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TITRE:

6:33 & ARNO STROBL (16 AVRIL 2013)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL FUSION



"C’était une évidence qu’il fallait qu’on aille au bout de ce projet : on était fait pour bosser ensemble !"
STRUCK - 16.05.2013 -
3 photo(s) - (0) commentaire(s)

Enfin, nous nous rencontrons, depuis le temps…

Arno Strobl : … Oui, c’était du temps du Minitel si je me souviens bien (Rires) !


En espérant que cette rencontre ne se concrétisera pas par le gain du concours de la question la plus stupide de cette journée promo…

Arno : (Rires) Ce soir, je mets le gagnant en ligne mais pour être honnête, nous le connaissons déjà (Sourire) !


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Sans transition, quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée

Niko : Le nom du groupe sans conteste (Sourire) (NdStruck : la légende dit que le groupe a décidé de s’appeler 6h33 après que les membres aient tous regardé l’heure en même temps lors d'une soirée arrosée)


Sentiez-vous une attente particulière suite à la sortie de l’EP en fin d’année 2012 ?

Arno : (Silence) Très honnêtement, on avait l’impression d’avoir fait quelque chose d’un peu "gros". Je crois qu’on a tous été étonné par le résultat c’est à dire qu’on partait de zéro et on s’est rendu compte qu’il y avait un truc qui se passait humainement et qu’il fallait absolument capitaliser dessus : ça aurait été criminel de laisser les choses en l’état.


Mais à la sortie de l’EP, vous saviez déjà qu’un album allait suivre.

Arno : Non !


Ce n’est pas ce que j’avais compris…

Arno : Oui, on avait une suite parce que justement on avait trouvé que ça s’était bien passé entre nous mais il n’y avait aucune certitude, nous ne savions pas où nous allions. Entre temps, le groupe a trouvé son chanteur à savoir Florent et voilà. Je ne voulais pas m’imposer dans un cadre qui n’était pas le mien.


Justement la sortie de cet EP disponible en téléchargement gratuit quelques jours sur votre site avait-elle pour unique but d’allécher le chaland avant la sortie de cet album ?

Niko : A l’origine, ça n’avait pas été fait pour ça…

Arno : Ca n’a pas été pensé comme ça mais on s’est rendu compte assez rapidement que ça pouvait être une bonne idée de proposer la moitié d’un album en téléchargement gratuit et que les gens puissent acheter l’album en entier plus tard. Mais c’est plus une idée des gens que la nôtre !

Niko : Ce n’était pas le but initial mais c’est vrai que les gens sont venus nous voir par ailleurs en nous disant que c’était un nouveau mode de fonctionnement. J’en veux pour preuve que l’idée de mettre en téléchargement est arrivée avant de transformer l’essai en album.

Arno : Aujourd’hui, le marché du disque est tellement curieux, déstabilisé qu’il faut trouver de nouvelles formules et celle-là semble en être une sans qu’on l’ait réellement envisagée comme tel.


Si l’EP "Giggles, Garlands & Gallows" avait un aspect immédiat en raison du fait que l’EP était surtout centré autour de l’intrigue du clown cocufié par sa femme à barbe par un nain… Etes-vous conscient que l’album "The Stench From the Swelling" est plus barré, plus diversifié et donc moins direct ?

Niko : C’est bizarre parce que personnellement, j’avais la sensation inverse. En sortant de l’EP et surtout des deux gros pavés de "GGG", j’ai eu envie de repartir sur quelque chose de plus direct, plus efficace. Et des morceaux comme "Boogie", "Burn-in" sont vraiment plus immédiats…

Arno : C’est pareil pour moi. Au contraire, l’album est beaucoup plus accessible que l’EP.


Certes mais en termes d’influences, elles sont multiples sur cet album du metal boogie de "(I Should Have Known) Her Name Was Boogie", la reprise de l’électro "Starlight" des Supermen Lovers, "Burn-In" et ses inspirations mariachis évoquant Bumblefoot mais surtout le monumental titre éponyme mêlant influences Nine Inch Nails, Faith No More et le fantastique final atmosphérique proche des standards "Terria" de Townsend…

Arno : Oui mais d’un autre côté, les deux pavés de "GGG" ne sont pas à la portée de tout le monde : il faut s’enquiller deux morceaux de 10 minutes, ça part dans tous les sens… Alors que sur l’album, tu as de vraies chansons comme "Burn-in", "(I Should Have Known) Her Name Was Boogie", la reprise de "Starlight"…
Ce qui est intéressant dans l’album, c’est que par rapport à l’EP, on a réussi à faire le grand écart entre des choses très progressives ou peut-être un peu difficiles d’accès comme les deux pavés du "GGG" et de vraies chansons qu’on tient quasiment à la première écoute.


