MW / Accueil / Articles / COMPTE-RENDUS DE CONCERT - HELLFEST OPEN AIR 2014 - JOUR 3
TITRE:

HELLFEST OPEN AIR 2014 - JOUR 3


TYPE:
COMPTE-RENDUS DE CONCERT
GENRE:

-



Dernier jour et non des moindres de ce Hellfest 2014 !
PHILX - 18.09.2014 -
48 photo(s) - (0) commentaire(s)

On se lève vers 9h pour partir de notre camping de fortune, direction Clisson, le temps d’admirer les belles fortifications bien conservées. On se redirige vers le Hellfest et avant le concert de Lofofora vers midi, on tue le temps en visitant l‘Extreme Market.


Lofofora

C’est un groupe emblématique de la scène métal française, une raison suffisante pour regarder leur première prestation au Hellfest. Le charisme de Reuno sur scène, le leader/chanteur, aide à apprécier le show. Avec ses paroles engagés et son regard batailleur, il a conquis une foule déchaînée. Le nuage de poussière accompagnant le show de Lofofora prouve que les pogos pleuvaient sous la Mainstage. Reuno est en forme et transmet sa hargne au public qui enchaîne les circles pit au gré des titres. Il en profite pour parler des intermittents, annonçant son soutien dans un discours galvanisant les festivaliers. On notera même l’apparition de Maxime Musqua sur scène pour un article du Petit Journal. Il tentera le Circle Pit dans la fosse... Ces vétérans ont véritablement lancé ce dimanche d’une fort belle manière!


Crowbar


Groupe mythique de métal qui fête ses 25 ans d’existence au Hellfest. On reste en retrait de la Mainstage pour se reposer et observer la prestation de Crowbar, très lourd, très puissant comme à l’accoutumée. Leur Sludge résonne devant les Mainstages, orchestré par son leader Kirk Windstein et sa voix puissante.


Soundgarden


Rajeuni de vingt ans, on a presque droit à un concert de Soundgarden tel que j’aurais aimé les voir à la précision près que le batteur d’origine n’était pas de la partie. Chris Cornell et Kim Thayil sont très en forme. Nous avons le droit à des tubes principalement issus des albums “Badmotorfinger” et “Superunknown” : Rusty Cage, Outshined, Jesus Christ Pose, Black Hole Sun, Fell on Black Days et tant d’autres. Chris est apparu sur scène très assagi, presque détaché.


Paradise Lost


Le groupe commence son set assez mollement en l'orientant vers une sorte de mélange entre cold wave et new wave façon Depeche Mode. Nick Holmes a pourtant la voix, mais pas l'humeur à donner plus. Ce dernier n'a jamais su créer l'ambiance nécessaire pour faire basculer le public. Après six ans d'absence, on aurait pu s'attendre à plus d’enthousiasme de leur part. Les commentaires à la sortie du set furent assez mitigées.


Powerwolf


Les Allemands grimés façon black dans leurs style bien à eux s'installent sur la Main Stage 1 pour un show magistral. L'ambiance ne tarde pas à s'envoler pour un show qui va finir d'en réveiller plus d'un. Le groupe entame le concert sur son hymne 'Sanctified With Dynamite' avec un public qui scande le refrain... Un vrai moment de communion dès la première chanson. S'enchainent alors les traditionnels 'Coleus Sanctus', 'Amen & Attack', 'Sacred & Wild' de "Preachers Of The NIght"... Falk Maria Schlegel, l'électron libre du groupe, fait des allers-retours incessants pour galvaniser la foule, alors que les frangins Charles et Matthew Greywolf s'en donnent à coeur joie. Malheureusement, l'heure avancée fait que le groupe ne jouera pas plus de 9 titres... Revenez-nous vite!






Dordeduh


Rendez-vous dans la Temple avec les Roumains de Doreduh, présents pour exploser quelques tympans avec leur Folk/Black Metal Atmospherique. L'ambiance est plutôt bonne, même si la température est montée d'un cran avec le soleil accablant. Réduits à un jeu de scène minimaliste, dans une fumée permanente, seul Sol Faur semble plus mobile, alternant entre le cimbalom et sa six-cordes.




