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TITRE:

KISKE-SOMERVILLE (9 SEPTEMBRE 2010)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL MELODIQUE



A tous ceux qui crient au duo à but uniquement lucratif initié par Frontiers Records, les deux principaux protagonistes s'expliquent avec une franchise rare dans le milieu rendant ainsi leur démarche plus que crédible. Interview vérité...
STRUCK - 05.10.2010 -
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Bonjour. Michael, quand les lecteurs de Music Waves liront la composition de ce projet, ils seront ravis pensant que tu signes ton retour à tes premiers amours ?
Michael : Je n’ai jamais totalement quitté, tu sais... J’ai toujours été un peu dedans… J’ai toujours aimé la musique rock ! C’est juste avec certaines choses de la scène métal dont je n’étais pas content… et je le suis toujours. J’ai toujours aimé le rock et Place Vendôme était une sorte de nouveau départ, une sorte de retour à la musique rock. Ce duo avec Amanda, dans notre façon de chanter est une sorte de pont -comme Amanda a l’habitude de dire- est écrit pour le chant mais il y a aussi des guitares rock. C’est très difficile à définir. Pour moi, ce n’est pas vraiment du métal, mais certains appelleront ça du métal en raison des guitares heavy, c’est très mélodique et émotionnel.

A propos du line-up qui est impressionnant avec notamment les membres de Primal Fear –Matt Sinner et Magnus Karlsson et Sander Gommans d’After Forever…
Amanda : … et de HDK…

Comment s’est passé le processus de composition ?
Amanda : Je pense que Matt est un peu le cerveau en réussissant à compiler le tout. En fait, nous avons eu un boulot facile !
Michael : Absolument !
Amanda : Tu vois, tout était pris en charge. Matt a développé le travail difficile et j’ai écris quelques chansons, bien sûr, avec Sander pour ce projet. Mais pour le reste, on nous a montré des choses et nous avons fait nos trucs.
Michael : … et nous en avons tout le crédit (Rires) ! C’est un boulot facile d’être chanteur !

Et comment avez-vous fait pour vous approprier ces chansons ?
Amanda : Tu te les appropries en entrant dans le rôle auquel tu dois t’adapter pour que les émotions soient tiennes.
Michael : Et si ça ne marche pas, les gens n’aimeront pas la chanson. C’est ce que j’ai fais, j’ai toujours l’habitude d’essayer de le faire… Et c’est très rare, tu peux probablement compter sur les doigts d’une main, les fois où je n’ai pas senti les chansons… Mais quelques fois, ça prend plus de temps. C’est la seule chose, si tu penses que tu ne sens pas la chanson et que tu ne peux pas la rendre tienne, ne la fais pas ! Mais généralement, si c’est une bonne chanson, il te suffit de rentrer dedans et ça marche !
Amanda : Absolument !

Justement à quoi doivent s’attendre vos fans avec ce duo ?
Amanda : Ca dépend beaucoup d’eux, en fait ! Je veux dire que nous adorerions tourner, faire un deuxième album, une suite… mais ça dépend vraiment des fans, en fait : de comment ils vont accueillir cet album… Afin que pour la maison de disques, ça fasse sens financièrement !
Michael : Serafino (NdStruck : Perugino, président de Frontiers Records) a investi beaucoup d’argent, plus qu’il n’en met pour les autres… Ce n’est pas un projet bon marché, nous avons fait de superbes vidéos pour deux chansons, nous voyageons pour faire la promotion… tout ça coûte de l’argent, tu vois ! Il met beaucoup de lui et je suis convaincu qu’il ne fera pas un deuxième album si nous ne vendons ne serait-ce pas qu’un petit peu…

Pourtant l’industrie du disque traverse une période très morose…
Michael : Absolument, tu as tout à fait raison…

… Dans ces conditions, comment expliquez-vous son implication dans ce duo ?
Amanda : C’est une histoire de chance ! Je veux dire que nous sommes très chanceux… et Seraphino est ton plus grand fan (Rires) ! Michael est dans une situation très luxurieuse !
Michael : Il faut aussi dire qu’il signe les groupes qu’il aime, ce qui est devenu très rare à ce jour parce que la plupart des maisons de disques n’en ont rien à faire d’aimer ou non les groupes qu’elles signent : elles signent les groupes en vogue…
Amanda : … et qui ont de la chance, de l’argent…
Michael : C’est ça, c’est ça ! Et c’est pourquoi Seraphino signe des groupes pas forcément à la mode mais qu’il aime.

