quand il me dit qu’il faut qu’on reforme Darken, je l’ai regardé avec de grands yeux. On a discuté longuement et on s’est dit qu’on allait essayer… Il avait déjà des musiques écrites et m’a envoyé ses bandes sons pour savoir où j’en étais…


Mais concrètement, quel a été le déclic pour lui de te contacter pour remonter Darken ?


Stephann : En fait, il ne pouvait plus jouer avec ses groupes respectifs et comme je te disais, il a toujours voulu reformer Darken.


Donc en gros, il a toujours eu une activité musicale…

Stephann : Exactement !


Et toi ?

Stephann : Quand j’ai quitté Darken, je suis venu ici en région parisienne, j’ai joué dans un groupe qui s’appelait Inside et depuis la fin, en 1994-1995, je n’ai plus rien fait niveau musique…


Ça ne t’a pas manqué ?

Stephann : Si, bien sûr, mais tu sais, il y a la vie de famille, les enfants sont arrivés…


A ce propos, le temps a passé et avec lui une routine s’installe. Comment vos proches ont réagi à cette envie de relancer Darken ?


Stephann : Très bien, parce qu’à l’époque, tout le monde a regretté le fait que nous nous arrêtions.
De mon côté, il fallait que je me teste pour voir où j’en étais parce que je n’avais pas pratiqué depuis un certain temps. Et quand j’ai envoyé mes premières voix à Laurent, il m’a confirmé que je n’avais rien perdu… Evidemment, il y a eu un travail à faire parce que ça ne revient pas comme ça du jour au lendemain et le travail continue au quotidien parce qu’on n’est jamais arrivé !
La façon dont on compose est magique : quand je reçois sa musique, ça me parle et donc mes textes, mes paroles et mes lignes de chant tombent naturellement.


Comme Andy B. Franck nous l’a avoué pour Brainstorm, votre entourage a-t-il tenté de vous dissuader, ressentez-vous le poids familial qui considère souvent un groupe comme un loisir de jeunesse ?

Stephann : J’ai souvent parlé, montré des vidéos à mes enfants de ce que j’avais fait avec Darken. Mes enfants sont fiers de ce que je fais. De mon côté, je n’ai eu que des gens qui m’ont poussé : mes enfants et même mes propres parents -pourtant âgés- quand ils ont su que Darken se reformait, ils étaient super contents, d’ailleurs mon père de 92 ans ne cesse de me demander où nous en sommes de l’album… C’est carrément cool !


C’est une histoire d’amitié qui se poursuit




On fait les choses à l’envers, après avoir évoqué la fin du groupe, on va parler des origines de Darken. Le groupe se créé à la fin des années 1980 et à la suite de l’aventure Toutes Directions. Quel regard portes-tu sur tes débuts ? C’était une histoire d’amitié au départ ou une volonté de musiciens de lancer un nouveau projet ?

Stephann : A l’origine, c’est une histoire d’amitié qui se poursuit. J’ai toujours été bercé par la musique : j’ai commencé par la batterie avant même de jouer dans un groupe, je suis passé à la basse par la suite -dans Toutes Directions j’étais à la basse…
J’aimais la musique et je parlais musique tous les jours avec notamment le batteur de Toutes Directions que je connaissais depuis le lycée. Et c’est d’ailleurs son cousin qui était musicien dans ce groupe qui nous a demandé de rejoindre Toutes Directions. Tout est question d’amitié, notamment à Laval où tout est petit et tout le monde se connaît. Pour la basse, j’ai été pris en main par le guitariste qui m’a beaucoup aidé à progresser et cette amitié existe toujours aujourd’hui avec ces gens-là.


Histoire d’amitié certes, mais la vie de Darken a été courte et mouvementée avec pas mal de tribulations dans son line-up, comment expliques-tu cette instabilité ?

