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KLONE (20 OCTOBRE 2011)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
METAL PROGRESSIF
Initialement prévue avec Guillaume Bernard et Florent Marcadet respectivement guitariste et batteur de Klone, c'est finalement tout le groupe -à l'exception de Matthieu Metzger- et un invité surprise qui s'est réuni pour cette interview...
STRUCK - 16.01.2012
Comment vous vous sentez à quelques minutes de ce concert au Nouveau Casino ?
Guillaume Bernard : Et bien nous sommes impatient d'y être, et puis ça va faire plaisir de jouer du nouveau son pour la première fois, c'est très excitant !

Comment vous choisisiez votre set-list du soir : est-ce au feeling ou toujours la même ?
Guillaume : La setlist, pour la tournée de "Black Days", c'était toujours la même : un set de 45 min / 1 heure. Mais pour les dates de cette fin d'année ça change un peu tout le temps, on essaye des choses, pour pas que ça soit trop la routine.

3 ans après l’interview faite dans le cadre de "All Seing Eyes", que s’est-il passé concrètement pour Klone ?
Guillaume : On a eu deux sorties de disques. On a sorti "Black Days" il y a deux ans exactement, au mois d’Avril.

Ce n’était pas en 2010 ?
Guillaume : 2009 je crois non ?

2010…
Guillaume : Ah ouais ?
Florent Marcadet : Entre le temps de l’enregistrement, la sortie… Avril 2010, oui !
Guillaume : Ce n’est pas possible, si ? Attends, attends, on est en quelle année (Rires) ?

2011…
Guillaume : Bah oui, c’est ça : c’est Avril 2010, pardon ! Non c’est que j’ai un petit problème, je me décale toujours d’un an (Rires)…
Florent : Oui il n’arrive pas à se repérer dans le temps (Rires) !

Donc une sortie d’album datant d’un an et demi et plus récemment, un EP…
Guillaume : Un EP qui est sorti récemment on va dire entre juin et septembre… On n’avait pas défini de date mais on l’a sorti pour le Hellfest et puis, ensuite on l’a mis en vente à partir de septembre… Donc, les dates de la tournée que l’on fait actuellement c’est pour promouvoir l’EP…

Est-ce que le bémol que tu déplorais à l’époque sur votre promo alors que vous veniez de signer chez Season of Mist a été gommé ?
Guillaume : Ouais… Ils n’en font pas plus mais maintenant que l’on sait qu’on a tout intérêt à promouvoir nous-mêmes notre musique… Non mais ça se passe bien avec eux en ce moment mais je connais leurs limites, je sais qu’ils n’inséreront pas plus d’argent dans notre communication, dans de la publicité…
Non mais ils font ça pour tous les groupes de toute façon à part Morbid Angel évidemment où il y a un gros investissement qui est fait sur le groupe…Mais nous concernant, ça reste une petite sortie pour eux…

Mais penses-tu -avec notamment l’évolution musicale de Klone- que la signature chez Season of Mist est appropriée ? Est-ce que vous entrez dans le catalogue du label ?
Guillaume : Nous, on a compris que le but d’une signature sur un label c’est pour que les disques soient en magasin, c’est la distribution… Après la promo, on sait à quoi s’attendre avec la plupart… C’est à nous de faire des concerts, on a compris que c’était sur les lives que ça allait se jouer un maximum. Et comme le nom du groupe était plus ou moins fait en France, donc c’était à nous de travailler à l’étranger pour se développer. A ce titre, Season of Mist nous ont aidé pour ça parce qu’on a eu des distributions dans certains pays avec des ventes et de la promo dans quelques gros magazines. Donc, après c’était à nous de faire des dates de concerts pour que ça s’enchaîne derrière comme nous l’avons fait avec Kings’X au mois d’Avril où ça te permet d’avoir pas mal de papiers en plus à l’échelle européenne. Donc voilà, je pense qu’on est plus dans une optique de faire des concerts, que d’attendre qu’il se passe des choses…

… via le label..
Guillaume : Voilà… quitte à ce que ce soit un investissement pour le groupe, on est plus dans l’optique de développer ça en live…
Florent : C’est juste un support le label mais ce n’est pas sur ça que tu travailles…

