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TITRE:

THE TREATMENT (22 JANVIER 2014)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARD ROCK



Un des espoirs de la scène hard rock qui a notamment assuré les premières partie d'Alice Cooper, Kiss, Mötley Crüe... était de passage sur Paris, l'occasion pour Music Waves de rencontrer ses deux guitaristes...
STRUCK - 10.03.2014 -
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Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Tagore Grey : La question qu’on nous a trop souvent posée ? Hum…

Jake Pattinson : En ce qui me concerne, c’est ma toute première interview (Sourire)…

Tagore : Après réflexion, je dirais... le fait de nous demander à qui nous pourrions nous comparer.


L’actu de The Treatment c'est ce nouvel album hommage au classique hard rock. Pourquoi avoir changé d’orientation musicale ?

Tagore : Nous n’avons pas changé d’orientation musicale si radicalement que tu le dis. C'est plutôt la façon dont le groupe a grandi et dont sortent les chansons aujourd’hui. Malgré tout, cet album contient aussi des aspects vraiment punk, mais pas autant que le premier qui était fondamentalement punk.
The Tratement, comme tous les groupes, fait évoluer sa musique, c’est tout simplement que nous avons grandi et notre musique a suivi.
Nous aimons toujours le punk. Nous ne nous sommes pas dit au moment de commencer la composition de l’album qu’il fallait changer d’orientation musicale.



On ne va pas parler de maturité mais on peut dire que ces évolutions naturelles sont le fruit de ces dernières années d’expérience.

Tagore : Tout à fait ! Le premier album date d’il y a 3 ans, nous étions encore des gamins qui s’étaient rencontrés à l’école. Nous avons beaucoup grandi depuis même si nous sommes encore des gamins. Et comme tu l’as dit, toutes les expériences que nous avons vécues pendant ces dernières années, comme tourner à travers le monde, nous ont aidés à grandir beaucoup plus rapidement. Et même si ça semble être un cliché, on peut malgré tout parler de maturité dans un certain sens.


Les titres de l’album sont également très orientés hard rock. Le visuel de la pochette est aussi très différent du précédent album qui était très punk. Est-ce une volonté pour éviter d'avoir une étiquette ?

Tagore : Nous n’avons jamais pensé ainsi. Le titre est plus dans une optique d’appartenance à un gang.

Concernant les visuels (Rires), je dirais que celui du précédent album collait parfaitement aux paroles des chansons alors que le nouveau est encore dans cette idée de gang. The Treatment, ce n'est pas seulement 5 musiciens individualistes mais aussi 5 amis qui aiment être ensemble.

Les principales influences de cet album semblent être Alice Cooper, AC/DC, Motörhead… Etes-vous d’accord ?

Tagore : Comme ne pourrais-je pas l’être ?

Jake : J’ai grandi avec Pink Floyd, Guns’N’Roses et AC/DC et les groupes que tu as cités bien évidemment. Nous aimons tous AC/DC dans le groupe et c’est ce qui nous réunit.


Le retour aux racines du hard rock des années 1970 semble être à la mode. N’est-ce pas difficile de se placer dans cette scène et ressortir du lot ?

Tagore : Je vois ce que tu veux dire. En effet, de nombreux groupes en Angleterre empruntent ce genre musical. Mais nous voulions évoluer vers ce style musical et finalement, peu de groupes font vraiment ce que nous faisons et c'est une chance.


En faisant du hard rock, n’avez-vous pas peur d’être considérés comme des suiveurs ?

Tagore : Non, pas du tout bien au contraire, c’est génial et c’est un honneur d’être comparé à des groupes que nous aimons.


Vous avez fait la première partie d’Alice Cooper en 2011. Comment un groupe aussi jeune que vous a pu avoir une telle opportunité ?

Tagore : En fait, c’est assez simple, Alice Cooper a sorti son dernier album chez Spinefarm qui s’avère être notre label. Nous n’étions censés faire que les dates anglaises de la tournée et il s’avère que nous avons fait plus…


Malgré tout, des groupes signés par Spinefarm, il y en a plusieurs...