Stephann : Suite au split de Toutes Directions, on a créé Darken avec le batteur avec qui j’étais au lycée (NdStruck : Jean-Philippe Lemaître). On s’entendait bien, on avait beaucoup de projets… Le premier guitariste (NdStruck : Didier Marais) a vite arrêté parce qu’il voyait que ça avançait trop, il ne voulait pas s’impliquer plus, il n’avait pas le temps. On a donc engagé Philos (NdStruck : Philippe Prud’homme) qui est toujours à côté aujourd’hui.
L’instabilité a uniquement été généré par des conflits internes entre Jean-Philippe et moi : ça ne matchait plus entre lui et moi, on ne se prenait la tête en répétitions… On a commis des erreurs lui et moi et puis en plus, de mon côté, je saturais de ma vie à Laval… J’avais 25 balais, j’avais envie de voir autre chose : j’ai décidé de groupe pour m’installer à Paris…


Ton départ -au début des années 1990- a entraîné la chute rapide de Darken malgré une tentative de continuer l’aventure. Tu nous as expliqué qu’aujourd’hui Lorenzo est à l’initiative de la reformation du groupe, qu’il compose la musique. Penses-tu que sans lui et sans toi, l’aventure Darken est impossible ?

Stephann : C’est exactement ça ! On est fusionnels : sans lui, je ne suis rien… On se complète parfaitement !


Tu avoues une vraie alchimie entre vous deux. Cette fusion que tu évoques ne lui a-t-elle pas manqué pendant ces années où il a continué la musique sans toi ?

Stephann : Peut-être… Certainement… Maintenant que nous avons recomposé le groupe et que nous avons fait cet album, nous pouvons arriver à cette conclusion qu’effectivement, ça lui a peut-être manqué, tout comme moi ça m’a manqué… Quand il venait manger à la maison, je lui disais que si je devais refaire un jour de la musique, ça serait forcément avec lui -je ne voudrais en faire avec personne d’autre- parce qu’il n’y a personne d’autre avec qui je peux faire de la musique aussi bien…


Fort de ce constat et surtout de cet album, n’as-tu pu un sentiment de grand gâchis ?

Stephann : Bien sûr que si !


J’ai un sentiment de gâchis


Mais pendant toutes ces années, n’as-tu jamais essayé de reprendre contact avec lui pour relancer cette aventure musicale ?

Stephann : Il y a eu des périodes où je l’ai un peu sollicité mais il n’était pas forcément prêts parce qu’il avait d’autres projets, notamment sur Nantes… Et comme je l’ai dit : le travail, les enfants… j’étais très, très pris…
Mais oui, j’ai un sentiment de gâchis : si on avait repris plus tôt, on aurait plus de marge (Sourire)…


Sachant qu’effectivement, vous repartez quasiment de zéro…

Stephann : On est reparti de zéro : il ne reste que le nom…


Et encore, on retourne à la préhistoire du hard rock pour trouver signe de vie du nom Darken…

Stephann : (Rires) C’est vrai ! C’est tout à fait ça ! On repart de zéro…


A l’époque vous proposiez un metal à la croisée entre Helloween, Gamma Ray et Queensrÿche avec un côté plus sophistiqué que vos prédécesseurs du heavy français du début des années 1980. Vous sentiez-vous à part au sein de la scène heavy française de l’époque ?


Stephann : C’est vrai qu’on faisait un petit peu des choses à part et ça plaisait…


Quelque part vous étiez comme une progression de la scène heavy hexagonale avec un côté progressif en avant... Penses-tu que vous auriez pu être l’équivalent d’un Queensrÿche si tout ne s’était pas arrêté de la sorte ?


Stephann : Nous comparer ainsi à Queensrÿche, je ne sais pas mais cette marge de progression était réelle… Je te rejoins, on avait une marge, on allait vers quelque chose qui était sympa et c’est vrai que j’ai un peu gâché la fête : par exemple, notre bassiste Mickaël (NdStruck : Mickaël Cornet) avait quitté la Bretagne pour s’installer à Laval…


On n’avait pas de moyens et on ne s’est pas donné les moyens, mais aujourd’hui [...] on s’est donné les moyens d’exister !




