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DEFTONES (13 DÉCEMBRE 2010)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
ROCK INDÉ

Arrivés aux termes de leur tournée européenne, les Californiens de Deftones investissaient le Trianon parisien pour deux dates. Avant cela, MusicWaves rencontrait son batteur et désormais nouveau bassiste.
HYPERUNKNOWN - 06.02.2011 - 3 photo(s) - (0) commentaire(s)
Notre première question ira pour Chi Cheng. Comment va t-il en ce moment ?

Abe Cunningham : Il se trouve à peu de chose près dans les mêmes conditions. Il fait des progrès très lents. Il se réveille le matin, dors la nuit. Il passe son temps dans un fauteuil mais il est incapable de communiquer. Et cela fait deux ans comme tu le sais…
On a essayé de le ramener sur la côte Est pour qu’il voit des spécialistes, mais aux USA, la chose dont tu as le plus besoin, surtout au niveau des assurances et suivant les progrès que tu souhaites, il faut trouver de l’argent.

A ce propos, grâce au site Oneloveforchi, avez-vous suffisamment lever de fonds pour ses dépenses médicales ?

Sergio Vega : Non, non, c’est vraiment trop cher. Je crois que la dernière fois que nous avons comptabilisé les bénéfices, cela approximait les 100 000 dollars. Nous avons eu la permission de prendre sur la vente des billets, malgré cela on avait des objectifs à attendre mais il apparaît qu’on est bien en deçà malgré l’aide de sa famille, ses amis et du site. Oneloveforchi est vraiment gros, les gens peuvent d’ailleurs contribuer au financement ou juste jeter un coup d’œil.

[IMAGE1]

Et concernant la musique et le nouvel album, te concernant Sergio, comment ta venue affecte la musique du groupe ?

SV : En fait c’est la premier fois que j’ai collaboré avec Deftones. Tu vois Deftones s’apparente au fonctionnement d’un corps entier. Et c’est comme ça que j’ai influé sur le groupe. On a une sensibilité identique, on aime les mêmes choses, on a les mêmes goûts…

Et le fait que vous soyez de New York et que les autres soient de Californie…

AC : Ouais on le hait (Rire)

SV : En fait, au sein de Deftones, on apprécie pas forcément les mêmes groupes. Mais il y en a qu’on aime tous comme Prince, The Smiths ou Bad Brains…

...Living Colour ?

SV : non… j’ai beaucoup de respect pour eux pourtant en tant que musiciens.

Diamond Eyes a été composé et enregistré sur seulement quelques mois. Si je vous dis que travailler avec des délais serrés vous a permis de capturer une énergie que peut-être vous aviez perdu ces dernières années, est-ce que vous pouvez être d’accord avec ça ?

AC : Oui complètement ! On a commencé à travailler dessus il y a un an et demi et c’est comme il était sorti de nulle part. Mais il a été plus difficile d’en accoucher parce qu’il y a certains choses qui nous sont plus compliquées à faire aujourd’hui.

Peut-être parce que vous êtes trop vieux ?

AC : Non, tu sais j’ai 22 ans, je ne suis pas si vieux (Rires) Les choses sont arrivées du fait d’une bonne inspiration. On essaie toujours de se prouver qu’on est capable de le faire… enfin jusqu’à un certain degré…

SV : Je pense que l’excitation naît naturellement du fait qu’on se rassemble pour faire de la musique, il y a comme une étincelle juste avant qu’on commence à enregistrer. Tu sais, j’ai fait le voyage pour Sacramento, j’y ai passé quelque temps et il y avait une belle énergie là-bas. Et je pense que pour beaucoup de raisons comme les conditions dont tu as parlé telle que la fenêtre dans laquelle on a pu travailler, le temps était compté, tout a été compressé, compact mais il n’y a pas eu de pression, seulement l’excitation de faire ensemble ce que nous devions faire très rapidement.

Mais avec de tels évènements, comment Chino a t-il géré l’écriture des paroles ?

AC : Un peu à la manière de l’écriture de White Pony, avec de bons scénarios mais sans essayer de faire croire qu’il y avait quelque chose derrière. C’est pas comme si il y avait une histoire, on joue plus sur le ressenti, les impressions. Je pense que c’est ce que la musique fait… cela permet beaucoup d’interprétation, fait intervenir des choses plus personnelles, plus de liberté aussi.

