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A PROPOS DE:

RIVHERSIDE (25 OCTOBRE 2013)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
BLUES

Renaud, musicien multi-intrumentiste de blues se livre sur son projet de blues solo Rivherside et son premier album "Something On My Mind"...
PHILX - 05.12.2013 - 3 photo(s) - (1) commentaire(s)
C'est un Renaud détendu qui nous attend assis derrière son instrument pour passer l'épreuve de l'interview promotionnelle dans ce bar où son matériel est installé. Le soir-même il y donnera une représentation live intimiste et unique. L'occasion pour lui de se livrer sur son projet solo multi-instrumentiste "Something On My Mind"...


Renaud, quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?


Aucune finalement parce que je débute la promo (Rires) mais peut-être pourquoi le « h » dans Rivherside ce qui est normal. Mais pour l’instant, je ne suis pas arrivé à saturation...


Tu as fait une partie de cet album dans ton propre studio... D'où viennent cette connaissance et cette maîtrise d'un studio à la maison ?

Comme beaucoup de musiciens aujourd’hui, je me suis équipé d’un home studio. J’adore bricoler, faire des essais chez moi seul, faire des maquettes de mon album...
Donc le chant et les guitares ont été faits chez moi et pour le reste, j’ai eu la chance de travailler avec un super batteur de studio et de faire le mixage dans un autre studio à Paris permettant ainsi d’avoir une qualité de son que je n’aurais pas pu avoir chez moi.


Depuis tes débuts à Black and Blue, l'envie d'expérimenter ta propre musique a été tellement forte que tu as sorti ce projet personnel. C'est ton bébé en quelque sorte, ça fait quoi de le sortir ? Pas trop nerveux ?

Oui, c’est forcément mon projet le plus personnel... J’étais content qu’il sorte parce que ça faisait 1 an ½ qu’il est fini d’enregistrer. Ce fut long, trop long...


Pourquoi ce délai ?

C’est le travail avec le label qui a été compliqué par moment.
Le côté positif, c’est que ça m’a permis d’avoir un meilleur son, d’avoir un produit fini de meilleure qualité que si je l’avais fait seul...


Et quelle conclusion en tires-tu ?

Je ne connaissais pas grand chose au contrat d’édition que j’ai découvert par exemple... c’est intéressant sachant qu’auparavant, tous les disques que j’avais pu faire était auto produits.


Qu’y-a-t-il de si personnel dans cet album que tu n’as pas pu ou voulu exprimer auparavant ?

Je ne sais pas. Ca s’est fait assez naturellement ! C’était juste le moment de le faire tout simplement. Non, c’est comme je fais un peu tout, j’ai une grande liberté...



Quels sont les premiers retours ?

Plutôt positifs !  J’ai eu quelques chroniques de magazines de blues -qui avaient chroniqué mes précédents enregistrements qui étaient dans un registre blues plus classique- qui ont aimé le côté un peu plus original.


On a également pu voir des chroniques sur des sites de metal...

Ca commence juste mais il y a une anecdote assez drôle, c’est qu’un site indiquait que j’étais un artiste américain en tournée en France actuellement (Rires) !


Qu’attends-tu de cette sortie ?

L’objectif n’est pas de vendre des centaines de milliers d’albums, je ne pense que ça ne m’arrivera pas tout de suite (Rires) ! Non, très clairement le but est me faire connaître afin de faire des concerts ! Dans cette optique, je recherche donc un tourneur...


Parle-nous des Mercredis 2 Blues, tu viens d'en faire un le 18 octobre dernier, et le prochain est prévu le 20 novembre. C'est important pour toi de stimuler l'art musical chez les gens ?

C’est la quatrième fois que je fais ça ! Ça n’a rien à voir avec Rivherside : j’organise des jams de jazz à Clermont avec un batteur et un bassiste. Et à peu près tous les mois, on invite un musicien avec on jamme toute la soirée ! On a réussi à fidéliser un certain nombre de personnes et c’est toujours de bonnes soirées ! Et comme je ne joue plus en groupe, ça me permet de garder le contact...