Il y avait un vrai potentiel, malgré tout, vous n’avez proposé que deux démos en 1987 et 1989. Comment expliques-tu qu’aucun album ne soit sorti à l’époque ?

Stephann : C’est très pauvre ! Effectivement, on n’a rien qui nous permet d’illustrer l’existence de Darken avant aujourd’hui sachant que ce que nous avons proposé musicalement ne tient pas la route… On n’avait pas de moyens et on ne s’est pas donné les moyens, mais aujourd’hui, on se les est donnés : on s’est donné les moyens d’exister !
On avance au niveau de l’âge et on s’est dit que si on y va maintenant, c’est à bloc !


C’est maintenant ou jamais. Mais après le split de 1990 la scène heavy a radicalement changé, le grunge, l’alternatif et autres ont pris le dessus. Penses-tu encore que le style dans lequel vous œuvrez soit toujours au goût du jour ?

Stephann : C’est vrai qu’il y a un côté old school sur certaines parties de nos compositions parce qu’on est de cette génération aussi… C’est aussi pour ça que nous avons voulu travailler avec Liam et Hp -qui sont d’une autre génération- parce qu’ils ont amené leur patte et nous apportent cette modernité dont on a besoin. Mais c’est vrai que si tu prends un titre comme ‘The Cloud in my Sky', c’est sûr qu’il est old school !


L’album arrive, finalement là vous êtes allés assez vite, le line-up a vite été complété et l’album rapidement bouclé. L’idée était-elle de ne plus perdre de temps ?

Stephann : Ça s’est fait dans l’ordre des choses. Au départ, nous ne voulions pas faire un album mais un concert et ensuite l’album. Finalement, le timing a changé : il faut avouer que nous avons été confus dans notre organisation…


… et vous n’aviez plus l’habitude…

Stephann : Oui, et en plus on a perdu du temps parce qu’on a eu le Covid, on a changé de local vu que le précédent ne convenait pas… On a voulu faire vite mais pas forcément pour le motif que tu présentes. En revanche, on avait bloqué le Dome studio avec David Potvin en septembre 2022 mais en mai, j’ai dit aux gars qu’on n’était pas prêts du tout… On a tout retardé et en parallèle, on a déclenché le concert qui est arrivé juste après : c’était un petit peu précipité !


Je ne peux écrire sur du sombre, aujourd’hui, j’ai besoin de lumière !



Le titre "Welcome to the Light" semble assez explicite, il signifie que Darken a trouvé enfin le chemin de la lumière et on peut également y voir un clin d’œil à votre démo de 1989, "Welcome to the Dark". Est-ce une façon de boucler la boucle ?

Stephann : Oui, c’est ça, mais c’est aussi lié à une évolution personnelle : je ne peux écrire sur du sombre, aujourd’hui, j’ai besoin de lumière ! J’ai besoin de transmettre et partager quelque chose : j’ai besoin d’humain, d’humanisme dans un monde où l’obscurité est trop présente et nous écrase… J’ai besoin de retrouver l’humain et pour cela, il faut s’ouvrir et apporter de la lumière… C’est ce que j’ai voulu dire dans "Welcome to the Light" c’est-à-dire revenir à l’humain ce qui me permet de partager des moments comme aujourd’hui face à toi !
Ma perception des choses est peut-être un peu barrée mais c’est la façon dont je vois la vie : les choses qui me rendent vivant sont la musique et mes enfants et pour ça, il faut être dans la lumière du cœur !


Le rêve devient réalité !




Et question vivant, terminer et tenir dans votre main cet album a dû être émouvant pour le trio originel dont tu fais partie, comme un rêve devenu enfin réalité et savoir que niveau musique, tu n’auras pas de regret ?

