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TITRE:

KORITNI (16 MARS 2012)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARD ROCK



Pour la sortie de son nouvel album, Lex Koritni -leader du groupe du même nom- a accordé une deuxième interview toujours aussi "rock" à MusicWaves...
STRUCK - 16.04.2012 -
2 photo(s) - (1) commentaire(s)

Que deviens tu depuis ta dernière interview par Loloceltic ?
Lex Koritni : Après que nous ayons fini notre dernière tournée, Eddy et moi avons tout de suite commencé à écrire de nouveaux titres. Nous nous sommes installés dans son appartement à Paris pendant quelques mois. Il y a eu des plaintes du voisinage parce que je chantais dans l’appartement, alors nous avons fait une expérience intéressante en m’enfermant dans l’armoire avec un matelas posé contre le mur pour éviter qu’ils appellent de nouveau la police (Rires) !

Et vous avez écrit de nouveaux titres de cette façon ?
Oui, parce que lorsque nous écrivons, nous enregistrons des démos. Après 3 mois, nous sommes retournés en Australie et nous avons pu continuer à composer dans des conditions plus confortables (rires). Nous avons écrit pendant environ un an. Aucun de nous n’avait de boulot et nous nous sommes concentrés sur la musique. Nous avons passé 1 an et demi à écrire sans arrêt. Nous avons dû écrire environ 30 chansons, mais 6 ou 7 étaient vraiment de la merde, alors on les a balancées ! On a terminé la vingtaine qu’il restait et nous en avons enregistré une quinzaine. Finalement, il y a 11 titres sur l’album qui sont vraiment les meilleures.

Et le fait d’enregistrer dans l’armoire ne vous a pas donné l’envie de faire un titre sur le sujet ?
(Rires) Non ! J’ai préféré oublier cette expérience le plus vite possible car c’était vraiment difficile !

As-tu amélioré ton français depuis ta dernière interview pour MusicWaves : les seuls mots que tu connaissais à l’époque étaient "Latrines, bœuf Bourguignon, Français… et raclette" ?
(Rire tonitruant) (En français dans le texte) "Oui, mon français c’est plus bien. Maintenant, je suis dans une école de français. C’est nécessaire pour vivre en France. C’est le bonne idée pour la vie en français".
(Retour à l’anglais) Je dois aller à l’école en raison des règles d’immigration (ndlr : la compagne de Lex est française) et c’est une très bonne chose. J’apprends maintenant la langue depuis 5 ou 6 ans et ça commence à venir.

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La dernière fois, tu avais promis de te connecter sur notre site, l’as-tu fait ?
Bien sûr ! Je vais régulièrement sur MusicWaves. Je vais y retourner d’ici 3 jours quand je serai à la maison pour lire notre interview. Je demanderai à Eddy de traduire et il me dira : "Lex ! Tu n’as pas dit ça ?" et je répondrai : "Non, je n’ai pas dit ça ! C’est faux !" C’est toujours sympa (Rires) !

Votre dernier album est sorti la semaine dernière : quels sont les premiers retours, es-tu satisfait de ces derniers ?
Je suis satisfait de ce que j’ai lu, mais honnêtement, je ne tiens pas compte de ce qui peut être écrit. Tant que je suis heureux, je sais que tout ira bien ! Et c’est le premier album que j’ai entièrement produit dont je sois complètement satisfait.

