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LOUDBLAST (21 MARS 2014)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
DEATH METAL

Music Waves a rencontré Stéphane Buriez et Drakhian pour évoquer les obstacles que le groupe a pu rencontrer par le passé.
STRUCK - 24.04.2014 - 5 photo(s) - (0) commentaire(s)
Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Stéphane Buriez : Racontez l’histoire du groupe (Rires) !


Que nous ne vous poserons pas. Parlons de votre actu, même si "Frozen Moments Between Life and Death" est sorti il y a déjà trois ans, on peut être surpris de voir déjà arriver un nouvel album, Loudblast tourne beaucoup, Stéphane est très occupé, avec la télé depuis quelques temps déjà. Quand et comment avez-vous pris le temps de créer ce nouvel album qui arrive chez Listenable ?


Stéphane : Entre le moment où "Frozen Moments Between Life and Death" est sorti et aujourd’hui, il s’est effectivement passé presque 3 ans… On a beaucoup tourné, on a fait énormément de dates…

Drakhian : Il y a eu quelques temps morts aussi…

Stéphane : La leçon est qu’il faut régulièrement sortir des albums parce que la réalité du marché est telle qu’il faut tourner. Tout le monde sait que ce n’est pas avec les ventes d’albums qu’on peut faire vivre un groupe. Un groupe c’est comme une petite entreprise et pour pouvoir tourner, il faut proposer un nouvel album.



On parle d’album, n’êtes-vous pas enclin à proposer des EP plus courts que des albums pour sortir des nouveautés plus régulièrement ?


Stéphane : Notre idée était plus de rebondir sur un album. Pour être très honnête, quand on a commencé cet album, il y a 2 ans à peu près, on avait pensé à sortir un EP mais on a surtout pensé à changer de label donc de fil en aiguille, plutôt que de sortir un produit à la va-vite pour pouvoir tourner, on a changé de label, on a un putain d’album à défendre même si on tourne avant sa sortie…
Mais Fuck the System (Sourire) : la tournée est une façon de présenter de l’album !


En parlant de label, comment jugez-vous le travail effectué par XIII Bis records pour le précédent sachant que pas mal de groupes, ADX notamment, se sont plaint de ce label et du manque de soutien et de communication ? Ça s’est passé comment pour Loudblast? Trouvez-vous que votre disque précédent a été correctement travaillé et promotionné ?

Stéphane : Si je voulais vraiment être honnête, je dirais non (Sourire) ! On va dire qu’en France, on a notre base de fans fidèles, on en a conquis d’autres avec cet album mais il est évident que l’important pour un groupe comme Loudblast, c’est d’être distribué à l’étranger. Même si nous ne demandions pas à être distribué dans le monde entier, XIII Bis n’avait pas la puissance de feu d’un Listenable au niveau de la distribution. Même si les équipes de XIII Bis sont très bonnes, on n’a rien à leur reprocher, on voulait changer de crèmerie !

Drakhian : Ils avaient surtout des problèmes intrinsèques au label qui n’avaient rien à voir avec Loudblast !

Stéphane : Outre l’international, on sait qu’on ne sera pas considéré comme la dernière roue du carrosse chez Listenable. On sait qu’on parle le même langage avec eux : tout est réuni pour que ça fonctionne !


On en a un peu parlé, le groupe tourne alors que le disque n’est pas sorti et que personne ne connait encore aucun extrait ni même sa pochette et son track listing…

Stéphane : Et j’ai envie de dire : challenge relevé (Rires) !


… Quel est le but de ces dates avec Benighted: se faire plaisir avant de se lancer dans une grosse tournée plus tard ?

Stéphane : Un peu de tout ça mais sans langue de bois…

Drakhian : … On a eu des problèmes de calendrier de sortie, si bien qu’on s’est dit qu’il fallait peut-être mieux attendre un petit peu pour que l’album soit bien bossé avant la sortie et n’arrive pas comme un pavé dans la mare. Et la tournée est arrivée à ce moment-là.

Stéphane : La tournée était prévue depuis la rentrée : ça fait un an qu’on parle avec Olivier de Benighted justement de monter cette espèce de brutale coalition (Rires) ! L’album de Benighted vient de sortir, le nôtre devait sortir un petit peu avant malgré tout le plateau a marché merveilleusement bien même si notre album n’a pas été sorti avant.


