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TITRE:

AS ANIMALS (28 FEVRIER 2014)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

POP



Music Waves a rencontré As Animals -responsable du tube de l'hiver ' I See Ghost (Ghost Gunfighters)'- pour un entretien passionnant autour du succés, des quotas, des fantômes et Skip the Use, du plagiat et Yodelice, du Burning Man et... Extreme !
STRUCK - 17.03.2014 -
4 photo(s) - (1) commentaire(s)

Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Frédéric Grange : Pourquoi ce nom de groupe ?

Zara Desbonnes : "Pourquoi As Animals ?" est récurrent !


Ca vous tient à cœur car outre le nom du groupe, l’album est éponyme, il y a un titre éponyme…


Zara : On a mis pas mal de temps pour trouver un nom de groupe et il est apparu comme une évidence pour nous ; ce n’était plus la peine d’aller chercher plus loin !

Frédéric : Je ne vois pas ça comme ça ! Quand je regarde la pochette de l’album, je vois le nom du groupe et pas le nom de l’album. En fait, cet album n’a pas vraiment de nom !


Votre album est classé partout en haut dans les charts ? Comment expliquez-vous cela ?


Frédéric : Ah bon (Rires) ? Non, c’est cool ! On ne s’attendait pas à ce que ça monte aussi haut.

Zara : Ca fait si longtemps qu’on travaille sur ce projet. Nous avons vécu tout cela en amont, nous ne nous sommes pas pris cela dans la tête d’un seul coup sauf quand on s'aperçoit qu'on arrive deuxième du top ITunes (Rires). Et comment cela ? Je pense que les gens sont touchés par l’album comme nous l’avons été.



De même on vous a vu faire votre promo chez Laurent Ruquier ? Comment vit-on une telle expérience et comment en ressort-on à savoir une interview courte ou finalement on parle peu musique ?

Frédéric : On a appris notre passage dans l’émission deux jours avant (Sourire) ! Ca nous est tombé dessus comme ça sans qu’on s’y attende et on n’a pas vraiment eu le temps de préparer. Finalement, on a été content que l’album leur ait plu. Et même si on n’a pas eu de questions de fond - ils ne sont pas là pour ça non plus - ça s’est super bien passé, on s’est bien amusé !


Et les répercussions ?

Frédéric : C’est surtout grâce à ce passage qu’on est arrivé à ce stade !


Cette popularité subite : est-ce que cela génère une pression particulière au moment de réfléchir à la prochaine étape sachant que le deuxième album est censé être l’album de la consécration ? Comment faire pour surpasser le succès de cet album ?

Zara : Déjà tout n’a pas été encore exploité dans l’album, beaucoup de monde ne l’a pas encore découvert : on vit donc à l’instant présent ! Certes, on a des idées de compos mais pour l’instant, on ne se dit pas que ce sera pour le deuxième album ou le troisième.

Frédéric : Les gens ne connaissent pratiquement qu’un titre de l’album sorti l’année dernière. Il y a donc du temps avant de passer à la suite.


On va essayer de faire mieux, toujours mieux mais ça sera notre vision des choses et pas celles supposées des gens qui ont écouté le premier album.


Finalement, ne craignez-vous pas d’être le groupe d’un album voire d’un tube le magnifique 'I See Ghost (Ghost Gunfighters)' même si 'Fool' a le potentiel pour lui succéder avec autant de succès ?


Zara : Selon toi, c’est 'Fool' qui pourrait être le deuxième single (Sourire) ? Non, il n’y pas de pression particulière si ce n’est celle que nous nous mettons lors des concerts mais c’est de l’ordre du trac… Mais non, nous ne nous sommes pas posés la question de savoir si nous allions être le groupe d’un seul titre.

Frédéric : Dès le premier album, on ne savait pas vraiment où on allait. Et même pour le deuxième d’ailleurs. Certes, il y aura des attentes parce que certaines personnes connaissent et s’attendent à quelque chose… Mais tant mieux, c’est super qu’il y ait des attentes : on va essayer de faire mieux, toujours mieux mais ça sera notre vision des choses et pas celles supposées des gens qui ont écouté le premier album.


Concernant, ce tube : à votre avis, est-ce que le fait de voir des fantômes et d’en parler dans un titre est synonyme de succès ; je pense notamment au méga-tube 'Ghost' de Skip the Use ?


