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TITRE:

TYRANT FEST 2023 - JOUR 1 - 21 OCTOBRE 2023


TYPE:
COMPTE-RENDUS DE CONCERT
GENRE:

AUTRES EXTREME



Pour sa première journée le Tyrant Fest propose une belle affiche avec une variété de tons dans l'extrême très intéressante.
NOISE - 30.10.2023 -
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Cette sixième édition le Tyrant Fest se déroule un peu plus tôt que les précédentes, elle abandonne le mois de novembre pour les 21 et 22 octobre. Le site du 9-9 Bis nous accueille et la configuration en change pas. Le Métaphone accueille les groupes principaux tandis que l’Annex garde son organisation avec les stands de merchandising, l’accueil des groupes découvertes, une conférence et des expositions. Cette fois encore le festival a varié les plaisirs avec des randonnées et des visites permettant de s’imprégner de la riche histoire de la région minière. Il est à noter que cette année encore le site a ouvert tôt, permettant à chacun de profiter du site et de ses commodités avant le début des concerts. Cette année encore pour des raisons pratiques priorité est donné aux concerts du Métaphone.



Tout démarre le samedi 21 avec Deliverance.  Œuvrant dans un black metal teinté sludge, les Français font face à une salle correctement remplie. Après une intro sombre et lancinante le groupe envoie la sauce avec ‘Veneral’. Le son black colle sur place, le chant de damné de Pierre prend à la gorge comme droit sorti des abysses et tout cela percute. Le côté lourd amène l’idée sludge tandis que le clavier amène une face glauque. ‘Up-Tight’ confirme la bonne impression. Il y a un côté hallucinatoire, sorte de plongeon dans les profondeurs de l’âme avec un break mélancolique. ‘Saturnine’ et ‘Gods In Furs’ forment un ensemble écrasant avec un côté doom et des passages calmes à fleur de peau. L’alternance entre force brute et puissance black est particulièrement marquante. Le final sur ‘Odyssey’ est royal. Amené par un merci timide, le titre mixe passages planants et violents avec une force glaciale énorme. Ce long titre à tiroirs plonge dans un univers sombre sans espoir. Deliverance a lancé le festival de la meilleure des manières. Sa musique est une expérience, comme un plongeon dans la noirceur de l’humanité.





Avec Penitence Onirique le ton est black avec un aspect ésotérique proposé par des musiciens élégamment habillés et masqués. Le concert démarre dans la pénombre, le groupe est dos au public pour un effet efficace. Les lumières rouges amenent ensuite un côté cérémoniel. Le concert se lance avec ‘Vitriol’. L’aspect black épique s’annonce mélodique puis le côté speed colle au mur. Le chant bestial de Diviciacos est plein de haine. Ce long titre plonge en plein cœur d’une cérémonie noire avec un côté glacial mélodique prenant. ‘Carapace de Fantasme Vide’ et ‘Les Sirènes Misérables’ enfoncent le clou. Le mélange entre force brute décapante, en forme de tempête black, et longs passages instrumentaux froids et mélancoliques fascine une foule attentive. Le côté possédé de Diviciacos impressionne à chaque fois qu’il hurle comme un damné. La suite est prenante avec notamment ‘Les Mammonites’ et ‘Pharmacos’ qui propose le même mix entre puissance brute bouillante et passages aériens. Le groupe a été discret avec  juste un bonjour simple pour annoncer le futur album. Penitence Onirique a été remarquable. Sa prestation sortie des profondeurs a fasciné plus d’un spectateur.




Le ton change avec Karras, groupe annexe de Yann Heurtaux de Mass Hysteria et de Étienne Sarthou de Deliverance. A leurs côtés on retrouve Diego Janson pour proposer un death teinté 90 avec une pointe de crust et de punk. Après une intro flippante la charge est lancée. Le trio explose tout, avec un ton brut et un côté death’n’roll remuant. Avec ‘Dark Days’, ‘Virgin Of The Damned’ ou ‘Life Grinder’ il fait mal avec des aspects grind féroces. Après un bon sample horrifique la charge reprend. ‘The Hermit’s Anger’ ou ‘Planets Aligned’ tabassent dans un esprit death bien cru. Diego trouve les mots pour remuer les premiers rangs, faisant s’enchaîner pogos et slams . Il va souvent prendre la parole en parfait frontman et cela donne une belle fiesta. ‘Violence’, ‘Of Death And Earth’ et ‘Deathcrusher’ se font féroces en forme de tartes dans la tronche. Les 8 secondes de ‘Demons Got Rhytm’ mettent le feu dans la fosse avant un final sévère. ‘Ritual Overdose’, ‘A Chaplain’s Breath’ ou ‘Roland Doe’ cartonnent. Diego prend le temps de saluer Étienne qui a enchaîné deux concerts. Puis ‘Afterlife’ et ‘Lumbago’ achèvent la prestation avec la même énergie death teinté de punk crust portées par un chant abrasif intense. La prestation de Karras a été savoureuse, ultra violente elle a remué la foule et laissé plus d’un festivalier en nage.




