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INCRY (06 DÉCEMBRE 2012)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
HARD ROCK

"Nous sommes arrivés à quelque chose de très naturel pour nous dans la construction, dans la composition, dans l’écriture… et ça se fera de plus en plus facilement"
STRUCK - 17.12.2012 - 2 photo(s) - (0) commentaire(s)
Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Kourros : (Rires) "Pourquoi avoir choisi le français ?". C’est presque considéré comme une tare ! C’est la question qu’on m’a trop souvent posée mais en même temps, j’aime bien y répondre (Rires) !


Allez, on arrête de se raconter des histoires, vous chantez en français car tu es nul en anglais…

Exactement (Rires) ! Nous sommes admiratifs des groupes anglais et américains mais nous nous exprimons dans une langue par laquelle nous faisons passer des trucs… ou pas…


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… mais vous estimiez ne pouvoir faire passer votre message qu’en français…

Voilà, exactement !


Sinon Kourros c’est un hommage à Yves Saint Laurent ?

(Rires) Au parfum, exactement ! J’aime bien les paradoxes, j’aime bien créer la provocation (Sourire) !


Deuxième album pour Incry "Rock.fr", est-ce que vous avez vu une différence concernant l’accueil du public ?

Il y a une différence au niveau de l’acceptation. Au début, quand on te voit arriver en jeune premier, on ne te prend pas au sérieux avec ta gueule en biais ! Et puis, tu restes, tu rencontres des gens, on commence à reconnaître ta tronche… C’est typiquement français de considérer qu'avec le temps, tu vas t’améliorer comme le bon vin… En clair, on a eu beaucoup d’attention pour cet album.


Tu sembles dire qu’on accorde plus d’attention à Incry en raison de votre durée mais ne penses-tu pas non plus que cette attention est le résultat de "Rock.fr" qui sonne plus cohérent, plus naturel que son prédécesseur et surtout taillé pour la scène ?

Evidemment ! Quand tu as la tête dans le guidon, tu ne t’en rends pas compte, tu n’as pas suffisamment de recul ! Mais c’est vrai que finalement l’expérience joue un rôle important : on a énormément tourné entre 2009 et 2010 et nous nous sommes forgés sur scène et ce nouvel album en découle !


Et avez-vous changé votre façon de composer ?

Oui tout à fait ! Il y a certains systèmes qui restent pour des raisons d’efficacité : le temps est de plus en plus précieux et quand on se retrouve ensemble, il ne faut pas enfiler les perles comme on l’a fait de temps en temps dans notre jeunesse pour se faire plaisir… Il faut avancer et faire les choses concrètement, les construire, les enregistrer, les produire… et tout ça nécessite un certain pragmatisme.


Tu as parlé d’enfiler les perles. Est-ce que cela explique qu’Incry en soit seulement à son deuxième album en 11 années d’existence ?

Je pense qu’au début, tu ne sais pas trop où tu en es : tu fais de la musique avant tout pour te faire plaisir et puis parce que tu as des rêves en tête, beaucoup d’illusions. Alors effectivement, Incry a sorti deux albums mais dès la fin de la première année du groupe, on a sorti un 4 titres. Après, on a fait un LP puis un single et enfin, on a fait notre premier album en 2008 que nous avions commencé à composer en 2006.


Mais tu es d’accord avec toi pour dire que si tu veux être vu du grand public, il faut sortir un album…

Oui ! Mais ça a toujours été une démarche constructive chez Incry : ajouter une pierre de plus à l’édifice pour avancer simplement !


Justement le titre de cet album "Rock.fr", est-ce une volonté marquée de clamer haut et fort qu’on peut faire du rock en français ?

Oui tout à fait ! C’est certainement aussi un côté provoc’ : tu te rends compte que tu ne laisses personne indifférent ! En gros, quand tu t’appelles Incry, soit tu es détesté, soit tu es apprécié pour ton intégrité.


Volonté marquée de faire du rock à la française, malgré tout, il y a une contradiction : pourquoi ne pas avoir poussé la démarche jusqu’au bout en appelant le groupe En pleurs qui est la traduction française d’Incry ?

C’est aussi un côté provoc’ : beaucoup de noms de groupes français sont en français alors qu’ils chantent en anglais et nous, nous nous sommes dits : "Pourquoi pas l’inverse ?" (Sourire) !


