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TITRE:

THE SILENCERS (15 SEPTEMBRE 2023)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK



Dix-neuf ans après son dernier album "Come", The Silencers sort du... silence pour retrouver sur l'autoroute du... succès !
STRUCK - 29.09.2023 -
8 photo(s) - (0) commentaire(s)

La pression inhérente à la composition d'un album de qualité, envie d'autres horizons et puis la vie tout simplement ont fait que nous n'avions plus de nouvelles de The Silencers depuis dix-neuf ans ! Mais l'histoire de ce groupe phare de la scène rock écossaise avait comme un goût d'inachevé aux yeux de son leader Jimme O'Neill qui a donc repris la plume pour composer ce huitième album studio "Silent Highway" et ainsi sortir du... silence !




Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ou à laquelle tu aurais marre de répondre ?


Jimme O'Neill : Oh, il y a toujours eu deux ou trois questions classiques qui ont tendance à être posées mais je ne m’en souviens pas…


Cela signifie surtout -et c’est plutôt une bonne chose- qu’on ne te les pose plus…

C’est possible ! Mais par le passé, les journalistes de radio classiques ou très formatées me demandaient comme j’avais trouvé le nom de The Silencers… Après y avoir répondu vingt fois, ça devient fatigant. De façon générale, les questions où il n’y a pas de place pour l’imagination…


"Silent Highway" marque le retour de The Silencers après un dernier album solo "Real" sorti en 2008. Qu’est-ce qui explique cette absence d’album depuis quinze ans et qu’est ce qui a provoqué ce retour ?

C’est une bonne question ! "Real" était un album solo -une maquette pour être plus précis- le dernier album de The Silencers était signé par la maison de disques Keltia et sorti en 2004. A ce moment, j’étais installé en Bretagne et j’étais bien, je ne voulais pas être dans un major ou un truc de ce genre parce que c’était devenu trop compliqué d’avoir la bonne personne qui s’occupe de toi : je voulais avoir le patron directement au téléphone !
On a donc sorti cet album avec Keltia et Alain Le Meur (NdStruck : fils du fondateur du label Keltia) -qui a écouté une maquette acoustique que j’avais enregistrée dans un petit studio à Rennes- m’a dit qu’il voulait impérativement cet album. Je lui ai répondu que ce n’était qu’une simple maquette mais il avait adoré !
C’est vrai que mes maquettes ont un charme complétement différent du disque fini et souvent mes potes me disent qu’ils préfèrent mes maquettes aux disques !


Je mets la barre très haut pour chaque album de The Silencers




Le côté spontané ?

Je ne sais pas : le côté cru, peut-être plus honnête… un charme… Mais ça dépend également des goûts de l’auditeur.
J’ai donc sorti "Real" qui n’était pas prévu et après cela, j’ai démarré un autre projet : un trio country avec un contrebassiste et un siffleur qui s’appelait The Honkytonk Hicks pour m’amuser et faire de petits concerts. Ce groupe était un hommage à mon amour de la musique country sachant que la folk irlandaise et écossaise est "américanisée" dans la country.
J’ai continué à faire de la musique avec The Honkytonk Hicks sans chercher un nouveau deal pour The Silencers mais on continuait à faire des concerts avec The Silencers…
Et puis, je mets la barre très haut pour chaque album de The Silencers : j’ai des crises de nerfs parce qu’il y a énormément de boulot aussi bien dans la musique que les paroles… Je joue presque tous les instruments… Le boulot est énorme et je voulais faire quelque chose qui m’amuse…


Te faire plaisir avec la musique sans sa pression…

C’est exactement ça !
Les années ont passées et ma vie a changé : j’ai eu un enfant -qui a maintenant huit ans- et il a totalement changé ma vie (Sourire)…


Petite parenthèse personnelle, est-ce que ton fils de huit ans a écouté "Silent Highway" ?

Oui, il a l’oreille musicale et je suis super fier de le voir capter la musique…


J’ai un don pour créer pour des trucs qui restent dans la tête !




Ça doit être une fierté de voir ton enfant s’approprier ta musique ?

J’ai un don pour créer pour des trucs qui restent dans la tête ! C’est naturel peut-être parce que la première musique pop que j’ai adorée était The Beatles : ils ont changé ma vie ! Et quand je les ai vus à la télévision, je me suis dit que ce serait un rêve de faire comme eux et j’ai réussi ce rêve !


The Silencers a connu très tôt le succès avec ‘Painted Moon’ et s’en est suivi l’album dit de la consécration "A Letter From St Paul", comment as-tu vécu toute cette reconnaissance à l’époque, y étais-tu préparé et comment as-tu su garder les pieds sur terre ?

