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A PROPOS DE:

ANDY BURROWS (28 NOVEMBRE 2012)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
POP

"Company" est une sorte de collections de mes souvenirs d’enfance couplée à ma folle expérience dans Razorlight [...] cet album est une sorte de "best-of" de mes expériences"
STRUCK - 03.12.2012 - 2 photo(s) - (0) commentaire(s)
Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Andy Burrows : Hum, je ne sais pas. Je me demande si il y a vraiment une question qui revient souvent… Si je devais en sortir une, ce serait lié à mon passage dans Razorlight. Mais ce n’est pas un problème et j’ai même envie de dire que c’est normal parce que cette partie de ma carrière est intéressante. Donc oui, je dirais que cette question m’a souvent été posée.


Mais tu n’en as pas assez de voir ta carrière résumée à Razorlight et plus particulièrement le titre que tu as composé pour le groupe "America" ?

Non pas du tout ! Je suis très conscient de ce que je suis et ce que je serais sans Razorlight. Razorlight est le vrai point de départ de ma carrière, Razorlight est un groupe qui a eu beaucoup d’importance pour moi… Et puis, c’est vraiment un gros groupe et il est normal que cela revienne souvent quand on parle de moi !
Mais je n’ai vraiment aucun problème à parler de ça, c’est une partie de mon histoire ! Au contraire, j’aime parler de cette période même si je dois admettre que c’est un peu lourd à porter. Razorlight a été un grand voyage émotionnel !

[IMAGE1]

"Company" est ton troisième album solo. Comment expliques-tu que tu aies sorti le premier sous le nom de I Am Arrows ?

Probablement parce que j’étais effrayé de le sortir sous mon propre nom juste après Razorlight. Ca paraissait plus simple pour moi à ce moment de ma vie mais avec le recul, je me rends compte que c’était idiot.


La musique de "Maybe You" me rappelle le titre "Mull of Kintyre" de The Wings, le groupe de Paul McCartney…

(Rires) Je n’ai pas écouté ce titre depuis des années mais je vais le faire dès que l’interview sera terminée. Je suis un fan des Beatles et de la carrière solo de ses membres. Il est probable que mon esprit soit imprégné de tout cela et j’ai longtemps écouté "Mull of Kintyre". Je vais vraiment réécouter son intro pour voir à quel point je suis imprégné (Sourire)…


On dira donc que si c’est une influence, elle est inconsciente…

Oui ! J’ai grandi en écoutant Paul McCartney donc ça a du sens.


Toujours concernant "Maybe You", les trompettes finales m’évoquent un peu Supertramp…

Wahou ! Je ne suis pas un énorme fan de Supertramp mais j’aime assez ! Mais dans le cas présent, j’ai vraiment voulu mettre ces trompettes.


En fait, même si tu es anglais fan de Beatles, "Company" ne peut pas être défini comme un album aux sonorités pop anglaises. La musicalité de cet album évoquerait plutôt la folk country d’un Neil Young voire d’un America qui est plus mélodique que Neil Young…

Je suis totalement d’accord avec toi ! C’est assez étrange d'incorporer cette sonorité de la Côte Ouest des USA. Je ne sais pas d’où ça vient parce que je suis britannique, j’ai grandi avec les Beatles… Mais c’est vrai que toute la musique que j’ai en moi a ce côté West Coast des années 1970 et je ne saurais pas te dire pourquoi. Je pense que c’est parce que c’est un style musical qui inconsciemment me parle.


Et comment expliques-tu cette combinaison musicale que l’on peut retrouver chez le groupe français Revolver, je ne sais pas si tu connais ?

Si, si, je connais et effectivement, on retrouve cette combinaison.


Comment expliques-tu cette combinaison née sur un retour aux sources de la pop anglaises des années 1960 et de la folk country des années 1970 ?

Je ne sais pas. Je suppose que les gens ont essayé et adopter une méthode de travail qui a porté ces fruits, c’est une des raisons de ce retour et du succès.
Le mariage de la sensibilité de la pop anglaise mélangée aux vibrations, les sentiments de la folk de la Côte Ouest : je suppose que c’est un mariage évident ! Cette batterie lourde et ces instrumentations "roots" basées sur la guitare acoustique, le piano… C’est quelque chose de très cool !


"Company" est clairement un album aux multiples couleurs : contrairement au début de cette interview où tu disais ne pas avoir confiance, peut-on dire que c’est l’album de la maturité ?

