MW / Accueil / Articles
A PROPOS DE:

ELMER FOOD BEAT (06 JANVIER 2014)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
ROCK

Venus tout droit de Nantes, Music Waves a donné rendez-vous aux membres d'Elmer Food Beat au Hard Rock Café pour une interview... débile et fantastique !
STRUCK - 13.01.2014 - 8 photo(s) - (2) commentaire(s)

Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Twistos : "Pourquoi le nom Elmer Food Beat ?".


Et on ne va pas vous la poser puisqu’à l’heure d’Internet, l’information est disponible partout…

Manou : Quoi qu’il se raconte beaucoup de conneries mais on a fait le ménage et tu dois normalement trouver la vérité vraie (Sourire) (NdStuck : contrairement à la définition sur Wikipédia qui est fausse, le nom vient d'une proposition du premier bassiste Alain, qui parlait du chasseur dans Buggs Bunny : Elmer Fudd, qu'il a rebaptisé Elmer Food... Et est arrivé Elmer Food Beat avec l'idée du subtil jeu de mot que l'on entend en français…)


"Manou, dis-nous tout"…

Manou : Oui… (Rires)



…pas marre de voir le groupe résumé à 'Daniela' et 'Le plastique c’est fantastique' ?


Manou : Il faut bien qu’on assume, on a fait deux tubes qui sont 'Daniela' et 'Le plastique c’est fantastique', c’est déjà pas si mal, certains groupes aimeraient avoir ne serait-ce qu’un tube…. Ensuite, résumer le groupe à ces deux titres, non. On travaille pour amener le public vers d’autres horizons.


C’est l’objectif notamment de cet album ?

Twistos : Non, l’objectif est de se faire plaisir ! Certes, nous sommes rattrapés par le succès de 'Daniela' ou 'Le plastique c’est fantastique' mais il y a d’autres chansons. J’en veux pour preuve, les gens qui viennent aux concerts en chantent beaucoup d’autres.


Etes-vous en mesure d'expliquer avec le recul la raison du carton intégral de votre premier album et a contrario le fait que vous n’ayez pas pu à nouveau être crédités d'un tel succès ?

Manou : Oulala !

Twistos : C’est la surprise ! A l’époque, nous avons sorti un album surprenant et unique.


Cela voudrait-il dire que vous êtes devenus plus convenus par la suite ?

Manou : On s’est arrêté un petit peu aussi…

Twistos : En concert, le bordel est tel qu’on sent bien qu’on n’est pas convenus pour le public. Forcément, le succès a été très fulgurant au début et moins par la suite mais en concert, ça ne change rien.


Votre actualité est ce si attendu 4e album (en 28 ans de carrière) tellement attendu qu’on ne l’attendait plus "Les Rois du bord de mer". Pourquoi ce retour 21 ans après "La vie n’est pas une opérette" ?

Twistos : On a sorti un 5 titres auto-produit avant qui s’appelle « 25 cm » en 2010 qui a dû t’échapper…

Manou : … en même temps, il est sorti de façon très confidentielle…

Twistos : En fait, on s’est arrêté 12-13 ans parce qu’on avait plus rien à dire… enfin, on avait toujours quelque chose à dire mais pour être plus exact, on a fait une pause parce qu’on n’était plus dans le "truc", on en avait peut-être trop fait avant ? En revanche, recommencer et repartir en tournée n’était possible qu’en enregistrant un nouveau disque sinon ça n’a aucun intérêt autant faire la tournée RFM 80 mais tu t’emmerdes… L’intérêt de cet album est de refaire du Elmer parce que le dernier album c’est du Elmer et aujourd’hui, ça marche, donc c’est bien !


Et comment expliquez-vous cette envie de refaire du Elmer ?

Twistos : Parce que justement on s’est arrêté et parce que sur scène, on reste un super groupe, je le dis sans aucune prétention…


Quand même un peu ?


Twistos : Ouais, on peut se la péter un peu (Rires) ! Mais comme nous restons un bon groupe de scène et nous voulions refaire des morceaux ensemble, ça se sent, le public le ressent !

