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TITRE:

FFF (07 AVRIL 2014)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL FUSION



Quand le metal fusion à la française voit son précurseur faire son retour, Music Waves est sur la brèche pour une interview où il est question du succès, de l'industrie du disque, de la relève Skip the Use, Shaka Ponk mais aussi Johnny Hallyday...
STRUCK - 17.06.2014 -
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Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Yarol Poupaud : "Quand allez-vous remonter FFF ?" (Rires)



Votre actu est justement votre reformation après 7 ans de silence scénique et notamment une série de concerts : on sait tous que FFF s’est officiellement mis en pause pour profiter de la vie pourquoi ce retour et seulement maintenant ?


Yarol : Parce que la vie nous a déçu (Rires) !

Marco Prince : La vie est nulle, rien ne vaut la musique !

Yarol : On a remonté le groupe à l’initiative du Secours Populaire - Big Up Secours Populaire - qui nous a contacté via Gunther Love, champion du monde de Air Guitar et leader du groupe Airnadette. On a donc été contacté pour jouer au Bus Palladium et aider le Secours Populaire. On a trouvé ça génial et on a accepté immédiatement. Dès les premières répét’, on a ressenti un truc hyper fort ! On est monté sur scène, on a fait ce concert et à l’issue, on s’est dit qu’on ne pouvait pas arrêter comme ça ! En fait, nous étions des abstinents et on a replongé dans la débauche un peu comme un alcoolo qui aurait arrêté de boire pendant 20 ans, qui boit un petit shot de Jack Daniels et finalement s’enquille toute la bouteille (Rires) !


Replonger dans la débauche est une très bonne chose mais pourquoi aujourd’hui et pas au Solidays il y a 7 ans par exemple ?

Yarol : En 2007, le concert au Solidays ne s’était pas du tout passé comme ça : c’était une grande scène, en plein jour… Ce n’était pas du tout la même énergie que nous avons ressenti et puis, là c’était un club gavé de monde, plein de sueurs… Et tout simplement je pense que nous n’étions pas prêts !

Marco : Avant l’heure, c’est pas l’heure !

Yarol : Venus étant bien alignée avec Saturne, tout était réuni pour que ça marche (Rires) !


Vous avez constaté une certaine attente du public ? Et notamment des jeunes qui n’ont certainement pas connu vos heures de gloire…

Marco: On a senti encore plus cela au festival Chorus par exemple où les gens ne viennent pas forcément voir que nous. Mais c’est vrai qu’aux concerts, c’était étonnant de voir que 50% de la salle n’était pas encore née au moment où on a arrêté de faire de la musique. Le fonctionnement est assez naturel c’est-à-dire qu’au début du concert, dans les premiers rangs - qui sont durs à tenir lors d’un concert de FFF, il faut être en forme - tu n’as quasiment que les supers fans qui n’attendaient que ce retour et à la fin, tu n’as que des nouvelles têtes.


Comment expliquez-vous que le son de FFF soit toujours au goût du jour ?


Yarol : Il est peut-être même plus au goût du jour aujourd’hui. A l’époque nous avons un peu été victimes d’une espèce de classification des genres musicaux où les rockers nous trouvaient trop funky et inversement de la part des fans de funk ou des rastas… Je crois que ce découpage est complètement passé, tout le monde aime James Brown, Bob Marley, Jimi Hendrix et AC/DC… et n’a aucun problème à écouter les Stooges.

Marco : Avec l’avènement des nouvelles technologies, les frontières musicales ont explosé : aujourd’hui, tout le monde peut écouter de tout…

Yarol : Tu te rends compte qu’il y a des trucs bien partout…


Malgré tout, ces barrières n’existaient qu’en France: par exemple la reprise de 'Walk this Way' de Aerosmith avec Run-DMC….

Marco : Tiens, on devrait reprendre 'Walk this Way' : c’est une très bonne idée !


Vous vous reformez au moment ou Skip the Use joue ce soir au Trianon…


Yarol : Ils jouent ce soir au Trianon ? On y va ?

Marco : J’irais bien voir Skip the Use…


Mat Bastard est une bête de scène…

Yarol : Il est effectivement très, très fort !


Outre Skip the Use, Shaka Ponk tous frais médaillés des Arts et Lettres…

Yarol : Non, ce n’est pas vrai ?

