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TITRE:

DE DGM (MARS 2013)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL PROGRESSIF



A l'occasion de la sortie de leur dernier album, les Italiens de DGM ont bien voulu répondre à nos questions
THIBAUTK - 03.04.2013 -
2 photo(s) - (0) commentaire(s)

Musiciens ayant participé: Andrea Arcangeli (A), Simone Mularoni (S)


Bonjour les gars, pouvez vous vous présenter ?

A: Bonjour tout le monde chez Musicwaves, je suis Andrea Arcangeli le bassiste de DGM depuis 2001, en fait moi et Fabio Constantino (dans le groupe depuis 1998) sommes les membres les plus anciens. DGM est sur la scène metal depuis 1996 lors de la sortie l’album “Change Direction”.

Depuis cet instant, beaucoup de choses ont changé pour le groupe. Fabio nous a rejoint juste avant la sorti du second album "Wings Of Time”. Cet album a été considéré à l’époque (en 1998) comme un chef d’œuvre. Depuis, nos albums sont sortis dans le monde entier : Amérique, Japon etc... J’ai rejoint DGM pendant les sessions d’enregistrement de l’album “Dreamland” (notre troisième album) qui est l’ultime album avec notre ancien label. Nous avons signé et avons été ajoutés au catalogue de Scarlet Records à la fin 2002. Nous avons alors sorti deux albums en deux ans : "Hidden Place" et "Misplaced" qui sont tous deux considérés comme de grands albums à la fois par la presse et par les gens.

Et voici qu’est survenu le changement le plus important dans le groupe... Diego Reali, le pilier et membre fondateur du groupe nous a quitté. Il a alors été remplacé par Simone Mularoni devenu nouvelle tête pensante de DGM. Presque au même moment, Emmanuele Casali est devenu le nouveau clavier de DGM. Ce nouveau line-up a donné le jour à "Different Shapes" en 2007. "Frame" a été notre premier album (en 2009) avec ce nouveau line-up. Il est considéré à l’heure actuelle comme le meilleur album de notre carrière. Le DVD "Synthesis" a suivi, faisant office de "best of", il contient également deux inédits. Finalement, voila "Momentum" notre nouveau bébé.

[IMAGE1]

Quels étaient vos rêves quand vous étiez jeunes ? Qu’est ce qui vous a amené à faire de la musique ? Avez-vous jamais imaginé de connaître le succès dans un groupe ?

A: Quand j’étais plus jeune mon rêve était de devenir une de ces rock-stars que nous pouvions voir sur les grandes chaînes de télévision en prime-time, et c’est toujours le cas (rires)... Mes débuts de bassiste ce sont déroulés un peu comme une blague. J’avais un groupe avec un ami, j’ai pris la basse sans trop d’idée de savoir quoi en faire... Après quelques mois de pratique, je me suis totalement investi dans cet instrument. J’ai alors décidé d’étudier sérieusement l’instrument et maintenant je suis le bassiste d’un excellent groupe.

Je n’ai jamais imaginé avoir un quelconque succès en tant que musicien. Je suis par ailleurs convaincu que chacun d'entre nous est au début d’une route nommée "succès" ou je ne sais quoi d’autre. Parfois les gens idéalisent ce qui est dit dans la presse, la télévision ou les médias... J’entends souvent beaucoup de nos amis nous dire “wow tu es une rock star... tu es riche” (rire)... En fait pas vraiment... Peut-être cela pouvait-il arriver dans les années 80, aux États-Unis en particulier, mais rarement en Europe.


Votre disque sort le 26 mars 2013, comment vous sentez vous ?

A: En fait nous sommes un peu fatigués parce que nous y pensons depuis l’été dernier. Nous sommes très intéressés et impatients de voir la réaction des gens à l’écoute de celui-ci. C’est ce qui occupe toute notre attention à l’heure actuelle.


Êtes-vous impatients de tester vos nouveaux morceaux sur scène ? Comment allez vous les adapter ?

A: Bien sûr ! Nous commençons à répéter les nouvelles chansons pour les jouer sur scène mais ce n’est pas difficile de les adapter au live... Nous les avons toutes enregistrées donc nous sommes capables de les jouer sans aucun tour de passe-passe ni aucun tour de magie.


Vous avez invité Russel Allen et Jorn Vigo Lofstad pour participer à votre nouvel album, comment s’est fait cette rencontre ?

