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TITRE:

WILDSTREET (15 MAI 2024)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARD ROCK



Après le très réussi "III", nous pensions Wildstreet enfin remis sur les rails mais Eric Jayk a dû à nouveau réinventer son groupe pour revenir encore plus fort avec "IV"
STRUCK - 07.06.2024 -
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La vie de Wildstreet est loin d'être long fleuve tranquille... Alors que nous pensions que le projet allait enfin se stabiliser, Eric Jayk a dû un nouvelle fois se réinventer et quasiment repartir de zéro pour nous proposer un nouvel Ep "IV" toujous aussi réussi...





La musique de "IV" est intentionnellement aussi diversifiée que possible.


On s’était rencontrés il y a près de trois de ans pour la sortie de "III", un EP qui marquait le retour aux affaires de Wildstreet. Question naturelle, que s’est-il passé pour toi et ton groupe pendant ce laps de temps ?

Il s’est passé beaucoup de choses. Nous avons un nouveau groupe, le meilleur que Wildstreet a pu avoir avec Wrath Starz à la guitare, Dylan Graff à la batterie et Kevin R. Scarf à la basse. C'est ce que j'ai toujours voulu que Wildstreet soit. Vous invitez qui vous voulez dans Wildstreet peu importe d’où ils viennent… Nous venons de partout : mon bassiste vient de la république tchèque, mon guitariste vient du Wisconsin, mon batteur du New Jersey, je viens de New York…
Je dirais que la musique de "IV" est intentionnellement aussi diversifiée que possible. Et malgré tout, ça sonne cohérent, ça ressemble à du Wildstreet. Tu sais, j'ai vécu partout ces trois dernières années, j'ai tourné constamment… et je pense que c'est important de refléter cela dans ma musique…


La situation était critique en 2022




Tu as évoqué ce changement de line-up mais n’était-ce pas décourageant pour toi de changer une nouvelle fois ? N’as-tu pas eu envie de tout laisser tomber ?

On va dire que la situation était critique en 2022 et nous avons dû prendre une grande décision pour nous réinventer, faire mieux les choses et reconstruire Wildstreet pour grandir à nouveau et aujourd’hui, on constate que nous n’avons jamais été aussi bons. Mais c’est vrai que c’était une période difficile… Mais la musique est ma vie et ce n'est pas comme si je pouvais faire autre chose (Rires) !


Ton actualité est la sortie de "IV" qui a pris presque trois ans pour être composé. Est-ce un délai normal pour toi sachant que pour nous, c'est normal pour un record et pas un EP ?

Il y a plein d’invités sur cet EP, qui constituent une grande partie de cet album. Et j’ai voyagé un peu partout dans le monde pour travailler avec chacun d’entre eux. D’autres chansons sont en cours d’écriture mais je ne voulais pas que nos fans attendent un album complet. Je prendrai les chansons de "IV" et celles de "V" et elles seront compilées dans un certain temps pour former un album. Mais c’est vrai, trois années peuvent paraître longues sachant que certaines de mes chansons étaient terminées depuis longtemps…


Entretemps, tu as sorti des singles qui figurent dans cet EP. Pourquoi un tel choix ? Pour coller à la consommation actuelle de la musique en streaming et ainsi montrer que tu as toujours une actualité ?

C’est effectivement quelque chose que j’avais en tête mais ça donne surtout aux fans une raison de s’exciter. Ce n'est pas seulement pour faire que le groupe soit excité mais également que les fans le soient. C'est énergisant et ça créé une dynamique. Je crois vraiment dans cette méthode moderne de faire des choses : on fait un album certes mais on créé une dynamique pour que nous puissions sortir notre musique l’année prochaine..


J'ai vraiment fait le bon choix



On doit reconnaître que cette stratégie commerciale est la bonne puisque vous avez atteint 6 millions de streams sur Spotify et 4 millions de vues sur YouTube. Est-ce que toi aussi tu es convaincu de ce choix ?

Je pense que j'ai vraiment fait le bon choix mais j'ai aussi travaillé très dur pour cela. Je vais tout te dire, en 2020, avant la pandémie, quand j'ai remonté Wildstreet et que j’ai sorti ‘Tennessee Cocaine’ et ‘Three Way Ride’, j'ai contacté par e-mail tous mes amis Facebook et leur ai écrit des notes personnelles parce qu'ils étaient fans de mon groupe depuis des années. Ils m'ont dit qu'ils continueraient de me soutenir… Je pense que la façon dont je fais les choses a fonctionné. Et tu sais, on est presque à 1 million de streams pour "IV". Donc, c'est certainement que j’ai fait le bon choix !