Stephann : C’est tout à fait ça ! De toute ma vie, je n’avais jamais fait d’album. Je viens d’avoir 58 balais et j’ai un album (Sourire) ! Et tu viens de le dire : le rêve devient réalité ! Et d’ailleurs comment commence le titre ‘Mission Accomplished’ ? "The dream becomes reality" ! Et ‘Mission Accomplished’, c’est l’histoire d’un groupe de mecs qui reforment un groupe, qui rêvent de refaire des concerts et qui rêvent de faire un album…


Et cet album en tant que tel : on a le sentiment que vous avez choisi je trouve de mettre en avant la facette progressive mais dans un esprit percutant. Sur ‘Don’t Blame Me’ ou ‘The Cloud In The Sky’, on pense à Nevermore pour le côté quasi-thrash des riffs mixé à la technique et aussi au chant proche du regretté chanteur de Nevermore. Ce groupe est-il une influence pour vous ?


Stephann : C’est marrant que tu cites ce groupe parce que j’adore, j’adorais également Sanctuary dans lequel chantait aussi Warrel Dane. J’étais très influencé par Warrel Dane… Qu’on me dise que ma voix évoque un tel chanteur me touche beaucoup mais je ne l’ai pas cherché…
Mais c’est très difficile de dire quelles sont les influences qu’on peut entendre. On a tous des influences différentes. Je suis très prog, je suis fan de Dream Theater mais je suis également fan de heavy metal et les années 1980 ont été pour moi des années bénies. Mais on ne peut pas dire qu’on soit plus influencés par plus de choses que d’autres. Laurent écoute aussi bien du Pearl Jam que du Slayer et il a composé des titres qui ont été fait à des périodes où il écoutait des choses différentes…


On a parlé de diverses influences comme le progressif notamment mais plus de trace de heavy mélodique. Ne pas garder une facette du groupe était une avancée naturelle par rapport à vos parcours respectifs et par rapport à l’air du temps également ?

Stephann : On essaie d’être dans l’air du temps mais c’est aussi suivant mon feeling, de ce que je ressens au niveau des lignes de chant et c’est la musique et donc Lorenzo qui m’emmène à ça…


Sonner progressif, c’était une évidence pour vous ?

Stephann : Ce n’est pas un choix ! Ce n’est pas forcément quelque chose de recherché à la base. Comme je disais, je n’ai fonctionné qu’au feeling dans ma façon de chanter, par rapport à ce que je ressentais…


Et à propos de progressif, tu citais Dream Theater mais te retrouves-tu dans le progressif plus moderne et technique de certains groupes djent comme TesseracT, Periphery ?


Stephann : Je suis un grand fan de TesseracT : j’adore leurs albums ! J’attends le prochain qui sort demain ! Avec mon gamin, on n’écoute que ça… Il est fan de Periphery qu’on avait vu en première partie de Dream Theater il y a quelques années.
Dans un autre domaine, je suis fan de Katatonia, c’est une référence pour moi !


Sur certains titres, on retrouve également un côté plus sombre et mélancolique, on pense notamment à ‘Leave to Live your Dreams’ qui peut évoquer Evergrey…

Stephann : J’écoute Evergrey mais ce n’est pas forcément une influence. A cette époque, j’écoutais plus Ghost Brigade… Je ne sais pas si le groupe existe encore mais j’aime beaucoup et j’ai fait découvrir à Lorenzo qui ne connaissait pas…
Mais c’est vrai qu’il y a de la mélancolie dans cet album, il y a des côtés un peu plus sombres, tu as raison de le dire. Quand tu prends ‘Do You Run?’, ça évoque notre société qui mène les gens dans l’extrême, le texte est sombre. : "I’m not dreaming anymore" veut bien dire ce qu’il veut dire et on ne parle pas de lumière… C’est quelque chose qui me poigne quand des gens se suicident pour le boulot : je ne peux pas rester indifférent à ça ! Et donc, j’ai écrit un texte à ce propos qui est clairement plus sombre.
‘Leave to Live your Dreams’ évoque le besoin de lumière et si tu veux vraiment réaliser tes rêves, il faut te barrer (Rires) ! Il faut oser le faire mais ce n’est pas toujours facile…