C’est une bonne question mais il faut savoir que je n’étais pas un jeune qui débarque. C’était une longue, longue histoire et une longue ascension pour arriver aux Silencers. Même si j’avais créé Fingerprintz, un groupe pop/ new wave avant, j’étais donc préparé psychologiquement sur le premier album dont je suis encore très fier. Malgré tout, avec The Silencers, j’avais beaucoup de trac avant de monter sur scène. Ce trac et ce stress sont toujours présents aujourd’hui : par exemple, hier soir à Taratata, je me suis loupé sur les paroles que je connais pourtant par cœur… Je suis toujours stressé et la musique m’apaise comme le dessin et la guitare que je pratiquais exclusivement au début.

Et pour l’anecdote de l’histoire de ce nouvel album, un jeune père qui attendait son enfant à la sortie de l’école de mon fils avait le vinyle de "A Letter From St Paul" et m’a demandé si c’était bien moi Jimme O'Neill (Rires) ! Il m’a demandé se signer son album qu’il adorait parce qu’il sonne actuel, contemporain… Ces adjectifs sont restés dans ma tête : pleins de groupes actuels sont inspirés par les années 1980 parce qu’il y a eu une vague de musique pop bien faite qui passe encore à la radio.
Cette rencontre m’a fait penser que c’était peut-être le moment de faire un nouvel album avec The Silencers : je commençais à être conscient que j’avais créé une histoire mais elle ne s’était pas achevée… J’ai donc commencé à écrire des chansons pour cet album en 2019 et comme tu le sais, il y a eu le Covid… J’ai donc dû travailler à la maison et par… téléportation (Rires) sachant que les autres membres sont en Ecosse : on a donc dû trouver la bonne façon de travailler et d’enregistrer à distance !


U2 a créé un nouveau style de rock [...] j’ai voulu créer un son folk électrique mais pas comme U2, ni comme les Birds…





Comme tu l’as évoqué, tu as voulu créer une signature, un son The Silencers, une musique intemporelle mêlant la pop, le rock, quelques touches de folk, une approche écossaise mais aussi un peu country qui n’a pas changé. Dès le départ, avais-tu cette volonté de ne faire aucun compromis sur ces fondations, sur ces racines ?

Ce sont plutôt les racines qui m’ont conduit à faire cette musique. Il ne faut pas me faire de procès intellectuel :  j’ai commencé à écrire des chansons inspirées par Bob Dylan à 16 ans. Ces chansons étaient nulles (Rires), mais je me suis amélioré, amélioré…
Avec Fingerprintz, j’étais assez fier et je le suis encore des chansons parce que c’était un rock/ new wave avec des paroles très originales. Fingerprintz n’était pas reconnu en Grande-Bretagne mais on a bien marché aux Etats-Unis parce qu’ils avaient compris la new wave et ces paroles modernes…
A l’époque de Fingerprintz, deux groupes commençaient à conquérir la planète : Simple Minds et U2 ! J’ai joué au foot avec les membres de Simple Minds -nous étions signés sur Virgin en même temps- et j’ai vu la carrière de ces groupes exploser !
U2 a créé un nouveau style de rock : de la musique folk irlandaise jouée avec de la guitare électrique ! C’était la première musique celte, rock : c’était autre chose, une musique qu’on n’avait pas encore entendue ! Ce côté folk avec cette puissance, une détermination punk dans certaines chansons engagées… J’étais dans le même état d’esprit avec Fingerprintz que j’ai repris dans The Silencers à savoir à jouer avec des accordages ouverts et la corde si qui a un aspect folk mais en le jouant avec une douze cordes et avec un ampli, c’est puissant !
J’ai voulu créer un son folk électrique mais pas comme U2, ni comme les Birds… Voici toute l’histoire qui a motivé ce son Silencers !


J’ai voulu mettre toute mon énergie dans une musique positive et la joie de créer !


Tu as expliqué que cet album avait été en partie écrit, pensé et enregistré pendant le confinement. Est-ce que cette distanciation explique la chaleur qu’on ressent dans cet album comme pour contraster avec la froideur de l’isolement ?

Absolument ! J’ai voulu mettre toute mon énergie dans une musique positive et la joie de créer !


Mes chansons sont comme un Rubik’s Cube, un puzzle !




Tu l’as également dit, cet album sonne actuel. Vous avez apporté un soin tout particulier aux sonorités de l’album qui sonne très actuel donc, avec beaucoup d’instruments très organiques, un son de guitare bien particulier que tu nous as expliqué, le piano, des harmonies notamment féminines notamment avec Laura O’Neill qui apporte cette touche country faite de grands espaces… C’était quelque chose que tu tenais vraiment à mettre en avant cette recherche sonore chaude ?

