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SEBASTIEN PATOCHE (17 JUIN 2014)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
AUTRES

En cette année de Coupe du Monde de football, Sébastien Patoche a enregistré l'hymne non-officiel mais porte-bonheur des Bleus. Pour cette raison (et bien d'autres), Music Waves a rencontré le phénomène responsable de 'Quand il pète, il troue son slip'...
STRUCK - 04.07.2014 - 4 photo(s) - (0) commentaire(s)
Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Sébastien Patoche : On m’a beaucoup demandé si je portais une perruque… alors que non !


Ton hymne 'On va la foutre au fond' n’a finalement pas été retenu comme titre officiel de l’équipe de France, déçu ?

Non parce que le but n’était pas que l’équipe de France retienne cet hymne en hymne officiel mais que les supporters de l’équipe de France chantent lors des matchs 'On va la foutre au fond'.


En revanche, si la Fédération Française de Football n’a pas souhaité valider ton titre, le Brésil en preuve de contestation n’a pas passé la Marseillaise lors de France-Honduras... Es-tu fier que Sébastien Patoche soit le porte-bonheur de l’équipe de France à la différence de Johnny qui nous a porté la poisse ?

(Rires) Ecoute pour l’instant c’est bien parti ! Il faut également souligner que la chanson démarre par "Direction Rio/ Et 1, et 2 et 3-0"…





Tu avais tout même prédit et même ce quasi-hat trick de Benzema…

Exactement, "le coup du chapeau" on l’avait prédit !
Pour l’instant, on est bien (Sourire) !


J’en profite maintenant parce que j’ai l’impression que c’est le moment !



Ton actu est ce deuxième album de Sébastien Patoche "Look d’Enfer" un an après la sortie de "J’emmerde les bobos", une matinale sur D17… comment expliques-tu cette boulimie de travail ?

Je suis un passionné, je suis passionné par ce que je fais, j’adore travailler avec mon équipe, j’adore créer, écrire… Et quand on nous donne l’espace pour le faire, franchement, je ne peux pas dire non.
J’ai d’autres projets : peut-être que d’ici quelques temps, je m’éloignerais un peu de la télé si ces projets marchent…
J’en profite maintenant parce que j’ai l’impression que c’est le moment !


100.000 exemplaires vendus du précédent album dans l’industrie du disque morose comment expliques-tu cela ? Comment expliques-tu cette popularité subite et assez incroyable depuis un an finalement, peut-on dire que tout ce que touche Hanouna se transforme en or ?

(Rires) Sébastien Patoche est l’extension de Touche Pas à Mon Poste, certes il y a les Replays pour les gens qui veulent rester dans l’ambiance, mais le succès est surtout dû à Touche Pas à Mon Poste. C’était formidable et on s’est vraiment énormément amusé !
Ensuite, je pense que c’est arrivé au moment où les gens avaient envie de déconner. C’est arrivé au bon moment.
C’est toujours la même chose, c’est inexplicable : il y a un peu de chance, de l’exposition…


Toi qui a notamment été connu pour avoir été l’acolyte de Cauet et qui a connu une relative traversée du désert, cela explique-t-il cette activité ?


Ce n’est pas forcément conscient de ma part mais il y a sûrement de ça.
Il y a aussi le fait que j’ai envie de faire plein de choses : j’écris des chansons, je suis en train de finaliser l’écriture d’un film…
Ca me plait de faire ce que je fais : je me lève le matin en me disant "qu’est-ce que je vais pouvoir faire ?".


Tu parles de te lever le matin alors que pour le français moyen…

… c’est la nuit (Rires) !


Tu te lèves à quelle heure ?

4h30.


Pour un coucher à ?

En fait, je fais une petite sieste dans la journée et je me couche à 23h30 ou minuit…


Tu nous rassures, tu peux voir tous les matchs de l’équipe de France !


Je regarde tout, tous les matchs de la Coupe du Monde !





On l’a dit, cet album fait suite à celui sorti l’an dernier, n’as-tu pas peur de donner l’impression de trop exploiter le filon ?


Il y a sûrement des gens qui me le reprocheront mais ma démarche n’est pas celle-ci.
J’ai voulu faire sur cet album ce que nous n’avions pas pu faire sur le premier album : un duo avec Ophélie Winter, faire venir Jimmi Foxtrot, Pitchouno, faire des morceaux un peu rétro années 1980, genre Début de Soirée…


Et tu as fait appel à une super compositeur…

… Exact pour 'Crotte de Nez' !


