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A PROPOS DE:

JONNY LANG (28 JUIN 2013)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
POP

C'est un Jonny Lang enrhumé et affamé qui a reçu Music Waves pour une interview où il sera peu dissert vraisemblablement plus concentré sur son dessert.
STRUCK - 28.11.2013 - 3 photo(s) - (0) commentaire(s)
Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Jonny Lang : Il y en a quelques unes (Sourire). Mais je dirais comment j’ai commencé mais ce n’est pas un problème…


Dans la continuité de tes débuts, n’en as-tu pas assez d’être encore aujourd’hui considéré comme le nouvel espoir du blues après toutes ces années et ces albums finalement pas blues ?

(Rires) Hum, ça m’a un peu ennuyé mais ce n’est plus le cas… Ce n’est pas un problème, les gens ont besoin de mettre les artistes dans des boîtes… 


"Je ne joue pas vraiment du blues même si ma façon de jouer de la guitare est blues"


C’est effectivement le jeu des médias de coller une étiquette pour aiguiller les lecteurs mais dans ton cas es-tu encore considéré comme un espoir du blues ?

Je ne me considère pas comme tel : je me vois plus comme un musicien qui aime la musique, aime jouer de la musique et écrire des chansons. Ce n’est pas vraiment du blues même si ma façon de jouer de la guitare est blues mais ma musique en général est quand même différente.


Il semble que depuis "Wander This World", enregistrer un album est une épreuve pour toi… Peut-on dire que sortir un album est une sorte de combat ?

(Rires) Et bien, cet album a mis du temps avant d’être sorti…


… mais ce n’est pas le seul !


C’est vrai ! La première fois c'était parce que la maison de disques chez qui j’étais signé a été vendue à d’autres… Toutes les personnes avec qui j’avais pu travailler, toutes ces années à essayer de trouver ma place ont été perdues… il a fallu à nouveau faire en sorte qu’on prête attention à moi…

Cette fois-ci, c’est parce que j’ai eu mon premier enfant... Et aujourd’hui, j’en ai 4 (Sourire) ! Malgré tout, je n’ai jamais arrêté de faire des concerts…


… En clair, tu étais concentré à faire des enfants et des concerts pendant cette période ?

(Rires) Ca a été vraiment une période compliquée…


Mais tu as une nouvelle fois changé de label, qu’est-ce ce que cela change pour toi ? As-tu une pression particulière à la veille de sortir cet album ?

Hum, je ne ressens pas de pression de leur part… J’ai fait cet album en étant encore signé sous le précédent label. En fait, je ne suis signé chez le nouveau label que tout récemment. Malgré tout, j’apprécie toutes les personnes qui y travaillent ; j’ai l’impression de sortir mon premier jet qui je l'espère me permettra d'avoir du succès en Europe…


A cet égard, as-tu placé de grands espoirs dans celui-ci ?

Je pense que oui juste en raison du fait qu’ils m’accordent plus d’attention et sont très respectueux de la musique.


Comme son nom l’indique ("Fight For My Soul"), est-ce qu’écrire un album est cathartique pour toi, une façon de soulager tes souffrances ?

Non, en fait, c’est très facile de faire un album. La partie la plus dure dans tout ce processus est d’écrire les paroles… mais hormis cela, tout va très vite.


Tous ces changements dans ta vie privée ont-ils influencé ta musique ?

Hum, je pense qu’avoir des enfants te fait voire le monde d’une façon totalement différente : toutes les choses que tu fais, tu les fais en pensant à eux. Donc, je pense que ça change définitivement l’écriture des chansons.


Musicalement également ?

Probablement mais je ne sais pas vraiment, c’est difficile de répondre (Sourire)…


"Je n’essaye pas nécessairement de délivrer un message dans mes chansons, je veux juste partager ce qui m’arrive…"


Que souhaites-tu dire dans cet album, souhaites-tu délivrer un message particulier à ton public ?

Pas nécessairement. Tu sais sur le précédent album, il y a plein de chansons qui traitent de ma relation avec Dieu. Sur cet album, il y a certaines chansons qui peuvent adopter ces points de vue mais pas directement si bien que si tu ne fais pas attention, tu ne seras pas de quoi elles parlent à proprement parlé. Je n’essaye pas nécessairement de délivrer un message, je veux juste partager ce qui m’arrive…


… Et qu’est-il arrivé de particulier que tu as voulu partager avec ton public ?