Et il n’y a pas meilleure promo finalement qu’un concert pour présenter ces nouveaux morceaux !

Stéphane : Absolument !


A ce titre, n’était-ce pas trop chaud de se frotter à Benighted, dont le death brutal fait un malheur en ce moment ? Aimez-vous relever ce genre de challenge scénique face à des jeunes formations ?

Drakhian : C’est vrai que certains soirs c’était chaud : c’est compliqué de passer derrière eux ! Mais on a d’autres qualités, d’autres choses à dire sur scène… et finalement, ça s’est très bien passé ! Cette affiche était très intéressante et équilibrée. Elle présentait deux aspects du death metal : un très violent et l’autre plus posé, mélodique et lourd !

Stéphane : Et puis de toutes façons, rien ne nous fait peur (Rires) !


"Si tous les groupes qui arrivent derrière nous sont nos héritiers, je trouve qu’on a de très beaux enfants !"



A ce propos, que pensez-vous de cette nouvelle scène française, de The Arrs en passant par Benighted et tous les petits nouveaux ? Les considérez-vous comme des héritiers de ce qu’a apporté Loudblast depuis bientôt 30 ans ?

Stéphane : Ca, ce n’est pas nous qui le dirons (Rires) !

Drakhian : Au-delà de Loudblast, nous avons un héritage commun : des groupes comme Morbid Angel, Slayer… Jeunes, ces mecs écoutaient la même musique que nous.

Stéphane : On ne peut pas refaire l’histoire. Le fait est que Loudblast est le premier groupe à avoir sorti un album de thrash en France. Avec Massacra et Agressor, nous avons été les premiers à avoir été exportés et fait des tournées en Europe.
Après si tous les groupes qui arrivent derrière nous sont nos héritiers, je trouve qu’on a de très beaux enfants (Sourire) !


Justement Loudblast approche de ses 30 ans déjà. Quand le groupe a démarré, Trust, ADX et le heavy français traditionnel régnaient. Vous avez mis un gros coup de pied dans la fourmilière, quels souvenirs gardez-vous de cette époque où le métal se lançait enfin en France avec Enfer Magazine et aviez-vous le sentiment à l’époque de bousculer les choses musicalement ?


Stéphane : Quand on a commencé Loudblast, ça n’a vraiment pas été facile ! Même les hard rockers traditionnels -qui faisaient la pluie et le beau temps sur la scène et dans les médias- nous voyaient comme de vilains petits canards et ne nous prenaient pas au sérieux !

Etant originaires de Lille, on a commencé à se faire connaître en Belgique et de fil en aiguille, au gré des rencontres, on a fini par faire les premières parties de gros groupes là-bas. Beaucoup de français, de parisiens venaient voir nos concerts en Belgique et c’est ainsi que nous sommes revenus en France. C’est-à-dire qu’avant que la France nous accepte, c’est grâce à la Belgique qu’on a réussi à susciter l’intérêt des français.


Vous êtes depuis devenus prophètes en votre pays…

Drakhian : J’ai l’impression que les avis sont partagés, ce qui n’est pas plus mal d’ailleurs : ça rend les choses plus intéressantes !


"Loudblast, c’est l’alchimie de la rencontre de quatre musiciens qui fait que le groupe ne vieillit pas !"



Dans cet ordre d’idée, 30 ans après, Loudblast bouscule toujours le paysage musical métallique français et apparait toujours comme un meneur et non comme un papy bien installé. Comment on garde cette fraicheur malgré le temps ?

Drakhian : En se mettant en danger, en ne vivant pas sur ses acquis !

Stéphane : L’arrivée de Drakhian et Alex Lenormand a rafraîchi l’ensemble. Loudblast, ce sont quatre personnes : ce n’est pas Hervé Coqurel et Stéphane Buriez d’un côté et Drakhian et Alex Lenormand de l’autre. Loudblast, c’est l’alchimie de la rencontre de quatre musiciens qui fait que le groupe ne vieillit pas !


Drakhian, ici présent, et Alexandre, le guitariste et le bassiste, ont-ils contribué à ce que le groupe conserve cette vitalité ?


Stéphane : Je le pense ! Le groupe ne s’est jamais aussi bien porté : la preuve en est ces deux derniers supers albums faits ensemble.


Et d’ailleurs quel est leur rôle dans le groupe, composent-ils, amènent-ils des idées ?