Mais il y a une prise de conscience comme en témoigne la vague de démission post-Covid et le Grand Renoncement…


Stephann : Oui, c’est extraordinaire ce que ça a déclenché chez beaucoup de gens, quand même…


Et outre ‘Do You Run ?’, il y a ‘Near Death Experience’ qui vous rapproche d’un son metal progressif proche de la scène européenne avec Eldritch, Pagan’s Mind ou DGM pour la voix à la fois puissante et mélodique et les riffs techniques mais gardant une force mélodique certaine…


Stephann : J’adore Pagan’s Mind, je suis fan ! Je suis fan de Nils K. Rue qui est -pour moi- un super chanteur…
Il y a un mélange de pas mal de choses dans ‘Near Death Experience’ : quand tu écoutes la musique seule, il y a un gros côté Korn que Laurent assume totalement mais il savait qu’avec la voix que j’allais placer, ça ne sonnerait plus aussi Korn. Et l’expérience de mort imminente est un sujet qui me passionne énormément : c’est très personnel et j’ai absolument voulu écrire à ce sujet.


Si tu veux être dans la lumière, il faut évacuer ce qui te pollue




Finalement, au début tu parlais de lumière mais au contact des titres que tu as développés, thématiquement, l’album est assez sombre. N’est-ce pas une recherche de lumière dans un environnement, une situation actuelle globalement sombre notamment pour la condition humaine ?

Stephann : A l’heure actuelle : oui ! Dans cet album, j’exprime les choses qui me pèsent et donc qui sont forcément sombres. Mais à côté de ça, j’ai écrit un titre comme ‘Alive’ où je dis qu’il faut oublier le passé, ne pas penser au futur, vivre le moment présent !
Et ce que vis actuellement, notamment aujourd’hui avec toi, ça me touche beaucoup et humainement, ça m’apporte de la lumière (Sourire)… Le fait de t’avoir en face de moi m’apporte de l’énergie, de la positivité… ça me fait du bien, tout simplement ! Et si tu veux être dans la lumière, il faut évacuer ce qui te pollue : cet album est un mélange des deux : il y a le côté sombre que j’évoque mais il y a aussi le côté lumineux et l’espoir que j’ai pour que la condition humaine change, mais c’est à chacun d’entre nous de la changer… Avec des échanges comme nous en avons, on se ne connaît pas mais on a envie de se sourire parce qu’on partage la même passion et la vie, ça devrait être ça au quotidien ! J’ai un putain de caractère mais si chacun d’entre nous fait un effort, se remet en question et ‘Don’t Blame me’ évoque cette remise en question… Je fais partie de la phrase de Mandela qui disait : "Dans la vie, je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends"… Aujourd’hui, à 58 ans, j’en suis là !


A ce propos, tu as gagné ou appris lors de votre concert à Laval en mars ?

Stephann : Les deux ! On a gagné et on a appris…


Et comment étais-tu quelques minutes avant de monter sur scène ?

Stephann : Je n’étais pas inquiet ! Je te mentirais en te disant que je n’avais pas la boule mais curieusement, je n’étais pas inquiet parce que les sujets que j’ai abordés avec toi me passionnent : je vis mes textes ! Je n’avais rien à perdre, au contraire, j’avais tout à perdre si je me comportais comme un blaireau en ne me lâchant pas : il fallait que je vive le moment présent, ‘Alive’…
Je ne te cache pas qu’au tout début du premier morceau, j’étais un peu tendu et je ne me suis pas lâché forcément tout de suite mais à un moment donné, j’ai vu mon gamin et je me suis lâché…


Il y a donc eu cette date à Laval et quelle sera la suite ?

Stephann : La prochaine sera également à Laval le 29 septembre avec la release party pour la sortie de l’album.


