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TITRE:

TRAUMATISME (17/10/10)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK ALTERNATIF



Interview de Nicolas Tifagne, maître à bord de Traumatisme, à l'occasion de la sortie de son deuxième album "Horrorwood Rocks! 2".
NESTOR - 16.10.2010 -
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Nous rencontrons aujourd'hui Nicolas Tifagne, guitariste, chanteur, compositeur, créateur, et bien plus encore du One Man Band Traumatisme, dans le cadre de la sortie de son deuxième disque "Horrorwood Rocks! 2". Derrière le costume volontairement outrancier qu'il aborde pour son projet, nous découvrons un musicien passionné, disponible et agréable.

Bonjour, peux-tu te présenter en quelques lignes?
Ici Traumatisme, alias le "Blondie Zombie Rocker". Ma devise est la suivante: “Don't Dream Your Life, Live Your Dreams”. Depuis tout gosse, j'avais toujours rêvé d'écrire mes propres chansons, de sortir mes albums, de monter sur scène et, accessoirement, de devenir ma propre légende (rires), et contrairement à la majorité de mes concitoyens, je n'ai jamais perdu mes vieux rêves de vue. Et me voilà aujourd'hui!

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Comment as-tu commencé à faire de la musique?
Je ne sais plus trop. D'aussi loin que je me souvienne, c'est quelque chose qui a toujours été en moi. Étant tout gamin, ma vie se résumait à écouter la radio, regarder les clips à la télé et faire semblant de chanter devant des milliers de personnes imaginaires avec un manche à balai en guise de pied de micro - et maintenant que j'y pense, les choses n'ont pas vraiment changé avec le temps! J'ai vraiment commencé à faire de la musique lorsque j'ai eu mon premier synthé, je devais avoir 6 ou 7 ans. Ma mère m'avait inscrit à des cours de piano, mais j'ai vite arrêté car ça ne m'apportait absolument rien. J'ai appris à en jouer seul, en passant des heures devant mon synthé miteux. Et quelques années plus tard, lorsque j'ai vu la lumière divine après avoir compris ce que je voulais faire de ma vie, j'ai décidé d'apprendre la guitare seul. Je n'ai jamais pris aucun cours, et donc je n'ai pas de formation classique, ce qui fait que je joue un peu à ma manière, et je serais sans doute incapable d'en jouer correctement aujourd'hui!

Comment juges-tu ton évolution en qualité de musicien?
Je ne suis pas très doué pour me juger. Disons que je me débrouille. Ma musique est loin d'être la plus technique au monde. Mais tu sais, mon but principal n'est pas de faire une démonstration de mes talents qui sont loin d'être exceptionnels, mais avant tout d'écrire de bonnes chansons, qui te rentrent facilement dans le crâne. Et je pense que c'est un détail que beaucoup de groupes oublient de prendre en compte de nos jours. Ils jouent très bien, très rapidement et tout ce que tu veux, mais leurs morceaux ne sont pas accrocheurs. Tous les groupes qui traversent les époques, comme Alice Cooper ou Kiss pour ne citer que quelques-uns uns de mes préférés, ont perduré car la majorité de leur répertoire est composé de chansons dont les gens se souviennent. Mon but a toujours été d'aller dans cette direction, et d'écrire des refrains que tu peux chanter à tue-tête, et dont tu te rappelles après quelques écoutes seulement.

Tu sors en 2010 ton second album "Horrorwood Rocks! 2", ce qui veut dire qu’il a un grand frère. Pourquoi cette unité de nom?
Pour plusieurs raisons. Principalement parce qu'ils ont tous les deux été faits de la même façon et avec les mêmes personnes. Je n'ai pas eu la possibilité - et les moyens - d'enregistrer mes albums en studio. Ils ont été faits avec les moyens du bord, c'est vraiment du "do it yourself" total. Si j'avais appelé mon nouvel album autrement, sans faire l'affiliation au premier, les gens auraient pu croire qu'ils devaient toujours s'attendre à ce que je fasse mes disques de la même manière toute ma vie, ce qui est loin d'être mon intention !

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Comment les deux disques s’articulent-ils entre eux ?
Mon premier album était constitué de vieilles chansons, écrites entre 2004 et 2007 pour la plupart. Je voulais un album basique, fun, léger et facile d'accès, afin de présenter mon univers de la manière la plus simple et directe possible, car cela me semblait indispensable pour établir une bonne base. Mon but pour le deuxième, c'était en quelque sorte de revenir à zéro et de redéfinir ce que je veux que Traumatisme soit, en utilisant une approche différente, plus travaillée, ce qui représentait un grand défi pour moi. A titre de comparaison, "Horrorwood Rocks! 2" est à "Horrorwood Rocks!" ce que "Dawn Of The Dead" est à "Night Of The Living Dead", pour les connaisseurs. Il est plus ambitieux, plus cohérent, plus solide, plus abouti, et beaucoup plus personnel également, sur tous les points.