[IMAGE1]

Mais malgré tout je reste surpris de voir que Klone à la tête du collectif Klonosphere assez novateur dans une promotion interne de la musique de groupes locaux comme Hacride, Trepalium, Mistaken Element… signe sur un label qui n’en fasse pas beaucoup plus que ça pour sa musique si ce n’est pour être dans les rayons des magasins de musique mais on sait tous que l’avenir de la musique ne se situe pas là…
Guillaume : Non mais c’est quand même important d’y être pour l’effet que ça peut faire sur le groupe…
Florent : … pour le visu…
Guillaume : Mais tu vois, par exemple, pour le prochain Klone, on verra ce qu’on a comme propositions, mais c’est possible que je sorte tout seul par Klonosphère avec la distribution de Season of Mist, à moins qu’on ait un label plus intéressant mais si il n’y a pas de plus gros labels que ça et qu’on n’a pas d’avantage à passer par Season of Mist, pour le label, on peut le presser nous-mêmes et se débrouiller… Nous, on y gagnera en termes d’argent et on peut réinvestir comme on veut cet argent parce que pour l’instant, on a aucun fond : Season of Mist nous donne des avances sur des ventes de disques mais on n’a pas d’argent cash pour la production des disques, c’est nous qui payons tout. Tout, tout, tout… sauf le pressage. Et du coup, si on se démerde tous seuls, on récupère plus d’argent, on peut financer d’autres projets alors que pour l’instant, ce n’est pas le cas. Et Trepalium sont en train de réfléchir de la même façon pour leur prochain disque, on a compté, on a fait deux budgets et au final, on a pratiquement tout intérêt, pour la France, de le sortir nous-mêmes, on a déjà le réseau pour faire la promotion…

Et l’international ?
Guillaume : L’international ? Soit on fait des licences à l’étranger, soit on trouve de bons deals avec des promoteurs locaux, des attachés de presse dans chaque pays… mais ça compte de l’argent aussi. Donc, c’est pour ça aussi qu’on est obligé de bosser sur la France d’abord pour récupérer de l’argent pour pouvoir payer d’autres choses à côté… Mais ça dépend, si on a un label qui nous propose un truc bien et que c’est un bon label…

Tu as évoqué le nouveau Klone, où en êtes-vous ?
Florent : Je viens de terminer les prises de batterie, la semaine dernière. Cinq jours de prises intenses, comme d’habitude… Il y a 11 chansons de rentrées, qu’est-ce que je peux dire du point de vue du style ? On va dire que c’est peut-être plus varié sur les tempos, je ne vais pas rentrer dans le détail, mais je pense que c’est plus groovy… Funk, dans les grooves funk, c’est un grand mot de dire ça mais en tous cas, ce sont peut-être des tempos un peu plus rapides, plus pêchus, moins lents…

Groovy avec des cuivres donc un Klone version Earth, Wind & Fire, quoi ?
Florent : (Rires) Funk entre guillemets quoi, avec beaucoup de guillemets… Non mais il y a toujours des trucs lourds mais je pense qu’il est plus varié…
Guillaume : Il est plus varié que "Black Days"…
Florent : Mais c’est toujours difficile de porter un jugement alors que l’album n’est pas sorti…

Et justement quelle est la date prévue de sortie ?
Guillaume : Au plus tard en septembre. Si jamais on arrive à être dans les temps et qu’il y a une opportunité qui se présente pour avril/ mai. Moi si c’est possible, j’aimerais bien faire comme "Black Days", d’avoir le disque qui sort en avril/ mai, de laisser parler un peu autour du disque et puis, de faire la tournée qui suit au mois de septembre…

Donc l’album est déjà sorti puisque si j’ai bien compris, tu as un an de décalage…
Guillaume : (Rires)