Ce n’était pas le cas du précédent album ?
Non non, "Game Of Fool" était un bon album, mais il y a plein de choses que j’aurais aimé enregistrer sur cet album et que je n’avais pas enregistré, parce que nous avons manqué de temps. Tu es en studio et l’horloge tourne. Quand tu es en route pour le studio, tu as des idées de ce que tu voudrais faire, mais quand tu es sur place, l’horloge tourne et tu es obligé de supprimer des choses. Pour cet album, j’ai essayé de changer notre approche. J’ai décidé d’acheter un home-studio et j’ai demandé à mon ami ingénieur du son si je pouvais le déranger pour qu’il m’aide pour différentes choses. Heureusement, de nombreux amis m’ont fait des cadeaux et nous avons enregistré chez moi ! Dans la chambre, mais pas dans l’armoire ! (rires)

Il y a plein d’invités sur cet album (Jeff Scott Soto, Rusty Brown, Jeff Waters), première question : pourquoi les avoir choisi eux spécialement et quels sont tes liens avec eux ?
Rusty Brown est australien, ce qui nous fait un lien tout trouvé. Et puis avec son groupe Electric Mary, ils ont enregistré un album chez Bad Reputation, notre ancien label. C’est un mec sympa et tout le groupe est cool. Je l’ai appelé et je lui ai demandé : "Veux-tu chanter un titre avec moi ?" et il m’a répondu : "Yeah ! Super mec, je serai méchamment motivé !". Je lui ai envoyé le morceau par e-mail et il a fait les chœurs. C’est aussi simple que ça ! Ce qui est marrant avec Rusty, c’est qu’il tournait il y a environ 3 semaines en France. Il avait une date à Cognac et il ne savait pas que je vivais ici. Je lui ai fait un mail en lui demandant : "Rusty, est-ce que tu peux me filer une invitation ?" et il m’a répondu : "Mais qu’est-ce que tu vas venir foutre à Cognac alors que tu vis à Sidney ?". Je lui ai dit : "Non non, je vis à 20 km de Cognac !", alors il m’a répondu : "Ah OK. Pas de problème, je te mets ça de côté et à ce soir alors !".

Pour Jeff Waters, j’ai été très chanceux. Je ne l’avais jamais rencontré et j’ai eu son contact par Mike Fraser. Je lui ai envoyé un e-mail et je lui ai dit : "J’adore Annihilator, je suis un fan, et "King Of The Kill" est un de mes albums favoris. Est-ce que tu voudrais jouer sur un titre avec moi ?". Il m’a répondu : "Il y a 2 problèmes Lex : Le premier est que je suis en vacances actuellement, et le second, c’est que ton solo botte le cul !". J’étais vraiment heureux de ça car il avait eu la démo et c’est moi qui jouais le solo dessus, et il trouvait aussi que le solo bottait le cul ! Bref, il a jouait le solo et je suis vraiment chanceux !

Et après avoir écouté son solo, est-ce que tu as trouvé qu’il était meilleur que le tien ?
(Rires) Bien sûr, bien sûr ! Quant à Jeff Scott Soto, je l’ai rencontré il y a environ 5 ans sur sa tournée "Lost In Translation". Je suis venu le voir sur Paris car nous connaissions le gars qui faisait sa promo. Après le dîner, nous avons rencontré Jeff Scott, nous avons discuté et nous avons rigolé ensemble. Je pense que je devais avoir 19 – 20 ans, j’avais son e-mail et nous sommes restés en contact. Je ne suis même pas sûr qu’il connaissait notre groupe, parce que lorsque j’avais 20 ans, je n’avais pas encore fait mon premier album. Bref, je l’ai contacté et je lui ai dit : "Voilà ce que j’ai écrit, voilà ce que j’ai fait ces 5 dernières années. Est-ce que tu accepterais de chanter avec moi sur un titre ?'. Il m’a répondu : "Bien sûr ! C’est une bonne chanson et je serais heureux d’y participer !". Pour moi, c’était carrément effrayant parce que je l’ai découvert quand j’avais 15 ans et il est devenu un de mes chanteurs favoris, une véritable inspiration pour moi, et le fait qu’il accepte de chanter avec moi, c’était quelque chose de fabuleux !