En quoi la réalisation du premier "Horrorwood Rocks!" a t'elle été utile dans l’accomplissement de ce second volet ?
Je n'aurais jamais pu donner le jour à "Horrorwood Rocks! 2" sans avoir fait le premier avant. Quand le premier est sorti l'année dernière, je savais parfaitement au fond de moi qu'il était bien en dessous de mes capacités, quelles qu'elles soient, et ce même avec le peu de moyens dont je dispose. C'est quelque chose qui m'a rendu un peu malade pendant toute l'écriture du deuxième, car j'avais beaucoup de choses à me prouver à moi-même. L'enregistrement de l'album a eu lieu en mars dernier et n'a duré qu'une semaine, mais j'avais passé près d'un an auparavant à tout préparer dans les moindres détails, et aujourd'hui, cet album est juste la meilleure putain de chose que j'ai faite de toute ma vie. Je sais que c'est ce que tous les groupes disent dès qu'ils sortent un nouvel album, mais en ce qui me concerne, j'ai tout donné dans ce disque, et c'est la chose dont je suis le plus fier au monde. Cet album est en quelque sorte l'aboutissement de toutes ces années passées à trimer comme un dingue, seul dans mon coin. Je pense être allé aussi loin que possible avec les moyens dont je dispose depuis des années.

J’ai été impressionné, dans un premier temps, par l’univers graphique (qui rappelle un peu celui des Dogs d’Amour) que tu as créé, puis par la suite par l’univers au sens plus large que tu gères (sites Internet, gestion de la promotion, biographie originale…). Peux-tu-nous en dire un peu plus à ce sujet ?
Je n'ai jamais vu Traumatisme comme un simple projet musical. La musique est belle et bien le plus important, car si tu n'as pas des chansons solides derrière pour soutenir ce que tu fais, tu n'as rien d'autre qu'un spectacle de marionnettes. Mais mon but a été de créer tout un univers, où chaque détail compte, qu'il soit musical, visuel ou autre. J'ai grandi avec des groupes comme Alice Cooper, Rob Zombie, Twisted Sister, W.A.S.P. ou encore Kiss, des groupes théâtraux et avec une forte identité visuelle, et c'est dans cette optique que j'ai créé Traumatisme. Je suis autant influencé par le shock-rock que par les vieux films de monstres ou les cartoons. J'ai donc voulu rassembler tout ce que j'aimais dans mon projet. Je ne pourrai jamais me contenter de faire les choses à moitié, c'est juste inconcevable pour moi. C'est tout ou rien !

Si à mon sens ta musique est foncièrement du rock, tu évolues dans un univers Shock Rock/Sleaze Rock. A ce titre, tu as créé un personnage très larger than life. Mais étonnement, tu sembles avoir beaucoup de distance vis-à-vis de celui-ci. A ce titre, tu sembles à l’opposé d’un Mickael Vendetta qui, dans sa course à la notoriété, cherche à faire de son personnage sa seule vitrine, et gère cela de manière très rationnelle. Quelle est ta vision de cela ?
Pour commencer, je n'ai pas la chance d'avoir une aussi belle gueule que la sienne, donc déjà ça n'aide pas (rires). Ensuite, il faut savoir que je considère Traumatisme comme un personnage, un peu à la manière d'Alice Cooper. C'est en quelque sorte mon alter-ego, une caricature de moi-même, et il prendra réellement vie lorsque je monterai sur scène. Traumatisme est arrogant, mégalomane, outrageux, grande gueule et sûr de lui, alors que je suis à peu près l'opposé de tout ça, à quelques détails près. Mon personnage et moi sommes deux choses bien distinctes, et je ne veux pas jouer un rôle 24 heures sur 24 et devenir un cliché ambulant. J'ai beaucoup observé des gens qui ont voulu jouer à ce jeu, et la plupart du temps, ils se font rattraper par leur personnage et en deviennent prisonniers. Et lorsque ce n'est plus crédible, tout s'écroule. Ils sont malheureux car ils savent qu'ils ne seront plus jamais pris au sérieux, et qu'aux yeux des autres, ils ne sont rien de plus que des clowns bons à amuser la galerie. Tu les vois donc ensuite essayer de se rattraper à tout et n'importe quoi en tentant d'attirer l'attention sur eux par tous les moyens, mais c'est déjà trop tard.