Zara : (Rires) J’ai également constaté cela ! ‘Ghost Surfer’ de Cascadeur, ‘Walking with a Ghost' de Kabebostany et donc 'Ghost' de Skip the Use…

Frédéric : Mais à l’époque, tout ça n’était pas sorti.

Zara : Allez, on va se la péter, on était les premiers à avoir "Ghost" dans notre chanson (Rires) !

Frédéric : Non, celle de Skip the Use est sortie avant nous mais effectivement, nous avons composé 'I See Ghost' bien avant que tous ces titres soient sortis.


Quelle est selon vous la part d’Atmosphériques dans votre succès ? A l’ère d’Internet et des succès fulgurants comme des artistes MyMajor ou ceux sur Youtube, a-t-on encore besoin d’un label ?

Zara : Il faut savoir bien s’entourer : nous le sommes ! Atmosphériques, c’est un peu la cerise sur le gâteau !

Frédéric : Ce n’est pas évident : je m’imaginais mal tout faire tout seul.

Zara : Ca aurait plus long, on aurait perdu en visibilité mais on aurait continué à faire ce qu’on fait !


En clair, un tel label a accéléré le processus de popularité ?


Zara : Bien sûr !

Frédéric : Oui et à la base, ce qui nous a plu c’est qu’on a parlé musique, on a fait un vrai entretien musical avec le responsable du label et c’est ce qui nous a vraiment séduit : le discours, l’attitude que le label avait vis-à-vis de la musique !

On travaille avec des gens qui sont passionnés et ça se ressent ! De plus, ils nous laissent carte blanche sur pas mal de choses… En clair, on n’a la maison de disque la meilleure du monde.


Dans le prolongement, on cite à chaque fois la voix envoûtante de Zara. Ne craignez-vous pas et notamment Frédéric, une simplification de la presse en résumant As Animals à Zara finalement ? Est-ce que ce n’est pas un risque de tension à l’intérieur du groupe et/ ou d’éventuelles envies d’ailleurs de Zara ?

Zara : Tes questions sont marrantes (Sourire) mais non ! Tout d’abord quand tu lis ce qui est écrit sur nous dans la presse, il n’y a pas que moi qui suis citée, il y a également Fred !

Frédéric : Je comprends le sens de la question. Entre un compositeur et une chanteuse, l’exposition n’est pas du tout la même.


C’est là où notre dualité est complémentaire : je sais que l’expression de Zara est dans le chant, le physique notamment sur scène.



Et ce n’est pas une frustration d’être dans l’ombre ?

Frédéric : Je n’ai aucun problème avec ça, au contraire. C’est là où notre dualité est complémentaire : je sais que l’expression de Zara est dans le chant, le physique notamment sur scène. C'est le cas pour moi aussi mais dans une moindre mesure.



On l’a lu partout, comment expliquez-vous ce regain de forme de la scène française ?


Zara : Je pense que la scène pop regroupe beaucoup de mouvements musicaux. Dans la pop, on peut trouver de l’électro, du groove, de la soul, du rap… Tout cela est englobé dans le terme pop et cela permet à tout un chacun de s’exprimer comme il le veut avec les moyens à sa disposition. Et du coup, ça touche plus de monde parce que justement, ce n’est pas que de la pop pure et dure. D’ailleurs ce terme regroupe tellement de choses que je ne saurais pas te dire ce que veut dire le terme pop aujourd’hui !

Frédéric : Ces dernières années, tout le monde mélange tout, si bien qu’il n’y a plus vraiment d’étiquettes et je trouve ça plutôt bien. Après tu as raison mais je ne pense pas que la scène pop française ait vraiment disparu à un moment donné : il y a 4/5 ans, The Do a débarqué et avant ça, certains groupes avaient tracé la voix. Il y a une image française qui s’exporte grâce à certains groupes et même si c’est venu de l’électro, ça commence à venir sur le rock.


En revanche, ce regain de forme passe par une pop qui n’est pas francophile. Plutôt que de vous poser la question de savoir pourquoi vous ne composez pas en français dont la réponse coule de source quand on fait un style de musique contemporain (Skip the Use, Yodelice, Daft Punk dans 3 styles différents explosent les charts mais en anglais), j’aimerais connaître votre avis sur les quotas en radio et la volonté du CSA de le refondre en début d’année ?