Tagore : Tu as raison, je suppose que la maison de disques a adoré ce que nous avions sorti à l’époque et ça les a incités à nous pousser pour faire cette première partie. Spinefarm a vraiment eu une attitude extraordinaire avec nous, ils nous ont énormément soutenus et aidés à prendre notre envol.


Et comment les fans d’Alice Cooper vous ont accueilli ?

Tagore : C'était incroyable ! Tous les publics européens ont été géniaux et en particulier, ceux de France et d’Italie alors que nous n’avons toujours joué dans à l'heure où normalement les salles commencent à se remplir. Là, ils étaient déjà tous là et c’était extraordinaire !

Et comment expliquez-vous ça ?

Tagore : Ce sont tout simplement des fans géniaux. Ils donnent la chance aux jeunes groupes de vivre une telle expérience et d’apprendre. Ce n’est pas le cas de tous les fans. Et c’est formidable de voir ces fans qui viennent te voir, te parler après le concert et repartir avec ton album sous le bras.

N’est-ce pas difficile de faire la première partie de tels groupes, nous avons en tête les premières parties d’AC/DC ou Iron Maiden qui ont été haïs par le public. N'avez-vous pas eu peur avant de monter sur scène ?

Tagore : On ne peut pas parler de peur. C’est clair que nous avons côtoyé une légende musicale et nous savions que nous allions jouer devant des milliers de fans enthousiastes. Mais nous n’avons jamais eu peur.

Peut-on parler de l’insouciance liée à votre jeunesse ?

Tagore : Oui, bien sûr. Mais de toute façon, tout s’est passé très vite: un jour, nous écoutions Alice Cooper dans nos chambres et le lendemain, nous tournions avec lui.
Mais encore une fois, le public n'a jamais été dur avec nous. Au contraire, c’est un public ouvert à la musique de façon générale…

Est-ce que ces tournées ont changé quelque chose dans votre popularité ?

Tagore : Bien sûr ! Avant cette tournée, personne n’avait jamais entendu parler de nous. En effet, au moment de la tournée européenne, l’album n’était même pas sorti dans certains pays.
Et c’est une autre raison pour laquelle c’était si génial. A la fin des concerts, les gens venaient acheter notre album. C’était incroyable et c’est exactement ce dont nous avions besoin : une grande tournée européenne !

Après une telle expérience, aviez-vous une quelconque pression au moment de composer cet album ?

Tagore : Pas vraiment parce que nous vivons tous ensemble à Cambridge. Dan, notre manager et producteur, possède son propre studio dans le coin et ça nous a permis d’enregistrer nos idées aussitôt qu’elles sortaient.
Nous n’avons pas attendu deux ans avant de nous mettre à composer. Finalement, nous n’avons pas une pression particulière en termes de composition parce que les idées étaient déjà présentes.

En 2012, vous avez sorti un EP de reprises de groupes qui n’ont pas l’habitude d’être repris par des groupes de hard rock. On pense notamment à Canned Heat ou Electric Light Orchestra. Quel est le but de cet EP : se faire plaisir ou c'est un hommage à ces groupes ?

Tagore : Le plaisir est une des raisons de cette sortie mais nous n’avions rien sorti depuis un bout de temps avant cet EP et nous savions que nous n’étions pas prêts pour sortir un album rapidement. Nous voulions donc laisser une trace afin de montrer que nous étions toujours présents, que nous n’avions pas disparu ce qui est très important dans l’industrie musicale actuelle.

Et le côté amusant, c’est que plein de gamins de notre âge n’avaient jamais écouté ces groupes avant. Et finalement, c’est un bel hommage que nous leur avons fait avec ces reprises.


Questions traditions de Music Waves, quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?

Tagore : Je pense que mon meilleur souvenir est quand nous avons tourné avec Kiss et Mötley Crüe aux USA. Je me souviens qu'on a atterri en Amérique, on est ensuite monté dans le tour bus pour aller directement dans l’énorme stade dans lequel nous devions jouer et où 5.000 personnes nous attendaient. C’est incroyable quand tu sais que peu de temps avant, comme tous les gosses de 16 ans, nous allions encore à l’école et jouions dans de tout petit club devant 50 personnes qui ne t’écoutent même pas.