En 2022 Otargos avait du annuler, m’étais tout cela est passé et les Bordelais déboulent pour balancer une dose de black metal. La foule est au rendez-vous mais la salle affiche moins remplie qu’en 2022. Cela n’entame pas la bonne ambiance et après une intro épique et sous les lasers, le groupe déboule avec ‘Incursions Of Chaos’. L’impact est énorme, le groupe ne fait pas semblant de cogner et au chant Dagoth hurle avec une intensité peu commune. Ce jus de black nerveux et méchant assomme et la suite va être aussi brutale. ‘Human Terminate’, ‘Apex Terror’ et ‘N-Universe’ ne font pas semblant de faire mal. Tout cela est chirurgical et taillé pour ne pas faire de quartier. Le côté glacial prend aux tripes de même que l’énergie déployée. L’accueil est enthousiaste avec un public impressionné par la sensation de puissance dégagée. L’intensité ne va jamais retomber, le mot répit ne faisant pas partie du vocabulaire du groupe. ‘Kinetic Zero’, ‘Cyclones Of Steel’ ou ‘Miasmic Armageddon Fog’ ne laissent pas indemnes avec une rage black redoutable. La baston s’achève avec ‘Nullabsolut’, autre pavé balancé en pleine gueule. Otargos a été brut et méchant. Son concert a été d’une rare intensité et a laissé plus d’un spectateur cloué sur place.





Peu après la fin du concert un rideau est installé pour cacher la scène et préparer la venue de Cult Of Fire. Par son côté mystérieux et occulte, la formation tchèque fascine et la foule va vite remplir les premiers rangs. Son black épique mâtiné d’influences hindoues possède un charme indéniable. Des paroles aux visuels en passant par les décors scéniques, tout évoque les dieux anciens. Une fois le rideau tombé, le décor séduit avec deux immenses serpents, une table de cérémonie et un logo splendide. Les musiciens sont tous en habits de cérémonie, l’odeur d’encens ajoute au côté ésotérique, tout cela pose une ambiance hors du temps. Après une intro planante la messe démarre, les musiciens sont statiques et le resteront pour un effet glacial réussi. La violence black portée par le chant  et des riffs féroces colle au mur. L’accueil est excellent avec pas mal de personnes fascinées et presque en transe devant le spectacle. Derrière tout s’enchaîne comme dans un film. L’alternance entre passages furieux et moments mélodiques et mystiques évite la monotonie et prend aux tripes - personne ne voit le temps défiler. Quand tout s’arrête le sentiment de revenir à la réalité surprend. Cult Of Fire a proposé une prestation fascinante, le groupe a su parfaitement immerger le public dans son univers et a prouvé qu’il était bien plus qu’une mode fugace. Il a séduit largement, l’affluence à son stand de merchandising le confirmant aisément.



En accueillant Enslaved en tête d’affiche, le festival fait fort. La légende norvégienne du viking black teinté progressif garde une aura énorme du haut de ses trente ans de carrière. La foule est bien présente et après une intro planante, ‘Kingdom’ lance les hostilités. Remarquable mélange d’ambiances, le titre impressionne. La furie black est présente avec un growl percutant et des passages plus calmes. Le chant clair se fait entendre, une longue partie instrumentale amène un coté glacial prenant. Le succès est au rendez-vous, toujours souriant Grutle apprécie l’accueil et se fait bavard et sympathique. Le récent ‘Homebound’ est également séduisant, fascinant par son  mélange de black avec des influences prog 70’s. L’impression de force qui se dégage est énorme, et la mélodie portée par le chant clair et le clavier donne le frisson. Issue du nouvel album, ‘Forest Dweller’ est prenante. Son début aérien planant et mystique puis prend aux tripes puis sa violence ne laisse pas indemne.



Enslaved a réussi son entame en mettant en valeur son répertoire récent. La suite va être plus old school. Pour annoncer le vénérable ‘The Dead Stars’ Grutle a un mot sympa pour Osmose, le label de l’époque. Porté par un rythme intense le titre est méchant, tarte black dotée d’un solo de haute volée. Issu aussi de "Below The Lights", ‘Havenless’ est une claque teintée viking par le chant clair et les chœurs, épique et violente avec un côté black intense. Extrait du nouvel album ’Heimdal’ est un fabuleux moment mixant les ambiances avec classe. Le côté mélodique progressif est prenant tandis que le côté black scotche. Tout cela est acclamé, l’accueil ravit Grutle qui annonce le très attendu ‘Isa’. Porté par un côté féroce le titre marque par sa force épique, son refrain fabuleux et le travail au clavier. La fin approche... Après une présentation fun des musiciens, un bond en arrière dans le temps est effectué avec ‘Allfǫðr Oðinn’, qui cartonne avec un ton épique. Un son du nord viking et black entraîne la salle avec une force aérienne. Le côté violent en forme de tempête portée par un chant hargneux amenant la touche black. On aurait bien apprécié une prolongation mais impossible de faire la fine bouche après une telle prestation.



Enslaved a été énorme et a proposé un concert fabuleux à la fois violent et attirant, bien équilibré entre ancien et nouveau matériel. Porté par un Grutle sympathique il a confirmé qu’il demeurait un grand nom en matière de metal extrême.



Cela achève une première journée très réussie. Cette nouvelle édition du Tyrant Fest est bien lancée. Certes l’affluence aurait pu être plus grande mais malgré cela l’ambiance était excellente et l’envie de rapidement profiter de la seconde journée est très forte pour toute le monde.


Plus d'informations sur http://www.enslaved.no
 
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