Outre ces concerts, votre actu est la sortie récente de l’EP "The Eye of Needle" ? Première question : pourquoi un EP un an après "Black Days" ? Est-ce pour surfer sur le succès de "Black Days" et continuer d’occuper le devant de la scène ?
Florent : C’est par opportuniste (Sourire) ! Littéralement, c’est un peu vrai parce qu’en fait, on a rencontré Quentin Fleury, un ingénieur du son du studio Sextan, où on va jouer demain d’ailleurs. Il nous a contacté parce qu’il avait bien aimé "Black Days" et il voulait nous offrir deux jours en studio, faire des prises lives… Donc voilà, concrètement, il nous a bien offert deux jours dans son studio monstrueux à Malakoff, un super studio qui fait plus du jazz d’habitude, pièces de prise énormes…
Donc voilà et on a décidé de faire un espèce de morceaux long en deux parties, concept un peu… qui sort un peu du format titre classique d’album de 3 minutes 30 / 4 minutes… Donc voilà, c’est un gros morceaux de 17 minutes séparé en deux et on a voulu rajouter "Monster" qui est une chanson qu’on avait enregistré pendant la session "Black Days" et qu’on n’avait pas voulu mettre par soucis de cohérence même si certains ne sont pas d’accord et d’autres si… Finalement, on avait décidé de ne pas le mettre parce qu’on avait trouvé que ce n’était pas très homogène par rapport aux autres morceaux et pour la cohérence de l’album. Donc c’était un prétexte pour compléter cet EP…
Ce qui fait que quand je parlais d’opportunisme, c’est vrai qu’on a eu l’opportunité de sortir ce truc par CustomCore qui est un label qui a terminé il y a très peu de temps d’ailleurs…
Guillaume : En fait, on connaît un mec chez Season qui travaille dans la distribution, on le connaît depuis un petit bout de temps…
Florent : qui a sorti pas mal de hardcore
Guillaume : il voulait nous filer un coup de main pour sortir ce disque donc on a fait une coproduction avec Klonosphere…
Florent : et puis voilà, quoi, c’est sorti au bon moment…

… Juste avant le Hellfest.
Florent : Voilà et on essaie toujours d’avoir un peu d’actu tout le temps, que ça ne s’effondre jamais… Et ça tombait pile-poil !

Autre question, vous êtes superstitieux, peur du mauvais œil ce qui expliquerait que les titres de vos derniers opus ?
Guillaume : (Rires) C’est Yann Ligner, le chanteur, je ne sais pas ce qu’il a avec les yeux ? Il n’est pas là, il se cache ?

Parce que c’est toujours Yann qui choisit les titres des albums ?
Guillaume : Ca dépend. Celui-ci, c’était lui. Pour "Black Days", je crois que c’est moi qui ai trouvé le titre…

Et "All Seing Eyes" ?
Guillaume : C’était moi aussi…
Florent : Va falloir psychanalyser (Rires) !

Avec cet EP, Klone confirme son évolution vers un son moins extrême vers un prog moderne sombre… Justement le fait de s’essayer au morceau fleuve de 17 mns est-il une façon délibérée ou inconsciente de prouver que Klone est progressif ?
Florent : Il n’y a pas de volonté d’étiqueter Klone comme groupe progressif parce que finalement, le prochain album ne sera pas dans la continuité de cet EP. Je pense que l’EP, on l’a plus senti comme un truc à part…
Guillaume : On avait plus dans l’idée de faire un morceau long et les riffs s’y prêtaient et se développaient ainsi et on a poussé jusqu’au bout, ce que l’on pouvait faire avec ces riffs.

Même si on sait désormais que c’était plus une opportunité, comment s’est passé le process de création ? Est-ce que le matériel existait déjà avant ?
Florent : Ca s’est fait très vite. C’était un peu en deux/ trois semaines, répétitions au dernier moment. Il ne fallait pas moins de temps et finalement, on est content du résultat vu les conditions notamment du temps qu’on avait pour le composer. On est assez content !
D’un point de vue de l’étiquette, on aura toujours cette envie de faire des passages longs, progressifs entre guillemets qui montent… Et le dernier va être peut-être plus simple dans les structures, plus à l’essentiel, moins atmosphérique, moins psyché quoique psyché, ça va être les textures sonores qu’on va rajouter au dernier moment et même nous, on ne sait pas encore ce que ça va donner, on attend de se faire surprendre par Matthieu Metzger, c’est lui qui fait tout ça.
Mais non, ce n’est pas une volonté d’étiqueter le truc ou d’entrer dans un créneau…