En clair, Incry prend le contre-pied de la scène française ?

Pas nécessairement mais j’avoue que par moments, le paradoxe est une voie de la sagesse (Sourire) !


Vous considérez-vous comme les derniers représentants d’un rock à la française à la façon d’un ADX, Satan Jokers, Sortilège, Blasphème,H-Bomb, Trust, Vulcain… ?

Il y a certainement un lien mais on n’a pas été directement influencé par ces groupes-là. Mais c’est vrai que maintenant, avec le recul, il y a une similitude.


Tous les groupes que j’ai cité sont issus des années 1980 : est-ce qu’on peut résumer en disant avec l’accent de Francis Cabrel que le Hard français c'était mieux avant ?

Non ! Il a bénéficié d’un mouvement, d’un contexte particulier et les cartes ont été redistribuées aujourd’hui ! Donc "mieux avant" ? Je ne sais pas. Le monde de la musique a complément changé. Ce n’était pas mieux avant, c’était différent !


Et le hard à la française plus précisément ?

C’était porteur et puis le marché du disque marchait beaucoup mieux, c’était une industrie qui roulait en mode pilote automatique : les gens allaient aux concerts, achetaient des albums… Concrètement, il y avait de l’argent pour avancer.


Et selon toi, quelle place aurait eu Incry dans les années 1980 ?

Difficile à dire. Je dirais qu’on aurait certainement fait un bout de chemin différent, on aurait peut-être accédé plus rapidement à certaines salles…


Donc ça n’aurait rien changé à la démarche, le changement aurait plus touché la reconnaissance du public…

Cela aurait été plus rapide et plus facilement assimilable.


Est-ce que cette particularité rajoute une couche dans la difficulté d’écriture ?

Plus maintenant. A une époque, ça l’a été parce que comme je te le disais nos influences sont anglaises ou américaines et -même si on respecte bon nombre de groupes français pour ce qu’ils sont, pour leurs musiques, leurs efforts…- concrètement, je ne me voyais pas chanter autrement qu’en français. Donc c’était clair comme de l’eau de roche, il fallait faire ça !

Mais ça a été compliqué au début parce que tu navigues dans des eaux quasi-inexistantes ou alors comme tu l’as cité dans le sillage de groupes qui datent des années 1980. Désormais, nous sommes arrivés à quelque chose de très naturel pour nous dans la construction, dans la composition, dans l’écriture… Et ça se fera de plus en plus facilement.


Penses-tu que cette particularité vous ferme ou au contraire vous ouvre des portes à l’étranger ?

Les deux ! Ca nous les ferme au début puis ça nous les ouvre. Je ne sais pas comment l’expliquer…


C’est plus ou moins l’idée de la conclusion de la chronique de Music Waves : Franchement, prenez le temps de vous pencher sur cet album, vous risquez de passer rapidement de la case "surpris" à la case "accroc".

C’est ce que l’on voit aussi au niveau des fans. On a des fans acharnés : on se rend compte qu’on peut avoir un impact au jour le jour et créer quelque chose de fantastique. Je pense qu’on a quelque chose d’original et on le fait valoir !


En cassant les à-priori…

… En cassant les étiquettes !


Vous avez un discours plutôt engagé à gauche, avez-vous proposé à Hollande de venir vous voir sur scène ?

(Eclat de rires) Absolument pas ! Aucun lien politique avec qui que ce soit. Si être de gauche, c’est rencontrer des gens et les apprécier, peut-être ? Quoi qu’il en soit, il n’y a pas d’idée politique dans notre musique.


Plus sérieusement, votre musique rappelle aux premiers coups d’oreille Trust. A ce propos, est-on obligatoirement obligé d’être engagé quand on fait du rock / metal en France ?

Par la force des choses, tu te forges avec l’âge et tu te laisses de moins en moins faire. Plus tu continues, plus tu as envie d’être teigneux…


Incry signifie donc En pleurs. Est-ce que le groupe est une sorte de thérapie pour toi ?

Certainement ! La musique est une sorte de thérapie, j’en suis sûr ! Ca libère, il n’y a rien de mieux que de faire un concert. Il y a une sorte d’épanouissement quand tu joues sur scène et tu as cette sensation d’être un peu compris, entendu… et c’est pour ça que tu fais de la musique !


