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A PROPOS DE:

KARNIVOOL (02 DÉCEMBRE 2010)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
METAL PROGRESSIF

Retour sur un des albums marquants de l'année 2010 avec Mark Hosking -pas forcément le membre le plus connu du combo- pour L'interview du groupe...
STRUCK - 15.04.2011 - 3 photo(s) - (0) commentaire(s)
Salut, c’est un plaisir d’enfin vous voir en France. Mais peux-tu te présenter aux lecteurs de Music Waves qui ne te connaîtraient pas ?
Mark Hosking : Ouais bien sûr, je m’appelle Mark Hosking, guitariste du groupe australien Karnivool et nous sommes très heureux d’être ici.

Mais comment expliques-tu que ce ne soit que votre première venue en France ?
J’aurais aimé que ce ne soit pas la première fois. J’aurais préféré que ce soit notre dixième venue… Je pense que tout est lié au planning de sortie de l’album qui est différente en fonction des pays. L’album est sorti en Australie, dans un premier temps avec une grande tournée puis il est sorti aux Etats-Unis avec une grande tournée également… et enfin, pour faire la promotion en Europe, nous faisons quelques concerts comme en Grande Bretagne, en Allemagne et donc en France.

Mais est-ce un bon choix d’attendre tant de temps entre la sortie australienne et en France : un an pour "Sound Awake" et deux ans pour "Themata" ?
C’est vrai, c’est bizarre pour nous ! Je veux dire qu’à la sortie de « Themata », nous étions un groupe totalement indépendant et être indépendant signifie ne pas avoir d’impulsion. Donc, la première chose qui nous manquait était l’argent pour la promotion, nous n’avions aucun pouvoir pour faire les choses… Et entre la sortie de "Themata" et "Sound Awake", nous avions un peu plus de pouvoir et nous avons vu les gens nous aider dans le monde entier comme le label MGM Distribution qui a connu une croissance assez importante en Australie. Dans le reste du monde, nous n’avons pas trouvé la même croissance qu’en Australie, au contraire, c’était même très lent. Rien n’est allé vite pour nous mais c’est une croissance continue et constante… Dans ces conditions, nous n’avons pas voulu brusquer les choses et sortir les albums rapidement…

Mais autant on peut comprendre ce raisonnement pour "Themata", autant c’est moins le cas pour "Sound Awake"…
Notre label voulait le sortir en même temps en France, nous aurions adoré le faire et nous avons vraiment appuyé pour que cela se fasse. Mais au final, nous avons trouvé personne, personne n’était préparé pour cela se fasse dans ces conditions… Malgré tout, nous sommes contents que ça se fasse maintenant et nous nous excusons pour le retard mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais (Sourire) !

Justement vous allez jouer demain à la Boule Noire, qu’attendez-vous de ce concert parisien ?
Nous ne faisons pas de plan sur ce que nous allons faire spécialement dans les endroits où nous ne sommes jamais venus avant. Exceptés les retours sur Internet disant que les gens sont excités de nous voir, nous n’avons pas d’attente particulière sur comment ça va marcher : nous n’en savons rien ! Mais c’est très excitant pour nous de jouer dans de nouveaux pays parce que pour nous, c’est comme à nos débuts en Australie, voir le public réagir et nous accueillir… Nous ne pouvons plus le faire en Australie ou dans certains endroits aux Etats-Unis… Je veux voir demain ressentir la passion de quelqu’un qui n’a peut-être même jamais entendu parler de nous, qui sera au fond de la salle puis au fur et à mesure du concert, le voir bouger de plus en plus et à la fin, le voir danser au premier rang (Rires) ! Pour moi, c’est stupéfiant et tu ne peux plus faire ça dans les endroits dans lesquels tu as déjà joué il y a cinq ans parce que les gens savent qui tu es… Voilà ce que je recherche demain (Sourire) !