La première chanson que j’ai créée est ’67 Overdrive’. Les maquettes que je fais ne sont pas bien faites, il n’y a que moi qui sais ce qu’on peut en faire (Sourire). Avant de monter Fingerprintz, j’étais dans un groupe de funk dans lequel j’ai appris énormément de choses et notamment le groove ! Et dans The Silencers, il y a toujours un groove qui ne fait pas forcément danser mais un groove hypnotique…
Les chansons sont arrivées les unes après les autres et par exemple, ‘Whistlebower’ est un peu le petit frère de ‘Painted Moon’. J’ai voulu faire un autre shuffle avec les racines blues Robert Johnson mais à la fin, ça reste une chanson pop et notamment quand j’ajoute la voix de Laura et la mienne sur le refrain, c’est mon côté mélodique Beatles : mes chansons sont comme un Rubik’s Cube, un puzzle (Sourire) !


Même si l’album se rappelle au bon vieux temps de "A Letter From St Paul" il contient des titres plus dans l’air du temps comme le très réussi ‘Whats Inna Name’ plus électro, très chill, low tempo, un peu soul. Cela traduit aussi ton ancrage dans l’époque actuelle et volonté aussi de faire le pont entre deux époques ?

Comme je l’ai dit, j’ai joué dans un groupe de funk et j’ai toujours aimé ça. Après les concerts de Fingerprintz ou The Silencers, je me retrouvais toujours en boîte de nuit (Rires) : c’est ma vie ! En fait, je joue comme un enfant quand je créé mais je me demandais si je pouvais mettre cette atmosphère -qui est très importante dans la musique de The Silencers- dans cet album ? J’ai continué et finalement ça passe bien. J’étais assez étonné de voir que quand le mélange des titres de cet album est assez facile : l’atmosphère de ‘Whats Inna Name’ se marie bien avec ‘Windswept Girl’ qui est une ballade country Neil Youngesque écrite il y a dix ans…


Justement, ‘Windswept Girl’ est la chanson la plus longue de l’album -plus de sept minutes- et rappelle un peu cette manière d’écrire des chansons comme des histoires...

Exact !


Le morceau est très folk, acoustique avec des moments plus électriques et se clôture comme un rêve, très atmosphérique. Comment as-tu conçu cette chanson bien particulière et pourquoi une telle orientation tout en progression ?

En fait, ‘Windswept Girl’ est une chanson qui était sur mon ordi depuis très longtemps et ma femme m’a toujours demandé de faire quelque chose avec ça parce qu’elle aimait la mélodie. La chanson est un gag racontant l’histoire d’un gars sur une falaise en Ecosse ou en Bretagne qui regarde la mer et les mouettes qui volent mais un orage arrive. Mais cet homme est là parce qu’il a rendez-vous avec peut-être la prochaine femme de sa vie : doit-il partir ou non ? C’est la tension dans l’histoire et la chanson et le gag est que ce gars -ou moi (Sourire)- tourne la tête et voit au bout du chemin, une femme élégante s’approcher… Ce moment est fantastique -d’autant plus fantastique que j’étais célibataire quand j’ai écrit cette chanson- sachant que cette recherche pour retrouver l’amour est une douleur ! Et au moment où ils croisent leurs regards, il constate que la femme n’est pas celle à qui il a donné rendez-vous (Rires) !
J’ai ajouté beaucoup d’harmoniques à la fin pour créer l’atmosphère de la pluie qui arrive. Et pour la première fois, je fais un guitare solo tout seul… J’ai toujours voulu le faire mais avec The Silencers, j’étais condamné à ne pas en faire parce que je chante mais je répare enfin ce manque en jouant ce solo de guitare avec ma Telecaster (Sourire) !


‘Bringing Up the Young’ est un titre qui veut tout dire… tu évoques donc la jeunesse qu’il faut semble-t-il éduquer, pourquoi un tel morceau et penses-tu que la jeunesse d’aujourd’hui est plus éveillée que nous à l’époque des années 1980 et plus au fait des faits des enjeux actuels notamment en matière écologique ?