Si je te dis qu'à l'écoute de votre disque on pense à Maiden, Vulcain, Satan Jokers, Metallica, Nirvana et Faith No More, quelle case coches-tu ?

(Rires) Je dirais qu’on a été influencé par tous ces groupes-là mais qu’on ne fait pas en fonction de ces groupes-là ! C’est pour nous un compliment mais ce n’est pas ce qui va nous faire avancer.


Parmi les groupes cités certains sont issus de la NWOBHM. Comment as-tu vécu cette vague ?

Très bien (Sourire) ! Je n’ai jamais été contre aucune vague. Si à un moment donné, une vague est porteuse, c’est qu’il y a une bonne raison !


Le magnifique solo sur le titre "L'élan", il a été instinctif ou travaillé ?

Les deux ! C’est typique de ce que nous avons voulu faire dans cet album, quelque chose de très spontané ! On a tout enregistré en live pour garder cette énergie rock suite à la grosse tournée qu’on a faite en 2009/2010. Du coup, on est parti de jets, de choses très primales, très instinctives… Et en rassemblant tous ces éléments, on peut dire qu’il y a eu une construction qui est venue naturellement.


A ton avis, si un miracle arrivait, quel titre de l'album pourrait tourner en boucle sur les radios ?

"C’est si bon", certainement ! Parce qu’il est un peu plus dansant et parce qu’il entre un petit peu plus dans les cases… Le problème d’Incry, c’est qu'on ne rentre dans aucune case, que ce soit pour les programmations en radio ou les concerts. C’est souvent délicat !


Et comment faîtes-vous pour y arriver malgré tout ?

C’est comme je te disais, à un moment donné, avec le temps, il s’installe quelque chose comme un mélange entre le respect et la considération.


Tu évoquais la radio, quel média privilégie Incry pour sa promotion ?

Maintenant, c’est le Net parce que ça a un impact beaucoup plus rapide et instantané ! Le mode de promotion a totalement changé en 5 ans : on s’en rend compte même pour des grands artistes qui se font gratter par d’autres personnes parce qu’ils ne sont pas là au jour le jour. Nous, nous essayons d’être présents mais comme tu l’imagines c’est difficile de concilier musique et impératifs financiers : c’est très compliqué niveau timing, le temps est précieux… mais on essaye d’être présent au jour le jour sur la Toile !


A ce propos, avez-vous lu la chronique de Music Waves, si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Bien sûr, on lit toutes les chroniques et celle-ci est excellente, comme toujours (Sourire) !


Avez-vous eu des retours de chroniques négatives ?

Forcément mais il ne faut pas prendre les choses trop à coeur, il faut avoir du recul à partir du moment où tu es chroniqué. Et pour moi, il y a quelque chose de très important, c'est l’aspect affectif. J'en ai fait l'expérience : suivant le contexte dans lequel tu vas mettre la galette dans ta platine, dans quelles circonstances tu vas découvrir un groupe… Toutes ces choses-là jouent pour 9/10e dans ton appréciation de la musique… Je cite souvent l’exemple de la première fois que j’ai écouté Rammstein, je me suis dit : "Qu’est-ce que c’est que cette horreur ?" et maintenant, ça ne m’empêche pas d’adorer.


Je ne peux que valider ton point de vue pour l’auditeur mais tu ne peux pas l’appliquer pour le journaliste qui ne peut pas écrire une chronique sur une unique écoute…

Il y a des différences chez les gens et donc chez les chroniqueurs. Il y a des gens qui se donnent du mal pour bien faire les choses auquel cas la critique devient constructive et là, il n’y a aucun problème : on peut me démonter mais à partir du moment qu’on le fait correctement et qu’on prend le temps de le faire.


Et à propos de promo : que penses-tu de la démarche d’un Blackrain qui passe sur M6 en prime-time ?

C’est fantastique !


C’est fantastique mais à double tranchant car certains viendront à stigmatiser une telle démarche ?

Les mecs mettent leurs couilles sur la table. Tu as le choix : soit tu restes dans ton garage en crachant sur tout le monde et tu fais ta musique auquel cas, il n’y a pas de problème. Mais à un moment donné, certains veulent sortir le nez de leur terrier et les questions qui se posent sont : pourquoi et comment ?