[IMAGE1]

A cet égard, penses-tu que la nationalité australienne soit un frein à votre développement ?
Je le pense… Mais ça dépend en fait… Je veux dire qu’aux Etats-Unis, être un groupe australien est probablement une bonne chose parce qu’ils aiment vraiment l’Australie et ils se sentent très proches de nous… En Europe, ça bloque un peu : en Angleterre, nous avons encore de bons retours mais nous n’avons jamais de mauvais retours… Mais, en fait, encore une fois, tu ne peux pas savoir…

Justement la scène rock alternative australienne est très productive avec des groupes comme The Butterfly Effect, Cog et donc Karnivool… Dans ces conditions, n’avez-vous pas peur que les gens fassent un amalgame entre vous notamment en raison du fait que vous fassiez une musique assez proche qui plus est produite par le même producteur, Forrester Savell ?
Non ! Nous n’avons aucun problème d’être mis dans le même panier. Ce sont de bons amis. Nous sentons vraiment que nous faisons partie de la même scène. En Australie, nous faisons un style de musique très similaire à savoir un rock progressif que personne d’autre ne fait en Australie. Je pense que ces groupes se sont développés en même temps en Australie donc, quand quelqu’un sortait un album, les autres l’écoutaient… C’est juste une progression naturelle que tu retrouves dans toutes les scènes musicales…

… une sorte de saine émulation ?
Oui, absolument ! Ouais ! Nous ne pensons pas en termes de compétition mais quand nous sommes en studio en train d’écrire, nous pensons à ce qu’ils ont pu faire de stupéfiants et nous nous disons que nous allons continuer à élever le niveau en essayant de faire mieux ou au moins aussi bien. Et nous sommes fiers de ça ! Et avoir ces groupes dans le même pays nous aide vraiment à voir ce qu’il se fait autour de nous et ainsi mieux avancer !

Et le grand gagnant dans l’histoire, c’est la musique.
Exactement ! Je le pense vraiment…

Le précédent album "Themata" était totalement composé par Andrew Gottard…
… Pas totalement. La majorité a été écrite par Kenny et Andrew parce que le groupe était construit autour d’eux et personnellement, je ne suis arrivé qu’après le processus d’écriture de "Themata".

… On peut malgré tout dire que "Sound Awake" est plus une création collective.
C’est exact ! Je pense que "Themata" était super : je pense que tout le processus d’écriture de "Themata" était fantastique… Mais la chose la plus importante pour un groupe est de ne pas refaire le même album deux fois de suite et ce, même si tu penses que le précédent album est une réussite totale : il nous a permis d’être connu dans plein de pays. Je veux dire par là qu’il aurait été facile et sécurisant de garder la même structure de composition et d’écriture pour répondre aux attentes… Mais en faisant ça, tu ne te remets pas en question, tu ne repousses pas les limites de ta musique…
Et à la fin de "Themata" qui a été une expérience épuisante, quatre longues années d’écriture, et nous ne pouvions pas faire l’album de la même façon, c’était un long combat pour produire cet album et un grand processus de création : nous prenons toujours les choses positives, les choses qui ont marché dans le précédent album pour le mettre dans le nouveau. Mais dans le même temps, quand nous écrivons de la musique, nous appelons notre façon de procédé "deconstructive"… Il y a plusieurs façon d’écrire de la musique, nous ne faisons pas comme la plupart des groupes que je connais qui écrivent trente chansons pour n’en prendre que neuf au final… En ce qui nous concerne, nous restons bloqués sur un titre, nous voulons insister quitte à le mettre de côté un moment et revenir vers lui six mois plus tard… Les choses changent ta perspective de la musique, de l’écriture et de ta créativité… Pour nous, c’est la seule façon d’écrire et je pense pour notre groupe spécialement, pour faire ce que nous essayons de faire, je pense que nous ne pouvons pas faire autrement : du genre ceci ou cela pourrait marcher mais ce n’est pas ce que nous sommes maintenant…

Dans "Themata", on pouvait entendre différentes influences comme Meshuggah dans l’instrumental "Scarab", un mix Tool/ System of a Down dans "Roquefort" voire des sonorités néo metal à la Incubus dans "Lifelike"… ce n’est plus le cas dans « Sound Awake ». Comment expliques-tu cela ? La maturité ?
Et bien, tout d’abord merci pour ce que tu viens de dire… Encore une fois, quand nous avons terminé "Themata", nous avons parlé de ce que nous avions créé et comment s’était passé le processus de création. Et je pense que la principale différence entre "Themata" et "Sound Awake" est que "Themata" nous est venu par morceaux.