Et à aucun moment, vous n’avez eu peur de perdre l’auditeur devant tant de diversité ?

Niko : Non, c’est peut-être égoïste dans un sens mais on a mis en musique ce que nous aimons écouter. Nous ne nous sommes posés aucune barrière…

Arno : Si ! A un moment, j’ai voulu faire des voix trop growls et ils m’ont dit non ! (Rires) ! Mais à part ça, comme dit Niko, on fait ce qu’on aime. De toutes façons, je ne pense pas qu’on puisse faire un album vraiment réussi si on ne se fait pas plaisir à soi-même. Ca fait très Michel Sardou comme réponse mais c’est vrai (Rires) !


Mais si il semble évident que vous vous soyez faits plaisir avec cet album, pour autant, pouvez-vous dire qu’il est réussi ?

Arno : Ah oui, complètement ! Personnellement, je pense que c’est l’album le plus abouti sur lequel j’ai chanté à ce jour.


Carrément !

Arno : Ouais !


Et comment l’expliques-tu ?

Arno : La relation que j’ai avec Niko est un peu comme celle que j’ai pu avoir avec Axel (NdStruck : Axel Wursthorn) dans Carnival c’est à dire qu’il y avait un compositeur explosif et moi qui m’occupait des lignes de chant… La seule différence est qu’avec Carnival in Coal, on avait vraiment un objectif qui était de mélanger du metal extrême et les musiques de dance noire des années 1980 alors que là, il n’y avait strictement aucune limite : on peut passer du prog’ au mariachi en passant par le boogie…


… et l’électro à commencer par la reprise de "Starlight" ou le début…

Arno : … du titre éponyme, tout à fait ! Le titre éponyme a été un peu conçu comme un hommage commun à Nine Inch Nails, Faith No More pour les lignes de chant et Devin Townsend pour la fin…


… époque "Terria". Justement, êtes-vous conscients que vous allez vous attirer les foudres des fans du canadien qui qualifieront ce final, somptueux au demeurant, de vils copieurs ?

Niko : C’est clair et net, la fin est une fin à la "Terria" mais j’avais cette envie. Maintenant, ça me fait autant penser à du Pink Floyd mais c’est vrai que nous voulions faire une fin à la "Terria" (Sourire) !

Arno : A un moment, il a été question d’intituler le morceau "The Stench From the Swelling" avec un "/ Ahead".

Niko : On a zappé cette histoire mais avec le recul, on aurait dû le faire finalement !

Arno : "The Stench From the Swelling" est un texte hyper personnel concernant une période très noire de ma vie et la fin amène justement un espoir. Et donc, on avait pensé à séparer les deux titres en mettant "Ahead".


A ce titre pour rassurer nos lecteurs, "The Stench From the Swelling (A True Story)", cette histoire vraie ne concerne pas le clown meurtrier ?

Arno : Absolument pas, non ! Mais "The True Story", d’abord, ça sonne super bien : ça fait gravement classe (Rires) ! Et puis, sur l’album, il y a plusieurs morceaux comme "I Like It", "Boogie", "Stench"… qui sont des titres autobiographiques. Donc, ça avait du sens de rajouter "The True Story" avec en plus, ce petit côté classieux (Sourire) !


Mais pour en revenir à cette histoire de "GGG", il faut être gravement atteint pour en arriver là…

Niko : On ne va pas se mentir, l’alcool y joue pour beaucoup (Rires) ! Les soirs, on se fait de petits brainstormings et puis, on a toujours une petite soif… et on a mis des petites peurs personnelles, Manu a la phobie des nains et moi, j’ai la phobie des clowns… On a réuni ces deux phobies, on a écrit les grandes lignes et on a envoyé ça à Arno…

Arno : Personnellement, je n’étais pas très, très emballé au début (Rires) ! Il faut bien l’avouer le concept me parlait très moyennement. En plus, il y avait une dimension politique dans le concept du départ donc je l’ai complètement zappé et j’ai résumé ça en deux titres. Le premier traite d’un clown qui découvre sa femme en train de se faire lutiner ou butiner - les deux vont - par un nain et il décide de devenir serial-killer de nains. Et le deuxième parle de la révolte des nains qui décident de retrouver le clown et le tuer.

