MW / Accueil / Articles
A PROPOS DE:

ROYAL REPUBLIC (29 NOVEMBRE 2010)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
ROCK

Première, Royal Republic pour cette interview a défié Music Waves pour un nouveau concept d'interview : l'interview Poker !
STRUCK - 24.02.2011 - 2 photo(s) - (0) commentaire(s)
Adam : Alors avant de commencer , chaque question posée nous rapporte 1 euro…
Per : … et si tu veux de très bonnes réponses, c’est 5 euros

Ok mais à chaque très bonne question, vous me versez 5 euros…
Adam : (Rires) Ouch… bien vu !

Bon pour commencer, ce n’est pas avec cette question que vous allez me donner de l’argent mais pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de Music Waves ?
Adam : Et bien, nous sommes le groupe Royal Republic, nous existons depuis janvier 2008, c’est à dire depuis presque trois ans… Et nous jouons de l’« action rock »…
Royal Republic : « Action Rock » (Rires) !
Adam : (Visiblement fier de sa définition) Ouais… Et en fait, nous sommes en train d’envahir un maximum de pays en Europe…

Justement vous l’envahissez avec votre nouvel album « We Are the Royal ». Pouvez-vous nous parler de cet album ?
Adam : Et bien je pense que c’est beaucoup de choses en fait ! C’est supposé être un album pour que les gens se sentent bien : ça ne parle pas de sujets sérieux, des problèmes quotidiens… ce sont plus des histoires si tu vois ce que je veux dire…

Et quel type d’histoires ?
Per : De nos tendances bizarres, être amoureux de la fille du président…
Adam : … faire l’amour dans l’espace….
Per : … des choses sérieuses quoi (Rires) !

Etes-vous d’accord si que cet album est une sorte de rock’n’roll mélodique avec l’énergie du punk ?
Adam : Oh ouais, je dirais ça !
Jonas : Très bonne définition !
Adam : Bon, pour le règlement on verra plus tard (Rires) !

Rien qu’à la lecture du titre d’album, on peut supposer que Royal Republic est un groupe ironique avec un large sens de l’humour… Pensez-vous pour autant que tout groupe qui œuvre dans ce genre musical doit avoir ce côté dérision ?
Adam : Je pense qu’il est très important d’avoir cette distance par rapport à toi-même, de ne pas se prendre trop au sérieux… Et je pense que nous sommes tous assez conscients de ça : nous n’allons pas devenir des Prima Donnas !
Cependant, il y a une frontière entre être un groupe drôle et être un groupe comédie. Nous ne voulons pas être un groupe comédie : nous ne voulons pas faire rire les gens à tous prix, nous voulons divertir les gens, nous voulons que les gens aient du bon temps en venant à nos concerts.

Et tu parlais de frontière. Où se situe-t-elle ?
Per : Je pense que « Underwearth » passe cette ligne, c’est seulement amusant ! Mais ce n’est pas ce que nous sommes…
Adam : Je pense qu’il y a aussi une grande différence entre l’album et les concerts. En fait, cet album a été écrit il y a quelques années et en nous produisant, nous avons rencontré plein de nouvelles personnes, des publics différents tous les soirs qui en nous voyant avec une bière, en discutant… je ne sais pas mais ça rend les choses plus faciles…
Jonas : C’est impossible d’avoir ça sur l’album… En fait, il ne faut pas seulement nous écouter mais il faut aussi nous voir : ça fait un tout !

Et à l’avenir, vous pourriez être plus sérieux ?
Adam : Tout est possible ! Mais comme a dit Jonas, je pense que nous sommes impliqués maintenant. Ca fait longtemps que nous avons enregistré cet album et nous avons pas mal tourné avec et nous continuons à tourner avec… En fait, nous voulons être encore plus impliqué dans tous les domaines, être capables d’écrire des parties sérieuses ou des chansons sérieuses ou je ne sais quoi… : jouer plus fort, plus vite ou également être encore plus dynamique. Je pense que c’est une bonne chose aussi bien pour nous que pour le public parce que tout le monde a remarqué que nous tournions avec « We Are the Royal » depuis longtemps et que c’était de l’« action rock » (Rires) !