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Et quelle est la symbolique de la chouette que l’on peut voir sur la pochette et sur le clip de « Diamond Eyes » ?

AC : C’est juste une image que nous avons choisi lors d’une réunion, il y avait plusieurs idées de pochette. On a cherché quelque chose de chaleureux. C’est le cas de la chouette blanche, nette et pure qui contraste avec ce fond tellement noir. Ses yeux aussi pour lesquels on ne voit jamais la fin car ils sont si profonds…

Et après le cheval et la chouette, quel est le prochain animal ?

AC : (Rires) … la fouine !

Est-ce qu’on peut espérer pour bientôt un vrai Dvd Live ?

AC : Ah oui j’espère bien ! C’est le moment. En fait je ne peux pas dire quand mais oui, maintenant c’est le moment…

A ce propos, vous êtes en tournée aux Etats-Unis et en Europe depuis quelques mois, tout se passe comme vous le vouliez ?

AC : Oui complètement. Le public a été avec nous tout le temps, il est venu de partout, et la chose la plus incroyable en regardant la foule, c’était de voir autant de jeunes devant nous. Mais c’est génial, explosif même…

Et d’ailleurs, comment vous pouvez expliquer que l’audience est toujours jeune ?

SV : On ne sait pas ! En fait je pense que les jeunes ne demandent pas à savoir ce que signifie telles ou telles choses, de la resituer dans son contexte. Ils veulent juste quelque chose comme se sentir bien, et je suis plutôt content de ça parce que cela correspond plus à l’énergie et aux sonorités avec lesquelles nous arrivions avec ce nouvel album. En discutant avec ces jeunes gens, on s’est aperçu qu’ils ressentaient ce qu’on voulait faire ressortir de « Diamond Eyes », c’est vraiment génial. Et certains parmi les plus jeunes nous disaient même qu’il s’agissait de leur tout premier album, c’est vraiment un sentiment très agréable.

Vous êtes sur le point de terminer votre tournée européenne. Qu’est-ce que vous allez faire dans les prochains jours ? Passer un peu de temps à visiter Paris ?

AC : Il nous reste encore deux concerts avant la pause, on part pour Lille pour revenir sur Paris une deuxième fois. Tout se passe très vite. Il va se passer un mois avant que nous revenions sur scène en Australie et Nouvelle-Zélande.

SV : Moi je vais passer un peu de temps avec ma famille et je sais déjà qu’ils vont me dire « oh mon dieu tu as pu aller à Paris »…

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Quelle est la question qu’on vous a trop posés ?

AC : Tu sais quoi, « Qu’est ce qui a fait que vous êtes un groupe multi-ethnique ? »… « comment ce fait-il que vous soyez un groupe multi-ethnique ?» (Rires) Non, en fait je t’avouerai que généralement je suis content de répondre aux questions.

Et au contraire, celle que vous voudriez que nos lecteurs vous posent ?

AC : «Qu’est ce qui a fait que vous êtes un groupe multi-ethnique ? (Rires)

SV : La musique est un exutoire, donc vous voulez vraiment que les gens écoutent votre musique partout, qu’ils soient excités par l’écouter, qu’ils vous envoient des messages. C’est pas du genre : « attend il faut que je vois dans mon agenda », il s’agit juste de musique.

Pour finir, avez-vous un dernier mot pour vos fans français ? Peut- être en français ?

AC : Je souhaiterais pouvoir…

D’ailleurs, vous connaissez des groupes français ?

SV : En fait non… je crois que le dernier projet dont j’ai su qu’il venait de France a été Justice.
Qui d’autres ? (En murmurant à Abe) Je pensais à Stereolab, avec une jeune française qui chante aussi en français.

AC : Je ne connais pas…

Concernant nos fans, nous les aimons et apprécions que vous soyez là pour vous joindre autours de nos musique. On espère vous voir encore la prochaine fois !


A l’issue de cette interview, je ne peux que remercier Abe et Sergio pour leur infinie gentillesse, Marie et Elsa de Warner pour leur accueil tout aussi chaleureux, et le grand maître des interviews Struck pour son soutien lors de ce mémorable moment.


Plus d'informations sur http://www.deftones.com/
 
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