Klone existe depuis 1999. Si on compte cet EP, on est à 5 albums en 12 ans mais l’accélération s’est produite en 2008 avec "All Seing Eyes" qui marquait également un changement de cap musical. Pourquoi ce changement de rythme ?
Michael Moreau : Parce que le line-up est plus stable, il y a un investissement de tous les nouveaux membres qui sont arrivés.
Florent : C’est le line-up et sa stabilité. On a des mecs qui savent à quoi s’en tenir, qui sont motivés à long terme et qui se sont engagés.
Guillaume : Et puis notre disque avait traîné aussi pour des problèmes d’argent…

Malgré tout, n’éprouvez-vous pas une forme de frustration lié au fait que les productions du groupe sont encensées par la critique & que le groupe ne jouisse pas du succès notamment à l’international d’un Hacride ?
Florent : Frustré franchement, je ne fais pas de la musique parce que je suis frustré mais en tous cas je fais de la musique parce que j’aurais toujours envie de progresser. Donc, je ne sais pas quel sens : frustré dans le bon sens parce que ça donne de l’énergie pour en vouloir encore plus et puis de se dire que ça va progresser encore et encore… De ce côté-là, on en veut encore et encore mais après frustré ? Déjà, on a un petit succès d’estime, en France du moins. On a eu de bons retours pour la première vraie tournée européenne. On va voir, on va encore pousser le truc.

Mais ne pensez-vous pas que ça n’explose pas plus parce qu’on ne peut pas mettre d’étiquette sur le groupe ?
Florent : Je ne sais pas si c’est un point positif ou un point négatif ?

Je pense que c’est plutôt positif pour la musique du groupe mais négatif en termes de notoriété car les gens aiment les étiquettes.
Florent : Ouais, c’est vrai ! C’est assez difficile de répondre, je pense que ce n’est pas qu’une histoire de style musical, c’est aussi une histoire d’opportunités… Enfin, Guillaume parlera mieux que moi de tout ce qui est label, opportunité de faire des tours support, tout ça, ça coûte beaucoup d’argent et finalement, c’est très pragmatique…
Guillaume : C’est plus une histoire d’argent… Les groupes qui vont à l’international, ils investissent et puis voilà… Il n’y a aucun qui s’est développé à l’étranger sans investissement derrière.

On parlait d’Hacride justement, comment Yann vit le fait que les prestations live dans les attitudes notamment de Samuel Bourreau sont des copier/coller de celle de Yann ?
Guillaume : Ah ouais ?
Florent : Dans quel sens ?

Ces gimmicks, sa gestuelle…
Guillaume (Arrive à ce moment Yann Ligner) : Alors tu copies Samuel Bourreau (Rires) ?
Yann : Je peux parler d’Hacride là parce qu’il y a le bassiste d’Hacride ici…
Florent : Mais aujourd’hui, ce n’est qu’un roadie (Rires) !
Yann : Oh, il y a forcément eu des petites influences…

Mais en termes de prestations lives…
Yann : Ah non mais alors là, c’est lui sur moi (Rires) !

Est-ce que la multiplication de concerts avec des groupes comme Hangman’s Chair, Red Mourning, Crossing the Rubicon, TANK… qui ne correspondent pas au style actuel de Klone va dans le sens de se frotter à un public différent afin de le rallier à votre cause ?
Guillaume : Moi, j’aime bien les groupes qui jouent ce soir : par exemple, Crossing the Rubicon, c’est moi qui les ai mis sur le plan parce que je les connaissais depuis un petit bout de temps et parce que ça me parle musicalement. Et puis, j’essaie d’éviter d’avoir un plateau pas trop metal, metal…

Mais malgré tout, pourquoi ne pas faire un plateau de groupes oeuvrant plus dans votre style…
Florent et Guillaume : Oui mais quels groupes ?