C’est l’album de la maturité et c’est définitivement un album qui me définit parfaitement ! Un album honnête ! Quoi qu’il arrive dans les prochaines années, je pense que cet album aura toujours quelque chose de particulier pour moi car j'y suis plus à l’aise avec moi-même. Et je pense que c’est la raison pour laquelle il y a tant de bons sentiments dans cet album.


"Company" est pour moi une sorte de bande originale de ma jeunesse dans les années 1970. Peut-on dire que cet album est une sorte de "best of" de tes souvenirs ?

Une sorte d’hommage à mon enfance ? Peut-être ! Ce qui est évident c’est que nous revenons toujours à nos racines que nous avons dénigré quand nous étions adolescents (Sourire). C’est ainsi que tu te retrouves à écouter la même musique que ton père des années après. Je pense que c’est quelque chose de très humain.
Mais effectivement, cet album est une sorte de collections de mes souvenirs d’enfance couplée à ma folle expérience dans Razorlight !


A quel public est destiné cet album : des personnes comme moi attirées par le côté nostalgique ou des jeunes pour leur faire découvrir la beauté de la musique des années 1970 ?

Je ne sais pas. C’est très difficile à dire mais je pense que le public est à l’image de cet album : varié ! Je sais que le terme "easy listening" n’est pas le genre de musique dans lequel les musiciens veulent être rangés mais en tous les cas cet album n’est pas dur à écouter. J’aime à penser que mon public peut être n’importe qui. Bien sûr il y a beaucoup de nostalgie dans cet album !


Que voulais-tu y exprimer ?

Cet album traite de sentiments, d’amour, de fêlures, de mon expérience dans Razorlight, beaucoup de ma famille, les difficultés relationnelles…


… des choses très personnelles finalement qui vont dans le sens d’une certaine maturité te donnant la liberté d’exprimer tes sentiments.

Même si mes albums ont toujours plus ou moins traité de sentiments, tu as vraisemblablement raison quand tu parles d’une certaine maturité même si je parlerais plus d’expérience…


Justement une de ces expériences est le fait d’être père. Penses-tu que cela ait changé ta perception de la musique ?

Probablement… Quand tu deviens père, tu ressens un amour plus profond que tu n’as jamais ressenti auparavant. Je pense que d’avoir eu ma fille m’a fait grandir, avoir assez confiance pour quitter Razorlight ! Je pense que tu te réalises plus, tu es plus vrai dans tout ce que tu fais !


Et a-t-elle écouté "Company" ?

Oui.


Et elle aimé ?

Oui mais tu sais, c’est la musique de son père donc elle aime (Rires) !


Quel est son titre préféré ?

"Because I Know that I Can" parce qu’elle est groovy et qu’elle peut danser dessus (Sourire) !


Il y a plusieurs invités sur cet album : Tom Smiths, Keith Murray, Mark Ronson qui a cosigné "Keep on Moving on", Tim Baxter l’ingénieur son de "Smiths & Burrows"… mais rien des Razolight… Est-ce une volonté d’effacer cette expérience ?

Non, non, c’est juste que John (NdStruck : Johnny Borrell) ne me parle plus. Nous ne collaborons pas ensemble juste parce qu’il ne communique plus avec moi !


Mais à défaut de Johnny Borrell, il y aurait pu avoir les autres membres, le producteur…

Oui, je vois ce que tu veux dire ! Je pense que c’est désormais loin derrière moi ! Et tout le processus de cet album a été très thérapeutique : Razorlight a été une telle expérience que j’ai mis du temps à la surmonter et d'ailleurs peut-être que je ne l’ai pas totalement surmonté. Donc concernant les invités sur "Company", on peut dire que je suis maintenant loin de ce monde !


Tu as travaillé avec différentes personnes : qui t’a le plus impressionné/ influencé ?

Johnny était énormément impressionnant. Tom Smiths est incroyable. J’ai été vraiment fasciné par Mark Ronson, c’est vraiment un mec super ! Nous sommes dans un monde assez similaire et nous serons amenés à travailler encore ensemble dans le futur.


Quel pourrait être la prochaine étape de ta carrière ?

Je ne sais pas. Je suis très satisfait de cet album. Je ne sais pas ce qu’il se passe en France mais en Belgique, en Hollande ou en Grande-Bretagne, l’album est beaucoup diffusé en radio alors que je ne m’y attendais vraiment pas !


Sais-tu pourquoi ?

Je pense que c’est un bon album ! Malgré tout, j’ai assez d’expérience que ce soit avant ou après Razorlight pour savoir que tu ne peux jamais savoir ce qui sera un tube ! Peut-être que dans le prochain album, j’expérimenterais certaines choses. Mais à ce jour, j’aime beaucoup ce qui a été fait dans "Company".