Avec des répliques déjà cultes et d’ordre sanitaire…

Et c’est vrai (Sourire) !
En fait, je prends les mêmes ingrédients en changeant un peu la recette. Après, on ne s’est pas posé la question de savoir si c’était ce que les gens voulaient. Si on avait voulu entrer dans une démarche purement mercantile, on n’aurait repris que des chansons comme sur le premier album. Pour cet album, on a essayé de faire évoluer cela. J’espère que ça fonctionnera et si jamais ça fonctionne moins, au moins on aura fait ce qu’on avait envie de faire !


Si je te dis que Cartman est le Michael Youn des années 2010 : trouves-tu que mon résumé est péjoratif ? Es-tu conscient que s’entourer de Vincent Desagnat renforce ce parallèle ?

Pour commencer, si on me dit ça, je suis flatté. J’ai beaucoup de respect pour Michael : pour sa carrière, ce qu’il a fait…


Tu as évoqué un film. Est-ce que tu te projettes en essayant consciemment ou pas de suivre ses pas couronnés de succès ?


Il y a une configuration qui fait que je suis un peu obligé de suivre le même chemin. J’ai démarré sur La Méthode Cauet à peu près au moment que Michael. Ca s’est arrêté, j’ai produit une série, j’ai monté une boîte de production… Un cheminement beaucoup plus confidentiel, avec moins d’exposition.
En revanche, ce qui est marrant c’est que les gens n’avaient pas oublié La Méthode Cauet…


Tu avais laissé une trace…

Oui, en tous cas, il y avait un petit côté Madeleine de Proust pour pas mal de gens.
Et quand je suis revenu sur D8, il y a eu des gens qui ont eu plaisir à me retrouver, d’autres me découvraient et ceux qui ne m’aimaient pas avant et qui ne m’aiment toujours pas ce qui est normal.
Et pour revenir au film que j’écris, ça n’a rien à voir avec Sébastien Patoche, avec des personnages que j’ai pu faire avant… c’est autre chose : c’est une histoire de potes que j’avais envie d’écrire. Mais un film, c’est long à monter, ça peut s’arrêter à tout moment…
Donc quand on me compare à Michael Youn, je suis super flatté et honnêtement, j’espère avoir le quart de sa carrière.


'Beau Black' avec Jimmi Fox Trot, 'On est au max' avec Pitchouno, Connection Becké sur le précédent album, est-ce que le prochain album marquera la présence de Rachid Dallas ?

(Rires)


D’où te viennent ces idées de créations de personnages totalement barrés et drôles ?

Ca part toujours de la même question : "Comment pourrais-je amener un quizz différemment ?" et donc trouver le sujet, la mécanique, le personnage.
Il faut donc d’abord trouver le sujet du quizz : télé, personnalité, musique de films… et par quel personnage le faire.
Par exemple, qu’est-ce qui pourrait être marrant concernant un quizz musique de films ? La flûte est l’instrument le plus pourri qui existe. Et comme je fais des conneries, j’arrive à jouer de la flûte avec le nez : on créé le nasoflûte et Bernard Tarin !

Et pour revenir au début de ta question, on s’est dit que ce serait super drôle d’avoir un personnage chanteur de raï qui se prend en star du raï mais qui vient en survêt’, avec les chlekas, les Ray-bans… C’est devenu Rachid Dallas !

Il y a des personnages qu’on ne fait que pour la matinale comme Les Oklahoma Brothers où on se tape sur les joues et d’autres s'exportent comme Jimmi Foxtrot qui est né dans le Show le Matin. C’est un peu la mécanique, on teste avant sur la matinale : Show le Matin est un peu un laboratoire !


Cet album comporte outre l’hymne officieux mais porte bonheur de l’équipe de France, comporte 'Crotte de Nez' très typé 'Le bonhomme en mousse', des featurings de Jimmi Foxtrot sur 'Beau Black' très typé 'J’aime trop ton boule' de Fatal Bazooka, Pitchouno sur 'On est au max' mais surtout le titre éponyme accompagné d’Ophélie Winter ; peux-tu nous raconter les coulisses de cet énorme buzz ?

Ophélie est une copine que je connais depuis très longtemps, on avait envie de déconner ensemble depuis un long moment. L’opportunité ne s’était pas présenté jusqu’à ce qu’on trouve que ce duo complètement improbable : Ophélie Winter/ Sébastien Patoche !


Même si musicalement, ça a du sens…

Ce qui est génial c’est que nous sommes aux antipodes : Ophélie est de plus en plus pointue dans sa musique…


Sébastien Patoche aussi désormais…

(Rires) Un petit peu. L’idée était de faire quelque chose de drôle avec ces deux univers.


Nous sommes conscients que ce que nous avons fait sur le premier album a un côté exceptionnel, magique… comme passer devant les Daft Punk. Ca va être compliqué de créer le même buzz !


Après 100.000 albums vendus de "J’emmerde les Bobos" qu’attends-tu de cet album ?