C'est une expérience incroyable que nous n'aurions jamais pensé vivre aussi vite.


On revient à ma question concernant votre tournée avec Alice Cooper, ce n’est pas seulement le fait de Spinefarm ou la chance.

Tagore : Dans le cas de la tournée aux Etats-Unis, Nikki Sixx a écouté notre album et a tweeté sur nous en disant qu’il avait beaucoup aimé l’album.
Il a pris contact avec nous et nous a demandé si nous voulions faire cette tournée avec lui : comment aurions-nous pu refuser une telle offre (Sourire) ?

Et après de telles tournées, quelle peut être la prochaine étape ?

Tagore : L’album sort tout juste et nous voulons profiter de ce moment. Puis, une grande tournée anglaise est prévue qui doit être suivie par une tournée européenne.
L’expérience européenne avec Alice Cooper a été fantastique et nous avons hâte de tourner à nouveau dans ces pays. En clair, nous voulons continuer à avancer…

En fait, ma question était plus dans l’idée : ne pourrait-on pas être blasé après avoir joué dans des stades… En gros, est-ce que la motivation est toujours présente ?

Tagore : Oui et je dirais même qu’on est encore plus motivés que jamais.
Nous ne disons pas qu’après avoir joué dans des stades, le reste va être sans intérêt malgré tout, nous souhaitons revivre de telles expériences. Notre rêve est de devenir aussi gros qu’un Aerosmith, AC/DC…

Et toi, quel est ton meilleur souvenir ?

Jake : Et bien, je ne suis dans le groupe que depuis 2 mois (Rires)…

On va donc dire cette interview…

Tagore : (Rires) !

Jake : Mais mon meilleur souvenir est lié à mon arrivée dans The Treatment. L’audition s’est super bien passée. Et la chose la plus incroyable que j'ai vécue c'est quand j'ai su que j'étais pris.  Un autre souvenir fabuleux est d’avoir joué devant 3.000 alors que je n'avais joué jusque là que dans mon école.


On évoqué vos meilleurs souvenirs, au contraire, quel serait le pire ?

Tagore : En fait, c’est plus lié à l’aventure humaine de 5 mecs, 5 amis. Tu n’as pas forcément besoin d’être dans un groupe, d’être musicien pour vivre une telle expérience.

J’ai en mémoire cette expérience qui s’est déroulé en Belgique ou en Allemagne, nous remontions dans le bus et un de nous avait marché dans une crotte de chien et en avait mis plein le bus. Quand tu passes des heures à vivre dans ce bus avec cette odeur : certains ont vomi, sont tombés malades… c’est probablement un de mes pires souvenirs (Rires) !

Et toi ?

Jake : Et bien, je n’ai pas eu le temps d’en avoir…

… cette interview ?

Tagore : (Rires) ! Pas de souvenir d’odeur particulière (Rires) !

Jake : Non pas de souvenir d’odeur.

Tagore : Non, je dirais que le problème vient de cette veste.

Jake : Elle est horrible !


On a commencé cette interview par la question qu’on vous avait trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

Tagore : Je n’ai pas vraiment de questions que j’aimerais qu’on me pose ; celles auxquelles j’ai dû répondre étaient cools.
Le public français nous a toujours donné une chance jusqu’à aujourd’hui et j’espère qu’il continuera en écoutant cet album.


Et pouvez-vous annoncer des dates françaises au cours de cette tournée européenne ?


Tagore : Nous n’avons aucun concert confirmé en France mais nous travaillons dessus. Mais ce serait dommage de ne pas revenir ici car le public français est vraiment l’un des meilleurs que nous ayons eu.


Avant de se quitter, un dernier mot aux lecteurs de Music Waves et peut-être en français ?


Tagore : (en français dans le texte) "Bonne journée et appréciez le nouvel album de The Treatment. A bientôt à Paris (Rires) !"



Et merci à Noise pour sa contribution...



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/thetreatmentofficial
 
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