Et vous n’avez pas peur que certains pensent que ce duo ne soit qu’un produit commercial voulu par un président de label ?
Michael : C’est une des raisons pour laquelle il nous a demandé de le faire, bien sûr ! Je veux dire par là que les maisons de disques ne sortent pas de disques pour d’autres raisons… Et pour moi, c’était super parce que j’avais besoin d’offres de ce type. Maintenant, je suis avec Unisonic donc la situation est un peu différente parce que j’ai à nouveau un groupe. Mais avant, j’avais besoin de ça pour faire quelque chose, j’étais presque reconnaissant quand il me proposait des projets, c’était super ! J’avais besoin de faire des albums mais j’avais besoin de recevoir des coups de pied au cul pour faire quelque chose !

Tu en as un peu parlé: tu n’as pas peur que ton nouveau groupe fasse de l’ombre à ce duo avec Amanda ?
Michael : Unisonic ? Non, pas du tout parce qu’ils sont vraiment différents ! Ils sont si différents qu’ils n’ont rien à avoir ensemble… Selon moi, ils n’interfèrent pas entre eux !
Amanda : Oui, et je voudrais revenir sur le fait que certaines personnes peuvent penser que ce duo puisse être une entreprise commerciale. C’est évident que les gens vont penser ça au début mais je pense que s'ils écoutent vraiment l’album, ils verront vraiment les rapports entre nous, l’alchimie qui s’est créée… elle est évidente !
Michael : Mais c’est surtout amusant d’être, en quelque sorte, accusé parce que généralement, tu fais des disques pour les vendre… Je veux dire par là que si tu veux juste faire de la musique, tu la fais chez toi ! Je le fais également ! Mais quand je produis un album pour une maison de disques, c’est supposé être sur le marché pour que les gens l’achètent ! C’est idiot de reprocher aux musiciens : Tu as fait un album parce que tu veux le vendre ! (Rires) ! Soyons sérieux ! Ca ne veut pas dire pour autant que je ne crois pas en la musique ou que je ne suis pas passionné !

C’est très honnête et tout à ton honneur que d’être totalement transparent sur ce sujet, mais tu es d’accord avec moi que c’est rarement le discours des artistes en promo…
Michael : Mais pourquoi sort-on un album ? Encore une fois, je ne parle pas de faire de la musique. Tu fais de la musique pour toi, ta famille, c’est très bien… Mais si tu fais un cd, c’est pour le vendre, sinon ne le fais pas !

Michael, pour beaucoup de personnes, il semblerait que tu aies retrouvé la grande forme vocale sur cet album. Comment expliques-tu cela ? Est-ce qu’Amanda t’a donné des conseils ?
Michael : (Rires) Elle m’a motivé et spécialement, pendant le tournage des vidéos parce que je l’avais l’impression d’être une saucisse (Rires) ! Je n’ai jamais aimé être filmé, même en live… Et tu peux le voir sur "Silence": je me demande ce que je fais là (Rires) ! Mais sur le tournage du second clip, Amanda m’a vraiment motivé. Elle m’a conseillé notamment en me disant de voir ce tournage comme une sorte de performance… et c’est devenu plus facile ! Je me sentais vraiment mieux sur le tournage de la deuxième vidéo.

Cet album est très orienté chant…
Michael : Ouais !

