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TITRE:

INCUBUS - LE ZÉNITH (PARIS) - 17 NOVEMBRE 2011


TYPE:
COMPTE-RENDUS DE CONCERT
GENRE:

ROCK ALTERNATIF



Enfin le retour du combo californien dans la capitale, un concert à ne pas manquer et qui n'aura pas déçu !
HYPERUNKNOWN - 23.11.2011 -
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Après l’arrivée de leur septième rejeton en juillet, cela n’est qu’en cette mi-novembre que la famille nombreuse Incubus venait le présenter au Zénith de Paris, presque complet pour l’occasion.

Etrangement, la soirée débutera par fiN, une formation britannique de rock alternatif, sympathique et motivée, qui se démarquera surtout par ses choix également alternatifs ; leurs tout premiers titres n’étant graver que sur support vinyle et en édition limitée. Comme pour sceller cette différence, on aura pu d’ailleurs les retrouver en fin de show, vendant dehors et à la criée avec autant d’entrain leur rond dur dans un carré souple. Mais le public parisien -les découvrant sans doute- n’aura accordé que le strict minimum à l’encontre des jeunots. La salle, presque pleine de 25-35 ans, est venue pour Incubus et plus particulièrement pour le bellâtre Brandon Boyd si on croit les cris stridents émanant de la fosse comme à la plus belle époque des boys bands.

Il est 21 heures, et débarquent enfin les cinq de Calabasas en Californie sur le désormais classique "Megalomaniac". Derrière eux, un écran géant exsude au fil des titres un psychédélisme se superposant aux images des acteurs sur scène. Images fortes, chocs ou simplement belles se succèdent avec au final un patchwork soigné qui en sus d’un light show bien dosé viendra souligner la petite magie du moment.

[IMAGE1]

A l’honneur ce soir, ce sont quelques sept titres qui seront tirés du dernier opus. Des titres plus en retenue -et hormis "Switchblade"- qui contrastent avec la fulgurance des années "SCIENCE" ou "Make Yourself" uniquement représenté par le "Pardon Me" qui suivra.

Bandon Boyd, cheveux long et physique androgyne, et dont c’est visiblement l’anniversaire, a clairement le monopole des regards, notamment de la gente féminine. Accoutré d’un débardeur « Make Believe, Not War », il assure le show et crée une nuée stridulante à chaque mot prononcé en français. Vous imaginez donc aisément les réactions quand il enleva son t-shirt… Et finalement, ce n'est pas plus mal ainsi, la complicité entre les membres du groupe passant après le goût du chacun pour soit. Seuls batteur et Dj s’envoient régulièrement des regards amicaux.

[IMAGE2]

En contre poids, le son est lui au rendez-vous malgré une basse parasitant parfois les autres instruments. Jose Pasillas, en état de grâce derrière ses fûts, martèle les peaux d‘un écho sec qui donne une toute autre ampleur aux titres, en tout cas très funk. Effet génial, décapant.

En milieu de show, Mike Einziger, talentueux guitariste jusque là planté comme un piqué sans desserrer les dents (au même titre que le bassiste de l’autre côté de la scène) rentre enfin dans la lumière après avoir revêti une guitare électro-acoustique. Avec Brandon Boyd, ils entament "Defiance" puis le magnifique "Loves Hurt".

Les tubes s’enchaînent avec une cadence infernale jusqu’au très attendu "Wish You Were Here". Le public se défoule une dernière fois après 19 morceaux interprétés, et avant que les Californiens remercient l’auditoire et disparaissent dans l’ombre. La lumière reste encore quelques instants du ressort du souvenir avant le combo ne ressurgisse de l’obscurité. Et pas pour rien. Les deux morceaux choisis en guise de rappel auront -en tout cas pour moi- une saveur particulière. Le premier, le suprême et funky "A Certain Shade of Green" rappelant ce temps bénis où métal rimait avec génial puis le second "Tomorrow's Food" et son superbe finish post rock aérien, hypnotique venant clôturer une soirée qui aura nourri l’onirisme de chacun.

[IMAGE3]

Si on peut tout de même regretter qu’Incubus ne soit satisfait que d’une prestation carrée, sans improvisation, ni réelle convivialité, leur discographie parle finalement d’elle-même d’autant qu’elle pu s’exprimer durant 1h45. Un grand moment que ce concert, reflétant une carrière sans faille. Bravo.


Un grand merci à Thierry de Sony, et bien sûr à Struck. Merci également à Laurent pour ses très belles photos que vous pouvez retrouver en totalité sur son site ici.


Plus d'informations sur http://incubushq.com/
 
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