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A PROPOS DE:

RED MOURNING (13 MAI 2014)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
DEATH METAL

A l'occasion de la sortie du très remarqué "Where Stone and Water Meet", Music Waves a rencontré 'JC' chanteur d'un groupe pas comme les autres...
STRUCK - 25.08.2014 - 4 photo(s) - (0) commentaire(s)

Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Hoog ‘JC’ Doorn : La question qui consiste à me demander de raconter l’histoire du groupe !


Que s’est-il passé depuis 2010 où Music Waves vous avait découvert en première partie de Klone et avait déjà souligné que le plus intéressant vous concernant était le titre présenté en avant-première qui sonnait plus naturel ?

Et bien, ce deuxième album est sorti depuis (Sourire) : on a beaucoup tourné avec ces nouveaux titres. On essaie de renouveler au maximum la set-list pour les gens, pour nous… pour ne pas rester statique. On a continué à composer, on a regardé derrière nous en constatant qu’on avait sorti un premier album en s’en sortant plus bien, on en avait fait un deuxième avec un label, on a tourné en France, en Belgique… et on est toujours là ! Ça veut dire qu’on se supporte (Sourire) et qu’il y a une communication musicale qui se fait entre nous.


Peut-on dire que vous avez encore peaufiné et réellement trouvé la recette Red Mourning comme l’utilisation de l’harmonica qui est désormais une évidence pour les passages mélancoliques alors qu’elle sonnait comme un passage obligé ?

C’est vrai que plus ça va, plus on arrive à trouver notre propre identité ! J’espère que ce chemin sera encore long… J’espère qu’on va continuer à trouver de nouvelles idées, de nouvelles expériences, de nouvelles façons personnelles de s’exprimer… Mais c’est clair qu’on a fait un pas sur cette route et effectivement, là où on avait poussé le délire harmonica à fond sur le deuxième album, on s’est un peu moins aventuré sur ce chemin-là et il est devenu un élément parmi d’autres comme la slide guitare…



Tu parlais d’un pas sur cette route, est-ce que cet album marque un tournant dans la carrière de Red Mourning, comme avec cette journée promotionnelle ?

Disons qu’on a les pieds sur terre. On reste malgré tout un groupe de metal, un style qui n'est pas grand public notamment en France. Ce n’est pas notre métier, ça ne le sera jamais… Ce sont des choses dont on a conscience, on n’a pas la grosse tête, on prend au sérieux ce que l’on fait mais on ne se prend pas au sérieux nous-mêmes (Rires) ! Petit à petit, avec le premier album, on a trouvé un label, sur le deuxième, on a commencé à tourner un peu partout et sur le troisième, on fait cette journée promo… Il faut qu’un groupe vive, progresse à tous les niveaux.


Peut-on dire qu’à l’instar des pochettes, "Pregnant with Promises" Red Mourning était un projet encore au stade embryonnaire avec des promesses qui se sont concrétisées sur "Where Stone and Water Meet" où on voit le personnage déchaîné qu’on pourrait imaginer être le nouveau né ?


C’est bien vu, je n’avais pas pensé à ça (Rires) ! C’est un processus qui s’est enclenché précisément sur le maxi "Six for Six" sorti en 2006 qu’on a fait après la démo éponyme sortie en 2004, on s’est posé la question de l’harmonica… On s’est dit que ça n’était pas sérieux, on jouait du metal mais très rapidement, on ne s’est plus posé de question, c’est notre musique, on fait ce que l’on veut (Rires) ! Ce moment a été un vrai déclic ! Et depuis, plus ça va, moins on se fixe de barrière.

Et quelque part, j’aime beaucoup ton image, honnêtement, ce n’était pas notre raisonnement premier mais peut-être qu’inconsciemment, c’était notre idée : il n’y a pas de hasard (Sourire) !


Peaufiner au point que comme le dit la chronique de Music Waves : "Where Stone And Water Meet" est un album de blues du vingt-deuxième siècle propre à réconcilier ou réunir les férus de guitares en tout genre ?