Manou : C’est le plaisir qui nous motive. On éprouve du plaisir à se retrouver ensemble, à être sur scène ensemble, à écrire de nouvelles chansons… même dans le camion, on prend du plaisir c’est dire !


Il faut peut-être préciser du plaisir musical…


Manou : Non, non (Rires) ! On est entre potes, c’est comme si nous partions en colonie de vacances donc même dans le camion, on prend du plaisir !


En clair, il n’y aucun rapport avec la remontée du FC Nantes en Ligue 1 et cet album est une sorte d’hommage avec une première partie de saison assez inespérée : pensez-vous être un porte bonheur ?

Manou : Mais si, complètement (Rires) ! Je dirais même que c’est le FC Nantes qui s’inspire de notre retour pour également revenir au premier plan…


Malgré tout, on vous souhaite d’être plus inspiré qu’eux hier lors de leur piteuse défaite contre Nice en Coupe de France…

Manou : Oui mais ce sont des petites fautes de parcours ! On sera disque d’or lorsque le FC Nantes sera champion de France c’est à dire l’année prochaine…


Pas de pression à la veille de cette sortie ? Comment vous sentez-vous ?


Vincent : A ce propos, il n’y en a plus de pression (Rires) !

Manou : L’avantage de la période actuelle est que nous n’avons aucune pression, nous ne faisons cela que pour nous amuser, pour le plaisir. L’album était la suite logique de ce retour.

Twistos : Nous sommes producteurs de cet album. Nous n’avons donc aucune pression, nous sommes libres de tout !


Malgré tout, votre présence ici…

Twistos : … (Il coupe) C’est un choix, c’est nous qui le voulons !


Certes, mais vous avez dit que cet album était auto-produit. Au regard des fonds engagés, n’avez-vous pas une certaine pression de résultat pour rembourser ces fonds engagés ?

Twistos : Nous sommes tellement sur la route que de toutes manières, nous avons un an d’avance de tournée par rapport à la sortie de l’album. Nous n’avons aucune pression d’une maison de disques qui nous imposerait quoi que ce soit… Si nous sommes là aujourd’hui avec toi, si nous avons pris le train ce matin pour venir te voir, c’est parce que nous le voulons… Nous faisons cette promo en nous amusant et non pas parce que quelqu’un nous l’a imposé en disant qu’il fallait voir tel ou tel média.
C’est la même chose pour l’album, on l’a fait tranquillement avec Matthieu Ballet au bord de la mer…


Quels sont les premiers retours des médias ou public ?

Manou : On a de bons retours : certaines personnes aiment déjà beaucoup cet album…

Twistos : Laurent Ruquier a passé un de nos morceaux sur Europe 1, c’est super ! Donc oui, pour le moment, on a de bons retours.


Une diffusion à la radio sur Europe 1, cela peut signifier que vous pouvez avoir des ambitions pour cet album ?


Manou : On n’a pas forcément cette ambition-là…

Twistos : … mais on en a quand même !

Manou : Et on ne va pas cracher dessus lorsqu’elle se présente parce que c’est toujours bon d’avoir une telle exposition.

Vincent : C’est de la chance à la limite et on verra bien par la suite.

Manou : Pour revenir à cette diffusion chez Ruquier, on était très contents voire même flattés.

Twistos : Malgré tout on a une certaine ambition, on ne va pas se cacher.


Et c’est une des raisons de votre présence ici au Hard Rock Café avec nous…


Twistos : Tout à fait, c’est un tout. Pour être là, il faut d’abord être fier de ce que tu as fait -dans le cas contraire, c’est indéfendable- c’est notre cas, c’est la raison pour laquelle on défend cet album. Et quand Ruquier passe un de nos morceaux, quand le public nous dit qu’il a aimé notre album, c’est jouissif parce que certes on a d’abord fait cet album pour se faire plaisir mais aussi pour le partager. N’importe quel groupe du monde entier a cette même ambition : au départ, c’est pour niquer des gonzesses et ensuite, c’est pour qu’on dise du bien de toi (Rires) !