Toi-même, tu es invite sur le dernier album de Bloody Mary, penses-tu que ce type de collaboration tend à se multiplier ?
J’espère ! Je suis toujours heureux de faire des apparitions de ce type si j’aime la musique. Le problème, c’est que je n’ai pas eu d’invités dans le passé. Par exemple, pour "Game Of Fool", nous avons passé du temps en studio. Tu dépenses des centaines de dollars par jour et la plupart des groupes n’ont pas les moyens de passer plus de 6 mois en studio. Tu te concentres sur 2 – 3 mois et tu n’as pas le temps de contacter des invités, et c’est un luxe que nous avons eu parce que nous avons enregistré chez moi.

Et donc pour toi, quel est l’intérêt de ces invités ?
C’est une opportunité pour moi de chanter avec des gens que j’apprécie.

N’est-ce pas une façon détournée de rallier à sa cause de nouveaux fans des artistes invités ?
Non, je ne pense pas que cela ramènera des fans à Koritni ! Par exemple, Annihilator qui est un groupe très heavy et Koritni n’est pas aussi heavy. Pour moi, c’est juste un aboutissement personnel que de pouvoir partager un titre avec des mecs que j’admire. C’est un plaisir personnel.

Vous tournez beaucoup en France mais vous êtes malgré tout moins populaire qu’Airbourne qui joue moins souvent ici et sort moins d’albums, comment expliques-tu cela ?
Je ne sais pas et si je le savais, peut-être que les choses seraient différentes. Mais c’est comme ça ! Airbourne est un super groupe avec des mecs vraiment cools. J’ai eu Joel récemment au téléphone, et quand je vais en Australie, nous buvons souvent un verre ensemble et nous restons en contact.

Mais n’est-ce pas frustrant malgré tout ?
Non, pas vraiment. Je veux dire que les choses sont comme elles sont, c’est la vie ! Ce n’est pas frustrant pour moi. J’ai une vie super, je vie dans une super région, je suis en France, c’est vraiment cool !

Vous êtes classes groupe australien mais vous êtes très proches de la France : notamment avec la presence d’Eddy dans le groupe, toi qui vis en France, votre management français, votre ancien label Bad Reputation et le fait que vous jouiez beaucoup en France, n’as-tu pas peur dans ces condtions que ce lien à la France soit une contrainte dans votre développement international ?
Je ne sais pas. Je me sens juste bien. J’aime trop la France pour vraiment y faire attention. Si cela doit être un frein à ma carrière internationale, et bien je resterai en France pour m’éclater, parce que la nourriture est plus importante pour moi que la musique ! (Rires)

Je te rassure, ça ne se voit pas que tu aimes trop la nourriture !
(Rires) Ouais, c’est un boulot difficile !

Peut-on dire que tout ceci explique le changement de label pour Verycords ?
C’est évident ! C’est une grosse structure avec une plus grande puissance de distribution dans de nombreux pays, même en France !

Malgré tout, en France, c’est un nouveau label. Ils ont juste signé vous, le guitariste d’Orphaned Land…
Oui, mais aussi Crucified Barbara. C’est vrai que c’est un nouveau label mais il travaille avec Warner Bros et cela offre une très grosse distribution ! Cela prouve un réel intérêt pour nous !

Et est-ce que vous avez gardé des contacts avec Bad Reputation ?
Bien sûr ! Eric Coubard est vraiment un mec bien ! Même après que nous lui ayons annoncé que nous allions signer chez Verycords, nous avons passé du temps avec Eric. Nous sommes allé sur un Festival ensemble et nous avons passé un week-end sympa. Il n’y a pas de rupture avec lui. Nous sommes toujours de bons amis.

