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TITRE:

SYNAPSE (15 DECEMPRE 2023)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL PROGRESSIF



Synapse a sorti un surprenant EP de reprises. En attendant le nouvel album, nous sommes allés à la rencontre de Thomas Vincent pour évoquer cet album de transition.
CALGEPO - 27.12.2023 -
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Synapse avait eu les faveurs de la rédaction il y a deux ans avec l'album "Singularities". Alors qu'on attendait une suite avec impatience, le groupe est revenu avec un EP de reprise, exercice assez audacieux. Pourquoi un tel EP, quel a été le travail de réécriture sont autant de questions que nous avons pu poser à Thomas.


L'actualité de Synapse, c'est la sortie récente de Alter Echoes qui fait suite à l'album "Singularities", sorti en 2021. On était encore en pleine période de doute et d'incertitude sanitaire à cette époque- là, quasiment deux ans jour pour jour. Comment avez- vous perçu les retours plutôt favorables sur cet album- là ? Est- ce que vous avez été surpris par le nombre de chroniques positives et de retours positifs du public ?

Oui, toujours. Quand on fait quelque chose, on est à la fois surpris et à la fois... C'est un peu bizarre de dire ça, mais à la fois pas étonnés. Parce qu’on adore ce qu'on fait. C'est-à-dire que cet album, quand on l'a fait, on était sûrs de ce qu'on voulait. C'est vrai que quand on avait des critiques positives, forcément, on était très contents. Oui. Parce que la prise de vente, si on nous dit que c'est nul, c'est que non seulement, personnellement, si on nous permet de nous dire ça, c'est qu'il y a une certaine aisance à nous dire d'être critique. Ça dit beaucoup sur nous. Mais on apprécie aussi celles dans lesquelles les auteurs osent nous dire des choses qu'ils n'ont pas aimées. C'est un peu bizarre, mais on apprécie aussi quand on a des choses moins bonnes à nous dire, des choses à améliorer. Ce que l'on aurait voulu entendre ou qu'on attendait. Mais oui, surpris, et en même temps très contents d'avoir eu ces retours.





Tu penses que les critiques vous guident là-dessus ? Vous êtes preneurs de ça ? Parce qu'il y a souvent des critiques qui ne sont pas très constructives, surtout évoquant juste l’aspect influence …


Disons que la devise de Synapse, c'est la connexion, c'est le lien entre tous les styles. Chacun interprète ce qu'il entend avec ce qu'il aime. De mémoire je crois même que c'est là d'où vient le nom « Synapses ». C'est parce que quand on fait écouter les chansons, ça rappelle aux gens des choses. « Oui, ça ressemble beaucoup à tel groupe. » Alors qu'en fait, nous, soit on ne connaît pas trop le groupe soit ce n’était pas l’idée de départ. C'est pour ça qu'on s'est toujours dit qu'on a tellement d'influences, on s'inspire de tellement de choses qu’on a l'impression que ça crée des connexions qui vont au-delà de nos propres inspirations.


Vous aviez chacun d'entre vous avant Synapse une expérience de musicien dans des groupes. Vous avez souvent joué des concerts avant la pandémie, probablement. Maintenant que vous avez pu rejouer en concert après notamment à la Camélienne en avril avec Altesia notamment, est-ce que vous sentez un avant et après Covid ?

Ça commence à rebondir. À vrai dire, je n'ai pas vraiment vu de changement parce qu'à cette époque- là, c'était encore à nos débuts. Les concerts que l’on faisait n’attiraient pas non plus 1 000 personnes. Toujours pas aujourd'hui, mais les salles n'étaient pas non plus remplies à bloc. Et aujourd'hui, les gens sortent quand même. Je crois qu'il y a eu des relâchements peut- être pendant une période après la fin du confinement, où les gens étaient encore habitués à rester chez eux. Dans nos concerts, je n'ai pas vu de différence. Et puis, ça fait longtemps…mais bien sûr qu'on a tous envie d'oublier cette période.


Vous étiez les locaux à la Caméliane et vous étiez très, très attendus. Ça doit vous rassurer sur votre volonté de continuer cette aventure pour un « jeune » groupe qui commence à se créer de l’expérience ?


Oui, forcément. Bien sûr que c'est encourageant. On était très attendus. On a fait au moins cinq concerts, c’est peu mais c’est déjà bien, on commence à bien se roder et ce fut une belle soirée.


Cet EP, n'était pas réellement prévu comme ça.