[IMAGE1]

Justement un groupe suédois qui fait ce type de musique. Vous n’avez pas peur d’être perçus comme un clone de The Hives ?
Adam : Et bien, les gens nous comparent à The Hives depuis nos débuts et je le prends comme un compliment. Peu importe, ça n’a pas d’importance pour nous d’être originaux… Attention, je ne dis pas non plus que nous voulons être un groupe de reprises de The Hives…
Jonas : Tout est impliqué dans quelque chose. The Hives sont cools mais ils ne sont pas uniques. Les Kings, les Who ou les Rolling Stones sont les seuls à l’être.
Per : Tu ne peux pas réinventer la roue !
Adam : C’est vrai mais ça m’importe peu si les gens font ces comparaisons… Ce qui m’importe c’est que si tu écoutes Royal Republic et que tu aimes et bien, … tu aimes et si tu n’aimes pas, tu n’as pas à t’ennuyer avec ça !
Per : Je pense que les gens ont besoin de comparer les groupes pour se référer à quelque chose… Mais oui, ça peut être une bonne chose notamment si ils aiment The Hives, ils peuvent aimer Royal Republic ! C’est un mélange que nous faisons.

Au final, ces comparaisons sont plutôt une bonne chose pour un premier album histoire mais pour le deuxième, il faut se démarquer…
Adam : Exactement !

Sinon quelles sont vos principales sources d’inspiration ?
Adam : Tout Eminem…
Per : La dance music !
Adam : … de la pop musique au death metal !
Jonas : Tout ! Tu peux trouver des idées de mélodies, de paroles… partout ! Bien sûr, nous ne pouvons pas dire que nous n’avons pas été inspirés par The Hives, Danko Jones… parce que, bien sûr, nous le sommes. Mais en général, je dirais tout !

Le titre « Full Team Spacemachine » a un petit côté Franz Ferdinand… Est-ce que ce groupe est une influence pour vous ?
Adam : Encore une fois, c’est cool ! J’aime Franz Ferdinand, j’écoute Franz Ferdinand mais nous n’avions pas l’intention d’écrire une chanson à la Franz Ferdinand !

Au final, on peut dire que vous jouez une sorte de musique rock avec des côtés punk à la façon de groupes comme Green Day, The Hives, My Chemical Romance, Fall Out Boys… Selon vous, qu’est-ce qui peut permettre à Royal Republic du sortir du lot ?
Adam : Et bien, c’est notre premier album…
Hannes : En fait, ça dépend vraiment de vous, ça dépend du public… Il y a des choses qui sortent du lot, nous avons des choses qui contribuent à satisfaire…
Adam : … Tous les groupes de nos jours te disent qu’ils vont nous faire bouger comme jamais, vont jouer plus vite, plus fort que les autres ou je ne sais quoi d’autres… Mais si vous venez voir un concert de Royal Republic, c’est le plus grand risque que vous prenez ! Il n’y a pas à dire ce que les gens ont à voir : venez nous voir et vous verrez pas vous-mêmes ! Je suis assez confiant de la réaction du public…

… même le public français ?
Adam : Ouais ! Je suis sûr que ce sera cool !

Justement quelle image avez-vous du public français ?
Jonas : La seule chose que je sais concernant la France, c’est que vous êtes l’un des deux pays européens à avoir un plus gros marché domestique qu’international, c’est à dire que vous écoutez plus de musique française qu’internationale. Donc, en faisant le lien avec ça, je suppose que ça sera assez difficile de s’immiscer mais nous allons essayer !