Quel est le sens de la chanson "Now a word from our sponsors", y-a-t-il un lien avec ton gel ?
(Rires) Je suis quasiment certain qu’il ne doit pas y avoir un seul coiffeur au monde qui voudrait me sponsoriser ! En fait, c’est une introduction pour le titre suivant, "TV’s Just A Medium". J’ai pensé que ce serait intéressant de lui donner un nom et d’en faire un morceau à part, parce que c’est une chose intéressante à écouter. Si tu l’écoutes sur ton IPod, ce n’est pas le genre de titre que tu vas sélectionner, mais "TV’s Just A Medium" est une dénonciation de ce qu’il y a de stupide dans la télévision, de comment la génération MTV a été lobotomisée en étant toujours dans l’attente de ce qui devait être à la mode. On a voulu apprendre aux gens quels groupes devaient avoir plus de succès…

… mais c’est-ce qui marche maintenant dans notre société !
Et c’est le problème ! C’est ce qui marche parce que personne n’y fait vraiment attention ! Je peux en parler parce que lorsque j’étais enfant, je regardais tout ce qui pouvait passer à la télé. Je regardais "He-Man - les maitres de l’univers" et c’était un super dessin-animé, et je le regarde encore avec plaisir !

Ah oui, Musclor en France ! Je regardais aussi !
Quand il criait : "I am the power !"

… avec sa sœur She-Ra !
(Rires) Oui, c’est ça ! Ce que je veux dire, c’est que les enfants regardent tout ! Alors quand tout fous ses merde à l’antenne, c’est ce que bouffent les enfants et les ados ! C’est ça que j’ai voulu dénoncer pour que les chaines de télévisions changent un peu leurs programmes pourris, comme cette émission qui permet de gagner un réfrigérateur en regardant un gros mec qui picole… Ce n’est pas des programmes de loisirs et de détente, c’est une énorme connerie !

Donc on peut dire qu’il n’y a aucun lien avec ton ancien label ? Parce que certains auraient pu le croire.
Vraiment ? Je n’avais jamais imaginé ça, mais ce serait vraiment une erreur de penser ça !

Au contraire des changements indiqués par ailleurs, le line-up du groupe est très stable, comment peut-on expliquer ça et considères-tu que ce soit une source de qualité pour la musique du groupe ?
C’est une question terrible parce justement, nous allons avoir une modification du line-up sur cette tournée ! (Rires) En fait, Luke a des engagements en Australie et il ne pourra absolument pas se libérer pour la prochaine tournée. Heureusement, nous avons trouvé un remplaçant avec Manu Livertout. C’est un super guitariste et un mec vraiment sympa qui est très heureux de pouvoir tourner avec nous.

Et comment êtes-vous entrés en contact ?
Comme pour Jeff Waters: je l’ai contacté par Internet ! J’avais entendu parler de Manu et je lui ai envoyé un message où je lui disais : "Voilà, il y a un boulot pour toi, voici les dates, est-ce que tu voudrais tourner avec nous ? Nous commençons dans un mois !", et il m’a répondu : "OK, je vais apprendre les morceaux !" et il est très heureux ! Nous nous sommes vu encore hier soir et nous avons bu un verre ensemble et fait quelques interviews, et c’est le mec qu’il nous fallait. Il me tarde d’être sur scène avec lui car cela va être très intéressant. Je pense qu’il va apporter un peu de fraicheur au groupe.

Il y a une sorte de colère dans les paroles de "Better Off Dead" ou "Party’s Overs", contre qui est-elle dirigée ?
Pour "Better Off Dead", j’aimerais bien savoir contre qui je suis en colère parce qu’en fait, il y a eu plusieurs personnes qui ont laissé des messages en passant par Facebook ou MySpace, ou bien en envoyant des emails en disant : "Lex est comme ceci, ou comme cela…" et je répondais : "Etouffez-vous avec vos mensonges !". Certains trouvent ton numéro et t’appellent sans arrêt sans dire qui ils sont, ou viennent chez toi sonner… J’ai eu quelques expériences de la sorte et c’est pour ça que j’ai écrit ce titre "Better Off Dead" (Ndlr : ce serait mieux que tu sois mort !) parce que ces mecs sont des déchets de la société.
Pour "Party’s Overs", c’est une expression que j’ai souvent utilisée ! Quand tu fais quelque chose avec quelqu’un de stupide, tu peux y mettre un terme en disant : "la partie est finie pour toi ! Tu ne m’amuses plus, tu crains !". C’est pareil dans le business! Si tu rates un truc, un mauvais contrat… : "la partie est finie ! Tu es au chômage maintenant !". Cette chanson est à propos de certaines personnes avec lesquelles je ne veux plus rien avoir à faire !