Combien de temps par jour consacres-tu à ce projet ? Et est-ce compatible avec une vie normale (le cahier des charges de ce que doit être une vie normale, est à la disposition des lecteurs de MW) ?
Je consacre ma vie entière à ce projet. C'est la seule chose qui m'intéresse, et je n'ai aucun autre but dans la vie, aucune autre ambition ou envie. Quand je ne suis pas en train d'écrire de nouvelles chansons, je passe du temps sur Internet à faire découvrir ma musique à d'autres. Et quand je ne fais rien de tout ça, je suis quand même en train de réfléchir à de nouvelles idées. Je pense à Traumatisme à chaque seconde. Et pour répondre à ta question, ça demande énormément de temps, d'énergie, d'argent et de sacrifices de toutes sortes, mais c'est un choix que j'assume complètement.

Quand tu n’es pas une star du rock'n'roll, que fais-tu dans la vie ?
Je ne te dirai pas ce que je fais exactement, sinon je me verrai dans l'obligation de te supprimer (sourire)... Disons que pour le moment, je ne suis qu'un autre esclave de la vie active parmi tant d'autres. Je passe la majorité de la semaine à bosser pour quelqu'un d'autre afin de mettre de l'argent de coté pour financer tout ce qu'il y a en rapport avec ma musique. Je m'efforce de faire la part des choses pour l'instant, mais je ne veux pas continuer de cette manière toute ma vie, et d'ailleurs je n'en serais pas capable. Et je veux encore moins passer mon temps à faire quelque chose que je n'aime pas faire. Je vois des gens tous les jours qui ont l'air heureux d'aller au travail, avec aucun autre objectif dans la vie que d'avoir leur salaire à la fin du mois. Et la société fait tout ce qu'elle peut pour te pousser dans ce sens, et t'éloigner de tes vieux rêves d'enfant. Selon elle, pour devenir un adulte responsable, tu dois grandir et faire un truc que tu détestes jusqu'à la fin de ta vie. Et je préfère mourir tout de suite plutôt que vivre comme un robot, en suivant bêtement et sans broncher un modèle de vie établi par d'autres des centaines d'années avant nous. Mais malheureusement, la plupart des gens n'ont pas le recul nécessaire pour se rendre compte qu'ils ne sont que des pantins, et qu'il n'appartient qu'à eux de faire ce qu'ils veulent de leur propre vie. Je sais que ça sonne comme un raisonnement de gamin, mais c'est pourquoi tu dois croire en ce que tu fais plus que tout et ne jamais perdre tes objectifs de vue, sinon tu finiras par te faire bouffer par le monde réel. Et surtout, il faut constamment garder à l'esprit que la patience et la détermination sont la clé de tout. La roue tourne !

Comment gères-tu la distribution de tes disques ?
Je m'en occupe moi-même, via mon site Internet. Je suis encore loin d'avoir des millions de fans, et comme je ne fais pas confiance à grand monde dans ce milieu, je préfère me débrouiller seul, du moins pour l'instant. J'envoie toujours des petits bonus aux gens qui achètent mes albums, comme des stickers, photos ou ce genre de trucs. Ce n'est pas grand chose, mais ce genre de petits détails fait toujours plaisir, et je pense que c'est la moindre des choses pour les remercier de s'intéresser à ma musique.

Aujourd’hui, un disque du type de "Horrorwood Rocks!" se vend à combien d’exemplaires en France ?
Très peu. Je ne suis qu'un illustre inconnu qui essaie de faire son trou, et comme je m'occupe de la promotion de mes albums et de tout le reste seul et avec des moyens très limités, je me débrouille comme je peux, avec Internet principalement. Et n'ayant pas encore l'opportunité de faire des concerts, ça me limite encore plus. Mais je ne me démonte pas et je fais tout mon possible pour faire passer le mot autant que possible.