(Rires) C’est vrai qu’il y a beaucoup de guitares différentes sur cet album : il y a trois slide guitares différentes, des guitares avec des accordages différents…
Mais on est malgré tout un groupe de metal : on se voit comme tel avec le gros son saturé. Mais ensuite, nous avons différentes influences comme le blues qui est la principale. Et on a un univers musical et visuel…


A propos de visuel, vos photos évoquent plus un groupe de black metal : est-ce une volonté pour dérouter ?


Oui et non ! Le but n’est pas de dérouter mais humblement, nous avons la volonté de faire original. On veut faire quelque chose de différent : ça ne sert à rien de refaire Metallica et je ne sais même pas si nous en serions capables !
Je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est notre influence majeure mais le black metal est également une influence pour nous surtout sur ce troisième album avec des accordages mineurs. Même au niveau de la slide guitare les accordages mineurs donnent ce côté hybride. Le lien se retrouve aussi dans le côté nature, boueux, terreux…
Tout cela n’est pas facile à synthétiser en quelques mots comme les croix que j’ai sur mes mains parce que je suis "straight-edge", ça peut paraître décalé mais ça fait partie de moi !


Ce qui m’intéresse, c’est de créer des allusions, des images et d’essayer de faire à mon humble niveau des choses un peu poétiques parce que quand j’écoute un groupe, j’aime bien pouvoir m’approprier leurs paroles et ainsi me projeter


Quels sont les thèmes abordés par vos chansons ?

J’ai écrit les paroles : c’est une façon pour moi d’extérioriser, d’évacuer mon ressenti, mes émotions, mes sentiments, mes expériences… Si j’ai ce besoin de les sortir, c’est que ces thèmes sont plutôt négatifs : cela peut-être des colères, des frustrations, de la tristesse…
Malgré tout, j’évite volontairement de faire des textes trop explicites, je trouve que ce n’est pas intéressant de raconter sa vie. Ce qui m’intéresse, c’est de créer des allusions, des images et d’essayer de faire à mon humble niveau des choses un peu poétiques parce que quand j’écoute un groupe, j’aime bien pouvoir m’approprier leurs paroles et ainsi me projeter. C’est ça que j’aime faire dans la musique !


La musique semble avoir un côté cathartique pour évacuer tes démons, que serais-tu devenu sans musique ?

Ah, ah (Sourire) ! Je n’évacue pas seulement que par la musique, j’évacue par le sport et d’autres trucs comme les théâtres d’impro…
  Çapeut paraître cliché de dire ça mais si je n’avais pas eu la musique, cela ressortirait sans doute d’une autre façon.


Si Calvin Russel est une référence pour vous comme ta voix l’indique par moment, comment as-tu réagi à sa disparition, alors qu'elle est passée totalement inaperçue en France en regard du talent de ce musicien ?

Je ne sais pas trop comment répondre à ça : la France n’est pas un pays de rock’n’roll, c’est une réalité qu’il faut accepter !


Red Mourning aurait-il eu plus de chance de réussir hors de France ?


Ce n’est pas une question que je me pose. Nous sommes ce que nous sommes parce que nous venons d’ici ! J’ai vécu dans pas mal de pays mais aujourd’hui, je vis en France et avec ces musiciens, on a réussi à faire cette musique. Peut-être que si on habitait ailleurs, ça nous aurait peut-être pris plus de temps parce qu’on aurait pas eu de boulot et donc pas pu faire de musique.

La France n’est pas un pays de rock, c’est comme ça. En revanche, on peut être heureux et fier de ce qu’on arrive à faire comme musique tout en gardant le sens des réalités, on n’est pas des stars !


Malgré tout, avec une telle journée promo, ne vous sentez-vous pas une âme de star ?

Non (Rires) ! J’ai croisé pas mal de mecs dans le milieu de la musique qui n’ont jamais sorti un album mais dans leur tête, ce sont des stars même si ils ne savent pas poser trois accords sur une guitare.
On est là pour faire de la promo et parce qu’on aime partager notre musique et pour que le groupe évolue.

C’est super chiant de parler ainsi mais la vie d’un groupe, c’est un peu comme la gestion de projets (Rires) ! On pourrait faire de la musique et juste la jouer dans notre cave mais on a cette envie de partager. C’est un peu moins direct sur album mais en concert, ça l’est vraiment beaucoup ! Je pense que c’est également le cas sur cd mais tu as une vraie communion avec les gens, tu donnes au public en fonction de ce qu’il te donne : c’est un vrai échange !