Et bien, je crois à la spiritualité du rock. Je pense que peu importe ce que tu fais, si tu as de bonnes émotions à partager et que tu le fais bien, les gens le ressentiront…


Tu parles d’émotion, ne penses-tu pas que le format album soit trop petit pour les faire passer en comparaison aux concerts ?

Et bien, je pense que nous aurions pu faire plus d’albums que ce que nous avons pu faire en 17 ans (Rires) mais pour répondre à ta question, je ressens la même émotion en studio que sur scène. Même si c’est différent, très différent, je pense que l’émotion est présente et particulièrement les titres que j’enregistre toutes mes chansons studio dans les conditions du live.


Est-ce la chose la plus importante pour toi : ressentir que l’album a été fait dans les conditions du live ?


Oui, je le pense. Ca dépend de ce que tu fais mais cet album est le reflet du groupe sur la route. Les mecs avec qui je travaille sont d’incroyables musiciens et tout se passe à merveille. Et je voulais faire un album pour que tout le monde voit à quel point ils sont extraordinaires.


Ta musique mélange différents genres du blues au funk avec de la pop, de la soul… Est-ce un moyen de te renouveler ?

Et bien, je ne pense pas à tout ça, vraiment… Le processus est simple : il s’agit d’écrire une chanson, la jouer aux autres musiciens la plupart du temps sur une guitare acoustique puis les laisser l’interpréter… C’est ainsi que nous avons fait cet album.


Quelle est la part de l’improvisation dans tout cela ?

C’est quelque chose qui est du domaine des règles qui ne sont pas dites. C’est-à-dire qu’il ne faut pas en faire trop : le piège est que la frontière entre ajouter des choses cools qui rendent la chanson encore meilleure et ajouter pleins de choses qui rendraient la rendrait pire est très mince (Sourire)… Mais de façon générale, la part accordée à l’improvisation est importante.


Où trouves-tu l’inspiration ?

Je ne saurais pas te dire d’où elle vient… Souvent, je m’assois, les autres viennent autour de moi… et ça se passe ainsi…


Cet album est produit par Tommy Sims connu pour son travail avec Eric Clapton, quel a été son apport ?


Et bien, au début, je voulais produire cet album moi-même mais je n’ai pas vraiment l’expérience pour faire cela (Sourire). J’avais déjà fait un album avec Tommy il y a des années de ça. C’était une sorte de rêve qui devenait réalité de travailler avec lui en studio…


Et est-ce toi qui l’a contacté pour produire cet album ?

Oui, en fait, nous nous connaissons bien aujourd’hui. Nous évoquions souvent le sujet de faire quelque chose ensemble sans que ça se concrétise jusqu’à aujourd’hui.


Tu as remporté un Grammy Award en 2006, ne crains-tu pas que tes fans t’aient oublié après ce long silence ?

Je n’espère pas (Rires) ! Non, je ne sais pas…


… malgré tout, tu n’as jamais vraiment coupé les ponts avec eux ; tu les voyais lors des concerts…

Oui, tu as parfaitement raison : nous avons plein de concerts !


Ressens-tu une pression particulière avant la sortie de cet album et surtout après un tel silence ?


Non, je ne pense pas… En fait, je me sens vraiment très bien (Sourire) ! Je suis dans une période de 10 jours d’interviews non-stop : c’est la partie la plus « dure » même si c’est vraiment plus sympa de faire cela en Europe qu’aux Etats-Unis (Rires). J’ai l’impression que les personnes que je rencontre ici sont vraiment intéressés par nos échanges, là-bas, c’est plus un boulot pour les journalistes et c’est tout… Sans compter que les journalistes ici sont vraiment bien préparés alors que j’ai déjà eu cette expérience d’une rencontre avec un journaliste qui me confessait ne pas me connaître avant de me rencontrer (Rires) !


Qu’attends-tu de cet album : rencontrer un public en Europe ?