Zara : Il est évident qu’il y a un regain de chanteurs qui chantent en anglais et peuvent passer en radio : nous en sommes l’exemple parfait parce qu’on passe autant sur NRJ, Virgin, RTL2 ou Europe1… Donc le fait de chanter en anglais ne nous pénalise pas !

Frédéric : Je pense qu’on a eu pas mal de chance aussi ! Mais pour répondre à ta question sur les quotas, selon moi, imposer des chiffres à la musique est un non-sens. Mais de toute façon, quota ou pas quota, on fera ce qu’on a à faire. Ensuite, si ça ne passe pas ou pas assez en radio, ce n’est pas si grave, il y a d’autres pays !

Zara : On a envie de s’exporter à l’étranger donc quelque part, ce problème de quota n’est pas vraiment notre problème. Dans un sens, ça peut être chiant pour nous mais on ne va pas arrêter de chanter sous prétexte de respecter les quotas.


Tu as parlé d’envie d’externalisation, elle se concrétise comment aujourd’hui ?


Zara : Oui ça marche très bien en Italie, on reçoit beaucoup de commentaires d’Italiens sur Facebook (Rires) !

Frédéric : Je ne sais pas si ils ont des quotas en Italie, en tous cas, ils nous passent beaucoup en radio (Rires) !

Zara : On a également fait un concert à Londres et on refait un concert à Brighton dans le cadre du festival The Great Escape qui a lieu du 8 au 10 mai.

Frédéric : Il y a l’Allemagne aussi…


… en clair, on doit profiter de votre présence ici avant qu’on ne vous voit plus sur le sol français !


Frédéric : (Rires) On est encore là et on est surtout super contents de faire une tournée en France quoi qu’il arrive !


Vous avez travaillé avec Tore Johansson (Franz Ferdinand, Cardigans, New Order) ? On sait tous que les pays scandinaves sont des nations de musique contemporaine pop, rock, metal… pour autant nous avons des producteurs de qualité en France, pourquoi ne pas avoir privilégié un producteur français ?

Zara : En matière de références musicales, mes goûts sont clairement nordiques ! Je suis tombée de ces pays-là très jeune. Et quand le nom Tore Johansson est arrivé à mes oreilles, j’y suis allée tête baissée. J'avais en tête ce qu’il a fait avec The Cardigans qu’on aime beaucoup, New Order, Franz Ferdinand… C’est quelque chose qui nous a séduit ! Donc ses références ont été le premier élément décisionnel. Son origine était importante aussi parce qu’au niveau de la musique, il y a cette spatialité, cette reverb que j’aime beaucoup dans les musiques nordiques.

Frédéric : Il y a également le fait de s’isoler dans un pays qu’on ne connait pas. C’est vrai qu’en France, on a de très bons réalisateurs qui travaillent pour l’international mais nous voulions également sortir de notre cocon. Nous avions tout composé ici, c’était donc bien de pouvoir partir là-bas pour découvrir de nouvelles personnes, d’autres cultures… et forcément, ça se ressent dans l’album !


Et justement quel a été son apport ?


Frédéric : Il y a tellement de choses à commencer par son studio qui était incroyable : il y avait tellement d’instruments qu’on a pu laisser libre court à nos idées les plus folles. Et même si la personnalité de Tore est très complexe mais on s’est bien entendu malgré tout (Sourire) !


N’y a-t-il pas eu de tensions entre vous à propos de certains choix ?


Frédéric : Non, il n’y a eu aucune tension !

Zara : Non, il était carrément ouvert…

Frédéric : … nous aussi. Il nous a dit que c’était cool de travailler avec deux artistes. Nous ne sommes pas un groupe de 5 personnes où chaque musicien souhaite avoir son mot à dire pour pouvoir ajouter des éléments le concernant : dans ces conditions, tu sors de l’artistique pour rentrer dans des histoires d’ego. Nous n’avons pas ce genre de problème…

Zara : … vu que nous n’avons pas d’ego (Rires) ! Non, effectivement, nous n’étions que tous les deux et ça facilitait la communication, la manière de faire les choses… c’est ainsi qu’on travaille !


Le thème et la guitare acoustique en arrière plan du titre 'As Animal' est exactement le même que celui de 'Shadow Boxing' du premier album de Yodelice "Tree of Life". Première question : êtes-vous conscients de cela ?

Frédéric : (Après avoir fait écouter le morceau en question) Effectivement, 'As Animals' rappelle cela : c’est un arpège assez standard !