… Peux-tu comprendre certaines personnes qui regrettent que l’aspect musical soit relégué au deuxième plan notamment au regard des forces musicales en présence ?
Michael : Le chant fait partie de la musique ! Bon, si tu es seul, tu es un peu isolé mais quand tu as deux chanteurs, comme ici, qui ont le même but pour un album, ça donne vraiment du sens à un album vocal, on va dire !
Amanda : Exactement ! Je veux dire: ne demande jamais à un chanteur pourquoi il n’est pas plus axé sur la musique ! On s’en fout (Rires) ! Non, je plaisante ! Mais vraiment, si quelqu’un veut quelque chose de plus axé sur la musique, je ne sais pas, je lui conseillerais d’écouter quelque chose d’autre (Rires) !
Michael : Mais il y a quand même pas mal de parties de guitare, tout de même !
Amanda : Ouais et d’un point de vue orchestration, tu as des titres comme "Silence" ou "End Of The Road"…
Michael : Si tu achètes des cerises, tu mangeras des cerises ! Nous sommes tous les deux des chanteurs, donc en tant que tel, nous sommes concentrés sur le chant !

[IMAGE1]

Amanda, tu l’as évoqué tout l’heure, "End Of The Road" est une des plus belles chansons…
Amanda : Je le pense aussi…

Quelles émotions voulez-vous véhiculer avec ce morceau ?
Amanda : Et bien, comme nous l’avons dis, tu t’appropries la chanson… Pour moi, c’est comme sauter dans une piscine. Tu donnes tout, c’est un processus organique, ça sort !
Michael : Et les paroles aident aussi !
Amanda : Ouais et je veux dire que je suis une parolière -je suis autant compositeur que je suis chanteuse- et donc, je me plonge totalement dans l’humeur d’une chanson, ses paroles et sa signification profonde. Pendant que nous enregistrions, je traversais des moments personnels difficiles et ce fut très simple pour moi de parler de ce thème… Mais toi aussi ?
Michael : Oui, tous les deux, nous avons traversé des problèmes relationnels… Donc, c’est très facile de s’identifier à certaines paroles.
Amanda : C’est un peu impudique aussi parce que tu chantes en faisant ressortir toute cette énergie négative, les frustrations, les déceptions qui sont en toi.

Mais c’est un peu le passage obligé si tu souhaites que la chanson paraisse honnête et touche l’auditeur…
Amanda : Exactement !
Michael : Toujours ! Et tu dois toujours te dire que si ça ne marche pas avec toi, tu n’aimes pas la chanson… Désolé, ça ne marche pas ! Je le fais mais c’est rarement le cas parce que j’arrive généralement à entrer dans la chanson pour la rendre mienne. Mais quelques fois, ça arrive que ça ne marche pas !

Toujours à propos de " End Of The Road", son petit côté épique à la Avantasia s’explique-t-il par votre vécu commun dans ce groupe ?
Michael : Pas pour moi !
Amanda : Pour moi non plus ! Nous faisons juste nos trucs ! Et si nous avons des caractéristiques similaires, c’est -je suppose- une partie de nous que nous avons amenée !

Sur l’album, un autre aspect du groupe est présent avec le titre "Silence" avec un certain côté Nightwish…
Michael : Nightwish (Rires) ? J’entends un peu d’Evanescence. Occasionnellement, tu sonnes un peu comme ça, si tu le veux. Tu as cette dramaturgie dans la voix, c’est pourquoi, je pense un peu ça, mais pas aussi heavy, tu as ton propre son…

Amanda, comment passe-t-on d’un projet thrash et métal moderne comme HDK à ce duo ?
Amanda : Et bien, HDK est définitivement et de loin, la chose la plus heavy que j’ai pu faire dans la scène ou le genre métal… mais j’ai vraiment aimé ! Quand j’ai commencé, je me suis dis Merde, je n’y connais rien ! (Rires). Mais avec le temps, je suis vraiment entrée dedans et j’ai vraiment aimé ! Je suis une personne très éclectique !