Drakhian : Très rapidement, j’ai commencé par rafraîchir les vieux titres : on a revu certaines structures, rajouter des arrangements… Et on s’est rapidement attelé à la composition : Stéphane avait déjà des riffs de côté, Alex et moi -nous travaillions toujours en binôme- avions déjà commencé à apporter des choses…
On a surtout pris la place qu’on nous a laissée. Sans se poser aucune question, Hervé et Stéphane nous ont laissé les clés de la maison en nous disant de faire comme chez nous (Rires) !


Musicalement le disque est lourd, brutal et sans guère de concessions, confirmant un ancrage death pur et dur, avec même quelques passages proches du brutal death, quelle a été la ligne directrice au moment d'écrire les morceaux, frapper fort et dur était une volonté claire ?


Stéphane : Ca a toujours été notre volonté… avec plus ou moins de succès selon les albums (Rires) !
Pour cet album, nous ne nous sommes posés aucune ligne directrice. Par exemple, le tout premier morceau composé pour cet album 'The Bird' est le titre bonus. Il se trouve qu’on adore ce morceau et nous voulions le mettre dans cet album mais il n’a pas trouvé sa place dans la cohérence de la track-list.

Drakhian : Il dégage quelque chose de différent, de plus moderne par rapport au reste qui est un peu plus sinistre, sombre et mélodique…

Stéphane : Comme l’artwork, l’album a évolué au fil du temps. En fait, au départ, l’artwork n’était pas du tout l'actuel.

Drakhian : C’est arrivé à un moment de la composition où nous n’étions pas tous dans les périodes les plus festives de nos vies que ce soit au niveau professionnel, personnel ou amical : fatalement, ça se ressent dans les compositions.
Pour l’anecdote, un des noms de travail d’un des morceaux était 'C’est pas la fête'. On n’avait vraiment pas envie de faire quelque chose d’entraînant mais plutôt d’inquiétant, malsain et bien pesant….



En même temps, Loudblast n’est pas reconnu pour un groupe de metal festif !

Stéphane : Non mais là, encore moins (Rires) ! Mais effectivement, pour cet album, avec cet artwork, on ne ment pas sur la marchandise !


Les titres sont très longs, assez techniques et au-delà de la violence, ils développent des ambiances sombres et funèbres. On a parfois le sentiment de retrouver du Asphyx ou du Triptykon pour ce côté maléfique, vous retrouvez-vous dans ce genre d'influences ?

Stéphane : (Il salue en nous remerciant) Complétement (Sourire) !


Même si pour avoir fait l’interview récemment de Tom Warrior, il est plus tourmenté que vous…


Stéphane : Je l’ai rencontré dans le cadre d’un truc qui va sortir bientôt : il est très sympa ! On ne connaissait pas mais le courant est très bien passé !

Drakhian : Après, on est dans un style où certains sont habitués à donner le change : on pourrait être ici à jouer un rôle !


Qu’attendez-vous de la sortie de cet album ?

Drakhian : A titre personnel, je ne dirais pas "faisons table rase du passé" mais j’aimerais bien qu’on se détache un peu de cette image de papy, de dinosaure, de précurseur… Ca serait rendre service notamment à Stéphane et Hervé afin qu’ils ne sentent plus prisonniers de ça !


"Il ne s’agit pas de faire table rase du passé mais nous ne nous sommes pas encroûtés dans notre passé. On regarde devant !"


Mais depuis il y a eu un changement de line-up rafraîchissant qui a permis au groupe de se relever après quelques sorties mitigées pour ne pas dire manquant de souffle…


Drakhian : L’idée est que les gens doivent nous appréhender en se disant qu’ils vont écouter un nouvel album de Loudblast avec un nouveau son, une nouvelle façon de chanter, d’arranger les morceaux…

Stéphane : Il ne s’agit pas de faire table rase du passé mais nous ne nous sommes pas encroûtés dans notre passé. On regarde devant !


Cette volonté s’inscrit-elle dans l’ouverture d’un nouveau chapitre de la carrière de Loudblast ?

Stéphane : Je trouve qu’on a fait une belle introduction avec "Frozen Moments Between Life and Death" qui est le premier chapitre, un premier album sur lequel nous avons tous travaillé ensemble mais qui est moins abouti en termes de compos, d’arrangements que "Burial Ground".
Après j’ai encore écouté "Frozen Moments Between Life and Death" avant-hier, je suis super content de cet album ! On joue encore 4 morceaux de cet album et on les gardera dans notre répertoire. Ces morceaux font partie de l’entité Loudblast !


