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TITRE:

MACHINE HEAD - LE ZÉNITH (PARIS) - LE 23 NOVEMBRE 2011


TYPE:
COMPTE-RENDUS DE CONCERT
GENRE:

THRASH



Concert Marathon de 4 heures en compagnie de grands noms du metal dont les increvables Machine Head, ça tente quelqu'un ? En tout cas, MusicWaves était présent comme il se doit !
HYPERUNKNOWN - 29.11.2011 -
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Il fallait se préparer à encaisser plusieurs bolides lancés à pleine vitesse ce soir. Pas question d’oublier ses protections auditives voire corporelles pour les adorateurs de la fosse. A l’arrivée, observant le son faisant vibrer les portes d’entrée en fer, puis l’agitation juste devant la scène, il paraissait presque suicidaire d’avoir oublié soit l’une soit l’autre.

Sur place à 19h30 pour des raisons qui n’intéresseront personne, je n’ai droit qu’à l’écoute d’un titre de Darkest Hour. Vu le cœur mis à l’ouvrage par le combo originaire de Virginie, c’est avec un peu de peine que je les vois brutalement quitter leur podium sous les applaudissements d’un public semble t-il ravi d’avoir fait leur connaissance.

Les roadies s’activent et quand apparaissent les armoiries de Devildriver sur un étendard géant, les soldats attentifs donnent de la voix, attendant les prochaines instructions de leurs généraux californiens avant de charger. C’est chose faite dès 19h45 lorsque déboule la bande à Dez Fafara. Le light show est étrangement sombre et ne permet que rarement de distinguer correctement les molosses sur la scène et même ce gentil furieux de Dez qui semble aussi heureux d’être là que ses fans de le recevoir. A la manière d'une lame de fonds, à peine le temps de reprendre sa respiration, les morceaux s’enchaînent frénétiquement créant une sorte de brouhaha continu d’autant que le son n’est pas forcément au rendez-vous. Malgré ça, pogo, circle pit et wall of death se succèdent joyeusement jusqu’à un "Clouds Over California" phénoménal marquant la fin de 45 minutes de metal de haute intensité.

Setlist DevilDriver :
1. End Of The Line
2. Head On To Heartache (Let Them Rot)
3. Dead To Rights
4. You Make Me Sick
5. Not All Who Wander Are Lost
6. Before The Hangman’s Noose
7. I Could Care Less
8. Clouds Over California.

Il suffira d’un quart d’heure pour que les appartements des Britanniques de Bring Me The Horizon soient aménagés, mais surtout avant que le calvaire commence devant ce Zénith en configuration réduite mais presque complet. Car dès les premiers vomissements d’Oliver Sykes sur "Diamonds Aren't Forever", des sifflets se font entendre crescendo et atteindront leur paroxysme sur l’introduction très atmosphérique de "Blessed With A Curse". Si bien qu'il est plus facile d’entendre fuser les critiques et les insultes pendant ce long et calme prologue.
Visiblement peu concerné par ces propos, le nonchalant Sykes lutte pour imposer sa voix pas vraiment au top (peut-on lui en vouloir étant donné l’effort que cela doit représenter ?) dans ce capharnaüm sonique. Malgré les quelques gaulois toujours prêts à en découdre dans la fosse et quelque soit l’adversaire, les jeunes de Sheffield garderont un goût amer de cette soirée, voire peut-être même de la tournée.

Ce qui soulève un petite polémique, car qu’il s’agisse d’un problème de programmation évident et bien que le tatoué Sykes ne soit pas exempt de tout reproche, il est dommageable de traiter des artistes de la sorte. Ce manque évident de respect ira jusqu’à applaudir quand la bannière du combo sera retirer de la scène.

Setlist Bring Me The Horizon :
1. Diamonds Aren't Forever
2. Alligator Blood
3. Fuck
4. Sleep With One Eye Open
5. Football Season Is Over
6. Blessed With A Curse
7. It Never Ends
8. Chelsea Smile

Passons...
Il faudra cette fois-ci une demi-heure pour installer le matériel de la Tête de Machine constitué au total de trois sortes d’écran. C’est le moment où on peut apprécier la faune présente en cette fraîche soirée : avec une moyenne d’âge d’une trentaine d’année, la plèbe parisienne, hommes et femmes sandwichs plébiscitant Machine Head pour la plupart, se partage dans les extrêmes en des clans capillaires entre les chevelus qui manient avec style le headbang et les têtes rasées. On scande des "Machine Fucking Head", on cause du dernier "Unto the Locust" pendant que d’autres critiquent encore les pauvres Bring Me The Horizon. Bref, la vie bat son plein avant que soudain l’obscurité tombe.

[IMAGE1]

Apparaissant chacun son tour, devant un parterre surchauffé, les Américains ne font pas durer les présentations et entament alors "I Am Hell". La machinerie est lancée, les spots s’affolent avec frénésie, le son gagne en puissance et justesse par rapport à leurs prédécesseurs. Tout est mis en œuvre pour que le spectacle soit assuré. Dans la foulée, déboule logiquement "Be Still And Know" et on comprend que Machine Head est dans une forme exceptionnelle au niveau artistique et scénique. Flynn provoque affectueusement afin d’attiser les esprits, demande des circle pit et wall of death, jette ces verres (peut-être d’alcool vu la couleur brune) sur les gens, mais à l’opposé parle d’une communauté du métal fédérée autour de cette même passion, remercie chaleureusement tous ses fans ; c’est ce côté sentimental purement américain qui m’avait marqué lorsqu’ils avaient fait la première partie de Metallica à Bercy, et qui rend Machine Head d’autant plutôt proche et donc sympathique.

[IMAGE2]

Côté son, le seul point noir (disons gris foncé) pourrait être au niveau de la Flying V de Flyyn qui semble sous-mixée, et dont les soli ont dû mal à s’imposer face à ceux de Phil Demmel qui lui balance du lourd. Derrière mais pas en retrait pour autant, Dave McClain forge les yeux rivés sur son set de tomes à plat avec application, une minutie presque chirurgicale qui impose le respect.

Au final, après un rappel de tout beauté grâce à "Halo" et ce décidément magnifique "Davidian", la fièvre retombe après près de 2 heures de show. Flynn aura eu le temps de remercier encore Paris de s’être déplacé, ainsi que le trio de formation présent ce soir (derrière huée pour BMTH qui amusera légèrement Flynn). Sans mot dire, c’est pourtant Paris qui rendra grâce à Machine Head pour ce spectacle, et pour le reste.

[IMAGE3]

Setlist Machine Head :
1. I Am Hell (Sonata in C#)
2. Be Still And Know
3. Imperium
4. Beautiful Mourning
5. The Blood, the Sweat, the Tears
6. Locust
7. This Is The End
8. Aesthetics Of Hate
9. Darkness Within
10. Old
11. Intro de l’album Supercharger : Declaration
12. Bulldozer
13. Ten Ton Hammer

Rappels :
14. Halo
15. Davidian.


Merci à Karine de Roadrunner et à Struck. Merci également à Mathieu pour toutes ses très belles photos que vous pouvez retrouver en totalité sur son site ici.


Plus d'informations sur http://www.machinehead1.com
 
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