Michael, tu souhaites ajouter quelque chose on dirait ?
Michael : Je n’ai jamais raisonné en termes de style. La raison pour laquelle je suis entré dans le métal est simple: c’est parce qu’il y avait des groupes géniaux qui faisaient des albums supers ! Ils m’ont scotché musicalement ! Je n’ai jamais rien eu à foutre de la question d’appartenance à une scène. Pourquoi ? Quel est l’intérêt ? Je n’ai pas besoin de cet uniforme ou de faire partie d’une unité ou quelque chose de ce genre… J’aime la bonne musique et dans ma période la plus heavy, j’écoutais toujours U2, Eurythmics, Pat Benatar, Kate Bush ou Simon & Garfunkel… et ça pouvait être encore plus calme… Sans compter Elvis: j’ai grandi avec Elvis ! Mais dans le même temps, j’écoutais "Kill 'em All" de Metallica quand il était à peine sorti. Je suis un fan de Metallica de la première heure, j’adore l’énergie… Et pour le deuxième "Ride The Lightning", ma mère m’a emmené en vacances, elle m’a donné de l’argent pour manger et j’ai tout dépensé en album et un de ceux-là étaient "Ride The lightning"… et j’ai mangé la moitié d’un sandwich ! Mais c’était cool (Sourire) ! Mais dans le même temps, j’écoutais de la musique émotionnelle, même de la musique classique qui a pris une grande place dans ma vie actuellement.

Tu as cité Elvis tout à l’heure. Tu as fait deux reprises de lui dans des précédents albums. Quelle est ta relation avec lui ?
J’adore Elvis depuis que je suis tout petit, depuis que j’ai huit ans… Je suis fan d’Elvis, je l’aime beaucoup parce que je pense qu’il avait une bonne âme, une personne très excitante et unique !

Michael, certains de nos lecteurs souhaiteraient savoir si tu prévoyais de sortir un album dans l’esprit de Supared ?
Michael : Oh Supared ? Pour être honnête, Supared n’est pas un de mes projets préférés. A ce moment de ma carrière, j’étais en train d’essayer de monter un groupe jusqu’à ce que je m’aperçoive que tu ne peux pas créer un groupe ! Ca ne marche pas, tu ne peux pas et garder cinq musiciens dans un groupe, l’alchimie n’est pas là ! Pour moi, un groupe c’est quelque chose que j’ai expérimenté les premières années d’Helloween avec Kai. Ca, c’était un groupe ! De bonnes individualités qui, réunies, sont encore meilleurs ! Ca, c’est un groupe pour moi… Et ce n’était pas le cas dans Supared. C’était juste quatre/cinq personnes qui faisaient de la musique, mais ce n’était pas vraiment un groupe ! Et depuis, je n’essaie plus de faire de groupe ! Je suis dans un groupe maintenant avec Unisonic et ça fonctionne et nous allons voir où ça nous mène… Mais j’ai expérimenté ce que c’était d’être dans un groupe qui fonctionne…

Et comme pour Unisonic avec qui tu as fait quelques dates, des concerts sont prévus avec ce duo ?
Michael : Encore une fois, si nous vendons… Si le label a une réponse positive du marché…
Amanda : Nous adorerions, nous adorerions ! Mais encore une fois, ça dépend des fans…
Michael : Si ça n’intéresse personne, pourquoi le ferions-nous ?

Pour le plaisir ?
Amanda : Oui mais une tournée, ça coûte très cher ! Nous ne pouvons pas nous permettre de la faire pour le plaisir, malheureusement…
Michael : Exactement et si tu n’as pas de nombre à donner sur un papier, tout le monde s’en fout !

Ce qui serait dommage tant vous semblez complices…
Amanda : Oui, ça serait définitivement dommage… J’adorerais ! Je suis tellement excitée. Je suis en tournée avec Avantasia actuellement et ça serait génial de pouvoir enfin partager une affiche avec Avantasia !
Michael : Oui, ça serait cool !