Tu as dis ne pas savoir qu’elle était l’accueil français…

… Je parlais de radio. En effet, je pense que les gens à l’image des journalistes avec qui j’ai discuté ont apprécié ce nouvel album. Paris est probablement ma ville préférée, je me rappelle de mon passage ici il y a très longtemps avec Razorlight alors que le groupe était énormément diffusé en radio. Mais bon, ce sera difficile de reproduire ça !

[IMAGE2]

Tu es encore connu pour avoir été le batteur des Razorlight, mais "Company" montre tes talents de compositeur et chanteur : peut-on dire que tu es le nouveau Phil Collins ?

(Rires) J’adorerais être le nouveau Phil Collins ! Que pourrais-je dire de plus (Sourire) : Phil Collins est quelqu’un d’incroyable ! J’ai été batteur pendant 5 ans et j'ai toujours eu l'envie de passer frontman. Phil Collins l'a fait, il est passé de derrière la batterie au devant de la scène et de façon exceptionnelle ! Il y également eu Dave Grohl et quelques autres… J’adorerais pouvoir atteindre le niveau d’un Phil Collins ou d’un Dave Grohl mais je suis déjà content d’avoir réalisé ce que j’ai fait et que les gens commencent à me prendre au sérieux. Je ne me sens plus seulement perçu comme un simple batteur et je suis relativement fier de ça ! Je sais qu’il y a encore un long chemin à faire parce que peu importe que tu sois bon ou pas, les gens auront toujours cette image péjorative du batteur (Sourire). Je suis très excité par cet album que je considère comme une chance d’être perçu autrement que simple batteur !


Si tu devais choisir un titre de ta discographie pour faire découvrir Andy Burrows à quelqu’un qui ne te connaîtrait pas, quel titre choisirais-tu et pourquoi ?

Hum, je dirais "Hometown" parce que j’ai l’impression que c’est le titre pop phare de cet album…


C’est amusant que tu cites ce titre car si je devais trouver un point faible à "Company", c’est bien "Hometown" qui me vient à l’esprit pour son côté trop simple…

Oui je comprends, tu ne la trouves pas assez profonde… Je suis totalement d’accord avec toi mais souvent mes chansons qui ont connu le plus grand succès sont celles qui sont les moins profondes. C’est pourquoi j’ai cité "Hometown" pour son côté Razorlight… Mais à titre personnel, je dirais "Somebody Calls Your Name" parce que cette chanson est très profonde.


Et c’est aussi ma chanson préférée avec son côté folk atmosphérique et cette guitare slide…

Oui, cette chanson est vraiment belle et c’est mon ami Adam Chetwood qui joue de la guitare sur ce titre.


Quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

Je ne saurais pas t’en citer un d’autant que j’ai l’impression d’en vivre chaque jour de meilleurs. J’aime beaucoup la période que je suis en train de vivre actuellement.


On dira donc le prochain concert en France !

Exactement et j’espère qu’il sera aussi bien que le dernier au Trianon !


Au contraire, quel pourrait être le pire souvenir ?

J’ai en tête un spectacle dans un club aux Etats-Unis avec les Razorlight. Il y avait trop d’alcool (Rires)…


Nous avons commencé cette interview avec la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?

Hum, je ne sais vraiment pas, tu as posé de bonnes questions. Elles m'ont même obligé à réfléchir (Rires). Non, je pense que nous avons couvert l’essentiel !


Enfin, as-tu un dernier mot à dire aux lecteurs de Music Waves et peut-être en français ?

Je peux dire (en français dans le texte) "Merci beaucoup" (Rires) ! En fait, j’habite actuellement à New-York et j’aimerais vivre à Paris.


Mais ça ne sera pas compliqué de combiner ta vie professionnelle et ta vie privée notamment pour ta fille…

Tu as raison… Même si il y a des écoles anglaises, tu as mis le doigt sur un point intéressant auquel je n’avais pas réfléchi… Je ne vais peut-être pas vivre à Paris à cause de toi (Rires) !


Une résidence secondaire ?

Et j’y viendrais l’été : très bonne idée mais ce ne sera pas sur Paris ! Malgré tout, j’espère que les lecteurs français de Music Waves apprécieront mon album et j’espère qu’ils auront envie de venir me voir en concert.


Merci

(en français dans le texte) "Merci beaucoup", j’ai vraiment apprécié !
 
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