Marco : Si, je te jure (Sourire) !


"On n’a jamais fait de compromis pour essayer de plaire au grand public et on est assez fier de ça ! "



Ces groupes pratiquent une fusion rock/funk qui cartonne en ce moment. Malgré vos succès évidents, n’est-ce pas un regret de n’avoir été finalement reconnu que par un public d’une scène spécialisée ?

Yarol : Ecoute, je ne sais pas. Il aurait fallu qu’on vive l’expérience du succès massif pour te répondre. Malgré tout, nous sommes très contents de ce que nous avons vécu, la façon dont ça s’est passé… Le fait de ne pas avoir vendu plus de disques que ça nous a peut-être…

Marco : .. protégé…

Yarol : … et permis de garder une certaine liberté, une certaine légèreté. On n’avait pas forcément la pression pour vendre des disques, ça nous a peut-être permis de durer aussi longtemps ensemble. Parce qu’une histoire de groupe de plus de 15 ans, il n’y en a quand même pas beaucoup. Pendant cette période-là, on a vu plein de groupes arriver, nous passer devant et vendre beaucoup plus de disques et repartir dans leurs sphères alors que nous continuions encore. Je n’en sais rien, est-ce qu’on est arrivé trop tôt ou trop tard ou encore trop dingues ? En tous cas, ce qu’on sait, c’est qu’on n’a jamais fait de compromis pour essayer de plaire au grand public et on est assez fier de ça ! Mais aujourd’hui, soyons clairs, si on se reforme c’est pour que ça marche (Rires) !


Pensez-vous avoir été visionnaires en proposant une musique en avance de 15/20 ans sur son temps ?


Yarol : On n’était pas tout seul non plus, il y avait des groupes qui nous ont donné envie de mélanger tous les styles et faire cette musique-là : je pense notamment à Red Hot Chili Peppers…

Marco : … Fisbone, Living Colour…

Yarol : C’est en regardant Sly and the Family Stone sur scène à Woodstock, en écoutant Jimi Hendrix… On n’était donc pas forcément tout seuls !


Quand je parlais de visionnaire, c’était en France…

Yarol : Oui mais on a été rejoint par des mecs comme No One is Innocent, les Silmarils… En clair, on n’a pas été seul très longtemps. Et puis mine de rien, un groupe comme la Mano Negra qui existait avant nous était un peu déjà dans cette humeur de mélange de styles funk, rock, latino, arabisant… Il y avait déjà cette espèce de grand mélange, d’ouverture : 'King Kong Five' aurait pu être un morceau des Clash.


Que proposez de plus ou de différent aujourd’hui par rapport à ces groupes ? A quoi devons-nous nous attendre de votre part d’un point de vue artistique, une suite au virage donné sur "Vierge"?

Marco : Du gros son bien dégueulasse !

Yarol : Ecoute, Skip the Use est un groupe que j’ai vu et beaucoup aimé sur scène mais je n’ai pas encore écouté leur nouvel album.


Leur musique prend toute sa dimension sur scène justement
.

Yarol : C’est un peu ce qu’on nous reprochait aussi. Il est clair que nous sommes un groupe de scène, on a une énergie qu’on revendique et qu’on met en avant… C’est peut-être dur à retranscrire sur disque mais en même temps, c’est un peu un truc qu’on dit de tous les groupes qui sont bons sur scène. Par exemple, Metronomy, c’est mieux sur disque (Rires) ! Après tu as les maîtres comme James Brown, Prince qui étaient aussi bien sur scène que sur disque. Mais de façon général, c’est le reproche que l’on fait aux groupes qui mettent le paquet sur scène, donnent tout, se lâchent et finissent à quatre pattes… Après, si Mat Bastard était nul sur scène, on dirait peut-être que Skip the Use c’est mieux sur disque !


La question évidente sous-tenante est de savoir si une suite à "Vierge" est prévue…

Yarol : La Vierge ça fait longtemps qu’elle ne l’est plus (Rires) !


… sachant qu’aujourd’hui, une signature n’est plus forcément nécessaire, la promo vous l’avez, il suffit de trouver les fonds et à l’heure du Net et au regard de l’engouement autour du groupe, ça ne devrait pas être compliqué d’auto-financer ce nouvel album ?