Justement, la scène ?
Faire des concerts et donner vie à Traumatisme sur scène est l'un de mes plus grands objectifs. J'y travaille depuis très longtemps, mais je ne veux pas me précipiter et prendre le risque de tout bâcler, car l'enjeu est bien trop important pour moi. Mes ambitions dépassent le fait de faire de simples concerts, je veux mettre en place un vrai show. Je réfléchis constamment à de nouvelles idées. Le problème majeur est de trouver les bonnes personnes pour m'entourer sur scène. Peu de monde prend ce que je fais au sérieux, et je veux trouver des musiciens qui comprennent et acceptent ma vision en jouant le jeu à fond. Alors, avis aux intéressés: si vous avez au moins 21 ans, si vous possédez votre propre matériel, si vous avez la possibilité de vous déplacer facilement (Traumatisme est basé dans le Calvados, en Basse-Normandie), tentez votre chance. Si vous savez jouer de votre instrument correctement, c'est encore mieux. Si vous prenez le projet à la légère, et si vous pensez ne pas être capable de vous impliquer à fond sur tous les points, passez votre chemin ! Et si vous avez un égo surdimensionné, vous pouvez oublier tout de suite. Le mien suffit largement !

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As-tu un objectif artistique précis ?
Je ne suis pas là pour sauver le monde ou quoi que ce soit. Je n'ai aucune prétention, à part celle de me battre chaque jour pour faire ce que j'aime. Mais quand je vois ce que les gens considèrent comme du rock'n'roll de nos jours, ça me fait marrer autant que ça me terrifie. Tu vois des types habillés en jeans et t-shirts monter sur scène et jouer en regardant leurs pieds. Tous ces groupes se ressemblent, ils n'ont aucun charisme, ils se prennent tous au sérieux. Ils font tous la même musique, ils ont la même mèche de cheveux qui leur tombe sur la gueule. C'est ça, le rock'n'roll ? Il faut du spectacle ! Sans prétention aucune et en toute modestie, j'ai bien l'intention de remuer un peu tout ça dès que je monterai sur scène.

Je me suis permis de juger ton travail au travers d’une chronique. De manière générale, comment ressens-tu cette intrusion dans ton travail ?
Ça m'éclate ! La plupart du temps, les critiques ne savent pas comment aborder ce que je fais, et finissent par me cataloguer parmi tous ces groupes récents de glam pas inspirés, qui ne font que re-pomper ce qui a déjà été fait dans les années 80, alors que je n'ai absolument rien à voir avec eux. Mais ça me fait marrer de voir comment les gens réagissent, car c'est très facile de se moquer de ce que je fais, et il faut dire que je tends le bâton pour me faire battre. Mais je fais tout mon possible pour que mon nouvel album soit chroniqué un peu partout, car c'est un moyen efficace pour le faire découvrir à de nouvelles personnes, qui n'auraient pas forcément découvert ma musique autrement. Mais très honnêtement, et même si ça me fait toujours plaisir de lire une chronique - bonne ou mauvaise - dans l'absolu, je m'en fous. Je sais que ça sonne arrogant, mais si tu fais de la musique, tu dois avant tout la faire pour toi-même. Je veux dire, quand tu sors un album, tu veux que tout le monde l'achète, parce que t'as bossé tellement dur dessus que tu veux que les gens reconnaissent ton travail. Mais il ne faut jamais rien attendre des autres. Je sais au fond de moi que j'ai mis tout ce que j'avais dans cet album, et j'espère simplement que certaines personnes l'aiment au minimum moitié moins que moi je l'aime. Et si ce n'est pas le cas, tant pis. La vie est trop courte pour te préoccuper de ce que les autres pensent de ce que tu fais, l'important, c'est que ça te plaise à toi. Et si je voulais plaire à tout le monde, je me ferais un super brushing qui tue et je filerais à la Star Academy. Et encore, je ne suis même pas sur que ça marche !

Comment as-tu jugé la chronique de ton disque sur MW?
Parmi toutes celles que j'ai eues jusqu'à présent, la tienne fait clairement partie de mes préférées. Je l'ai trouvée très compréhensive et terre à terre, et c'est évident que tu as vraiment approfondi l'album avant de l'écrire, ce qui fait très plaisir à voir.

Comment ne pas terminer une interview sans le traditionnel espace d’expression libre?
Merci à toi pour cette interview. Merci à tous ceux qui me prendront un exemplaire de mon nouvel album. C'est une autoproduction totale, faite avec presque rien, mais j'y ai mis tout mon cœur et toutes mes tripes. Merci également à tous ceux qui me soutiennent d'une manière ou d'une autre, que ce soit en achetant mes albums, en faisant découvrir ma musique à leur entourage, ou en faisant une prière en mon honneur tous les soirs, à genoux devant un poster grandeur nature me représentant. J'espère que vous répondrez tous présent lorsque Traumatisme prendra enfin vie en concert. Ce qui pourrait arriver bien plus tôt que vous ne le pensez !

"A la Vie, à la Morgue!"


Plus d'informations sur http://traumatisme1.com/
 
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