Quel est votre meilleur souvenir de musicien ?
Michael : Oh, il y en a plein !
Amanda : Ouais, il y en a trop pour en sortir un préféré… Mais pour moi, je dirais que c’est le fait de faire ce que je fais tous les jours, j’adore vivre de ma passion. C’est extraordinaire !

Au contraire, quel est le pire ?
Michael : Pour moi, le pire souvenir c’est comment Helloween s’est arrêté… Définitivement, je pensais que nous étions amis et du jour au lendemain, tout le monde est parti sans que nous nous soyons engueulé plus que ça ! Ca, c’était très triste, quelque chose que je ne comprends pas. Je ne veux plus faire de musique avec quelqu’un qui ne serait pas honnête avec moi, qui n’est pas un ami… Je ne le ferais plus… Je pensais que nous étions amis alors que non : c’est nul ! Et puis, il y a aussi la fois où nous avions joué un concert et où deux personnes sont mortes et ça, c’est vraiment très triste ! Mille cinq cent personnes qui se poussent, depuis il n’y a plus de barrière, ça ne devrait plus se reproduire. C’est très triste ! Tu ne devrais pas mourir à un concert !

Et toi, Amanda ?
Amanda : J’essaie de me souvenir mais je ne sais pas… Bien sûr, j’ai vécu des choses pas cools dans des groupes mais rien de bien grave… Je pense être vraiment chanceuse !

Si vous deviez choisir un titre pour faire découvrir ce duo à un auditeur, quel titre choisiriez-vous et pourquoi ?
Michael : Il y en a plusieurs mais personnellement, je dirais "A Thousand Suns" parce que cette chanson a tout et elle résume bien ce duo… Mais qu’est-ce que tu en penses toi ?
Amanda : Je pense la même chose que toi !

[IMAGE2]

Que vouliez-vous faire quand vous étiez gamins ?
Michael : Je voulais faire ça depuis que j’ai vu Elvis !
Amanda : J’ai toujours voulu être ce que je suis !

Vous devez donc être contents de ce que vous êtes devenus ?
Michael : Je suis très content !
Amanda : Comme j’ai l’habitude de le dire, c’est un don, tu vois ? Je suis très chanceuse. Ma mère me disait que je chantais avant même de savoir parler. J’ai toujours voulu être musicienne et c’est ce que j’ai toujours fait. Je n’ai jamais été serveuse…
Michael : Moi, aussi, je n’ai jamais rien fait d’autre… Je ne pourrais pas, je serais perdu (Rires) !
Amanda : Nous sommes chanceux !

Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?
Michael : Si je reviendrais dans Helloween… C’est stupide ! C’est une question qui revient un peu trop souvent et les gens devraient savoir depuis le temps, comment sont mes relations avec certains membres du groupe. Donc, il n’est pas envisageable de me voir monter à nouveau sur scène avec eux !

Justement, tu n’es pas fatigué de voir ta carrière résumée à ton passage dans Helloween ?
Michael : Non et comment le pourrais-je ? Mais comme je te l’ai dis, c’était difficile voire un peu insultant d’essayer en vain de faire la promo d’un nouvel album solo et de ne parler que de choses anciennes. Mais maintenant, je comprends : c’était même idiot de ne plus vouloir en parler (Sourire). C’était une époque glorieuse et les gens de cette époque y repensent avec excitation. Enfin, je ne serais pas là sans ça, donc pourquoi je cracherais dans la soupe ?

Michael, tu es conscient que tes fans sont à l’affût de la moindre info te concernant, que souhaites-tu leur dire ?
Michael : Qu’ai-je à leur dire ? Rien de plus de ce que j’ai déjà pu dire… Je suis juste moi-même. J’ai traversé une longue période où je détestais tout à propos du métal. Je ne voulais plus en entendre parler, je n’en avais plus rien à foutre. J’étais furieux et je continue toujours de détester certaines choses, une certaine attitude… J’étais en désaccord artistique mais j’aime toujours mes albums de métal préférés comme les albums de Priest. J’adore l’époque d’Helloween, de bonnes années… Pas forcément la musique, je suis en désaccord avec certaines choses morales comme le satanisme. Je suis en total désaccord avec ça ! Je n’aime pas les dictats musicaux. Je n’aime pas quand les gens essayent de dire aux musiciens ce qu’ils ont le droit de faire ou de ne pas faire. Ca ne devrait pas se passer comme ça !