A: Les choses ont débuté quand nous sommes partis en tournée avec Symphony X et Pagan’s Mind il y a quelques années. A l'issue de la tournée, nous sommes toujours restés en contact avec Russel Allen, nous avons aussi partagé la scène avec son autre groupe “Adrenaline Mob” et ainsi de suite... Quand nous l’avons invité à faire une apparition sur notre dernier album, il a gentiment accepté et nous a envoyé exactement ce que vous pouvez entendre sur le disque.

Malheureusement nous n’avons pas eu la chance de partager une expérience de studio avec lui... Il est tellement occupé avec Symphony X et Adrenaline Mob.
Avec Viggo, les choses ce sont passées à peu près de la même manière. Simone et Viggo ont passé beaucoup de temps à discuter de leur "monde guitaristique", ainsi quand Simone a demandé à Viggo s'il voulait jouer un solo sur la chanson "Chaos", ce dernier a simplement accepté et il a été heureux de le faire.


Quel a été l’apport de Simone Mularoni à DGM et pour cet album en particulier, sachant qu'il a une expérience dans la production et l'enregistrement ? Est-ce que ces compétences vous ont beaucoup aidé ?

A: Simone a été très important pour DGM, en premier lieu parce que nous avons trouvé en lui pas simplement un musicien mais un ami, ce qui est très difficile de nos jours... En ce qui concerne son jeu de guitare, il a conduit le groupe vers un son plus frais et également plus heavy, grâce à sa culture, sa formation musicale et bien entendu grâce à sa technique de jeu hallucinante. Il aide beaucoup DGM à trouver le son qui lui convient le mieux, à la fois en studio et sur scène.


Quelle est votre base pour l’écriture des chansons (guitare, piano, batterie, voix...)? D’où vient l’idée principale des chansons ?

A: Presque toutes les idées viennent de Simone. A cause de la distance entre chacun d'entre nous (nous vivons dans des villes différentes) il a l'habitude d’écrire toutes les chansons et ensuite de les partager avec nous. Après, tout le monde est libre de faire ce qui lui plait, de changer tel ou tel élément ou simplement de réarranger les choses à sa convenance, etc... Nous nous appuyons beaucoup sur la guitare pour les compositions, néanmoins, une idée peut bourgeonner d’un refrain au clavier ou d’un rythme de batterie...


Comment avez-vous réussi à atteindre l’harmonie entre les claviers et la guitare ?

S: Cela vient la plupart du temps de moi. Emmanuele sait ce que j’aime ou n’aime pas, nous enregistrons donc presque toujours les parties en une seule prise. Évidemment, je lui donne les démos pour l’aider à appréhender la façon dont je veux que les claviers sonnent, et c’est vraiment facile !


Quelles sont vos sources d’inspiration pour le jeu de guitare ?

S: Bien entendu au début j’ai été influencé par Yngwie Malmsteen, Richie Blackmore, Eddie Van Halen et Eric Clapton. J’ai alors découvert la nouvelle vague des guitaristes tels que Michael Romeo, Steve Lukather et Steve Vai. J’aime presque tous les guitaristes qui ont leur propre son, immuable, que tu peux reconnaître dès la première note.


Pourquoi la voie de Marc Basile vous a touché particulièrement pendant les auditions ? Qu’est-ce qui vous touche encore dans sa voix ?

A: Avant tout, nous avons choisi Mark après avoir écouté est répété avec un grand nombre de chanteurs. Ce qui fait que Mark est si différent des autres chanteurs c'est sa formation musicale. Il n'a pas simplement la puissance et une étendue vocale étonnante, il a ce grain de voix propre au blues que nous aimons tous, et cette qualité d'interprétation que nous n’avons trouvé chez aucun autre chanteur. Mark a une voix à "360°", dans laquelle vous pouvez entendre des éléments propres à la culture pop, des éléments inhérents à la puissance du rock, des éléments plus colorés et chauds de la soul, et finalement cette inégalable et caractéristique empreinte blues.


Vos chansons sont emplies de changements de rythmes, comment avez vous travaillé pour les rendre cohérents ?

A: Pour être honnête, il n'y a pas tant de changements de rythmes et de mesure que ça pour un album de prog'. Il y a néanmoins une chose que les gens n’ont pas notée, c’est que nous avons fait des albums plus complexes au début de notre carrière. "Momentum" et "Frame" sont finalement relativement simples. Peut-être les riffs ont-ils des accentuations différentes, mais ces albums sont plus orientés rock que la majorité des productions de power / progressif que vous pouvez entendre.