J’ai passé trop de temps à faire des compromis…


C’est effectivement le bon choix mais au moment de conclure notre précédente interview, tu as avoué que ton but était de devenir le plus grand groupe du monde. On peut penser que ta stratégie est la bonne pour y parvenir en revanche, ne penses-tu pas que changer de line-ups est un handicap ?

Bien sûr que ça ne m'a pas aidé, mais j’ai passé trop de temps à faire des compromis… Ce n’étaient peut-être pas les bonnes personnes mais elles ont permis au groupe d’avancer et de tourner. Je ne voulais pas continuer ainsi, j'ai donc pris une très forte décision. J'ai pris les meilleures personnes que je pouvais trouver..


Mais comment fais-tu pour les concerts, les tournées sachant que figurent dans cet EP : Dave Abbruzze de Pear Jam, Erik Eldenius qui a travaillé avec Billy Idol, Guernica Manici qui officiait précédemment chez Thundermother, Todd Long mais aussi les membres des groupes Once Around et Zenora ?

Je savais qui je voulais… Le chanteur de Zenora est le batteur de mon groupe : il joue de la batterie depuis qu’il a 5 ans. Je l’ai rencontré lors d’un concert au Delaware, Dylan était un chanteur dans son propre groupe. C'est la première fois que je l'ai rencontré. Mais quand je l'ai entendu jouer de la batterie : je le voulais absolument dans mon groupe !
Wrath Starz, je le connais depuis qu'il a 11 ans. Je l'ai vu grandir et s’améliorer année après année. Il a joué avec Wildstreet en 2022 au Rockfest et lors de notre tournée aux Etats-Unis. Et finalement, quand j’ai dû choisir le bon guitariste pour Wildstreet, c’était une évidence que c’était le guitariste parfait !
J'ai rencontré Kevin parce qu'il a tout simplement vu que Wildstreet cherchait un bassiste. Ce n’est pas seulement une personne incroyable, mais un très bon joueur de basse.
Nous avons tous vu ces choses se développer. Et maintenant, avec tous ces invités, c'est incroyable !
Pour Dave Abruzzese, c’est un ami commun. On lui a envoyé un message, on a eu un appel Zoom, on a parlé. C’est une légende : il a créé la musique grunge et il joue sur mon album. C'est probablement le truc le plus cool que j'ai vécu.





Cet EP contient six titres dont trois -‘Won’t Be Apart’, ‘Say Goodbye’ et ‘The Road’- qui sonnent comme des ballades. Pourquoi un tel choix : tu es devenu mélancolique ?

‘Wont Be Apart’ est effectivement une chanson d'amour. ‘The Road’ est sur le défi d’être en tournée tout le temps et tu ne peux pas y échapper parce que c'est la vie que nous avons choisie. Et il faut le faire pour rester dans le coup.
Je vais te raconter une histoire à propos de ‘Say Goodbye’ et ‘Won’t Be Apart’. J'ai un ami qui s’appelle Todd Long, il a été batteur du groupe The Verve Pipe pendant un moment. Nous sommes devenus amis pendant la pandémie et on a collaboré quelques fois ensemble. Il a eu cette idée de faire une ballade et il avait l'idée de jouer de la pedal steel guitar.
De mon côté, j'avais un autre ballade et ça me semblait être le bon choix de sortir ces ballades ensemble. C'était la deuxième chanson que j'ai écrite pendant la pandémie, pendant le confinement La première était ‘The Road’. Mais je ne considère pas forcément ‘The Road’ comme un ballade. ‘Say Goodbye’ et ‘Won’t Be Apart’ sont définitivement des ballades…


‘The Road’ sonne comme une fin de bande-originale de film dans lequel le personnage principal s’éloignerait. Peut-on voir "IV" comme un concept ?

Oui, mais c'est difficile à dire… En fait, c'est impossible de justifier… Regarde tout ce que j'ai fait dans ces dernières années. Tu vois la fin de la vidéo avec des shows, des clips de shows, et toutes les personnes que j'ai rencontrées, et toutes les choses que j'ai faites. C'est comme si tu ne pouvais pas échapper de ton destin. Tu vois ce que je veux dire ?