Mais maintenant que tu vis en France, tu as changé de mode de vie et tu as changé d’amis, non ?
Oui, mais je suis toujours en contact avec mes amis en Australie ! Mais ce qui est super, c’est de vivre une vie Rock’n’roll en enchainant les tournées, les enregistrements, etc… Quand je suis en Australie, je ne sors pas beaucoup en fait, parce que je suis en train d’enregistrer. Quand j’ai fini, je vois mes amis pendant quelques semaines avant de repartir en Europe pour 6 mois. Du coup, il n’y a pas eu beaucoup de changements pour moi en venant vivre en France. C’est amusant parce que, depuis que je suis en France, je n’ai jamais autant vu mes amis parce que c’est une excuse pour eux de dire : "Cool, nous venons en vacances !", et à la fin de l’année, j’ai vu beaucoup d’amis qui sont venus. Le plus gros changement pour moi, c’est la nourriture !

La seconde partie de "Sometimes" avec son acceleration peut faire penser à "Tornado Dreaming", n’as-tu pas peur de ce parallèle ?
Non, je ne le suis pas ! Je veux dire que si les gens me disent que j’ai fait la même chanson, je peux leur donner 30 autres morceaux qui ont exactement la même structure. C’est juste une question d’accélération, mais c’est mieux que toutes ces chansons qui gardent toujours le même rythme. Donc ça ne m’inquiète pas parce que quand je bosse sur un titre, je continue à ajouter des ou à modifier des choses jusqu’à ce qu’il soit terminé, surtout sur un morceau qui fait 6 ou 7 minutes. Si les gens l’aime, alors je garde le titre à coup sûr ! (Rires)

"Hold on" la première ballade du groupe est reprise de l’album "No More Bets". Prévois-tu de refaire une autre ballade à l’avenir et penses-tu que ce type de titre soit nécessaire pour avoir du succès ?
J’en sais rien. Nous n’avons jamais écrit de ballade auparavant car aucun de nous n’avait une inspiration romantique. En ait, c’est une chanson dédiée à ma femme. Je veux dire que j’ai une femme, qu’Eddy a une copine depuis un moment, et quand tu écris une chanson, elle retranscrit ton point de vue, ta personnalité… ta vie ! Si tu n’as pas de copine et que tu passes tes soirées à sortir et à picoler avec tes potes, c’est beaucoup plus difficile d’écrire une chanson romantique !

Mais justement, est-ce que tu n’as pas peur que si tu as des enfants, Koritni devienne un groupe de Pop ?
(Rires) Non, je ne penses pas que cela arrive parce qu’en contrepartie, sur le dernier album, nous avons écrit certaines de nos chansons les plus heavy, comme "Better Off Dead" ou "Take It Like A Man", donc non, ça ne m’inquiète pas plus que ça !

Si tu devais choisir un titre de la discographie de Koritni pour faire découvrir le groupe à quelqu’un qui ne le connaîtrait pas, quel titre choisirais-tu et pourquoi ?
Je pense que je prendrais quelque chose de commercial comme notre reprise de "Thriller". C’est vraiment une super reprise, mais si je devais choisir un titre original de cet album, je choisirais probablement "Take It Like A Man". C’est vraiment ma préférée de l’album !