Et pourrais-tu envisager de voir un Incry faire ce type d’émission ?

Blackrain l’a fait et c’est génial pour eux ! Mais ce genre de démarches ne nous tente pas vraiment. Avec Incry, on a arrêté de se leurrer : tout ce qu’on a construit, on l’a fait petit à petit. Toutes les choses qui arrivent d’un coup comme sorties d’une boîte de Pandore -je ne suis pas contre- ce n’est pas ce que j’ai en ligne de mire.


Donc pour toi, ce ne peut-être qu'une promo éphémère ?

Non, j’ai seulement dit que c’est un type de promo sur lequel je ne mise pas. Par contre, évidemment, si ça se produit, c’est génial !


Comment expliques-tu que ce hard qui a potentiellement un public de grande masse ne soit jamais diffusé en radio ou télé ou lorsqu’il l'est, c’est juste en qualité de phénomène de foire ?

Parce que tout le monde suit le mouvement. Tu vas écouter ce que ta copine écoute parce que ça fait bien ! Tu veux te créer une vie sociale, parce que tu as besoin d’être aimé, de t’identifier…


Mais au travers de telles évènements, on se rend compte qu’il y a un goût des français pour ce type de musique…

Absolument.


… comment expliquer qu’un "Rock.Fr" ne trouve pas sa place dans des médias de grande masse ?

Je pense sincèrement que la thune domine tout, le business régit tout, que ce soit au niveau de la promo, de la diffusion… et donc, des goûts de chacun.


N’est-ce pas frustrant de sortir un album de qualité tout en sachant ça ?

Une fois que tu en as conscience, tu fais avec… Si nous sommes encore là, c’est parce que nous aimons ce que nous faisons et nous le faisons parce que nous aimons le faire (Sourire)… Etre connu à un moindre niveau, c’est quand même bien parce que ça te permet de rebondir et de continuer.


Si Incry devait passer à une émission de télé crochet, quel titre choisirais-tu et pourquoi ?

Si Incry devait passer à "La France a un nouveau talent" (Rires) ? J’essaierais de miser sur la carte provoc’ : je débuterais par un morceau plutôt cool comme "C’est si bon" puis j’enfoncerais le clou par un morceau plus rentre dedans comme "Vers d'autres temps"…


Quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

Wahou, il y en a un paquet ! De but en blanc, il n’y en a pas un, il y en a plein (Rires) ! Ce qui me vient à l’esprit immédiatement, c’est la tournée avec Vulcain où on se retrouve vraiment entre potes : on a l’impression d’être dans un film !


Vous avez joué dans des salles mythiques comme Le Gibus, la Cigale, le Divan du Monde ou des festivals comme le RaismesFest, le Sonisphère : êtes-vous plutôt festival ou salle intimiste ?

Les deux (Rires) ! Ce qui est sûr, c’est que nous ne sommes pas pour jouer deux morceaux entre quinze groupes. On aime développer un peu plus en faisant des sets d’au moins 30 minutes. Après, je pense que pour nous, le top c’est le festival parce que les gens sont là pour la découverte et non spécifiquement pour un groupe comme lorsque tu fais une première partie. Sur Gotthard, par exemple, on a été super bien accueillis alors que le style n’est pas forcément le même : c’était une super bonne surprise. Mais c’est vrai que quand tu fais une première partie, il ne faut pas se leurrer, bon nombre de gens sont la pour le groupe en tête d’affiche : la première partie, ils s’en foutent complètement ! Il y a beaucoup d’à priori négatifs sur les premières parties… Concernant le festival, actuellement nous sommes sur la scène C ou D (Rires), c’est l’esprit de découverte ! Les oreilles sont ouvertes !


Et à propos de festivals, des prévisions pour 2013 ?

Je ne peux pas trop en parler mais il y a de belles choses en vue (Sourire) !


On a évoqué les meilleurs souvenirs, au contraire quel pourrait être le pire ?

Des engueulades, des trucs qui se passent quand tu es confiné, quand tu as la tête dans le guidon… Tu t’emballes et tu dis des choses que tu regrettes juste après…
Après, il y a des souvenirs qui nous font rigoler aujourd’hui : tu te rends compte que tu vas jouer dans un lieu qui n’est pas du tout propice à la musique : tu as 2 m² d'espace, avec 3 poivrots au bar et tu te rends compte que tu vas jouer pour les bouteilles…


On a commencé l’interview par la question qu’on t’avait trop souvent posée au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?