... parce que Black and Blue Kings, c’est fini ?

C’est à l’arrêt depuis un petit moment parce que chacun a ses propres projets et faire tourner un groupe de blues - qui est un style où il y a beaucoup de concurrence en France - est un vrai casse-tête dont j’étais en charge et j’ai arrêté ! C’est dommage ! Peut-être reprendra-t-on dans le futur ? Je ne sais pas mais ce projet Rivherside me prend beaucoup de temps sachant que j’ai une vie professionnelle et familiale chargée par ailleurs (Sourire) !


Toujours concernant les « Mercredi To Blues », est-ce important pour toi de stimuler l’art musical chez les gens ?

Oui mais c’est surtout l’occasion de faire des rencontres sachant que le blues est vraiment le style qui se prête à ça : on joue des standards sans répéter ! C’est s’amuser entre copains...


... dont notamment le chanteur des Black Blue Kings, Pascal « Bako »...

Oui, c’est le frère du batteur avec qui je joue depuis très longtemps...


Une histoire de famille ?

Oui, de copains...


Comment t’es-tu formé à la musique, quel est ton cursus ?

J’ai fait du piano quand j’étais petit. J’ai arrêté parce que ça ne m’intéressait plus et je me suis mis à la guitare en autodidacte vers 18 ans.





Tu n’as jamais pris de cours ?

Si, j’ai dû en prendre une quinzaine avec 3 profs différents pour me donner des conseils essentiels... mais je peux dire, de façon générale, que je suis autodidacte à la guitare... comme beaucoup de guitaristes d’ailleurs. Mais je pense qu’avoir fait de la musique, du piano jeune m’a donné l’oreille musicale.


Comment t’est venue cette passion pour le blues ?

Ce qui m’a donné envie de faire de la guitare, c’est Guns’N’Roses. J’avais 17 ans et ça a changé ma vie. Et puis, en résumant rapidement le chemin tracé, je suis passé aux Rolling Stones et enfin le blues...


Quelles ont été tes influences sur cet album ?

Je pense que l’influence principale est bien entendu le blues mais un blues particulier. Le style de blues que j’écoute est le blues électrique du Mississipi. C’est un style qui se joue en duo guitare/batterie et que j’ai essayé de le faire un maximum sur l’album.

Je n’ai pas voulu rester dans un style de blues classique. Et cette tendance se confirme dans les morceaux sur lesquels je travaille actuellement : je vais inclure d’autres influences et ne pas faire du blues classique comme j’ai pu le faire pendant de nombreuses années...


C’est le but du projet personnel aussi...

Exactement ! Mais j’aurais également pu rester dans un créneau mais aujourd’hui, ce n’est vraiment pas le but : si demain, je fais un morceau qui ne sonne pas du tout blues, ce n’est pas un souci...


Justement tu indiques sur ton site que pour le prochain album, tu comptais inclure des sonorités électro et continuer d’expérimenter... Comptes-tu intégrer des instruments/ sonorités saturés d’obédience metal ?

Je ne pense pas mais pourquoi pas ? Actuellement, je suis très branché rythme électro... Ce qui m’intéresse dans la musique, c’est d’avoir un rythme très marqué par la grosse caisse et ça, ça marche aussi dans la musique électronique. Je veux explorer cette piste ! J’aimerais beaucoup avoir une identité sonore personnelle : c’est ce qu’il y a de plus important !


N’est-ce pas quelque chose de compliqué en diversifiant ta musique comme tu le fais...

Oui mais j’ai la chance de pouvoir faire plein d’essais chez moi : expérimenter ce qui marche ou pas...


Vas-tu réitérer cette expérience de multi-instrumentiste dans un avenir proche ?