Récemment les éditions Camion Blanc ont sorti un livre biographie sur SUP, trace écrite, dans lequel tu as été interviewé. Est-ce qu’un tel livre sur Loudblast pourrait voir le jour ? Et voir quelqu’un comme Jeremy Grima faire un tel travail doit laisser rêveur sur le côté dévotion de certains fans ?

Stéphane : Ca pourra peut-être voir le jour… (Gêné) Je sais qu’il prépare un bouquin sur le thrash/ death français dans lequel on va intervenir…


C’est son prochain livre quoi !

Stéphane : (Rires) !


On a évoqué Une dose 2 métal, nous souhaiterions parler de cette émission métallique assez inédite dans le paf depuis un paquet d’années et les grandes années métal sur la 6 avec Laurence Romance. Comment est-elle née et avez-vous des doutes sur son succès et sa capacité à attirer des groupes pour venir y parler ?

Stéphane : Cette émission est l’initiative de Jean-Sébastien Ventura qui est le directeur de l’Enôrme TV et qui est un fan de metal. Il m’a contacté sans que je sache pourquoi. Je ne pensais pas du tout être convoqué pour cette raison sachant qu’il voulait me voir pour me proposer d’être présentateur télé ! Même si ce n’était pas du tout mon métier, il m’a dit qu’on m’apprendrait sachant qu’il voulait impérativement un musicien identifié qui connaissait bien le milieu…
On a commencé sur un petit format -seul SFR relayait l’émission- depuis nous sommes diffusés sur toutes les box. On a la meilleure audience de la chaîne : c’est énorme, c’est une aventure assez incroyable !
Malgré tout, des doutes j’en ai eu parce qu’en France, dès que tu fais quelque chose hors de ton champs de compétence, tu te fais taper sur les doigts !

Drakhian : Les détracteurs font plus de bruit que les gens qui apprécient !


Rapidement l’émission s’est fait son trou et un nom, tu dois être assez fier de cette reconnaissance par tes pairs qui prouve quand même que ton surnom de parrain de la scène française n’est pas usurpé ?

Stéphane : Le parrain (Rires) ! Mais tu sais très bien que je ne me positionnerais jamais ainsi : je n’ai pas la prétention d’être quelqu’un d’autre que Stéphane Buriez, guitariste / chanteur de Loudblast ce qui est déjà beaucoup de travail, de responsabilité ! Après, je suis animateur d’une émission : ça marche !
De là à dire que je suis le parrain… Même comme si je te disais tout à l’heure, si on nous considère comme les précurseurs, nos héritiers sont de beaux enfants (Sourire) !


Tu interviewes pas mal d’artistes dans cette émission, pour la promo de "Burial Ground",  comment vas-tu faire ? T’auto-interviewer ?

Stéphane : Justement, on a tourné l’interview avant-hier ! C’est Caroline -qui m’a notamment remplacé sur deux émissions pendant que j’étais en tournée  pour l’interview d’Adrian Vandenberg et Vinnie Paul- qui nous a interviewés pour la sortie de cet album.


C’est dommage parce qu’il y avait un truc à faire genre une interview avec un miroir ?

Stéphane : Oui mais en termes de logistique, c’est un peu plus compliqué à tourner et c’est vrai qu’on a des impératifs de format avec cette émission mais il vont évoluer : l’endroit dans lequel on tourne actuellement ne permet pas trop de fantaisie. Cela va changer pour la saison prochaine (Sourire) !


Le metal et la télé ont toujours eu des relations compliquées entre amour et haine. Ca fait quoi finalement de se retrouver de l’autre côté, à questionner les artistes, juger la musique, ce n’est pas trop compliqué pour un musicien de changer de rôle ?


Stéphane : Non parce que je reste un grand fan de musique finalement ! Je ne suis pas journaliste et je ne vais pas me targuer d’être ce que je ne suis pas. Et il y a toute une équipe qui m’aide à poser les questions et heureusement parce que je n’ai pas le temps.

Mais c’est vrai que ça me permet de rencontrer les membres de Scorpions : j’ai interviewé ces mecs qui sont des superstars de la musique et dont j’étais fan ado !
Ca m’a permis de rencontrer des groupes géniaux comme Five Finger Death Punch, Volbeat… Même si c’est une grosse charge de travail, je lie l’utile à l’agréable (Sourire) !