Niko : En effet, ce clown est devenu serial-killer alors qu’on était parti pour en faire un dictateur d'où le côté un petit peu plus politique…

Arno : Côté qui ne me parlait pas du tout et c’est con parce que la pochette était déjà créée pour le EP et qu’on voit le clown sur une tribune d’homme politique…


On se rend compte qu’Arno apporte plus que sa patte non seulement sur les textes mais aussi ce dynamisme débridé : on n’a plus l’impression d’écouter le même groupe, on vous sent libéré : êtes-vous d’accord avec cette impression ?

Niko : Tout à fait ! Personnellement, je sortais d’un groupe de prog’, j’avais vraiment besoin de sortir du côté sérieux et cadré…


Attention, Music Waves est aussi un site de prog…

Niko : Je sais. Vous aviez chroniqué l’album de mon précédent groupe Myhybris à l’époque ! Et donc voilà, disons que sur le premier album, comme tout premier essai, tu tires un petit peu dans tous les sens pour voir ce qui marche. Mais je pense que tu as raison, on a pris une certaine forme de maturité sur cet album, certaines petites habitudes, certains réflexes… Et on a aussi rencontré Arno… Donc je pense que tout s’est super bien goupillé.

Arno : Si je peux faire une petite parenthèse, j’avais été invité sur le premier album de 6:33 et je l’ai fait parce que j’avais trouvé ça intéressant. Mais quand ils m’ont re-contacté pour faire un EP complet avec eux, j’avais encore en tête l’idée du premier album et je n’étais pas vraiment chaud… Mais en écoutant les maquettes, je me suis rendu compte qu’il y avait une progression d’écriture dans les titres qui était telle qu’il y avait vraiment quelque chose à faire !


Dans ces conditions, peut-on dire qu’Arno était la pierre qui manquait à l’édifice et qui donne cette identité à 6:33 avec également cette production plus claire et limpide mais puissante ?

Niko : Disons que c’est un tout ! On est conscient de ce qu’il a apporté : il n’y a pas photo ! On le savait… Il faut savoir que les morceaux étaient déjà écrits mais nous ne savions pas comment allait se passer l’enregistrement, nous n’avions pas eu de retour. Arno est arrivé au premier jour de studio et c’était : "Roulez jeunesse !".

Arno : Et là, il y a eu une vraie rencontre humaine, c’est quelque chose qui est rarissime : au bout d’une heure, tu as l’impression de bosser avec des gens que tu connais depuis toujours. Et ça m’a rappelé Carnival In Coal parce qu’avec Axel, ça faisait 20 ans qu’on travaillait ensemble ! Et en une heure, il y avait une telle complicité… Il s’est passé vraiment quelque chose de magique… Si bien qu’à la fin de la deuxième journée, quand je suis parti, c’était horrible, c’était comme à la fin d’une colonie de vacances où on se prend dans les bras, on se promet de s’écrire (Sourire)… C’était une évidence qu’il fallait qu’on aille au bout de ce projet : on était fait pour bosser ensemble !


Et que peut-il découler de cet album : une suite ?

Arno : Rien parce qu’entre temps - pendant qu’on enregistrait l’EP - 6:33 a trouvé son chanteur qui est un monstre, un mec qui a un charisme, un talent évident… Tu ne peux pas te frotter à ce mec-là. Maintenant, 6:33 va continuer à vivre sa vie et moi, la mienne. J’ai un album qui sort en octobre dans un style qui n’a rien à voir… Malgré tout, je pense qu’on a fait ensemble un disque qui va marquer les esprits.


[IMAGE2]


Dans ces conditions, il est dommage que cette collaboration ne soit qu’un one-shot ?

Arno : On n’a jamais dit que ça ne serait qu’un one-shot !