J’attends juste que les gens l’aiment. Nous sommes conscients que ce que nous avons fait sur le premier album a un côté exceptionnel, magique… comme passer devant les Daft Punk. Ca va être compliqué de créer le même buzz !






Quelle la prochaine étape ? L’eurovision / un film / la retraite… ?

(Rires) Ca peut être les trois ! Vraiment !
Le jour où ça ne m’amusera plus de faire Sébastien Patoche, il prendra sa retraite et je continuerai de m’amuser : c’est aussi simple que ça !


Que souhaites-tu qu’on retienne de toi dans 10 ans ?


Que je vous ai bien fait marrer !


Tu es responsable d’hymnes comme 'Quand il pète il troue son slip'. Es-tu fier de ton œuvre et penses-tu toujours l’être dans 10 ans justement ou quand tu le présenteras à tes petits-enfants ?

Tout dépend par quel prisme tu vois cela. Il y a un journaliste, Bertrand Décale, qui fait l’histoire des tubes sur France Musique. Et un jour, il a fait l’histoire de 'Quand il pète il troue son slip' en faisant écouter dans le même temps 'Et v’lan passe-moi l’éponge' de Fernand Raynaud, 'Le Zizi' de Pierre Perret, des chansons de Brassens… en posant la question de savoir si finalement Sébastien Patoche n’était pas dans cette veine-là ? Bien entendu, je n’ai pas le talent de Brassens… ce n’est pas la même chose !
Parfois, je reçois des messages de personnes me disant : "C’est bon, Sébastien Patoche, ça suffit. On a compris !". A l’inverse, d’autres m’envoient des vidéos de leur fils kiffant sur Sébastien Patoche : c’est ça qui me fait plaisir ! C’est fou de pouvoir faire ça !


Questions traditionnelles de Music Waves, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?


C’était il n’y a pas si longtemps que ça. J’étais invité par Nikos Aliagas pour Les Succès de l’Année. J’ai chanté « On va la foutre au fond » sur la scène d’un Zénith plein entre Cris Cabb, Pascal Obispo et Tal.
Premièrement, on a chanté cela au milieu de ces artistes et deuxièmement, on a vu que ça plaisait aux gens. Il y a un truc qui est très bizarre : je me rends compte que les gens arrivent à faire la différence entre nous qui sommes un sketch et la vraie musique.


Je suis d’accord sans l’être : regarde Patrick Sébastien dont la musique cartonne…


Oui mais c’est Patrick Sébastien, c’est lui, moi, je suis un personnage.


On peut faire des conneries et essayer de bien les produire [...]. Le faire avec le même plaisir sans se dire qu’on est des vrais artistes : on ne fait que des sketchs finalement.


Tout à fait mais je parlais en termes musicaux…

C’est sûr que c’est de la musique pour déconner.
Il y a des gens qui adhèrent et d’autres non. C’est comme au cinéma, il y a des drames, des biopics et des comédies. Et ces dernières ont toujours été un peu lésées lors des récompenses des Césars par exemple…
On peut faire des conneries et essayer de bien les produire, essayer de les écrire pour que ça sonne vraiment, essayer de trouver des mélodies. Le faire avec le même plaisir sans se dire qu’on est des vrais artistes : on ne fait que des sketchs finalement. Je perçois chaque chanson de l’album comme un sketch avec une histoire, un début, une fin, une chute, des vannes… Et l’idée était d’essayer de rendre cet album plus musical que son prédécesseur mais c’est la seule différence.


Au contraire, le pire souvenir… ne me dis pas cette interview ?


(Rires) Non, ce n’est pas cette interview !
Franchement, je dois avoir de la chance mais je n’ai pas en tête de pire souvenir. Pour l’instant, tout s’est bien passé…


Et ce ne devait pas encore être le cas avec ce nouvel album.


J’espère (Sourire) !


On a commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?

La question à laquelle j’adorerais répondre est "Est-ce l’album de la maturité ?" (Rires) !


Non, c’est tellement cliché !

J’aimerais qu’on me pose deux questions finalement "Est-ce l’album de la maturité ou de la consécration ?" et je répondrais que c’est l’album de la "consécrité" (Rires) !



Avant de se quitter, un dernier mot aux lecteurs de Music Waves ?


Un grand bonjour à tous les lecteurs de Music Waves. J’espère que l’album vous plaira. Rendez-vous sur le Facebook, le Twitter pour que nous restions en contact. Et enfin, vous pouvez toujours pré-commander l’album sur i-Tunes : ça nous fera plaisir et surtout au producteur (Rires) !


Merci beaucoup


Merci !


Plus d'informations sur http://www.sebastienpatoche.net/
 
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