Au rayon comparaisons, 'Gun Blue' évoquerait un ZZ Top passé à la moulinette metalcore : acceptes-tu également la comparaison ?

(Rires) Bien sûr et bien vu ! Je kiffe ZZ Top à mort, le best-of tourne en boucle dans ma caisse…
Mais pourquoi ne pas accepter la comparaison ? ZZ Top a un côté bluesy et ils ont aussi osé des trucs assez fous.


Pourquoi avoir voulu mettre des passages d'ambiance (voix et sons enregistrés proche de la musique concrète) qui sont plutôt l'apanage des groupes progressifs ?

Je pense pouvoir donner deux réponses. La première est que nous sommes un groupe avec une sensibilité progressive même si on ne peut pas vraiment dire qu’on est un groupe de prog parce qu’on a des couplets/ refrains mais dans le groupe, on a des fans de Pink Floyd, Mastodon…

Et ensuite, le fait d’avoir capitaliser sur les deux premiers albums nous a donné des marges en studio avec cet ingénieur du son que l’on connaît dorénavant bien. Ça nous a également permis de mettre ces ambiances sonores qui font de cet album une espèce de voyage et qui lui donne une continuité, une unité. Tu pourrais l’écouter comme un morceau de prog de 40 minutes sans que cela nuise à la cohérence.


Toujours produit par Francis Caste, peut-on dire que c’est le 5e membre de Red Mourning ?

Carrément!


Même si je suppose qu’il doit être le 5e membre de plein d’autres groupes (Bukowski, The Sticky Boys, The Arrs...)…

C’est clair mais on a une vraie relation humaine, musicale et de confiance… On est sur la même longueur d’onde et il nous connait suffisamment maintenant pour savoir quand il peut nous mettre la pression pour qu’on aille plus loin et inversement, quand on commence à craquer et qu’il faut détendre l’atmosphère.
Il contribue à plusieurs niveaux en apportant également plein d’idées qu’on prend ou pas mais il est force de proposition : il s’engage corps et âme ! Ce n’est pas un mec avec qui on traite, quand on va chez lui, on sait qu’il est avec nous : c’est pourquoi quand tu dis cinquième membre du groupe, c’est une bonne façon de voir notre relation.


Si on cherche à avancer, on cherche aussi quelque part en partie à revenir aux sources

Comment et pourquoi est venue l'idée d'intégrer des éléments de musique "folklorique" sur 'Emily' notamment ?

Pour moi, c’est une facette du blues. A la base, le blues, c’est un mec avec une corde et qui chante. Ça fait partie de notre identité musicale donc si on cherche à avancer, on cherche aussi quelque part en partie à revenir aux sources parce qu’il y a des choses intéressantes à aller puiser dans les racines.

Parfois, on fait des trucs très compliquées avec des harmonies vocales, des trucs chargés… mais ce n’est pas une fin en soi. Plein de musiciens beaucoup plus géniaux que nous ont prouvé que parfois, tu n’as besoin que de trois accords pour créer un truc formidable : avec trois fois rien, tu peux transmettre une vraie émotion.


On a évoqué Klone, une question qui me taraude ; si Guillaume vous a programmé c’est qu’il apprécie votre musique. Pourquoi dans ces conditions n’êtes-vous pas signés chez Klonosphere ? Car ce n’est pas faire déshonneur à Bad Reputation en disant que ce n’est pas forcément le véhicule dédié à votre genre musical ?

C’est à la fois vrai et pas vrai ! Premièrement, ce n’est pas parce qu’on n’est pas dans la Klonosphère qu’on ne s’entend pas avec Klone et Guillaume qui est un mec super : sans prétention, nous partageons la même envie de faire de la musique un peu évoluée.
Après, nous avons une relation de confiance avec Bad Reputation. C’est un gars qui nous a signé quand on était personne et qui nous a fait confiance.


Et si vous êtes là aujourd’hui…

… C’est grâce à lui !
C’est vrai que c’est un label de rock’n’roll mais pourquoi pas : nous sommes ouverts d’esprit !