Mais c’est plus ou moins ce qui ressort de vos réponses…

Arno : Non ! Tout est possible…

Niko : On va continuer à faire nos trucs chacun de notre côté et quand l’envie et je sais que l’envie reviendra au bout d’un moment de faire un truc ensemble…


Mais comment va le vivre Florent…

Niko : Après, c’est la vie, on ne sait pas comment ça se passe…

Arno : Ce sont des choses à gérer…

Niko : Après, on fera peut-être des choses qui ne porteront pas ce nom-là…

Arno : On peut très bien bosser tous les deux et Manu… On verra bien ! Mais de toutes façons, il s’est créé une telle complicité à la fois humaine et musicale entre nous que ça serait du gâchis de ne rien en faire !


L’avenir proche de 6 :33 se fera donc sans Arno. Avez-vous une pression particulière pour le prochain album ?

Niko : C’est vrai qu’on n’avait pas beaucoup de pression en sortant du premier album d’autant qu’on avait le recul nécessaire pour constater que…

Arno : … ce n’était pas bien (Rires) !

Niko : … mais c’est clair que pour le prochain, il y a une pression évidente et encore, tu ne poses pas la question à Rorschach : il se chie dessus (Rires) ! Déjà, rencontrer et travailler avec Arno - lui qui était un fan de Carnival - c’était une bonne pression mais c’est sûr que le prochain… On a intérêt à se sortir les doigts (Sourire)…

Arno : Le prochain sera soit génial, soit raté (Rires) !


Concrètement, qu’attendez-vous avec la sortie de cette album ?

Niko : Qu’il fasse son petit bout de chemin, qu’il se vende un peu quand même (Rires) !

Arno : J’aimerais réellement que ça fasse décoller 6:33 parce que je pense qu’ils ont atteint un niveau de maturité qui est très différent du premier album que je n’avais pas aimé: il y avait du potentiel mais ça n’allait pas assez loin.


Peut-on dire que tu es un peu la caution de 6:33 ?

Arno : Je n’en sais rien !


Non parce que ta réponse va dans le sens d’un coup de pouce à un groupe prometteur…

Arno : Oui mais d’un autre côté, sans prétention, trois fois par mois, des groupes me demandent de faire des backing vocals ou de participer à leurs disques et je ne le fais pas systématiquement, uniquement quand je sens qu’il y a quelque chose… Dans le cas présent, je pense qu’on s'est donné un coup de pouce mutuel finalement.


Travailler avec 6 :33 t’a donc apporté quelque chose ?

Arno : Oui, bien sûr. 6:33 a bénéficié entre guillemet du nom Arno Strobl. Mais depuis 2007, je ne faisais plus rien et dans ce sens 6:33 m’a aidé à revenir sur le devant de la scène. C’est un échange de bon procédé.

Niko : Je me souviens de notre état d’esprit au moment de faire ça. A aucun moment, on s’est dit qu’il y allait avoir un album, un pressage, des concerts… Non, on s’était juste dit qu’on allait se faire plaisir : on a vraiment aimé ce qu’on a fait ensemble.

Arno : Il n’y avait pas d’opportunisme derrière cela.


Arno peux-tu te fixer longtemps dans un même groupe ?

Arno : Non, plus jamais !


Pourquoi ?

Arno : Parce que ça ne m’intéresse pas !


Des déceptions ?

Arno : Non pas du tout ! Mais je n’ai plus envie de recommencer un groupe de zéro… Mon premier groupe de punk – Extorsion - date de 1988. Je suis passé par toutes les étapes, j’ai joué dans des cafés pendant des années et je n’ai plus du tout envie de jouer de nouveau dans des conditions de merde…


Mais alors quelles sont tes envies outre l’album à venir que tu as brièvement évoqué tout à l’heure ? Pour toi, ta carrière ce sont des albums projets ?

Arno : Aujourd’hui, ce qui m’intéresse c’est rencontrer des gens avec qui j’ai un feeling… Là, il y a eu Nico et Manu, quelques mois plus tard, il y a eu Déhà… J’aime quand on se retrouve en se disant qu’on a la même vision de telle ou telle musique ! Après, je ne suis pas un fanatique de live donc je ne vais pas passer ma vie sur scène : je préfère des gros concerts marquants sur des festivals… Et c’est également le cas avec Déhà avec qui je sors un album sous le projet We All Die (Laughing) en octobre et avec qui je ferais deux/trois lives.