Marco : On a la chance que le problème ne se pose pas pour l’instant ! On ne peut peut-être pas aller jusqu’à une signalisation totale, mais on est tous des professionnels de la musique, on a tous des studios… ça fait assez longtemps qu’on est musicien pour avoir amassé assez de matériels… donc je pense que pour écrire une chanson, on a besoin de personne. On n’a pas besoin d’une maison de disques sur le cul pour nous dire ce qu’il faut faire. Maintenant dans la façon dont on pense développer le projet, on aimerait bien pouvoir enregistrer dans d’autres pays….


... ce que vous avez déjà fait ?

Marco : Oui… Et donc pour faire ça, on aura certes besoin de moyens mais ils ne seront pas forcément énormes.

Yarol : Aujourd’hui, une maison de disques ne sert pas à enregistrer de la musique mais à la vendre et donc mettre le paquet c’est-à-dire des affiches dans tout Paris qui indique que le nouvel album de FFF sort demain, tanner les programmateurs radio pour être diffusé…

Marco : Même si aujourd’hui, je pense qu’il y a des gens qui ont plus de thunes qu’eux et sont de meilleurs vendeurs.

Yarol : Malgré tout, dans les maisons de disques, il semblerait qu’ils aient commencé à faire le ménage c’est-à-dire que ne restent que les gens qui ont vraiment du talent pour y travailler… A l’époque, il y avait énormément de mecs qui sortaient d’écoles de commerce et qui étaient parachutés chef de produit si bien qu’ils devenaient fous à se taper de la coke dans les chiottes pour retourner travailler chez SFR, 2 ans plus tard. Être un bon directeur artistique, un bon chef de projets, un bon chef de produits… c’est un vrai métier !

Marco : Un mec qui a une vraie vision.

Yarol : C’est un vrai métier que certaines personnes savent faire et c’est avec ces gens-là qu’il faut travailler. Ce n’est pas parce que le mec va te proposer plus de blé, il faut savoir avec qui on veut travailler. Il faut que l’on parle la même langue et d’ailleurs c’était le cas à l’époque, on a signé avec des gens qui aimaient vraiment la musique et qui voulaient vraiment faire leur métier en prenant des risques et en ne cherchant pas forcément à entrer premier du Top dès la sortie de l’album. On était dans le cadre d’un projet sur le long terme, un développement du groupe sur plusieurs albums… C’est ce qu’on veut entendre comme discours plutôt que celui de dire qu’on va entrer numéro un des ventes dès la sortie et rien derrière.


"Loin de nous l’idée de refaire la même chose ou de faire une chose diamétralement opposée : on a juste envie de faire de la musique !"



Malgré tout, n'est-ce pas compliqué d’envisager un nouvel album quand on a été visionnaire ?

Yarol : On va faire un album rétrograde, on sera raccord et pile-poil dans le timing (Rires) !

Marco : Ecoute, les considérations sur ce qu’on a été franchement ce sont les gens qui les ont. On ne trouve pas qu’on a été visionnaire : aujourd’hui, il y a des morceaux qu’on écoute et qui nous plaisent et d’autres, non. Il n’y a que dans ce sens-là que le problème se pose et dans le même temps, loin de nous l’idée de refaire la même chose ou de faire une chose diamétralement opposée : on a juste envie de faire de la musique !

Yarol : Exactement ! Comme le dit Marco, on ne se pose pas encore cette question : on a juste envie de faire des morceaux qui pètent, un peu speed, un truc un peu groovy comme Prince… Et ensuite, pour l’album, on verra ! On peut considérer un album comme c’était le cas au début à savoir une collection de 12 singles.

 

"On n’a pas eu un succès commercial retentissant à l’époque et c’est quelque chose que j’aimerais avoir maintenant"


On sent un enthousiasme quand on évoque un nouvel album. Est-ce que cette reformation vous a donné un coup de jeune ?


Yarol : Oui, oui… Je le vis comme ça c’est-à-dire qu’on a tout à prouver, comme tu l’as dit toi-même, on n’a pas eu un succès commercial retentissant à l’époque et c’est quelque chose que j’aimerais avoir maintenant. Je pense qu’on serait plus apte à le vivre qu’à l’époque ! On a tous changé, évolué et en bien je trouve… je ne le vis donc pas comme une continuité évidente mais plutôt le redémarrage à zéro d’une histoire, d’une nouvelle version du groupe. Nous ne sommes plus que 4 alors qu’on a longtemps été 5 voire 6 au début. Je pense qu’il y a une nouvelle énergie entre nous qui est presque plus saine qu’à l’époque et qui va nous permettre -j’espère- d’aller plus loin en termes de rayonnement…


Concernant votre discographie, pour certains l’album live "Vivants" est un peu court et ne regroupe pas forcément les meilleures versions live de certains titres (les sessions Canal + semblaient plus intenses) ?