"Autoproclamé, le groupe le plus débile du rock français", ne pensez-vous pas avoir perdu ce titre au profit d’un Fatals Picards qui remplit un Olympia prochainement ?

Manou : Non !

Twistos : Non parce qu’on ne fait pas la même chose. Et de toutes façons, nous ne cherchons pas à être en concurrence avec qui que ce soit. On est aussi à l’aise de jouer avec les Sticky Boys qui est un groupe très AC/DC que jouer avec les Fatals Picards. Je m’en fous : j’aime faire du rock’n’roll, je suis bien avec tout le monde…
Et pour revenir à la phrase tirée de notre promo, pour moi, être débile c’est un compliment !


Groupe débile, supporteur de Nantes… Music Waves pensera directement à Ultra Vomit ; les connaissez-vous ?

Grand Lolo : Oui, je connais et je les ai croisé plusieurs fois au stade… Et effectivement, c’est bien con aussi ce qu’ils font (Rires) !


Dans ces conditions, pourquoi votre date de Paris à la Cigale se fait avec les hard rockeurs de The Sticky Boys et non eux ?


Twistos : Ils vont m’en vouloir mais le chanteur des Sticky Boys, Alex est le premier rockeur que je vois qui danse le mambo avec un look très marqué hard : j’ai trouvé ça énorme ! Après les avoir vu, je leur ai proposé de jouer avec nous à Nantes, pour faire une "soirée débile" comme le dit Alex. Quand tu les entends jouer, tu sens qu’ils sont passionnés mais ils ne se prennent pas au sérieux, ils font sans arrêt les cons. Il y a un côté John Belushi chez eux qui est génial. Et c’est ce que j’aime parfois chez nous aussi particulièrement dans le camion mais je ne peux pas en dire plus…


… ce qui se passe dans le camion reste dans le camion…

Manou : Exactement (Rires) !

Twistos : Sur scène, passer de morceaux "sérieux" à des titres complètement cons : j’aime ça ! Tu ne peux pas te lasser dans ces conditions.


Cet album est clairement moins rock et festif que précédemment...


Manou : Un fan nous a dit que cet album était plus mélancolique. Je préfère cette phrase qui est positive que la tienne (Sourire) !


... vous allez avoir droit à la question clichée qui ne colle pas à Elmer Food Beat : "Les Rois du bord de mer", l’album de la maturité ?


Manou : C’est marqué dessus (NdStruck : à l'intérieur de l'album plus précisément, version que nous n'avions pas pour préparer l'interview) ! C’est une petite phrase à l’intérieur de Matthieu Ballet qu’on a rajouté exprès en raison du fait que c’est album est un peu moins comme tu l’as dit.

Twistos : Le son est vachement mieux qu’avant : c’est plus rock’n’roll !


A propos de son, on sent qu’il est beaucoup plus travaillé avec des harmonies sortant le groupe du cliché de groupe punk…

Twistos : On a beaucoup travaillé les voix effectivement

Manou : C’est moins brut de décoffrage.

Twistos : Avec Matthieu, on a beaucoup bossé sur les voix et cet album est varié : il y a des morceaux à fond comme 'Reviens-moi' ou 'Un Homme Maintenant' et d’autres comme 'Electrome'nager' qui sont dans un registre pop rock comme j’aime à la Elvis Costello ou encore des ballades acoustiques comme 'Entre Ici J'en Roule Un'. Je ne me vois pas faire un disque linéaire, ça me ferait chier !


On l’a dit le son est plus mélancolique pour vous faire plaisir avec un travail particulier, à l’image de la pochette, vous considérez-vous dorénavant comme les beach boys de la chanson française ?


Manou : C’est flatteur !

Twistos : C’est clair qu’en nous écoutant, tu te rends compte qu’on aime beaucoup les voix, les harmonies vocales… mais c’est le cas depuis le début du groupe ! Kelu n’est certes plus là mais c’est lui qui nous a donné ce goût-là : de chanter ainsi, de faire plein d’harmonies… et nous perpétuons cela en chantant par exemple, toujours à trois sur scène.



Dans le genre question "cliché", 'Pamela' est-il voué selon vous à rejoindre 'Daniela' au panthéon des succès Elmer Food Beat ?