Mindslaved, Ahimsa…
Guillaume : Mindslaved, moi, je ne supporterais pas ! Franchement, les gars, je les connais, même très bien mais musicalement, ça ne me parlerait pas de faire des concerts tous les soirs avec eux…
Florent : Personnellement, je ne connais pas trop la scène prog, je n’ai pas une grosse culture mais je ne vois pas en France, avec quel groupe, on irait parfaitement ? A la limite Hacride…
Guillaume : Si on pouvait le faire, ça serait cool ! Mais c’est en cours… Mais c’est compliqué, c’est une question de planning, mais également de faire concorder les sorties de disques… Mais on travaille dessus, on essaie de faire un truc…
Benoit Dannevile (bassiste d’Hacride) : On en parle depuis des années mais après, c’est des plannings, des sorties d’albums…

Et Mistaken Element ?
Guillaume : On ne sait pas ce qu’ils foutent eux (Rires) !
Florent : Il y a le guitariste qui essaie d’apprendre les chorégraphies du chanteur de Klone (Rires) !

Si on peut penser que Klone a trouvé sa voix depuis "All Seing Eyes" et les 2 productions qui ont suivi depuis, Klone n’a eu de cesse de surprendre dans son évolution mais toujours vers une direction sombre. C’est assez étonnant pour quelqu’un qui a été bercé au son des Beatles…
Guillaume : Ouais, ça dépend, il y a des morceaux des Beatles qui sont asses sombres aussi, ils n’ont pas fait que des trucs niais… Mais pourquoi sombre ? Je suis un enfant battu de la DASS (Rires) ! Non mais je ne sais pas, la musique sombre me rend joyeux alors que la musique joyeuse me fait déprimer. Quand je vois un groupe en live, je te jure, ça me fout le cafard !
Florent : En fait, il y a un côté plus profond dans la tristesse…
Guillaume : Ca me touche plus !

A l’époque concernant votre futur, tu me disais qu’une "[ambition internationale] nécessite de gros investissement à la base et nous sommes vraiment très loin de rouler sur l'or…"
Guillaume : Ca n’a pas changé (Rires) !

" …Nous préférons faire ça avec nos moyens, donc tranquillement. Mais nous espérons que -sur la longue- ça fonctionne mieux !" : que s’est-il passé depuis ? En êtes-vous toujours au même point ?
Guillaume : Oui, il y a du mieux. Il y a plus de retours de gens sur les concerts. On le sent quand on joue : il y a des gens qui connaissent les morceaux etc…
Ca a commencé un peu sur "All Seing Eyes" mais depuis "Black Days", on sent qu’il y a des gens qui sont plus plongés dans notre univers. Mais après, nous on vit de la même façon, rien n’a changé…
Florent : Ca n’a pas changé nos vies, le groupe a grossi un peu…
Guillaume : La cote monte on va dire… En tous cas, c’est l’effet que ça donne avec les gens que l’on rencontre : eux, ils ont l’impression que ça cartonne !
Benoît : Après, au niveau de l’intra-groupe, peut-être que l’organisation est meilleure.
Guillaume : Oui, voilà, par contre, là on est plus rôdé…
Florent : On a un petit peu copié Hacride sur ce côté-là (Rires) !
Guillaume : Mais c’est vrai… que ce soit niveau logistique… dans la démarche professionnelle de façon générale et Trepalium ils sont en train de tendre vers ça aussi parce qu’avant, ils étaient un poil à l’arrache… et c’est sûr que de côté, on essaie d’être plus rigoureux…

Sinon je voulais savoir comment vous aviez vécu le fait que votre cover d"Army of me" ait été devancée et avec quel talent par les polonais de Proghma-C ?
Guillaume : Euh ... on s'en fout complètement (Rires) ! A vrai dire, il y a aussi Helmet qui l'a reprise, Skunk Ananansie etc… J'ai aussi écouté celle de Proghma-C, mais je ne suis pas spécialement fan de leur approche, même si il y a des bouts que j'aime bien.

[IMAGE2]

Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?
Guillaume : Oh la, la ?
Florent : Tool !
Guillaume : Tool !
Florent : D’ailleurs, pourquoi tu n’as pas posé de question sur Tool, c’est bizarre ça (Rires) !