L'actualité, c'est cet album de reprises, ce mini EP de relectures qui est un peu un retour aux sources, parce que pour certains d'entre vous, vous aviez déjà fait beaucoup de travail de reprises avant Synapse - mais quel groupe n’a pas commencé par là ? Pourquoi ce choix de proposer un EP de reprises plutôt que de nouvelles chansons ?

À vrai dire, cet EP, n'était pas réellement prévu comme ça. C’est venu lors du financement de l'album car on a lancé une campagne de crowdfunding avec une contrepartie spéciale qui était de proposer une chanson à reprendre à la sauce Synapse. Et on ne s'attendait pas à avoir autant de demandes. C'est super parce qu'on a pu financer notre album facilement avec ça. Et en même temps, on avait du travail à faire. Mais finalement, on a pris plaisir à faire ça. Puis ça nous a tellement plu et on avait tellement de matière et de propositions qu’on s’est dit pourquoi pas faire un projet consacré uniquement à des reprises…


Ce n’était pas le projet de base. Ce sont les participants qui ont guidé ?

Oui tout à fait, cela a amené à ça. Le financement de l'album a mené à cette EP qui n'était pas prévu à la base et qu'on a adoré faire.


Et du coup, les choix de ces titres tous d’origine différente, ce sont donc les participants qui vous l'ont proposé ou c'est vous qui avez choisi ces titres- là ?

Le générique de "Friends" et le morceau de Mariah Carey sont des titres qu'on avait repris pendant le confinement, pour ne pas s'ennuyer. Donc ceux-là, on les a choisis. Mais les autres, ce sont les contributeurs qui les ont choisis, donc le côté disparate des morceaux ce sont eux à l’origine.


Et du coup, personne ne vous a proposé de reprendre, si on veut revenir à vos influences qu'on vous attribue souvent, des chansons de Dream Theater ou de Perephery ? Ou c'était trop ambitieux ?

Trop facile. Est-ce que ce serait vraiment intéressant ?


Peut- être parce que la façon dont vous avez déstructuré ces titres- là, vous auriez pu l’appliquer sur des titres de Dream Theater ou de Perephery ?


Mais non, c'est vrai. Totalement ! On aurait pu, mais j'ai l'impression que Perephery ou Dream Theater, c'est encore un style qui est une niche en France. Le prog, même si c’est Dream Theater, c'est quand même très connu des fans, mais malgré tout, en France, on a d'autres choses en tête. Ça aurait été l'occasion de faire découvrir des groupes mais ça ne me parle pas autant que les morceaux qu'on a choisis.


C'était un défi, clairement. Mais on adore ça, les défis.




Du coup, c'était un défi pour vous de reprendre ces titres totalement antinomiques, par rapport à votre style ?


Oui, surtout le morceau de Souchon, vraiment, je ne voyais pas du tout comment faire pour le rendre intéressant. Pour le coup, c'est moi qui ai pris en charge cet arrangement. Je suis assez fier parce que vraiment, je ne m'attendais pas à autant de difficultés... Si on m'avait dit il y a cinq ans que j'allais faire une reprise d'Alain Souchon, surtout celle- là, que je connaissais bien, je n’y aurais pas cru. Donc oui, c'était un défi, clairement. Mais on adore ça, les défis.


On devine donc que chacun d'entre vous a pris une chanson à sa charge ?

C'est comme quand on compose, chacun prend en charge ce qui lui plaisait. Je crois que pour Alex, par exemple, la 'Bikina', ça lui plaisait bien parce qu'il connaissait la chanson. Il a pu donner à cet arrangement- là une couleur festive. Pareil pour moi, je connaissais beaucoup la chanson de Souchon. Pour Sasha, pareil, je crois que c'était un ami à lui qui avait proposé la musique de "Final Fantasy". Comme il adore des sonorités très complexes et colorées et en même temps assez lourdes, c'est comme ça que lui est venue l'idée d'arranger ce morceau.
Pour 'Take On Me', c'est un peu particulier. On l'a fait un peu tous ensemble. Quoique, ça a été lancé par Alex ou Sasha peut- être. Puis après, la méthode de travail a évolué. D'ailleurs, j'ai adoré mixer ce titre- là parce qu'il y a quelque chose de magique dans ce morceau. J'aime bien le côté nostalgique.


Ce sont des chansons avec lesquelles vous étiez déjà familiers ?

Oui, ça parle à beaucoup de monde.


On a pris l'essence de ce qu'on aimait dans chaque morceau.


Est-ce que ce travail de relecture vous a demandé plus de temps que de faire une nouvelle chanson ou pas du tout ? Est-ce que vous percevez une différence dans ce travail ?