Et tu présentes en tant que journaliste ou musicien ?

Stéphane : Et bien, certains musiciens me connaissent comme ceux de Volbeat qui avaient tous les Loudblast…


… Scorpions aussi…

Stéphane : … Scorpions ? Non (Rires) ! C’était plutôt l’inverse…


Question traditionnelle du site, quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?

Drakhian : Le Barge to Hell !

Stéphane : Oui, la croisière qu’on a faite en décembre dernier. On a passé une semaine entre couilles sur les bords de mer en Floride et on a fini sur un bon concert de Napalm Death à Miami. Et ensuite, on est parti sur la croisière Miami-Nassau-Miami -quatre jours de folie furieuse- avec nos potes de Soilwork, Paradise Lost… C’est n’importe quoi cette croisière (Rires) : tu joues du metal devant une piscine au soleil dans un bateau qui navigue en pleine mer !


La croisière s’amuse version metal…


Stéphane : Et crois-moi que la croisière s’est bien amusée (Rires) !


On a évoqué le meilleur souvenir, au contraire, quel est le pire ?


Drakhian : Le Barge to Hell (Rires) !

Stéphane : Quand je suis tombé dans les escaliers complétement bourré (Rires) !
Non mais de pire souvenir, je ne sais pas… La tournée en Italie mais bon, c’était marrant !

Drakhian : A partir du moment où on est ensemble, on arrive à retourner toutes les situations à notre avantage.


Concernant les mauvais souvenirs, je suppose que contrairement à aujourd’hui, tu n’as pas le recul lorsqu’on te l’annonce…


Stéphane : C’est clair que des gens avec qui tu as joué de la musique pendant plus de 20 ans, ce n’est jamais un bon souvenir, une situation que je n’ai pas très bien vécue : c’est une plaie qui continue encore de se refermer !


Est-ce que ça chamboule ta vision de la relation avec l’autre…

Stéphane : Oh tu sais ma vision de la relation avec l’autre est forgée et déterminée depuis très longtemps. Quand tu fais de la musique depuis aussi longtemps, les épreuves, les trahisons, j’en ai connu plus qu’à mon saoul : je suis donc assez blindé sur le sujet !


Donc ça n’a jamais en cause ta détermination, tu n’as jamais pensé à abandonner ?

Stéphane : Jamais ! La musique c’est ma vie : que veux-tu que je fasse d’autres ?


Je ne sais pas : journaliste ?

Stéphane : Non. Rien ! Je ne me pose même pas la question : si je suis encore là, c’est grâce à ça ! C’est ça qui me maintient vivant : je me lève tous les jours en me disant qu’il faut que je fasse de la musique !


""Burial Ground" est un des meilleurs album de la discographie de Loudblast si ce n’est le meilleur !"



Et c’est plutôt positif finalement, ces évènements ont rendu possible la venue de Drakhian par exemple, ont rendu Loudblast plus fort qui revient aujourd’hui avec ce qui est vraisemblablement un de ses meilleurs albums…

Stéphane : C’est ça que je voulais entendre (Rires) ! Mais tu as raison, je pense la même chose que toi "Burial Ground" est un des meilleurs de la discographie si ce n’est le meilleur !



On a commencé cette interview par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

Stéphane : Je ne sais pas.

Drakhian : Parler de la composition non pas de manière physique mais plus de manière philosophique ! Ce n’est pas pour se la jouer cérébral ou intello à deux balles : on est toujours sur du concret dans les interviews et pas assez sur le mode philosophique…


Et à cet égard, quel est le message philosophique sous-tenant de cet album ?


Drakhian : Les Ténèbres régneront à jamais au fond de nous, au fond du cœur des hommes et on espère vraiment les répandre le plus possible !


Avant de se quitter, le mot de la fin aux lecteurs de Music Waves ?


Drakhian: Ecoutez l’album !

Stéphane : On sera au Hellfest et il y a une belle tournée qui devrait s’enclencher sur la rentrée.
Mais avant toute chose, écoutez l’album, je pense que les sceptiques et même ceux qui nous connaissent ne peuvent pas se faire une idée de ce qu’est vraiment Loudblast si ils ne nous écoutent pas ce nouvel album.


Merci…


Stéphane : Merci !


Et merci à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://loudblast.org/
 
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