Sans transition, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?
C’est marrant comme question car je pense que l’on peut s’attendre à une réponse du style : "Quand nous avons joué au Hellfest devant 20.000 personnes !". C’est un super souvenir et il y en a plusieurs dans le style. Mais ce dont je me rappelle, c’est lorsque nous sommes allé en Corse, les mecs venaient de tuer un sanglier, et il y avait le sang et les tripes du cochon par terre et sa tête sur le bar, et le mec nous a dit : "Pas de problème, je vais nettoyer avant le concert !". Il y a eu un autre concert en Corse. Nous sommes arrivés à l’endroit du concert et il n’y avait personne ! Personne ne nous avait rien dit et nous avons demandé au promoteur ce qu’il se passait, et il nous a répondu : "Oh, je suis désolé, mais sur toutes les affiches, le lieu du concert n’était pas le bon. C’était une grosse erreur !". C’est le genre de trucs dont nous continuons à parler au sein de groupe et qui nous font encore marrer.

[IMAGE2]

Et donc quel pourrait-être le pire souvenir ?
Ce sont les mêmes et ce sont les meilleurs (Rires) !

Que voulais-tu faire quand tu étais gamin ?
Je ne sais pas. Je ne me suis jamais posé la question ! J’ai suivi des cours de musique très tôt et il y a eu beaucoup de douleur, de pleurs, de colère, mais j’ai vite réalisé que c’était ce pour quoi j’étais le plus doué. Mais si j’avais dû faire un autre boulot, je pense que j’aurais aimé avoir un magasin de livres. Ce serait calme et je pourrais lire à longueur de journée.

Es-tu fier de ce que tu es devenu ?
Oui, je le suis ! Je suis heureux ! Pas parce que j’ai achevé quelque chose ou atteint un objectif, mais parce que je suis heureux dans ma vie ! Je vis en France, j’ai une super femme, j’ai des bons amis, j’ai une belle vie et je suis content ! Je ne peux pas rêver mieux !

Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?
Je ne sais pas. J’aime les questions, même si ce sont les mêmes questions ! Il peut même m’arriver de ne pas répondre la même chose à la même question ! Selon le moment de la journée, cela peut changer et être complètement stupide. D’ailleurs, je suis désolé pour ceux que je rencontre en fin de journée qui doivent se demander ce que j’ai bien voulu dire ! (rires)

J’ai lu sur ton Facebook que tu te demandais comment tu allais survivre à tes journées de promotion et j’espère que cette interview n’a pas été pas trop ennuyeuse pour toi ?
Non, non ! Tu n’as pas à craindre ce genre de chose ! (Rires)

On a évoqué la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que les lecteurs de MusicWaves te pose ?
Où est le prochain concert de Koritni !

Et où est-il ?
J’en sais rien ! Allez voir sur le site (Rires) ! Je vais juste monter dans le tour-bus et je verrais bien où nous allons !

Mais vous allez jouer en France et à Paris ?
Oui, très bientôt. Je crois que le premier concert est à Fontenay, et Paris viendra vite derrière.

Enfin, souhaiterais-tu dire un mot de la fin aux lectuers de MusicWaves et en français s’il te plait ?
(En français dans le texte) "D’accord Monsieur ! Je ne sais pas, mon Français n’est pas bon pour faire une interview ! Il est juste bon pour faire les courses, pour le nom des objets dans la cuisine, dans la salle de bain, dans le salon… Peut-être : est-ce que tu bois ce soir ? Et allez, on y va et on va boire beaucoup (Rires) !".

J’espère que ce n’est pas ce que tu vas dire au public français, parce que tu vas devoir boire avec toutes les personnes présentes !
Si c’est le dernier concert de la tournée, je paierai ma tournée ! Enfin, j’essayerai ! (rires)

Merci Lex.
Ce fut un plaisir !

Un grand merci à Roger de Replica pour avoir rendu possible cette rencontre et le travail de l'omnipotent Loloceltic à qui nous devons toute cette interview sauf les réponses...


Plus d'informations sur http://www.koritni.com/
 
(1) COMMENTAIRE(S)  
 
 
MR.BLUE
18/04/2012
  1
Y'a que Struck pour faire un bon "papier" comme ça et se taper le luxe, en plus, de parler de Musclor avec une Star du Rock !
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