Non, ça prend moins de temps. Parce qu' à vrai dire, quand on compose, on part d'une page blanche. Peut-être que ça ne se passe pas tout le temps ainsi, mais par exemple, on part d'une mélodie, puis on passe aux arrangements et après, les idées viennent. Il faut ensuite trouver comment structurer tout cela, il faut trouver d'autres mélodies qui vont avec, avec un rythme, le tempo. En revanche, quand on fait une reprise, on a tout ce qu'il faut. Et il faut savoir les jouer et ensuite, on arrange comme on le souhaite. On a tout sur la table. C'est vrai que cela prend moins de temps. Et après, on fait le tri aussi. On peut choisir, par exemple, dans le morceau de Souchon, je crois qu'on n'a pas fait le troisième couplet. Aussi dans 'Take On Me', il y a des parties qu'on a zappées également. On a fait le tri de ce qu'on préférait dans les morceaux. On a pris l'essence de ce qu'on aimait dans chaque morceau.


Quel était le but de ces relectures ? De totalement déstructurer la chanson pour vous l'approprier ou de garder quand même l'esprit ? On parle de 'Take On Me', c'est une chanson un peu d'amour, de passion. Souchon, c'est un peu plus politique. Comment avez-vous su garder peut- être cet esprit, si c’était l’objectif ?

Non, on voulait quand même respecter la base du morceau. On ne voulait pas non plus déstructurer, en faire quelque chose de complètement incohérent. Pour le titre de Souchon, je voulais que ça reste poignant. C'est une chanson poignante avec un sujet difficile qui d'ailleurs me tient à cœur. Je ne voulais pas du tout changer. Pareil pour 'la Bikina', on voulait garder ce côté un peu latino, une chanson métissée. On a juste amplifié cet aspect et interprété comme on l'aurait fait avec nos morceaux. ‘Take on me’, pour le coup, c'est spécial parce que c'est un morceau qui est tellement populaire, tellement connu, tellement repris qu'on ne pouvait pas se permettre uniquement de le transformer en guitare, batterie et basse. Il fallait trouver quelque chose qui se démarque des autres. Donc, on a préféré le prendre comme ça. C’est une approche presque progressive, parce que tu as une intro plus calme que l'original, qui monte en puissance, alors que la chanson est plutôt linéaire avec des pics. Il y a beaucoup de travail, notamment sur cette chanson-là. ‘Friends’, c'était rigolo avec un arrangement un peu plus dynamique.


Cet album est sorti il y a quelques mois, mais il résonne presque incroyablement avec l'actualité. Tu parles de la chanson de Souchon avec ce sujet très politique et religieux où il explique que la religion est un prétexte pour faire la guerre. Et aussi, ‘I'll be there for you’ et on a appris récemment de Mathiew Perry. Peut- être que vous ne l'avez pas perçu comme ça, mais comment tu mesures ce fruit du hasard qui n'était pas voulu au départ ?


Tu m'apprends un truc. C'est vrai que c'est très actuel. Écoute, non, on a fait vraiment les choses sans arrière-pensée, ce n’était pas prévu de base. On a offert ça, en contrepartie et c'est vraiment le fruit du hasard.


Pourquoi vous être limité à ce nombre restreint de chansons ? Est- ce que vous avez reçu plusieurs propositions de la part de vos contributeurs ? Comment ça s'est passé ? Je suppose qu'il y a eu des dizaines de titres qu'on vous a proposés ?


Non, juste ceux-là, on nous a demandé de faire ça, alors on l'a fait.


La 'Bikina', c'est presque devenu un de vos hymnes…

Oui, parce que la chanson est drôle, c'est en espagnol, elle donne le sourire. C'est bien parce que c'est comme une nouvelle chanson. Et en fait, c'est une chanson qui est extrêmement vieille et populaire au Mexique. Et je trouve ça drôle, en tout cas, d'essayer de la populariser ici.


On a parlé de la musique, mais on ne parle pas souvent de l'interprétation de la voix. Comment est- ce que tu as abordé ce travail sur ces lignes de chant avec des chanteurs si différents à l'origine ? Et est- ce que ça t'a demandé, toi, un surplus de travail par rapport à vos compositions personnelles ?