Et effectivement, on peut l’entendre…
Oui, oui, tu peux l’entendre. Et "Sound Awake" était plus du style : assis dans une pièce avec un tableau d’architecte totalement blanc et nous nous demandions ce que nous voulions faire à ce moment-là et ainsi avoir un contrôle complet de la structure et de la créativité.
Mais je pense que tu as raison sur "Themata", on peut entendre nos différentes influences ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose, au contraire, surtout pour un premier album… Mais encore une fois, merci pour ce que tu viens de dire, j’aime penser que nous avons trouvé notre son et cela prend du temps à un groupe pour y arriver…

Et maintenant que vous y êtes arrivés, prévoyez-vous d’écrire un album plus compact et pourquoi un concept album ?
(Rires) Ouais mais je ne pense pas que le prochain un ! Nous avons fait de petits EP instrumentaux, des projets de films au hasard pour ses différents aspects… mais il faut avoir le temps (Rires) !

J’en ai un peu parlé tout à l’heure "Roquefort" est un titre très puissant…
Oui, c’est vrai !

… Vous l’avez joué en concert avec des cuivres ce qui donne au titre un côté fusion à la Fishbone. Comment vous est venue l’idée de jouer ce titre ainsi ?
C’est assez amusant parce que quand "Roquefort" a été enregistré sur "Themata", nous avions prévu de mettre des cuivres mais nous avons vu que nous n’avions pas le temps de faire cette version sur l’album studio. Donc, nous l’avons enregistré avec des cuivres sur la face B de "Set Fire To The Hive" avec des supers musiciens qui ont trouvé l’idée fantastique et qui ont joué dessus en toute liberté…
Mais c’est exactement ce qu’est cette chanson, c’est une chanson enjouée dans laquelle tu retrouves plein d’influences qui peuvent plaire aux fans de Devin Townsend, des riffs funky… C’est une chanson amusante !

D’où son nom...
Oui, exactement !

Comment vit-on le fait d’être cité par Slash qui considère Karnivool comme l’un des nouveaux groupes les plus cools qu’il ait pu entendre ?
(Rires) C’est étrange ! Slash est un grand guitariste, je ne le connais pas personnellement… mais c’est fantastique !

Quelles sont vos sources d’inspiration en général ?
Et bien, la musique en général est une grande inspiration : la musique en tant que chose, que principe et comment elle affecte la vie des gens, ce qu’elle fait pour nous depuis qu’elle est apparu dans nos vie… Les souvenirs musicaux sont des grandes émotions, c’est ce que nous essayons d’apporter ensemble, c’est pourquoi nous avons commencé ce groupe, c’est ce qui pousse ce groupe ! Maintenant, c’est un sujet si massif (Rires)…
Et quand tu écris une chanson, tu ne penses pas que tu écris de la musique mais plutôt que tu écris à propos de tout et à la fin de la journée, tu te demandes quel est le plus grand impact sur ta vie : c’est la vie dans la moindre note : écouter, ressentir, danser…
C’est quelque chose dont nous adorons parler… Nous venons de différents horizons musicaux : Kenny est plutôt orienté pop, Steve est plus hip hop, Jon adore le hard rock et Andrew, world music…

[IMAGE3]

Et toi ?
Je suis plus world music, jazz, funk… Mais au début, en tant que groupe notre plus grande inspiration était des groupes comme Nirvana, Soundgarden, Stone Temple Pilots… la scène de Seattle, pas spécialement des groupes des Etats-Unis… Mais c’était avant "Themata", depuis nous avons grandi, nous avons pris de nouvelles influences d’un peu partout comme Meshuggah, Radiohead…

Et tu ne cites pas de groupes progressifs ?
C’est vrai mais nous sommes un groupe progressif mais de cette scène, nous avons vu et aimons des groupes comme Porcupine Tree qui est un groupe stupéfiant !
Mais si tu regardes notre discothèque, elle n’est pas basée sur la musique progressive, je pense que si nous sommes devenus un groupe progressif, c’est en raison de la collection de musique rock qui affecte ce que nous essayons de faire ! Mais il y en a quelques uns comme Porcupine Tree, Tool qui est une de nos influences et qui nous a amené une base massive de fans…
Mais c’est stupéfiant comme tes influences affectent ou non ce que tu fais parce que la plupart du temps, tu penses à tes influences quand tu écris et tu penses que ça ne peut pas impacter ton écriture. Et même en te disant que tu essayes de t’en détacher, de faire quelque chose de différent, la nature fait que ton subconscient fait que tu reviens à ça et ça affecte quand même ta musique…