Pour en revenir à votre musique, on peut aussi dire que Royal Republic est un groupe qui compose des titres où tout est dit en trois minutes. Mais comme bon nombre de groupes suédois, prévoyez-vous de faire des morceaux plus longs, plus compliqués ?
Adam : Tu veux dire par là si nous allons faire de l’expérimentation dans un certain sens ? Mais nous avons déjà certaines chansons qui sont assez différentes de celles « We Are the Royal ». Mais comme je l’ai dis, c’est important aussi bien pour nous que pour le public, pour tout le monde de faire en sorte que notre musique s’élève mais pas comme un changement total de direction. Il y aura des choses qui sonnent comme « We Are the Royal », le son basique de Royal Republic…
Hannes : Les gens qui aiment cet album aimeront encore le deuxième, le troisième et le quatrième album…
Per : Nous avons commencé ce groupe en écrivant et jouant ces chansons : nous aimons ce genre de musique, nous aimons ce que nous faisons et nous continuerons de faire ce que nous aimons… Mais il n’y a pas d’autre façon de dire comment le prochain album sera : nous gardons nos esprits ouverts et nous écrivons et enregistrons ce que nous aimons.

Le nom de Royal Republic est très lié aux clips « Underwear » ou « Tommy-Gun ». Est-ce que l’image du groupe est très importante pour vous ?
Adam : Ca serait idiot de dire que ce n’est pas important mais comme tu as pu le constater, nous étions habillés avec des couvertures suédoises (Rires) ! Mais nous n’avons pas ce genre d’image, l’image d’un groupe rock classique. Nous ne faisons pas partie de cette fête, nous n’avons pas du tout l’image du rock’n’roll, la drogue, les prostituées dans les chambres d’hôtel ou je ne sais quoi d’autres… C’est une légende, c’est un mythe qui est terminé depuis des années… Nous n’avons pas besoin d’agir de la sorte, nous nous concentrons énormément sur ce que nous faisons, nous sommes professionnels dans ce que nous faisons : nous répétons nos chansons, nous répétons encore et encore, nous partons en tournée, nous répétons afin que nos concerts soient les meilleurs possibles… Nous sommes très concentrés là-dessus ! Bien sûr, c’est le rock’n’roll, c’est la musique, c’est la fête, tout ceci n’est pas si important au final !

Sans transition, est-ce que vous pensez qu’une signature sous le label Roadrunner connu pour son catalogue de groupes extrême soit le meilleur choix pour distribuer votre musique ?
Adam : Nous n’en avons aucune idée !
Jonas : C’est déjà super ce qu’ils ont pu faire pour nous jusqu’à présent…

Royal Republic existe depuis 2007, vous avez sorti le single « All Because of You » en 2009. Pourquoi votre album sortira-t-il qu’en janvier 2011 en France ?
Adam : Pour nous, ça a été une année étrange. Nous avons dû faire cent vingt concerts cette année. Nous sommes toujours sur la route, nous sommes isolés de tout le reste, nous avons des e-mails, des coups de téléphone du management, de la maison de disques qui nous disent quoi faire. Mais je ne sais pas pourquoi ?
Nous essayons de travailler et donc d’être dans les territoires un par un. Nous avons travaillé très dur en Allemagne pendant ces six derniers mois et nous allons aller aux Royaumes-Unis au printemps et la France également, bien sûr ! Mais je ne sais pas, je ne sais pas pourquoi : ça prend du temps…

Et pensez-vous que cette signature tardive par rapport à la sortie initiale de votre album soit la conséquence de votre série de concerts qui ont incité Roadrunner à vous signer et faire cette promo sur « We Are the Royal » ?
Adam : Ouais, on peut dire ça ! Je pense que la meilleure façon de découvrir Royal Republic est de nous voir sur scène.
Jonas : Plein de gens disent qu’ils ont aimé l’album mais qu’ils sont surpris quand ils viennent aux concerts parce qu’ils s’attendaient pas à ça ! Je pense que c’est un peu plus punk, plus thrash… que sur l’album.

[IMAGE2]

Vous allez jouer demain à la Flèche d’Or. A quoi peut s’attendre le public parisien ?
Adam : Et bien, je dirais de regarder ce que vous pouvez sur YouTube et vous verrez demain… Encore une fois, je n’ai pas à dire : « On va vous faire bouger votre cul comme jamais ! » (Rires), tu vois ? Les gens verront en venant.