Manou : Si ça pouvait, ça serait super bien !

Twistos : On ne peut pas dire le contraire : si c’était le cas, on ne s’en plaindrait pas (Rires) !



Avec des titres comme 'Un Homme maintenant', 'Mon cœur balance', peut-on dire qu’à l'instar de Marc Veyrat et la malbouffe, vous vous estimez comme un groupe engagé contre le malsexe?

Manou : (Rires) Ce n’est pas idiot ce que tu dis ! Je vais répondre oui (Rires) !


Outre le plaisir, qu’attendez-vous de la sortie de cet album ?

Twistos : On est en train de le vivre le plaisir : il faut reconnaître qu’en général, l’album est plutôt bien accueilli !

Manou : Et ça a l’air de déclencher davantage de dates de concerts.

Twistos : On a fait un petit clip 'Electrome'nager' avec Charlie Mars que l’on trouve bien. On a rencontré un producteur qu’on aime bien Matthieu Ballet… Tout va bien (Sourire) !

Manou : Des pin-ups viennent nous voir d’Alsace régulièrement (Rires) !

Twistos : On fait beaucoup de dates, on fait du monde en concert… on a un satisfaction qui est permanente ! Ce qui résume le mieux ce que l’on vit ensemble, c’est cette impression de partir en colonie de vacances !


Comment avez-vous vécu votre vie "loin" des grands médias avec les cotés positifs et négatifs que cela peut apporter ?


Twistos : On n’a jamais vraiment eu accès aux médias.

Manou : Même à l’époque, les gros médias ne s’intéressaient pas vraiment à nous.

Twistos : On a dû faire deux-trois télés lorsqu’on a été très, très connus mais hormis cela, on n’a jamais eu accès aux médias : on est très peu passés en radio par exemple…


Et comment l’expliquez-vous ?

Twistos : Tout simplement parce qu’il n’y avait pas de place pour nous. Ca venait peut-être aussi de la production des disques…

Vincent : Ca serait mauvaise langue que de dire que les médias français sont totalement verrouillés pour le rock (Rires) !

Manou : On a eu pas mal de passages dans les journaux télés avec l’étiquette "phénomène". On a dû faire tous les plateaux télés suite à un reportage sur notre groupe. C’est énorme parce que tu touches la France entière d’un seul coup.


Mais plus pour l’aspect phénomène que sur votre musique à proprement parlé finalement : une sorte de bête curieuse…


Manou : Exactement !


Et ce n’est pas un regret de pas être jugé sur le cœur de son métier : la musique ?

Twistos : Non, le regret est de ne pas avoir été médiatique. On peut s’en prendre à nous-mêmes parce que les gens qui sont intégrés dans ce système bossent pour faire cela tous les jours alors que nous, nous sommes en colonie de vacances et en plus, on n’a rien fait pendant 12 ans : c’est normal ce qui nous arrive !

Manou : On est vivants sur la scène, on est sur la route : tant qu’il y a ça, ça fait la différence ! C’est sûr que plus on est médiatisé, plus on vend…

Twistos : Oui, on voit bien la différence : je me souviens d’avoir fait une émission avec Cauet et peu après le passage, toutes les places du concert prévu à l’Elysée Montmartre étaient vendues dans la semaine.


Je ne vous garantis pas de remplir la Cigale avec cette interview…


Twistos : On va la remplir, pas de soucis (Sourire) ! On ne va pas pousser la prétention jusque là mais nous remplissons les salles où nous jouons sans avoir besoin des médias.


Etes-vous conscients que malgré quelques pantalonnades, vous avez écrit des chansons sérieuses entre autres sur le monde du show business ('Ex star aujourd'hui') ou la paranoia ('J'aime pas les gens') dont la portée va plus loin qu'une simple blague ?

Manou : On était effectivement sortis de la pantalonnade comme tu dis, on était plus dans la chanson pop.

Twistos : Ce sont des supers chansons ! Dans Elmer, tu as plein de chansons différentes que ce soit sur l’album d’avant ou le dernier, il n’y a pas un titre qui se ressemble.