Oui, j’aimerais tout pouvoir faire seul sur le prochain !
Après, il y a pas mal de programmations notamment des rythmes : j’apprends à le faire...


Et sur scène ?

Sur scène, c’est totalement différent ! J’ai la chance de posséder cet instrument qui s’appelle le foot drum qui est une batterie qui se joue qu’avec les pieds et me permet d’avoir un son cohérent sur scène. C’est un super instrument fabriqué à la main aux Etats-Unis, je pense être le seul à l’avoir en France voire même en Europe !





Malgré tout, n’est-ce pas une difficulté supplémentaire que tu te rajoutes en concert qui pourrait nuire à la diffusion de l’émotion qui est l’essence même du blues ?

Jouer seul est un vrai défi auquel je n’étais pas prédestiné... Mais pour répondre à ta question, je ne pense pas... Il faut travailler, il n’y a pas de secret !


Tu parles de travail, tu penses avoir surmonté l’obstacle ?

C’était un défi que je pense avoir réussi à relever et je suis content de l’avoir fait !


Music Waves a récemment rencontré Poppa Chubby qui déclarait transmettre plus d’émotion dans sa musique qu’un Joe Bonnamassa. Où te situerais-tu entre les deux ?

J’ai vu plusieurs fois Poppa Chubby, il y a quelques temps. C’est un guitariste incroyable mais j’ai arrêté de l’écouter il y a quelques années : ça ne m’intéresse plus trop !
Quant à Joe Bonnamassa, c’est pareil : c’est un guitariste monstrueux mais ça ne m’intéresse pas.

En revanche, j’adore Stevie Ray Vaughan qui techniquement est peut-être au-dessus d’eux mais surtout, il avait quelque chose qu’eux n’ont pas... Mais tout est une question de goût !


Question traditionnelle, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

D’avoir joué aux Etats-Unis ! C’est un rêve qui s’est réalisé... J’ai joué avec des gens que j’admirais.


Et qu’est-ce que cette tournée t’a apporté concrètement ?

Beaucoup de satisfaction mais je ne sais pas si ça a eu des retombées sur ma carrière ?


Tu as évoqué ton meilleur souvenir, au contraire, quel pourrait être le pire ?

Oh, c’est le concert que tu plantes pour diverses raisons (Sourire) !
Avec Rivherside, ça m’est arrivé deux fois pour des raisons techniques et quand tu es seul sur scène, planté devant tout le monde, ce n’est pas évident !


On a commencé l’interview avec la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu regrettes qu’on ne t’ait pas encore posée ?

Non, je ne sais pas... Peut-être le matériel que j’utilise parce que j’aime bien parler de ça !


Et bien, c’est l’occasion de te faire plaisir : qu’utilises-tu actuellement ?

Je suis très content de ma Telecaster datant de 1978 que j’ai achetée il y a plus de 10 ans sur Paris. Je ne l’ai pourtant pas payée très chère mais tous ceux qui l’ont essayé me l’envie parce que c’est vraiment une super guitare.
Niveau ampli, j’ai un petit Fender mais sinon j’ai un Hoax qui fait beaucoup de bruit mais le Fender suffit largement.





Avant de se quitter, as-tu un dernier mot à dernier mot à dire aux lecteurs de Music Waves ?

J’espère qu’ils vont prendre le temps d’écouter gratuitement mon album qui est disponible sur Deezer ou Soundcloud.
Et surtout s’ils voient que je passe dans le coin qu’ils n’hésitent pas à venir me voir !


Merci Renaud.

C’est moi qui te remercie !


Plus d'informations sur http://www.rivherside.com/
 
(1) COMMENTAIRE(S)
Vous pouvez ici réagir au sujet de l'article, ajouter quelques anecdotes, quelques connaissances ou tout simplement raconter votre vie...
 
STRUCK - 06/12/2013 13:51:20
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Merci Philx pour ta persévérance : la promo, c'est un métier...
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