A ce propos, comment devrions qualifier votre musique metalcore bluesy/ groovy et si nous devions un nom plutôt death’n’roll ou bluescore ?

(Rires) Tout ça, c’est valide sauf que les étiquettes bougent et évoluent. Le dernier truc que j’ai entendu est Southern metal, ça colle aussi… même si certains groupes étiquetés Southern metal sont à des kilomètres de ce que l’on fait.



Aviez-vous conscience d’avoir passé un cap en termes de compos et que cet album allait vous faire atteindre les sommets des classements album 2014?


J’espère… Franchement, ce qui qui revient le plus quand on discute entre nous en répét’ c’est "Soyons nous-mêmes" ! On veut être honnête avec ce que l’on fait et si ça nous plait, on s’en fout, on le fait même si il faut que nous restions originaux.
On est toujours à la recherche d’originalité, ce sont des processus longs. Pour le coup, on vient de sortir notre troisième album mais on continue à composer, on a déjà des morceaux pour le prochain… c’est un truc en continu !
A part ces envies, on n’a pas d’idée derrière la tête… certes on a des rêves : on aimerait bien rejouer au Hellfest mais on se dit que ça viendra naturellement : on n’a pas d’objectif au-delà de ça !


Avez-vous changé votre façon de composer sur cet album (groove et rythme avant toute chose) ?


Non ! Pour le coup, ça n’a pas changé depuis le premier jour : ça part souvent d’un riff de gratte et donc du cerveau de Romaric notre guitariste… On jamme dessus, c’est un dialogue : chacun amène ses idées, ses coups de gueule.
La seule différence est que pour cet album, on a voulu prendre le temps de créer et travailler ces interludes, ces ambiances.


Notre musique est très personnelle, introspective


Tu parlais de coups de gueule, l'heure est-elle toujours à la révolte et à la contestation dans la musique ?

Nous ne sommes pas un groupe avec un message politique, nous ne sommes pas là pour dire aux gens ce qu’il faut faire, on n’est pas là pour se révolter contre un système… Notre musique est très personnelle, introspective.

Après, il y a un forme de révolte liée à un sentiment d’injustice mais c’est encore à un niveau personnel.
Ça n’empêche pas qu’à titre personnel, j’apprécie que le monde musical soit un monde en première ligne en termes de liberté d’expression. La musique est pour moi le signe d’une société libre et d’une société qui peut s’exprimer ! Quand il n’y a pas de musique ou quand elle tourne en rond, c’est le signe que la société stagne ou est fermée.


Tu parlais d’injustice, quel est alors votre dernier coup de gueule ?

C’est difficile comme question ! D’un point de vue personnel, ce serait les derniers textes que j’ai écrit qui ne sont pas encore mis en musique. Du coup, c’est très personnel et je ne sais pas si ça va parler aux gens : j’ai parfois le sentiment de perdre mes repères, mon identité en faisant des choses qui ne me correspondent pas.


Et pourquoi le fais-tu alors parce que la société te l’impose ?

Je ne sais pas, ce n’est pas une réflexion que j’ai menée jusqu’à son terme… C’est peut-être tout simplement moi-même qui change, je me vois changer et je n’ai pas envie : c’est une révolte très personnelle !


Le sentiment de vieillir ?

Pour le coup, je reste jeune dans ma tête : il n’y a que ça qui compte ! Mais c’est peut-être ça aussi…


Qu’attends-tu de cet album ? Est-ce que les premiers retours sont à la hauteur de vos espoirs ?

C’est très difficile à dire. On est très ouverts et on accepte les critiques bonnes ou mauvaises parce que même dans les mauvaises, ce qui est écrit n’est pas totalement faux. De façon générale, les mecs qui prennent le temps et la peine d’écrire des chroniques n’écrivent pas de la merde. On sait qu’il y a des gens qui apprécient ce que l’on fait, plus ça va, plus les gens apprécient mais peut-être qu’un jour, ça sera le contraire…

Ce qui est certain, c’est que l’album est à la hauteur de nos attentes. Pour l’anecdote, j’ai un moment très précis en tête -le dernier jour de studio- on fait le mastering, on écoute tous l’album, c’était la première fois qu’on prenait tous du recul et même si ça peut paraître très prétentieux, on s’est dit qu’on avait fait un truc mortel !