Sans transition, quel est votre meilleur souvenir de musicien ?
Jonas : Nous avons fait un concert à Cologne qui est de loin mon meilleur souvenir, le public était fantastique.
Per : … et c’était un premier soir…
Adam : C’était cool parce que c’était la plus grande scène que nous ayons pu faire : 7.000 personnes, c’était vraiment cool ! Et je me souviens aussi d’un festival local…

Au contraire, quel est le pire souvenir ?
Jonas : Une ville en Suède…
Adam: Pour moi, le meilleur peut aussi être le pire. Jouer dans des endroits où des groupes de rock n’ont pas l’habitude de jouer, les spectateurs ne savent pas, ne s’attendent pas à ça… Ils doivent penser que les choses arrivent de façon évidente, et quand nous sommes sur scène, ils sont tous entassés, ils sont comme fous, ils tombent sur scène et c’est super dangereux… Mais d’un autre côté, c’est super cool parce qu’ils ont adoré mais j’étais très nerveux pendant tout le concert. C’est dur de faire ton travail avec ce genre de personnes.

Si vous deviez choisir un titre de votre discographie pour faire découvrir Royal Republic à quelqu’un qui connaîtrait pas le groupe, quel titre choisiriez-vous et pourquoi ?
Jonas : « All Because of You ».
Hannes : « All Because of You » est effectivement assez bien !
Per : C’est le single que nous avons sorti et ce n’est pas par hasard !

Avant de finir, auriez-vous un dernier mot à dire aux lecteurs de Music Waves… peut-être en français ?
Per : Je parle un petit peu mais je comprends bien ! « Voulez-vous coucher avec moi ? »

C’est ce que vous allez dire demain ?
Per : (Rires) Non, je ne pense pas !
Adam : Comme l’interview ne sera pas publiée avant demain donc, ce n’est pas la peine de vous dire de venir au concert (Rires) ! Mais on peut dire que le concert a été un putain de super concert, que le public était en folie, que le concert affiché complet… Mais nous allons revenir donc vous ferez bien de réserver vos places !

Tout à fait mais outre le concert, l’album sort en janvier donc les gens peuvent se le procurer aussi ?
Adam : Les gens devraient écouter notre album !
Per : Les gens devraient écouter notre single et s’ils aiment, ils feraient bien d’acheter l’album !
Adam : That’s the way the cookie crumble !


Pour ceux que ça intéresse, après avoir fait les comptes, il en ressort que Music Waves n’a pas eu à verser de l’argent au groupe… mais n’en a pas récolté non plus !
Et avant de fermer cette interview, un grand merci à Karine de Roadrunner et à Pete_T pour sa contribution…


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/royalrepublic/
 
(0) COMMENTAIRE(S)
Vous pouvez ici réagir au sujet de l'article, ajouter quelques anecdotes, quelques connaissances ou tout simplement raconter votre vie...
 
Aucun commentaire. Soyez le premier à donner votre avis sur ce article
Haut de page
 
Main Image
Item 1 of 0
 
  • 338
  • 339
Haut de page
EN RELATION AVEC ROYAL REPUBLIC
DERNIERE CHRONIQUE
Club Majesty (2019)
Un nouveau lieu incontournable vient d’ouvrir en ville. Le "Club Majesty" est tenu par un quatuor de Suédois à l’accoutrement douteux mais le rock-funk-disco que l’on y passe ne vous fera pas regretter le déplacement. Toutes les chroniques sur ROYAL REPUBLIC
DERNIERE ACTUALITE
ROYAL REPUBLIC OUVRE LES PORTES DE SON CLUB A MUSIC WAVES!
INTERVIEW
Toutes les actualités sur ROYAL REPUBLIC
AUTRES ARTICLES
ARTICLE PRECEDENT
RHAPSODY OF FIRE - ELYSÉE MONTMARTRE (PARIS) - 15 FÉVRIER 2011
Ambiance de brume, croassements de corbeaux, dragons et autres images de l’iconographie fantasy…
 
ARTICLE SUIVANT
SPOCK'S BEARD (16 SEPTEMBRE 2010)
Dans le cadre de la tournée "anniversaire" du dixième album, Music Waves a eu le privilège de rencontrer Ryo Okumoto, quelques minutes avant de faire son habituel show sur scène…

F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2020