Yarol : Tu te souviens de ça ? On était parti en tournée avec un camion qui nous a suivi sur plusieurs concerts et on a réécouté ça mais on ne trouvait pas ça bien c'est à dire qu’on montait sur scène sans savoir si on jouait pour les gens ou le camion. On a dérushé le truc, il n’y avait rien d’excitant qui ressemble à un concert de FFF.

Et un jour, on joue au festival Eurockéennes de Belfort, on monte sur scène, on casse la baraque et à l’issue, les mecs nous disent qu’ils avaient tout enregistré en multi-pistes… On a écouté et on s’est immédiatement dit qu’on avait notre album live. Si bien que finalement cet album live n’est pas forcément une compilation de plusieurs lives, c’est un live dans son intégralité, sans retour, sans overdub… Pour moi, un album live, c’est ça : c’est un instantané d’un groupe à un moment donné avec ses bons côtés et ses mauvais côtés. Et donc on peut regretter que certains titres ne soient pas sur l’album et inversement (Sourire) !


Quels sont les projets dont vous êtes les plus fiers ces 10 dernières années ?

Marco : La pyramide du Louvre (Rires) ! Non, mais en ce qui me concerne, je suis content d’avoir travaillé avec des gens comme Rochant  (NdStruck : dont Marco Prince a fait les BO "Vive la République", "Total Western", la série "Mafiosa") : ça m’a plu. Ça m’a éclaté de faire une émission télévision à gros budget et dénicher de nouveaux chanteurs. Je me suis éclaté avec Manœuvre, Manoukian et Lio. Ça m’a fait marrer de le faire et ça m’a permis de faire d’autres choses. Mais je n’ai pas de fierté…

Yarol : Quand même ton truc de la Coupe du Monde de Rugby.

Marco : C’est vrai : faire de la musique pour 500 musiciens, c’est bien délirant ! Mais je ne suis pas fier, plutôt content de l’avoir fait !

Yarol : Le truc qui m’a marqué est d’avoir bossé avec ceux qu’on a injustement appelés les baby rockers en 2003-2005…


… avec Philippe Manœuvre...

Yarol : Exactement ! J’étais très fier de ça et d’avoir travaillé avec Johnny en tant que directeur musical. Guitariste, c’est le kiff alors tu imagines directeur musical ! Je suis assez fier des albums qu’on a fait ensemble et surtout d’avoir vu qu’au moment de démarrer la tournée, tout le monde disait que Johnny était mort et foutu, il ne remplissait plus les salles… et à la fin de la tournée, tout était plein et les gens en redemandaient !

Et puis, je pense qu’on a réussi avec quelques personnes comme son manager Sébastien Farran à faire basculer son image un peu ringarde, people… et faire comprendre aux gens que Johnny c'était un vrai rock’n’roller, un vrai musicien dont la place est sur scène. Ma fierté est là : d’avoir fait comprendre à des gens qui lui crachaient dessus que c’est quelqu’un de branché qui est interviewé dans Lui… Je suis assez content de l’avoir remis à une place qui me paraît plus juste.


Et quels sont les projets qui vous ont fait le plus évoluer ?


Yarol : D’avoir travaillé avec Winston McAnuff qui est un chanteur jamaïcain de reggae. Il m’a appris une espèce de rigueur, de tempo et de concentration quand tu joues…

Marco : Ah bon ? Ma sœur qui joue de la batterie avec lui, c’est pareil !

Yarol : J’ai joué de la basse pour son album de reggae et au bout de 16 mesures, j'ai essayé de placer un petit truc. Et à ce moment-là, le mec m'a regardé méchamment : tu ne dois pas déroger à la ligne de basse (Rires) !