C'est vrai qu'au niveau de la voix, il y a eu du travail, notamment pour la ‘Bikina’. J'ai dû familiariser avec l'accent espagnol.et j'ai été bien aidé parce qu'Alex parle couramment espagnol, avec l'accent mexicain en plus qui est différent du pur espagnol. Je suis pas mal entouré de gens mexicains ou hispano-français et j'ai été bien aidé. Ils m'ont dit qu'ils étaient très contents de ce que j'avais fait, que ça sonnait bien. J'ai appris quelques mots d'espagnol en en prime. Mine de rien aussi, l'interprétation de Souchon était très importante. Ça avait beau être en français,  il y avait du travail sur l'intention de chaque mot, parce qu'on aurait pu se relâcher un peu sur le fait que ça soit français. Mais non, en fait, au contraire, j'ai dû faire plusieurs jours de prises de voix pour trouver vraiment la bonne interprétation. Et puis, il y avait certaines voyelles. Il y a des voyelles qui ne sonnent pas trop à une certaine tessiture. Il fallait que je travaille ça aussi. Aussi le son « ré » dans résonne qui ne fasse pas « ray »… J'ai dû un peu remodeler certaines voyelles, retravailler pour que ça ressorte bien. Je trouve que c'est quand même très important parce que le texte est un texte fort. Il fallait que le texte ressorte du mieux possible.





Outre l'aspect technique, il y a aussi l'aspect émotionnel que tu peux ressentir à l'égard de cette chanson qui peut te submerger au niveau de l'émotion. Est- ce que c'est une chanson que tu serais amené à interpréter en concert ? Est- ce que tu envisages cet aspect- là d'émotion dans la chanson en tant que technique de chanteur, frontman ?

Je pense que dès que l’on aura l'occasion, on la chantera. Parce que malheureusement, c'est un sujet qui est toujours d'actualité. Après, le truc, c'est que je ne suis pas vraiment quelqu'un qui aime défendre ses idées politiques de manière forte. Si je devais l'interpréter, je l'interpréterais parce que la chanson est comme ça et aussi parce qu'elle dénonce cette absurdité, sans en faire quelque chose de politique.


Tu ne veux pas que Synapse aille dans cet angle- là ?

Non, j'interpréterais la chanson en pensant à ce qui se passe. Bien sûr. Parce que c'est une chose qui existe.


Les auteurs originaux n'ont pas écouté vos versions. Vous avez essayé de leur transmettre ?

On a essayé, mais on n'a pas eu de réponse. J'aurais bien aimé. J'aurais été fier et très content. Pour Souchon je pense déjà qu’il n'est pas sur les réseaux. Il doit avoir des agents pour ça. Ils n'ont pas répondu à aucun mail ni à aucune sollicitation.


Et maintenant, quels sont vos projets pour donner une suite à "Singularities" ? Est- ce que vous sentez une certaine pression à faire aussi bien que cet album, sinon mieux ?

Pas du tout. Il y a tellement de choses qu'on aurait aimé faire dans le premier qu'on n'a pas faites... Dès l'année suivante, on avait déjà des nouvelles idées de chansons. Je ne veux pas dire qu'on sait où on va, mais en tout cas, on n'a pas cette pression. Pour nous, on fera forcément mieux. C'est en cours d'écriture et on espère sortir l’album fin 2024.


Il y a des festivals qui commencent à annoncer leurs affiches respectives. Est- ce que vous avez pu trouver un créneau pour la prochaine année ? Est- ce que vous avez d'ores et déjà quelques dates à annoncer ?


Il y a des choses prévues, mais je ne peux pas encore communiquer parce que ce n’est pas encore fixé. Mais il y a beaucoup de choses prévues.


Qu'est- ce que vous en attendiez de cette EP de transition ?


Le premier album, on l'a composé pendant le Covid à distance. C'est un peu spécial. Cet EP, c'était un peu entre les deux, parce que chacun avait son morceau qu'il voulait arranger. Et en même temps, on a aussi travaillé ensemble en étant physiquement présents. Et là, cette fois- ci, dans le deuxième album,  on va travailler vraiment tous les trois ensemble. Je suis très content des retours aussi au niveau du son parce que j'ai eu l'occasion de mixer cet EP. Et je suis très surpris que l'on m'ait dit que c'était très bon.


Tout cet investissement en tant que chanteur, en arrangeur, en mixage demande du temps et du travail. Et c'est bien, effectivement, que qu'on puisse t'apporter des bons retours là- dessus. Donc, pour ce nouvel album, changement de méthode de travail...


Ce n'est pas facile pour s'organiser parce qu’avec les occupations, avec nos métiers, c'est difficile, mais on fait tout pour y arriver.


Le but est donc de franchir un cap et pouvoir espérer de vivre de votre musique ?


Oui, clairement, c'est le but.


Merci beaucoup !

Merci à toi



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/synapseprogband
 
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