Etes-vous toujours impliqués de près ou de loin dans l’association Les Rockeurs Ont Du Cœur ?

Manou : Toujours ! Chaque ville est autonome mais sur Nantes, nous sommes très impliqués et nous sommes toujours les organisateurs d’un festival que nous avons créé.


Questions traditionnelles, quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?

Manou : Le duo avec Vanessa Paradis, c’est la classe ! Je dis ça pour frimer : c’est un super bon souvenir ! Un autre souvenir pour se la raconter, on a bu dans la même bouteille, au goulot, le whisky avec monsieur Eddy dans les loges de l’Olympia…

Twistos : … et cet imbécile de Charlélie Couture…


Pourquoi ?

Twistos : Parce qu’il est prise de tête avec son côté super moralisateur mais il y a un mec qui va arriver qui est encore pire (Rires)…

Manou : Ca y est, on va commencer à dire du mal (Rires)

Twistos : Non mais il nous avait engueulés car selon lui, ce n’était pas normal de faire un clip trop cher. Il nous l'avait dit sur un ton très professoral et c’est insupportable !

Vincent : J’ai également le souvenir d’une émission en Italie (Rires) !

Twistos : C’était une émission de télé genre Berlusconi et nous, à table, on avait picolé… C’était une émission en direct et comme on était beurrés comme des tartines, on a échangé nos rôles pour ce passage en direct où nous chantions en play-back. Alors que nous avions fait les répétitions normalement, à l’heure du direct, c’était strictement n’importe quoi : par exemple, Manou qui n’avait jamais joué de la guitare faisait des soli… Si bien qu’on n’a jamais plus été réinvités !


Dommage quand on sait comment se passent les soirées chez Berlusconi…

Manou : Effectivement, il y avait des bimbos partout sur le plateau. Vincent marchait dessus tellement il y en avait (Rires) ! Mais c’est un bon souvenir (Souvenir).


Un de nos membres se rappelle vous avoir vu deux soirs de suite dans des bars en aout 1988 ou 1989 à St Brevin les Pins puis L'océan... Quels sont les souvenirs que vous avez de cette période juste avant l'éclosion dans le début des années 90 ?

Twistos : C’était ça la vraie tournée des plages ! On le fait toujours aujourd’hui mais c’était les débuts.

Kalou : Le vrai esprit d’Elmer, il est là, il est parti de là !

Twistos : On est toujours sur cette tournée-là même si on fait quelques grosses scènes.

Manou : On faisait tout le littoral. On ne le savait pas à l’époque mais en faisant la côte tout l’été pendant deux-trois étés de suite tu touches la France entière, c’est incroyable !

Vincent : En plus, c’est agréable : tu joues en plein air, près des plages, tout le monde est en maillot de bain. On gagnait une misère mais c’était un mode de vie : nous étions sur la route ensemble, on était bien, on avait besoin de rien d’autre.


Etes-vous nostalgiques de cette époque ?

Twistos : Pas du tout ! Au contraire, à titre personnel, je me marre mieux sur scène aujourd’hui… Je prends plus de plaisir à être sur scène aujourd’hui.

Vincent : Mais tu te faisais plus de gonzesses à l’époque (Rires).

Twistos : Les gonzesses, c’est différent !

Kalou : D’un point de vue professionnel, tu prends plus de plaisir mais sorti de scène, tu te fais chier à mort (Rires) !


A quand votre retour au cinéma (Pourquoi pas l'Age du plastique 2 toujours dirigé par Jan Kounen) ?


Manou : Oula !

Twistos : Ce n’est pas un très bon souvenir -pas à cause de Jan Kounen qui était un mec super sympa- ce n’est tout simplement pas notre truc !

Vincent : … déjà dans les clips, on a dû mal (Rires) !

Twistos : Les clips de Jo Pinto Maia sont supers parce qu’il savait qu’on n’était pas capable de faire de cinéma, on faisait donc des vrais clips… plus cons tu meurs…

Manou : … à la Benny Hill (Rires) !

Twistos : Des moments où on est habillé en fille : j’ai envie de dire que c’était bien… débile !