Au début avec la sœur de Marco qui jouait de la batterie, on était un peu déstabilisé sachant que je ne suis pas vraiment bassiste de reggae et elle est plutôt batteuse de funk… On a beaucoup bossé tous les deux notamment sur les morceaux typiquement reggae. C’était bon et ça aurait pu durer une éternité. Finalement, même si on m’avait donné 100 dollars pour rajouter une note, je ne l’aurais pas fait (Sourire) !

Marco : Je pense avoir le plus appris en travaillant sur une musique de film avec Francis Veber, un film qui s’appelle "Tais-toi" où le mec m’a rendu fou parce qu’il changeait le film régulièrement. Tu as composé ta musique, tu es allé à Londres, à Prague pour enregistrer… et le mec te change tout ! Mais il m’a appris un truc, c’est que faire de la musique pour un film, c’est travailler sous influence et c’est super intéressant. Tu t’exprimes certes mais pour quelqu’un, c’est travailler au service de quelqu’un d’autre. Changer quelques images dans un film peut vraiment changer une scène. En clair, quand les mecs sont vraiment des pros dans ce qu’ils font, tu dois parfois fermer ta gueule et les écouter (Rires) !

 

Quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?

Yarol : Hum, la première fois qu’on a joué à l’Olympia. Quand j’étais môme, j’avais vu un concert de Chuck Berry à l’Olympia et je m’étais dit que je voulais faire ça. Et d’y être !

Marco : De mon côté, je suis resté 15 minutes dehors. Je déteste ces concerts où tu es sur scène mais tu as l’impression d’être à côté. Il n’y avait rien à faire : j’avais trop peur, je suis arrivé 5 minutes avant comme toujours de toutes façons (Rires) mais j’étais angoissé. Je ne monte jamais sur scène en ayant vraiment peur, je panique un petit peu, la température monte, j’ai les mains moites… Mais tout ça c’est normal.


Mais j’imagine malgré tout que ce n’est pas ton meilleur souvenir ?

Marco : Non, non ! En fait, j’en ai deux. La tournée en Indonésie, on était arrivés pour faire de la musique, on a fait la révolution quand même. C’était dingue ! Et notre premier gros festival, quand on a compris quelle vie pouvait nous être proposée si on était assez bons pour ça. Tu arrives sur un site où 300.000 personnes sont présentes et où tout est fait pour que tu fasses de la musique et que tu t'éclates.

Yarol  : Et même si c’est encore un peu jeune comme souvenir, je pense qu’on peut citer La Cigale et le Bataclan qu’on vient de faire ainsi que le Festival Chorus des Hauts de Seine. On était sur un petit nuage ! 


 

Au contraire le pire ?

Marco : A Madrid ou Barcelone, c’était un festival hyper important avec une salle au centre... Je monte sur scène et sur la première chanson, je me pète la voix ! C’est le cauchemar de tout chanteur. Ça ne m’est arrivé qu’une fois !

Yarol : Et c’est revenu au bout de 3-4 minutes, je crois, le temps d’une chanson. On a un peu chanté en attendant !

Marco : J’ai également en tête un concert pas cool : c’était le dernier concert de la dernière tournée qu’on a faite à Durban en Afrique du Sud. On était parti avec des t-shirts… et comme c’était l’hémisphère opposé, on s’est pelé le cul pendant 3 jours sachant que c’était un festival outdoor. On s’est embrouillé et c’est là qu’on s’est dit qu’on allait arrêter.

Yarol : Tous ces souvenirs avec le recul ne sont pas si mauvais en fait...


On a commencé l’interview avec la question qu’on vous avez trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

Marco : C’est dur !

Yarol : Elle est relou ta question (Rires) ! Allez, je ne sais pas : "Quand est-ce que vous allez faire du vrai prog ?" (Rires)… Et parfois, on n’est pas loin !

Marco: Dans 'Morphée', il y a des éléments.

Yarol : C’est pas du Dream Theater (Sourire) !

Marco : En revanche, j’adore Yes. Quel nom de groupe de dingue, Yes !

Yarol : Ou alors "A quand un opéra funk ?"

Marco : J’adorerais faire ça ! Il y a des opéras rock mais nous serions les premiers à faire un opéra funk, mec (Rires) !

Yarol : Attends, faisons un premier album et ensuite, on verra !

 

Merci

FFF : Merci à toi


Merci à Nestor et pour leurs contributions...


Plus d'informations sur http://fff-musique.fr/
 
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