A propos de progressif, pourquoi est-ce que les deux titres les plus progressifs et les plus longs de "Sound Awake" se situent à la fin de l’album ?
Et bien, je ne sais pas… Nous avons de longues discussions à propos de la structure de cet album (Rires) ! Et à l’origine « Dead Man » devait être la deuxième chanson et « Change » devrait être la dernière ou la première. En fait, la fin de "Themata" est le prélude de "Change" et à la base, nous voulions faire une seule chanson mais nous n’avions plus de temps pour la sortie de "Themata".
Au final, nous nous sommes dis que nous mettrions donc en premières les chansons courtes afin que l’auditeur ne soit pas épuisé et que ces deux chansons aient plus d’impact ! Mais à l’inverse, niveau concentration, si l’auditeur écoute l’album en entier, il peut être épuisé aussi à la fin mais je pense que c’est une sorte de récompense pour les gens les plus patients (Rires)… Le fait de savoir que les deux titres les plus longs sont à la fin fait survivre les auditeurs jusqu’au bout, nous savons qu’ils sont prêts à écouter de longues chansons…

Si tu devais choisir un titre de Karnivool pour faire découvrir le groupe à quelqu’un qui ne vous connaît pas : quel titre choisirais-tu et pourquoi ?
Hum, je pense que j’aimerais rencontrer la personne avant (Rires) parce que ça dépend… Surtout que je pense que beaucoup de styles sont pris en compte dans ce que nous faisons, un large spectre de notre son que nous sommes capables de jouer et créer en raison des différentes influences dans le groupe.
Mais pour répondre à ta question, je pense que je lui passerais probablement "New Day" parce que c’est une chanson géniale qui est composée de tous les grands éléments du groupe : c’est vraiment une chanson qui nous venue tous ensemble parce que tout le monde a mis 100% pour qu’elle se fasse…. Tu peux entendre les différentes influences que nous y avons mises et qui affectent la chanson d’une certaine manière. Mais bon, ça peut changer mais encore une fois, je ne donnerais pas "Change", c’est une longue histoire, tu as du Tolstoï, du Dostoveski… il faut vraiment accorder du temps à cette chanson, être patient vis-à-vis d’elle…
Donc, je ne conseillerais pas "Change" mais plutôt "New Day" qui est définitivement une bonne chanson !

Quel est ton meilleur souvenir de musicien ?
Wahou ! J’en ai quelques bons dans ma jeunesse notamment : mes parents sont musiciens donc jouer avec eux sont de supers souvenirs. Mais plus tard, je dirais que c’est le jour où nous avons fini "Change" en studio pour "Sound Awake". Parce que pour nous, l’écriture des chansons est plus difficile que dans n’importe quel autre groupe. Nous ne fonctionnons pas par étape : pré-production, enregistrement puis mixage et mastering… Non, nous faisons tout d’une traite, tout d’un bloc et si tu reviens pour changer quelque chose, tu dois refaire l’enregistrement et le mixage… Donc, le processus est très rinçant et incroyablement douloureux (Rires) parce que tant que tu n’as pas décidé que tout était fini, tu faire ressurgir n’importe quel passage et ça prend un temps fou… A cet égard, "Change" a été une chanson horrible à créer parce qu’elle est épique par nature et à chaque fois que tu l’enregistres, tu te dis qu’il y a quelque chose qui ne marche pas, donc nous l’avons recommencé et recommencé tant que nous n’avons pas totalement validé la structure dans sa totalité…

Peut-on considérer cela comme de la perfection ?
Je ne dirais pas perfection, je dirais plutôt satisfaction (Rires) !

Cette satisfaction poussée à l’extrême n’est-elle pas un inconvénient pour les fans qui attendent de nouveaux albums de Karnivool ?
Définitivement ! Définitivement ! Je m’excuserais presque mais je ne le ferais pas (Rires) !

Tu as raison parce que la récompense à cette patiente est de très bons albums…
Ouais, ouais, je pense comme toi… Si les fans veulent et se satisfont d’un groupe qui sort un album tous les ans, Britney Spears est la meilleure (Rires) ! Non mais plein d’autres artistes peuvent répondre à cette demande…

On a parlé de ton meilleur souvenir de musicien. Au contraire, quel serait le pire ?
Wahou ! Et bien, je n’ai pas tant de mauvais souvenirs que ça : quelques moments en tournée à jouer alors que tu es exténué. Au début, on faisait des concerts, à des périodes qui faisait que tu détestais tourner, des hébergements horribles (Rires)… Et tu te questionnes sur tes choix sachant que tous tes amis sont devenus avocats, docteurs… et toi, tu reviens de tournée du milieu de Dieu sait où… C’est un choix de vie difficile mais c’est un choix musical… Mais bon, quand tu y penses bien, je n’aurais pas pu faire autre chose (Rires) !

Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?
Définitivement, la signification du nom du groupe ! En fait, nous n’aimons pas le nom du groupe…

Ah bon ?
Non, le nom existait bien avant nous et nous sommes arrivés à être confortables avec… mais l’expliquer est une chose difficile, c’est un nom assez étrange qui ne veut rien dire… Mais aujourd’hui, ce n’est qu’un nom pour nous, n’avons pas à l’aimer, pour nous, il reflète juste ce que nous faisons…

Comme ton nom et le mien en quelque sorte ?
Voilà, exactement ! C’est juste une petite plaque en haut d’un truc très large…

Outre le nom du groupe, je pensais qu’une des questions qui devait revenir souvent est l’affiliation à Tool. Vous n’en avez pas assez de cette comparaison ?
Ouais mais ça ne nous offense pas parce que à nos débuts, on ne pouvait pas le nier mais je pense que nous sommes arrivés à un point où notre musique a atteint un niveau qui nous permet de ne pas être rapporter à eux. De plus, autant nous aimons Tool, autant notre dernier album se sépare un peu d’eux… Nous avons quitté l’autoroute pour prendre une route différente. Mais malgré tout, ça ne me dérange pas d’être comparé à eux…

… il y a pire comme comparaison…
Ouais, ouais… Ca m’embêterait d’être comparé à un groupe que je ne supporte pas. Tool c’est une comparaison dont je peux m’accommoder et surtout, je peux la comprendre parce que sur l’album, tu peux définitivement l’entendre.

[IMAGE2]

Mais comment expliquerais cette comparaison systématique ? La voix si particulière et émotionnelle d’Ian Kerry.
Ouais bien sûr, je pense aussi : il a ce style dans sa voix…. Mais encore une fois, il a changé pendant toutes ces années, ce qui lui permet de se détacher…
Mais il y a aussi le style de guitares, le hard rock, quelques éléments de son, les similarités vocales, les basses lourdes, la batterie qui est incroyable… En réalité, dans le groupe, nous sommes tous des batteurs, nous aimons la musique mettant en avant la basse et la batterie et cette connexion nous mène vers cette émotion que tu retrouves dans Tool…

… et Porcupine Tree…
Effectivement et plein d’autres groupes. Ce qui fait qu’on peut nous comparer à plein d’autres groupes comme tu l’as dis. Mais j’apprécie que tu aies souligné que nous avons trouvé notre propre son… C’est bon de ressentir ça parce que tu ne peux pas prévoir de date pour ça et ce n’est pas notre but principal… Je suppose que tous les autres groupes n’essayent pas de le faire…

On a parlé des questions qu’on t’a trop souvent posée au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?
Et bien, tu vois, tout ce qui touche la musique vraiment (Rires) ! Nous sommes tous des fans de musique, nous adorons tourner, nous adorons tout type de musique et toute conversation autour de la musique quelque soit le degré… Nous sommes des mecs qui se connaissent depuis longtemps maintenant, nous sommes toujours de bons amis… Et quand nous sommes en première partie, le truc amusant est de constater que les gros groupes pour lesquels nous ouvrons ne s’apprécient pas (Rires) ! C’est surprenant mais pour ces gens, c’est devenu un business, ils détestent faire ça mais c’est un revenu important et c’est une façon de vivre ! Mais moi, je ne veux pas changer parce que tourner, ce n’est que du plaisir !

Enfin, aimerais-tu dire un dernier mot aux lecteurs de Music Waves ? Peut-être même en français ?
(Rires) Non ! Mais j’aimerais juste présenter à nouveau mes excuses pour que l’album ne soit pas sorti avant (Sourire)… Mais bon avec la mondialisation créée par Internet, les gens pouvaient l’avoir de toute façon… Mais si vous êtes aussi passionnés de musique que nous le sommes, donnez une chance à notre musique, si tu peux l’explorer, vous verrez qu’elle sonne un peu différemment… Venez nous écouter, venez à nos concerts… oui venez à nos concerts : pour nous, tourner est une façon de rencontrer les gens et parler musique, parler de ce qui se passe et ce que nous essayons de faire comme nous venons de le faire tous les deux…

Super, merci pour beaucoup…
(En français dans le texte) "Merci".


Un grand merci à Roger de Replica...


Plus d'informations sur http://www.karnivool.com.au/
 
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