Il semblerait que vous n’en étiez pas conscient malgré tout. N’avez-vous pas peur d’une tentative de procès à la Satriani contre Coldplay ou Manu Dibango contre Michael Jackson et Rihanna ?


Zara : (Rires) Oh non !

Frédéric : Je ne sais pas, ça ferait du buzz (Rires) ! Mais effectivement, tu as raison, les chansons se ressemblent !

Zara : Mais je ne pense qu’il nous attaque pour cela (Sourire) !



Concernant le clip qui est aussi dérangeant que le titre est attirant. Ce contraste de la musicalité de la chanson et les images de scène de vie de gens désespérés (les Femens…). D’où vous vient l’idée d’illustrer ainsi cette chanson atmosphérique et mélodiquement belle ?


Zara : Maxime Bruneel, le réalisateur, nous a envoyé un synopsis…

Frédéric : … beaucoup plus violent…

Zara : ... dont nous avons retiré quelques scènes et quelques visages. Malgré tout, on a tout de suite validé le thème principal qui est la lutte. En effet, il y a malgré tout un message d’espoir dans ce clip.


Ce clip est comme une sorte d’effet miroir par rapport à la chanson qui parle d’une histoire d’amour où tu traînes un sac à dos de peines, de démons…


Il y a un message d’espoir malgré tout, le clip reste globalement dur avec notamment cette Femen morte…


Zara : Elle n’est pas morte !

Frédéric : Non, elle ne l’est pas mais c’est vrai que c’est imagé : on peut penser qu’elle est morte ! C’est vrai que de nous-mêmes, nous n’aurions pas été dans cette direction. Mais ce qu’on nous a proposé nous a tellement plu qu’on a laissé carte blanche à Maxime pour exprimer ce qu’il avait ressenti à l’écoute du morceau. On s'est dit qu’il avait trouvé l’essence de la chanson c’est-à-dire ce côté sombre et en même temps, cet espoir même si il n’est pas forcément visible à première vue. C’est la chanson qui fait que les images donnent à un moment donné ce sentiment d’espoir ! La musique permet de donner l’espoir par rapport aux images et pas l’inverse.

Zara : Il y a aussi un côté très esthétique dans ce clip que nous voulions mettre en lumière. Je parle souvent de ce clip comme  d'une sorte d’effet miroir par rapport à la chanson qui parle d’une histoire d’amour où tu traînes un sac à dos de peines, de démons… Tu as le choix : soit tu le poses en passant à autre chose, soit tu le gardes sur ton dos avec l’obligation de tenir compte de toutes les expériences de la vie… Et Maxime est arrivé avec ses images de gueules cassées que j’aime beaucoup -j’aime quand il y a des failles dans les êtres.


Cette chanson a un côté planant et fissuré en même temps et le clip révèle cette fissure associée au côté lyrique de la chanson.


Frédéric : Je ne pense pas qu’à la fin du clip, on veuille se tirer une balle. Je pense que le message est plus de donner l’espoir de se battre et continuer à lutter pour notre place. On n’a pas eu beaucoup de retours de gens nous disant que le clip était totalement déprimant !

Zara : Nous ne voulions pas de clip qui aurait été déjà vu, un truc un peu consensuel genre celui d’un mec qui pète les plombs… Nous voulions quelque chose qui nous ressemble et donc pas forcément dans les codes. Nous avions envie de mettre en lumière tout ce qui est dit dans cette chanson.

Frédéric : L'idée était d'aller au bout de la démarche. Le but du clip était de montrer le sens de la chanson qui n’est pas forcément compris lors d'une simple écoute.


Vous n’avez pas eu envie de figurer dans ce clip ?

Zara : On figure dans ce clip (Rires) !

Frédéric : Faut être attentif parce que ça passe très vite, il faut mettre sur pause pour nous voir (Sourire) ! On a fait une deuxième version de ce clip plus soft où on enlève quelques plans et dans lequel est un peu plus présent…


Et vous teniez impérativement à figurer dedans ?


Zara : Non pas forcément !

Frédéric : Non, ce sont plutôt les chaînes qui le voulaient plus soft, ce que l’on peut comprendre mais ce n’est pas grave on va faire un autre clip sur un autre morceau dans lequel on apparaitra (Sourire) ! Pour finir là-dessus, nous ne pensions même pas que ce titre serait le single si single il devait y avoir un jour…


Vous pensiez plutôt à quel titre ?