A propos de collaborations, comment es-tu venu à chanter sur le dernier EP de Eye Of Solitude (un groupe de Doom Death anglais) ?

Arno : C’est très simple, je suis très ami avec Nicolas le manager du label Kaotoxin chez qui se trouve Eye of Solitude et chez qui l’album de 6:33 au départ était censé sortir. Je connais les membres d’Eye of Solitude via ce label et ils m’ont invité à chanter sur cet EP.


Sans transition, si vous deviez choisir un titre de 6:33 pour faire découvrir le groupe à quelqu’un qui ne le connaîtrait pas. Quel titre choisiriez-vous et pourquoi ?

Niko : Alors là ! Ca dépend si ce quelqu’un aime écouter de la musique facile ou bien aime la difficulté ! Allez, j’ai deux réponses.

Arno : Pareil !

Niko : J’ai la toute première partie de "GGG" parce que c’était le premier jour et la première fois où je me suis dit que ça allait le faire grave (Rires) ou alors "Boogie".

Arno : Je dirais également "Boogie" pour les gens qui aiment les choses qui rentrent facilement dans l’oreille et pour les gens qui aiment les choses compliquées et plus les amateurs de choses fines, je dirais "M.i.d.g.e.t.s".

Niko : C’est vrai que je suis plus attaché à "M.i.d.g.e.t.s" au niveau du morceau mais je ne sais pas, le premier "GGG" il y a un côté première fois comme avec une femme (Rires) ! Ce n’était pas obligatoirement un super bon coup mais c’est la première fois que tu y vas (Rires) !

Arno : Et tu dis qu’elle fait des trucs mieux après (Rires) !


Quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?

Niko : Avoir ouvert et serré la patte de Devin Townsend !

Arno : C’était au Brutal Assault en 2006 à l’époque de Carnival in Coal. On est arrivé au dernier moment avant de jouer à cause d'un retard d’avion… On est arrivé dans un site de merde, c’était un champ de boue, il y avait des dizaines de gros allemands maquillés black metal… On s’est dit qu’on allait se faire renverser ! Et non seulement on ne s’est pas fait détruire mais on a joué "Cartilage Holocaust" qui est un titre purement disco et j’ai vu des dizaines d’allemands typés black metal danser !


C’est l’effet de la bière ou l’ouverture d’esprit ?

Arno : Non, justement, je crois que c’est l’ouverture des esprits des mecs maquillés comme Immortal qui dansent du disco. Et on l’a fait !


On a évoqué le meilleur souvenir, au contraire, quel pourrait être le pire ?

Arno : Mon pire souvenir, c’est le deuxième concert de Carnival in Coal en Belgique avec un public constitué d'un certain nombre de skinheads qui faisaient le salut nazi pendant toute la durée du concert… Alors que notre guitariste était juif (Rires) !

Niko : On a eu quelques ennuis et notamment pour l’ouverture de Shaka Ponk. On avait fait les balances mais à une demi-heure de l’ouverture des portes, on nous a dit qu’il y avait eu un problème avec la table et qu’il fallait tout refaire. On remonte sur scène, on recommence à faire les balances et à ce moment, les portes s’ouvrent… On s’était dit qu’on allait se planter devant 1.200 personnes, qu’on allait vivre notre plus grand moment de solitude mais finalement, ça a été !


On a commencé par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

Arno : "Est-ce que tu aimerais un jour vivre de la musique ?" Tu m'aurais posé la même question il y a 20 ans, j'aurais répondu "oui" sans même réfléchir ! Aujourd'hui, vivre de la musique m'apparaît comme un amas de concessions et de compromis. Je préfère largement laisser cela à l'état d'activité complémentaire ("loisir" est un peu exagéré) et pouvoir faire ce qui me chante ! "Ce qui me chante" : jeu de mots, c'est fort comme image, non (Rires) !? En revanche, j'aimerais pouvoir vivre d'activités liées à la musique en les mettant toutes bout à bout histoire d'avoir un SMIC...


[IMAGE3]


Merci

Niko : Merci à toi !

Arno : Franchement, c'était très plaisant…


Un grand merci à Childeric pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.633theband.com/
 
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