Et vous avez d’autres dates en prévision ?

Stephann : Ça vient. C’est en cours… On a deux personnes, deux managers qui s’occupent de nous comme des forcenés : des mecs dévoués extraordinaires… On espère que des dates vont tomber mais pour ça, il fallait qu’on ait deux clips et que l’album sorte : c’est chose faite !
On s’est entourés de Where the Promo Is pour la promotion parce que c’est le moment ou jamais : on y va et on prend ce qu’il y a à prendre…


On ne cherche pas la gloire, on veut juste prendre du bonheur et du plaisir et pour l’instant, on réussit…



Et finalement quelles sont vos attentes pour cet album ?


Stephann : Ecoute, franchement, on ne se met pas la pression en se donnant des objectifs. On va prendre ce qui va tomber c’est-à-dire qu’on est confiants dans ce qu’on a fait mais on ne cherche pas la gloire, on veut juste prendre du bonheur et du plaisir et pour l’instant, on réussit…
C’est vrai qu’on a un peu changé d’état d’esprit depuis : au début, on voulait juste se faire plaisir mais aujourd’hui, on veut pousser le bouchon un peu plus loin : c’est pour ça qu’on se donne les moyens…


(Lorenzo nous rejoint à ce moment de l’interview)




On a commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posée au contraire quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ou à laquelle tu rêverais de répondre ?

Stephann : L’endroit où j’aimerais jouer…


Et ?

Stephann : En Scandinavie ! En Finlande plus précisément : il y a une scène metal de fou et j’ai des attaches là-bas… C’est un rêve !


Et Stéphan évoquait ses attentes qui étaient essentiellement liées au plaisir. Est-ce que toi, Laurent - on va parler comme des jeunes - tu kiffes ?

Lorenzo : Ah oui, on kiffe ! Ça va même au-delà de mes espérances quand j’avais évoqué une reformation de Darken ! L’album sonne comme jamais j’aurais pensé…


Effectivement, l’album est une excellente surprise…

Laurent : Merci !




… mais renforce un vrai sentiment de gâchis à l’écoute de votre potentiel… On se dit que vous auriez cartonné si Darken ne s’était pas arrêté si longtemps…

Lorenzo : Je ne suis pas certain. Je pense que si Darken revient aujourd’hui, c’est ce que ça devait se faire aujourd’hui ! Si on s’était reformés dans les années 2000, ça n’aurait pas été mon fils à la batterie… Hp n’aurait pas été avec nous non plus… Et cette jeunesse ramène cette couleur dans notre musique…

Stephann : J’ai également cette conviction que les choses arrivent au moment voulu. Il y a un moment pour tout : il y a des moments où ce n’est pas le moment et d’autres où c’est le moment… Et effectivement, aujourd’hui, c’est le moment pour Darken ! La richesse et la force de notre groupe -et c’est ce qu’a exprimé Laurent- c’est qu’on a avec nous Liam et Hp qui sont extrêmement investis dans le groupe et ont amené une couleur, une énergie qu’on n’aurait jamais eue autrement…


Tout ce qu’on peut vous souhaiter désormais - et ce serait mérité à l’écoute de cet album -, serait de faire de belles dates voire des ouvertures locales de groupes comme Evergrey, DGM, Pagan’s Mind et malheureusement plus Nevermore par exemple…


Stephann : Je suis très touché par les comparaisons que tu as présentées…

Lorenzo : Mais oui, ça serait génial de faire dix dates en France avec un groupe connu et qui ramène du monde pour se faire découvrir ! Avec l’expérience qu’on a tous -même Liam qui est le plus jeune a déjà fait pas mal de scène- on tient une scène correctement ! Je sais que ça fonctionne…


Les Lavallois peuvent le confirmer.. Merci


Stephann : Oh, merci à vous les gars, c’était vraiment… je ne sais pas quoi dire ! Merci !

Lorenzo : Merci à vous…





Et merci à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/darken.band
 
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