Une chanson comme ‘Stick to Death’ sonne moderne. L’idée était de coller au son et aux goûts du moments ?

C’était effectivement le concept pour que Wildstreet soit au goût du jour notamment au niveau du son. On y a vraiment réfléchi avec Wrath Starz. On a écrit cette chanson en une heure dans un B&B et sa vision était de faire que Wildstreet sonne moderne et mes textes avaient une résonance cathartique pour lui et sa relation personnelle.


On trouve de la slide guitar dans la chanson 'Won’t Be Apart' qui sonne country. Est-ce un clin d’œil à ce genre musical ?

Oui, oui, totalement. Combien de shredders peuvent jouer cela ? Mais j'ai trouvé un très grand joueur de pedal steel country. Todd et moi-même lui avons demandé de jouer sur la chanson et il l'a fait très vite. J'ai complété les solos avec lui, et ça a fait quelque chose d'une fois encore plus génial.


Cet EP contient des singles sortis entretemps, d’ailleurs, le premier d’entre eux ‘Mrs Sleazy’ est sorti la veille de notre précédente interview en revanche, pas trace de ‘One Tattoo’. Pour quelle raison ?

‘One Tattoo’ provient d’une période différente…


Cela signifie-t-il que ce titre ne représente plus Wildstreet aujourd’hui ?

En fait, ce titre représente toujours le Wildstreet actuel : c'est exactement ce que je voulais faire… Entre "II" et "III", j'ai aussi initié un autre groupe, en fait c’était Wildstreet mais c'était moderne… Bref, ça colle mais mais je ne le voulais pas l’inclure parce qu’elle représente un moment différent de ma vie. Ce que je voulais vraiment faire, c'était jouer ‘Mrs Sleazy’ à chaque concert parce que les fans l’adorent donc j’ai voulu l’intégrer.


Je ne savais pas qui [Steeve Estafof] était, mais je suis un grand fan de lui aujourd’hui.





Enfin, en bon Français, nous ne pouvons pas ne pas évoquer ce titre ‘Come Down’ en duo avec Steeve Estatof, connu pour avoir gagné la Nouvelle Star en 2004. Peux-tu en dire plus sur cette rencontre sachant que Steeve s’est fait très discret ces derniers temps ?

On lui a envoyé un email. Il savait qui Wildstreet était, il était fan de Wildstreet. Pour être franc, je ne savais pas qui il était, mais je suis un grand fan de lui aujourd’hui. C’est un grand chanteur, un grand musicien. On est devenus de très bons amis. Et son frère a fait la vidéo de ‘Come Down’. On est sur la même longueur d’onde. Ça fait du bien !


Tellement du bien que tu envisagerais de partager la scène avec lui ?

Absolument ! Je l’invite à nous rejoindre sur scène dès qu’il peut…


A l’inverse, pouvons-nous nous attendre à ce qu’il t’invite sur son prochain album ?

Absolument ! Nous avons déjà évoqué ça. Steeve a sorti un nouveau ‘single’ ‘Stupid Boy’ qui est génial.


Et pour en revenir à cet EP, quelles sont tes attentes ?

J'espère que nous allons parvenir à encore nous élever…


Je suis sur la bonne voie





… A cet égard, es-tu satisfait du niveau atteint avec "III" ?

Je suis satisfait de beaucoup de choses. J'ai été annoncé pour jouer au Monsters of Rock Cruise en 2025. Pour moi, c'est la plus grande preuve que je suis sur la bonne voie : les Monsters of Rock, c'est comme une chose légendaire et c'est ma plus grande réalisation à ce jour…
Mais nous avons également été en tête d’affiche du festival Hard’N Rock en Normandie, en France ou encore jouer dans un festival rock à Oslo en Norvège. Rien qu’être invité à des festivals en Europe et encore plus quand nous sommes tête d’affiche : c'est tellement énorme pour moi. C'est incroyable !


On espère qu’avec ce nouvel EP, d’autres opportunités vont s’ouvrir à vous. Merci.

(En français dans le texte) "Merci, merci"...


Et merci à Loloceltic pour sa contribution et Jenna pour ses photos...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/wildstreetnyc
 
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