Momentum est toujours emprunt de vitesse et de dextérité. Pouvez-vous nous dévoiler des secrets concernant sa réalisation ?

A: En fait, il n’y a pas de secrets... Le maître mot a été "simplicité" : "branchez votre jack et jouez" (sourire). Nous sommes un groupe très chanceux, chacun de nous est totalement investi dans son instrument et nous avons aussi de bonnes compétences musicales. Peut-être nous faut-il un peu de pratique au début pour appréhender les nouvelles chansons, mais rien de plus.


Vous sentez vous proches de ces deux groupes Symphony X et Pagan’s Mind ?

A: Nous nous sentons plus proches de Symphony X que de Pagan’s Mind, et c’est simplement dû au fait que l’un des guitar-hero de Simone est Michael Romeo. Nous avons toujours étés fans de Symphony X, et c’est quasiment impossible de ne pas mettre ce genre d'influence dans nos chansons.

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Quelles sont vos sources d’inspiration en dehors de l’univers musical ?

A: Notre inspiration vient de tout ce qui peut laisser une profonde trace en nous... La plus grosse part de cette inspiration vient ainsi du réel. Toutes les paroles de "Momentum" dépeignent des petits moments issus de nos propres vies. Si vous les lisez avec attention, vous pourrez certainement comprendre ce que je veux dire.


Vous avez joué en 2007 au Gods of Meta et au Prog-Power Europe. Que vous ont apporté ces expériences ? Est-ce que c'est différent par rapport à des salles ?

A: Je me rappelle très bien cette époque... C’était la seconde fois que nous jouions au festival “Gods of Metal”. Ça avait été simplement fantastique, et c’était la première fois que nous rencontrions Symphony X et Russel Allen. En quelque sorte un prologue à ce qui se passe à l’heure actuelle.

Ce fût également notre première participation au Prog Power Europe et nous étions très impressionnés par l’organisation de cet événement européen. Les différences entre les grandes salles de concert et les salles plus intimes sont peu nombreuses... Dans les petites salles, vous avez les gens plus proches de vous, et vous ressentez totalement leur énergie, dans une grande salle c’est comme de vivre un film en direct... Vous voyez des milliers de personnes qui vous scrutent mais vous restez assez loin d’eux. Ce n’est pas pire ou mieux...


Comment voyez vous la scène progressive italienne et votre place au sein de celle-ci ?

A: Maintenant DGM est devenu un des tout meilleur groupe de prog/power et c’est quelque chose dont nous sommes fiers, mais surtout c'est quelque chose que le groupe mérite vraiment.


Le téléchargement illégal est-il un problème pour vous?

A: C’est un problème à double tranchant... D’un côté avec le téléchargement, un groupe peut grandement augmenter son audience, ce qui veut dire qu’au lieu de toucher 100 personnes, tu peux simplement avec le téléchargement en toucher 1000. Le revers de la médaille est qu'il tue les ventes. Ces ventes sont importantes pour un groupe, pas parce que ça leur fait gagner de l’argent, mais plutôt parce que les chiffres des ventes permettent l'élaboration de statistiques auprès de maisons de disques... Ainsi, si nous ne vendons rien, nous sommes virés. J’aimerai que les gens achètent notre CD, pourtant je préférerais voir 1000 personnes à un concert de DGM que d'en vendre 100 exemplaires.


Aurons-nous la chance de vous voir bientôt en concert dans une salle parisienne ? Est-ce facile de faire de concerts en dehors de chez vous ?

A: Non, ce n’est pas facile à mettre en place mais nous essayons de faire en sorte que nous puissions organiser des concerts dans votre pays. L'avenir nous le dira.


Avec le recul que changeriez-vous dans votre carrière ? Etes-vous satisfaits de la façon dont les choses évoluent pour vous ?

A: Je ne changerai rien, je suis très heureux d’être là avec mes amis musiciens, je suis heureux de me rappeler tout ce que nous avons partagé et d'imaginer ce que nous partagerons dans le future.


Quelques mots en français ?

A: Fabio parle très bien votre langue, chaque fois qu’il a l’occasion de le faire, il le fait. Pour ma part, j’ai étudié le français pendant trois ans, mais je manque pas mal de pratique, ainsi mon français est très rouillé.


Pouvez vous dire un dernier mot pour nos lecteurs ?

A: DGM vous remercie beaucoup pour votre soutien durant toutes ces années, nous vous verrons bientôt sur la route.


Merci beaucoup les gars

Merci encore Thibaut


Plus d'informations sur http://www.dgmsite.com
 
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