Vous vous êtes demandés si c’était bien vous les responsables ?

(Rires) Oui, c’est vrai !


Quelle est la prochaine étape dans la carrière de Red Mourning ?

On a joué en France et en Belgique, aujourd’hui, j’ai vraiment le souhait jouer aux Pays-Bas, en Angleterre, en Suisse, en Allemagne… me frotter à d’autres publics et voir ce qu’il se fait ailleurs. J'ai envie de voir comment sont les gens et ce qu’on peut partager avec eux. Comme on a pu le constater dans différentes régions de France ou en Belgique, les gens réagissent différemment selon les endroits.
Cela signifie donc tourner plus, on aimerait faire plus de concerts : on adore ça !
Puis, sortir notre prochain album…
Tenter de nouveaux trucs. On a tourné un clip plus abouti, plus personnel pour le troisième album qui sort le 23 mai et pour marquer le coup, on fait une release party au Black Dog avec nos potes pendant laquelle on va projeter pour la première fois ce clip.
A court terme, on va faire différents concerts mais on va également tourner un deuxième clip qui représente aussi une étape.


Question traditionnelle de Music Waves, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

(Rires) Je serais tenté de me répéter, ce serait le dernier jour de studio du troisième album…


… signifiant encore une fois que cet album est vraiment marquant dans la carrière de Red Mourning…


C’est un moment de grâce après six semaines pendant lesquelles tu en chies. Mais tu pourrais également écouter le résultat et constater que c’est raté parce qu’on n’est pas des génies et on pourrait se foirer (Rires) !
Mais dans le cas présent, au risque de paraître prétentieux, le résultat était fou !


Tu as évoqué ton meilleur souvenir, au contraire quel pourrait être le pire ?

Je dirais que c’est le deuxième album, non pas parce que l’album était raté mais j’étais insomniaque à l’époque et cela avait des répercussions sur ma voix. J’en ai vraiment chié pour enregistrer !
Avec le temps, tu prends un peu de distance avec ces souffrances passées mais c’est un truc qui ne s’effacera jamais.


Le but n’est pas de raconter ma vie mais plutôt de sortir des émotions parce que ça m’aide mais aussi parce qu’effectivement, il en sort quelque chose de beau !


Tu as évoqués pas mal de sentiments négatifs… Rassures-nous, tout va bien aujourd’hui ?

Je pense qu’on est comme on est : chacun a des hauts et des bas avec des moyens qui réussissent plus ou moins pour gérer cela. J’ai des trucs qui marchent vraiment bien dans la vie, d’autres sont plus difficiles… comme tout le monde !
Comme dans les textes, le but n’est pas de raconter ma vie mais plutôt de sortir des émotions parce que ça m’aide mais aussi parce qu’effectivement, il en sort quelque chose de beau !
J’envisage la musique comme de l’émotion, ce n’est que de l’émotion d’ailleurs.


Si tu devais résumer la musique de Red Mourning en un mot, ce serait celui-là ?

Oui ! L’émotion et la sincérité : on sort ce que l’on a sur le cœur !



On a commencé par la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ou à laquelle tu adorerais répondre ?

(Rires) Comment répondre à ça ? C’est trop dur !
Si tu veux, on a beaucoup en tête le côté musical -quels instruments, quels amplis, quels effets, quels micros…- c’est quelque chose très présent dans notre esprit dont on parle finalement peu en interviews…


Mais cela veut également dire que vous avez bien travaillé à savoir que ce qui nous importe c’est l’émotion et pas les moyens dont on parlerait sûrement avec un groupe technique…

C’est vrai !


Le mot de la fin aux lecteurs de Music Waves ?

Merci, je suis très content d’avoir fait cette interview. Je suis très content que des gens s’intéressent à des groupes un peu atypiques. J’essaie d’avoir l’esprit très ouvert en écoutant plein de musiques différentes, il y a des choses cools à prendre partout et c’est très plaisant d’échanger avec des gens qui ont la même ouverture. Je constate que plus ça va, plus les publics se décloisonnent !


Merci à ThibautK pour sa contribution..


Plus d'informations sur http://www.redmourning.com/
 
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