Parce que je supposais que c’était une question qu’on vous posait souvent…
Florent : Et tu as bien fait de ne pas la poser (Rires) !
Guillaume : Non mais que ce soit Tool ou un autre groupe comme Gojira…
Florent : Ce n’est pas gênant d’y répondre non plus…
Guillaume : Non mais qu’est-ce que tu veux dire ? On a rien à dire… C’est juste les médias qui disent ça.
Florent : Les influences sont là et après, à chacun de voir quand même qu’il y a une vraie différence par exemple, moi quand j’écoute Klone -bon évidemment, je suis dedans donc je ne suis pas objectif- à part quelques passages qui sortis de leur contexte peuvent être des trucs qui peuvent se retrouver dans Tool, putain, il faut y aller, quoi, faut vraiment vouloir étiqueter le truc… Après, je comprends le rapprochement qu’il y a eu mais rapprochement qu’il pourrait y avoir avec pleins d’autres groupes aussi et qui ne ressortent pas. Alors pourquoi Tool ? C’est flatteur, ce n’est pas gênant, ce serait Slipknot, ce serait plus difficile à supporter (Rires) !

Au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je te pose ?
Florent : Combien gagne le guitariste par mois (Rires) ?
Guillaume : Maintenant ?
Florent : Maintenant, maintenant… j’aimerais bien savoir parce qu’il y a des tabous dans le groupe (Rires) !
Guillaume : Alors le RSA plus un fixe : 13.000 euros (Rires) ! Non mais quelle question ? C’est dur !
Florent : Quel est le secret du bassiste pour groover autant (Rires) ?
Guillaume : Pourquoi porte-t-il ce surnom Babar (Rires) ?
Jean Etienne Maillard : (Silence)
Florent : Quelle répartie ce Babar !

Le mot de la fin aux lecteurs de Music Waves ?
Guillaume : Vivons contents, vivons heureux…
Florent : Interview très agréable…
Guillaume : On est content ! On est pressé de finir le disque qu’on a commencé à enregistrer et puis, on va faire une petite pause quand même…
Florent : Disons que les trois prochains mois vont être axés guitares, basses… enfin, instrumental. Et puis après, on va se laisser six bons mois pour préparer la sortie de l’album. Du coup, musicalement, ça va être un peu repos, histoire de bien rejaillir en fin d’année, se faire oublier un peu entre guillemets, arrêter de tourner, histoire que les gens aient envie de nous revoir sur scène à nouveau et puis, repartir à fond…

Qu’est-ce que vous allez faire pendant ce break ?
Guillaume : Et bien ce que je vais faire avant la sortie du disque, c'est travaillé sur l'enregistrement de celui ci ! Puis mon autre projet avec Yann, "Here Comes The Sun", mais aussi mon projet avec Melusine pour Cloud Cuckoo Land ! Il y a bien de quoi s'occuper avec tout ça
Florent : Concernant Step, on va essayer d'enregistrer un nouvel album pour la fin 2012. On a déjà 2 compos qu'on a interprétés au Mondo Bizarro à Rennes. On va donc prendre une année pour composer le reste. On va tout faire pour défendre le projet à fond mais l'emploi du temps de chacun est assez chargé. Trepalium va tourner cette année pour le nouvel album. Klone va sortir le sien fin d'année sans compter les projets d'Aldrick (Sinscale) et de Stéphane (Varius Funkus, projet salsa...). Quoi qu'il en soit on croit en ce projet et le prochain album va être sous le signe du groove et de la fraicheur. Je ne sais pas qui viendra ajouter sa touche à Step cette fois-ci mais j'imagine que les belles rencontres seront de mises. On évoque même l'idée d'un chant sur certaines compos. Je n'en dis pas plus pour le moment mais il y aura des surprises...
Ensuite, nous espérons dégager le maximum de temps pour tourner ce que nous n'avons pas pu trop faire pour "One Step Beyond". Voilà pour les mois à venir…

Merci beaucoup !
Guillaume : Merci…
Florent : Merci à toi…


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/kloneband/
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