Oui, je pense que oui et je pense que c’est possible… Je veux rencontrer un public plus grand que j’ai actuellement et ce à travers le monde de façon générale.


"Je connais la culture des américains -j’y vis, j’y joue depuis des années- et aujourd’hui, je veux me frotter à d’autres cultures…"


Malgré tout, je me demande pourquoi un artiste américain avec une popularité conséquente aux Etats-Unis cherche à conquérir le marché européen ? Pourquoi cette mise en danger?

Je ne sais pas. C’est important pour moi de rencontrer de nouvelles personnes, de jouer ma musique pour de nouvelles personnes… des personnes dont la culture est différente ! Tout ce que je fais consiste à interagir avec les gens. Je connais la culture des américains -j’y vis, j’y joue depuis des années- et aujourd’hui, je veux me frotter à d’autres cultures…


Si tu devais choisir un titre de ta discrographie pour faire découvrir Jonny Lang à quelqu’un qui ne te connaîtrait pas, quel titre choisirais-tu et pourquoi ?

Hum, je pense que la chanson 'We Are the Same' sur cet album. Elle te montre les différents éléments de ma musique…


Comment juges-tu ton premier album avec le recul ?

Hum, c’est comme regarder une vieille photo de toi-même et tu te demandes pourquoi tu portais de tels vêtements et tu avais une telle coupe de cheveux (Rires) ! Mon sentiment est un peu celui-ci (Sourire)…


Sans transition, question traditionnelle du site, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

Il y en a beaucoup… mais avoir pu rencontrer et apprendre à connaître Sting est quelque chose de formidable ! Pouvoir être sur la route avec lui pendant un certain temps était un moment vraiment sympa…


Au contraire, quel pourrait être le pire ?

Je ne sais pas si je peux le dire ici (Rires) ! Nous ouvrions pour Aerosmith à Minneapolis -qui est assez proche de ma ville natale (NStruck : Fargo)- devant 25.000 personnes… J’avais l’habitude de jouer sans chaussure et le revêtement du sol de la scène était une sorte de caoutchouc, il faisait chaud et humide, je buvais de l’eau et j’en ai renversé à un endroit sur lequel je suis revenu en oubliant que j’y avais versé de l’eau et je me suis étalé de tout mon long sur le dos (Rires)… Malgré tout, j’ai continué à jouer et le public hurlait !


Il devait se demander si il n’était pas à un show de David Lee Roth de la grande époque ?


(Rires) Exactement ou Pete Townsend (Rires) ! C’est vraiment l’expérience la plus embarrassante que j’ai vécu…


Malgré tout, tu as continué à faire le show…

Oui et malgré tout, je n’ai pas souvenir d’un sentiment plus embarrassant (Rires)… Même si après le spectacle, toute ma famille m’a félicité (Sourire)…


On a commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?

Mec, je ne sais pas ! Je pense que les questions les plus importantes concernent le processus de création et vous me les avez posées…


Avant de se quitter, souhaites-tu dire un dernier mot aux lecteurs de Music Waves et peut-être en français ?

Oh, non (Rires) !


Mais il va falloir travailler si tu veux conquérir le marché français…


Je comprends ! Mes enfants vont à l’école française à Los Angeles. Nous voulons qu’ils parlent une deuxième langue et ce, même si nous ne sommes pas français et nous ne parlons pas français. Ils y sont depuis l’école maternelle, cela fait maintenant 3 ans qu’ils y sont et parlent français aujourd’hui si bien que je les vois parler français derrière mon dos (Rires) !


C’est une deuxième raison pour apprendre le français… le dernier mot en français sera pour la prochaine interview mais pour celle-ci que souhaites-tu dire ?


Je suis vraiment excité de venir jouer ici et faire partie de la scène musicale même si je la connais peu. En effet, la dernière fois que j’ai joué ici était un concert incroyable avec un public formidable avec un super état d’esprit si bien que j’ai hâte de revenir jouer ici…


Des dates prévues ?

En fin d'année au New Morning…


Merci

Merci, j’ai vraiment apprécié : ce fut vraiment un plaisir de vous rencontrer…


Plus d'informations sur http://www.jonnylang.com/
 
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