Qu’est-ce qu’a dit Jim Morrison :
“What have they done to the earth?
What have they done to our fair sister?
Ravaged and plundered and ripped her and bit her
Stuck her with knives in the side of the dawn
And tied her with fences and dragged her down”

(NdStruck :
"Qu'ont-ils fait à la terre ?
Qu'ont-ils fait à notre belle sœur ?
Ils l'ont ravagée et pillée, ils l'ont déchirée et mordue
Ils l'ont plantée avec des couteaux dans le flanc de l'aube
Ils l'ont attachée à des barrières et l'ont traînée vers le bas")

Tout était dit dans les années 1970 par tous ces artistes qui ont vu les dangers sur notre planète.
Mais si j’ai écrit cette chanson, c’est pour raconter ce qui arrive dans ma vie actuelle mais humour, ironie.
Ma femme n’aime pas cette chanson parce qu’elle ne comprend pas l’humour que j’y ai mis. Dans cette chanson, je décris exactement ce que je vois : comme quand je veux prendre une douche et je me retrouve avec un requin ou quand je vais au skate park avec mon fils pour jouer au foot… Cette chanson est autobiographique et quand je chante 'Bringing Up the Young’, c’est ironique !


Je suis très fier de cet album pour l’énergie, le côté contemporain…




Et comment te sens-tu à quelques jours de la sortie de ce nouvel album ? Ça te fait le même effet que lorsque c’était le premier ?

Comme je te disais, je suis très fier de cet album pour l’énergie, le côté contemporain…


La France est très attachée à The Silencers et probablement réciproquement, comme le fait d’être invité sur toutes les radios et les télévisions françaises. Comment expliques-tu cet attachement et est-ce que c’est pour le groupe une source d’inspiration et si oui, comment se traduit-elle ?

C’est une très bonne question parce que je me la suis souvent posée également : "Pourquoi ma musique a trouvé sa maison en France ?". Il y a plus d’élégance dans les mélodies, dans les poésies des chansons de The Silencers…


… C’est le côté français ?

(Rires) Non, c’est écossais ! Un côté éduqué qui ne correspond pas aux Anglais, sans racisme… Beaucoup de groupes de Glasgow ont été inspirés par la musique country américaine qui est la version "américanisée" de la folk irlandaise et écossaise. C’est donc un aller-retour et quand je vais aux Etats-Unis, je vais à la source de tout ce qui m’a inspiré. Après notre premier album de The Silencers, on a passé cinq mois aux Etats-Unis mais j’ai réalisé que je voulais découvrir l’Europe qui correspond plus à mes valeurs. Mon père était francophile et quand la BBC passait un film français, nous le regardions ensemble. Mes parents étaient professeurs et nous avons passé trois semaines à St Malo dans une pension intra-muros qui s’appelait la "Vieille Ville" : c’étaient les meilleures vacances de ma vie, où j’ai découvert une nouvelle façon de vivre !


Je suis innocent, je suis comme un enfant quand je créé des chansons


Tu es un amoureux de la musique et tu aimes travailler de façon artisanale tes chansons. Les groupes d'aujourd'hui ont-ils perdu ce goût de l'artisanat au profit d'une rentabilité qui demande l'industrie musicale actuelle ? Comment positionnes-tu The Silencers dans ce monde ?

En fait, je fais abstraction de tout ça. Je n’écoute plus la radio maintenant, je n’écoute plus beaucoup de musique sauf celle que je créé : je passe beaucoup de temps à faire des maquettes…
Je suis innocent, je suis comme un enfant quand je créé des chansons : c’est la raison pour laquelle je reste libre de faire tout ce que je veux !


Un innocent, un enfant qui joue… ou un chimiste fou dans son laboratoire ?

(Rires) Exactement : un petit peu de ça et de ça…


Mieux encore, vu tes origines et que tu vis en Bretagne, tu es le druide de la musique pop rock ?

Je signe tout de suite… Dans mon esprit celte, je me sens très spirituel : le druide qui croit dans le ciel, dans la mer, le vent… me correspond ! Et d’ailleurs, si on ne traite pas la planète comme la chose la plus sacrée qu’on nous a donnée, on est vraiment mal barré, on est à côté de la plaque !




On a commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ou à laquelle tu rêverais de répondre ?

Oh, tu m’as déjà posé ces questions (Sourire) : cette interview était très bonne… Tu m’as poussé dans ma réflexion et une interview est intéressante quand elle devient une conversation à propos de la musique : la musique et l’art sont mon amour !
Je ne conduis pas -je suis toujours à vélo- je ne sais pas bricoler -j’ai deux mains gauches- mais je sais jouer de la guitare et faire des chansons… J’ai réussi à faire vivre ainsi et c’était mon but !
Mais tu peux me demander quelle est ma meilleure création…


Et alors quelle est ta meilleure création ?


Mes enfants (Sourire) !


Très belle conclusion, merci !!

De rien, c’était vraiment une super interview : merci à toi !


Merci à Calgepo pour sa contribution...



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/oneilljim
 
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