Manou : C’est ça mais élégant en même temps ce qui est fort (Sourire) !



On a évoqué les meilleurs souvenirs, au contraire, quel pourrait être le pire ?

Manou : Je ne sais pas, j’en ai pas vraiment !

Vincent : Les mauvais accueils : les gens qui t’accueillent en ne pensant qu’à l’argent ou à vendre des bières. Des gens qui ne sont pas intéressants parce qu’ils en ont rien à foutre de la musique…

Kalou : … comme la discothèque à Epernay : c’est moche !

Manou : Un truc de merde mais il n’y en a pas tant que ça finalement. Et comme nous sommes entre nous, ce n’est pas trop lourd, on arrive à supporter de telles conditions. Mais dans l’ensemble, c’est assez rare !

Vincent : Ce qui est mauvais, c’est quand tu commences à ressentir la pression : c’est peut-être aussi pour ça qu’on s’est calmé, qu’on a mis le groupe en stand-by à l’époque parce qu’on commençait à ressentir une obligation de résultat ! C'est jamais bon...


Dans ces conditions, la notion de plaisir dont vous parliez n’existe plus…

Manou : Il n’y a plus de notion de plaisir…

Vincent : Dans ces conditions, autant retourner à l’usine ! Tu te demandes ce que tu fais là !


Une des pires choses dans la vie d’un groupe est le départ d’un de ses membres. Est-ce que Kelu (Luc Boisseau, guitariste et chanteur) est parti en bon terme ?

Twistos : Oui, il a même fait des morceaux du dernier album : 'Electrome'nager' et "Maintenant Ou Jamais' sont de lui ! Nous sommes en très bons rapports avec lui, Kelu est parti volontairement : il voulait s'occuper de sa fille…


On a commencé par la question qu’on t’a trop souvent posée au contraire quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?


Manou : "Qu’est-ce que vous buvez ?" (Rires)


Rien parce qu’on n’a de cesse de dire qu’il n’y a pas de pression pour la promo de cet album…

Manou : (Rires) ! En y pensant bien, on a eu droit à toutes les questions : on a parlé musique, du FC Nantes… non, rien à ajouter : bravo (Sourire) !


Un grand merci à Phenomena, Lynott, Pete_T et Adrianstork pour leurs contributions...



Plus d'informations sur https://fr-fr.facebook.com/elmerfoodbeatofficiel
 
(2) COMMENTAIRE(S)
Vous pouvez ici réagir au sujet de l'article, ajouter quelques anecdotes, quelques connaissances ou tout simplement raconter votre vie...
 
NOISE - 19/01/2014 17:59:10
0
Et bravo pour réussir à obtenir des interviews de groupes réputés! Superbe travail
ADRIANSTORK - 13/01/2014 15:07:52
1
Une interview menée de main de maître! Bravo Struck!
Haut de page
 
Main Image
Item 1 of 0
 
  • 2049
  • 2050
  • 2051
  • 2052
  • 2053
  • 2054
  • 2055
  • 2056
Haut de page
EN RELATION AVEC ELMER FOOD BEAT
DERNIERE CHRONIQUE
Les Rois Du Bord De Mer (2013)
Entre pop et rock sans originalité, ce nouvel album d'Elmer Food Beat peine à surprendre et laisse une impression globale très mitigée. Toutes les chroniques sur ELMER FOOD BEAT
AUTRES ARTICLES
ARTICLE PRECEDENT
COMMENT PEUT-ON ÊTRE VAN DER GRAAFO-PALLASIEN?
Est-ce une atteinte aux bonnes moeurs de Musicwaves d'aimer ces deux groupes. Notre rédacteur correspondant de Poldévie, Ilne Paffraï a tenté d'y apporter une réponse.
 
ARTICLE SUIVANT
COMMENT PEUT-ON ÊTRE VAN DER GRAAFO-PALLASIEN?
Est-ce une atteinte aux bonnes moeurs de Musicwaves d'aimer ces deux groupes. Notre rédacteur correspondant de Poldévie, Ilne Paffraï a tenté d'y apporter une réponse.

F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2020