Et toi, Amanda, quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?
Amanda : Les questions qui touchent au préféré… Je n’aime pas ces questions : Quel est ta chanson préférée ?, Quel est ton artiste préféré ?
Michael : C’est commun !
Amanda : Et j’en ai tellement qu’il m’est impossible d’en citer qu’un !

Amanda, à ce jour, ton CV se résume à être un coach vocale, d’avoir été invitée dans des albums de groupes majeurs comme Avantasia, Kamelot… ou encore en tant que remplaçante de Simone Simons dans Epica. Ne souffres-tu pas de ne pas être plus sous le feu des projecteurs ?
Amanda : Non, pas du tout ! Je ne ressens pas de manque. C’est tout un cheminement ! Ca fait partie de moi, de ce que j’ai fait et ça me convient tout à fait ! Je suis très fière de ce que j’ai fait et de m’être fait un nom dans les coulisses avant de le faire sous le feu des projecteurs et c’est très gratifiant !
Michael : Et tu ne dois rien à personne ! Tu n’as pas l’impression d’avoir volé qui que ce soit ! Tu n’apprécierais pas autant si tu étais sur scène juste parce que tu vends des trucs !
Amanda : Et surtout, je n’ai pas un ego surdimensionné, tu vois ? Mais c’est amusant que tu aies mentionné que je suis coach vocal, c’est erroné… Je ne suis pas coach vocal !

Pourtant c’est ce qui est indiqué dans toutes les promos quand on parle de toi…
Amanda : C’est le label qui n’est pas précis et qui a appelé ça ainsi ! Au début, je ne savais comment définir ce travail et la maison de disques qui m’a engagé pour la première fois a appelé ça du coaching vocal et c’est resté… Mais non, je ne fais pas d’entraînement vocal ! C’est plus de la production vocale…

Amanda, penses-tu que ce projet de duo peut t’amener sous le feu des projecteurs ?
Amanda : Je pense que nous le sommes, non (Rires) ?
Michael : Bien sûr ! Je dirais même que ce projet est sous le feu des projecteurs grâce à nous. Ce projet est construit autour de nous !
Amanda : Oui, oui ! Mais je ne pense pas que je serais plus sous le feu de projecteurs que Michael. Mais c’est un honneur, un grand honneur d’être présente sur cet album !

Nous avons évoqué ensemble les questions qu’on vous avez trop souvent posé, au contraire, quelle est celle que vous aimeriez que je vous pose ?
Michael : Je suis ok avec la plupart des questions que tu m’as posé (Sourire) !
Amanda : Je ne pense pas qu’il ait un problème avec quoique ce soit (Rires) !
Michael : Non, nous avons parlé d’à peu près tout !
Amanda : Oui ! Certaines interviews sont plus vendeuses que d’autres… Certaines personnes sont très créatives avec leurs questions, comme toi en fait. J’ai beaucoup apprécié tes questions !
Michael : Mais en général, toute personne qui vient et s’intéresse à nous doit être remercié… Et même si ces questions sont simples, j’y répondrais. Je suis reconnaissant que les gens s’en soucient.
Amanda : Exactement ! Tout intérêt dans ce que nous faisons est un honneur, un cadeau…

Enfin, voulez dire un dernier mot aux lecteurs de Music Waves ?
Michael : Free Music Forever !

Eventuellement, en français ?
Amanda et Michael : (En français dans le texte) « Merci et vive la France ! » (Rires) !


Merci à Roger de Replica mais également Loloceltic, Zoso, Nestor, MarcM et Chideric pour leur contribution…


Plus d'informations sur http://www.michaelkiske.net
 
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