Frédéric : On n’avait pas trop d’idées mais à un moment, je pensais que ça serait 'So Cold'. Après, on aurait aimé que ce soit « As Animals » mais c’était un peu spécial pour les radios.


Vous évoquiez un message dans la chanson qui ne serait réellement perçu avec les images, n’est-ce pas une frustration que le message des chansons passe à la trappe pour le public français qui ne le comprendrait pas ?

Zara : C’est logique !

Frédéric : Plein de personnes n’en ont rien à faire des textes en anglais. Si la mélodie et la chanson les touchent, c’est déjà super ! Et on sait jamais, peut-être que dans quelques années, ils découvriront plus tard au détour d’un clip, d’une discussion qu’ils n’avaient rien compris à la chanson… Ce n’est pas grave, c’est le cas depuis la nuit des temps !

Zara : Nous-mêmes agissons ainsi ; quand on écoute un titre en anglais, on ne cherche pas forcément à comprendre tout de suite les textes.

Frédéric : La première chose qui t’arrive aux oreilles est la musicalité et pas forcément les paroles.


Manque que le clip comble parfaitement donc, vous devez donc être super content du résultat.


Zara : Oui ! Si nous devions le refaire, nous referions exactement la même chose !


Questions traditionnelles de Music Waves, quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?

Zara : Il y en a plein !

Frédéric : Je me souviens de moments passés dans cette cave à Belleville pour enregistrer 6 démos de chansons que nous voulions présenter aux maisons de disques. Pour moi, c’est un souvenir incroyable !

Zara : Pour moi, ça serait le premier concert au Nouveau Casino !

Frédéric : C’est vrai que c’était incroyable ! On était en loges, on ne savait pas du tout qui allait venir…

Zara : … et le Nouveau Casino était blindé ! Je me souviens d’avoir été soufflée en arrivant sur scène.

Frédéric : D’ailleurs, on ne s’y habitue toujours pas !

Zara : Non, le Café de la Danse c’était pareil : il y avait un mur de gens et tu demandes ce qu’il se passe (Rires) !

Frédéric : La Suède aussi !

Zara : Oui, il y en a plein !


Au contraire le pire ?

Zara : Je ne sais pas ! On n’a pas fait de mauvaise rencontre (Sourire) !


On a commencé cette interview par la question qu'on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose
?

Zara : On est toujours surpris des questions qu’on nous pose et à cet égard, ton interview est super intéressante parce que tu poses des questions originales.

Frédéric : C’est vrai que ça change un peu !

Zara : Une des mes questions préférées est de savoir quel serait l’endroit où je souhaiterais jouer ?


Alors pour te faire plaisir, on va la poser mais autrement : pour quel artiste rêveriez-vous ouvrir et dans quelle salle ?


Frédéric : Pas mal (Sourire) !

Zara : Faire la première partie de Björk au Burning Man.



Ils ne font pas de concert au Burning Man, peut-on transposer ça au Hellfest ?

Frédéric : (Rires) !

Zara : Je ne pense pas que Björk viendrait au Hellfest…

Frédéric : … et nous non plus (Rires). Mmême si c’est de plus en plus ouvert, ça reste rock quand même : Extreme y joue cette année mais j’irai les voir quelques jours plus tard au Bataclan.

Zara : J’aurais bien voulu mais je n’ai pas cette culture metal (Sourire)…

Frédéric : C’est du hard Fm ! Mais non, mon rêve ne serait pas d’ouvrir pour Extreme quoi que ce serait un méga-kiff. Ca serait vraiment trop bizarre car ce sont deux mondes différents ! Je dirais Adele au O2 Arena ou Beacon Theater.


Le mot de la fin aux lecteurs de Music Waves ?

Frédéric : C'est une exclu', on l’a appris hier…

Zara : … venez-nous voir nombreux à la Gaité Lyrique le 2 juin. On vous attend il y a un truc…

Frédéric : … de ouf (Rires) !


Merci

As Animals : Merci à toi !



Plus d'informations sur http://asanimals.com/
 
(1) COMMENTAIRE(S)  
 
 
NUNO777
17/03/2014
  1
Et en plus "Shadow Boxing" est un titre d'Extreme! Comme quoi les coïncidences!
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