Des choses liées à la musique. J’aimerais que l’on considère les artistes pour ce qu’ils sont avant tout c’est à dire des musiciens. Je ne me considère pas comme un artiste mais comme un musicien. J’ai le poste de chanteur dans Incry mais nous sommes tous musiciens… Donc parler musique, des groupes qu’on aime, de fêtes autour de la musique…


Tu as dit être musicien tout en disant que tu étais reconnu comme chanteur du groupe… J’ai l’impression de ressentir comme un manque de reconnaissance à ce niveau ?

Pas du tout... Le chanteur a un poste particulier surtout quand il n’a pas d’instrument dans les mains. Et pour la majorité, il n’y a pas de lien musical quand tu es chanteur alors que pour moi, le chant est un instrument…


Certes, mais à l’inverse, ne penses-tu pas que tu es sous les feux de projecteurs contrairement à tes camarades de jeu ?

Oui, ce rôle de frontman est particulier dans le groupe.


Et où prends-tu le plus ton pied : en chantant ou jouant de la guitare ?

Je prends mon pied quand je suis sur scène et que les gens m’applaudissent et s’éclatent !


Quoi que tu fasses…

Quoi que je fasse (Rires)… On se donne à fond alors quand tu as un retour pour toute cette énergie dépensée, on est comblé ! C’est le but de la manœuvre !


Ca c’est au niveau de la scène et au niveau retour d’album studio ?

Quand les gens me disent : "Je l’écoute dans la voiture avant d’aller bosser : ça me donne la pêche", "Je suis avec toi au jour le jour"… : ça me plaît !


Vous avez beaucoup de fans de ce type ?

Ouais ! Il n’y a pas de juste milieu chez Incry (Rires) !


Et comment vis-tu cet attachement au groupe limite viscéral de certains fans ?

C’est très agréable, tu as un sentiment de compréhension, d’amour… une quête qui est en chacun de nous ! Quand tu es zicos, pour faire ce que l’on fait, il faut avoir un grain… On a envie d’être reconnu d’une certaine manière !


Tu as envie de rattraper un manque dans ta jeunesse ?

Qui peut se targuer de dire que la vie est un long fleuve tranquille ? Quand je parle de reconnaissance, je veux dire que les gens se reconnaissent en nous. Une sorte de phénomène d’adhésion parce que les gens se retrouvent en nous.


Une sorte de communauté…

Tout à fait !


[IMAGE2]


Allez pour finir le mot de la fin pour les lecteurs de Music Waves…

Music Waves, c’est génial ! On est trop content d’être là avec Noug (NdStruck : le guitariste) pour faire cette journée promo, c’est une sorte d’accomplissement pour nous…


C’est un accomplissement ?

Totalement !


Et comment expliques-tu cette journée dédiée à Incry ?

On fait tout pour que ça suive son chemin ! Si tu es rétrogradé à un moment donné, tu vas t’arrêter. Donc on est presque obligé d’enclencher la vitesse supérieure.


En clair, après la période à enfiler les perles, vous avez passé un cap dans votre musique

Oui - alors nous sommes en promo pour "Rock.fr" et je ne devrais pas le dire - mais on pense déjà au troisième album et on sait ce qu’il faut faire pour continuer à avancer plus vite…


Il ne faudra pas attendre 4 ans pour voir le troisième album ?

On a des impératifs, on a pris le train en marche donc il faut absolument que ça suive son chemin. Et tu sais pertinemment que si on sort le prochain album dans 4 ans, ça sera perdu d’avance donc on va tout faire pour avancer rapidement.


Donc une approche plus pro de votre musique ?

Absolument, on se professionnalise de plus en plus et on collabore au maximum.


De bonnes nouvelles à venir pour Incry sans avoir à passer par des émissions de télé crochet.

Non, je ne pense pas, on ne compte pas là-dessus (Sourire) !


Merci beaucoup

Super ! Merci à toi, c’était cool !


Merci à Replica et Lynott pour sa contribution…


Plus d'informations sur http://www.incry.fr/
 
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