Seether

Retour sur les Main Stages, plus précisément la 2, où les Sud-Africains de Seether s'intallent dans une ambiance déjantée. Véritables showmen, il vont littéralement jouer avec le public pour le faire monter jusqu'à la rupture et balancer leur nouveau son extrait de leur tout dernier album 'Isolate and Medicate'. L'accueil qui leur est réservé est très bon, et la fosse ne cessera de gonfler. La voix de Shaun est percutante et ne manque pas de justesse, alors qu'on se demande comment le trublion de Dale, très complice avec Bryan, arrive à jouer malgré toutes ses figures... Excellente prestation!




Lowrider

Les Suédois de Lowrider, un groupe reformé pour l’occasion plus de 10 ans après leur seul album, débarquent avec un style 90’s, vestes en jean, sobre et classe. Dès les premiers riffs, on sent que le public est heureux, l'ambiance est très joviale avec des pogos bon enfant. En 45 minutes, le groupe a enchainé un set qui transpirait le stoner, avec des guitares vomissant une distorsion jouissive dans l’enceinte de la Valley. Le spectre des formations comme Kyuss ou Queen of the Stone Age n’était pas loin.


Repulsion


Après les émotions de Lowrider, quoi de mieux qu’une prestation de Repulsion, groupe culte ayant donné ses lettres de noblesse au Death/Grind. Oui car dans les années 80, un groupe qui jouait aussi vite, avec un son assez crade et des vocaux répulsifs, c’était plutôt novateur ! Ssous la Altar, Repulsion ajoué vite, très vite, sur des titres comme « Maggots in Your Coffin » ou « Black Breath » issues d’Horrified, le tout avec un son à faire pâlir un mort.


Angra

Les très attendus speed metalleux brésilens d'Angra arrivent en mode grandiose sur fond de 'Jerusalem', extrait de "Vangelis", sur la Main Stage 2 devant des fans qu'on ne compte pas. Et c'est parti pour une sorte de Best of du groupe, passant d'un album à l'autre : "Angels Cry", "Holy Land", "Temple of Shadows", "Fireworks"... Tous y passent alors que Rafael Bittencourt et Kiko Loureiro se baladent, saluant la foule, enchainant gestes démonstratifs et autres techniques avec une facilité déconcertante. Fabio Lione qui arpente la scène, recevra autant d'amour qu'il en donne. 






Black Tusk


Les 3 membres donnent de la voix pour donner corps à un son Sludge qui fait admirablement son effet sous la Valley ! Ca cogne sévère, le groupe est heureux de jouer et ça se ressent.


Alter Bridge

On revient sur la Main Stage I, où on retrouve Alter Bridge pour leur second Hellfest, après celui de 2011. L'occasion est trouvée de jouer les titres de son dernier album "Fortress", sorti l'an dernier, et d'alterner principalement avec des morceaux de "BlackBird". Le groupe est ici comme chez lui, et Myles jouera bien 5 minutes à faire rugir tantôt les côtés de la fosse tantôt le centre. Chanteur hors pair, connu pour sa couverture de 4 octaves, il se balade, trahissant son bonheur d'être là, à nouveau. La chaleur n'est plus un mythe, les pompiers viendront à la rescousse des métalleux en manque de fraicheur pour les arroser avec leur grande lance. Effet est garanti.






Unleashed


Groupe culte du Death Suédois, avec une mention spéciale au premier album "Where No Life Dwells". C’est un concert particulier pour le groupe car il vient fêter ses 25 ans, une bonne manière de dire que le show était à la hauteur de l’événement. Autant dire que les vikings d’Unleashed ont tout laminé sur leur passage, grâce à des rythmiques chargées et destructrices.


Annihilator

Retour sur la Main Stage 2 (vous nous imaginez courir sans arrêt pour relier toutes les scènes, à chaque fois?) pour applaudir, que dis-je ACCLAMER Jeff Waters et sa formation d'Annihilator. Comme prévu, Dave Padden ne se met pas très en avant, mais n'a pas à rougir de sa prestation. De toute façon, le son claque tellement fort qu'on s'en fout ! Le canadien nous jouera évidemment quelques titres de son dernier "Feast" et ravira les fans des époques d'"Alice in Hell" (1989), et "Never, Neverland" (1990). La claque musicale fut immense et on peut calmement et sereinement attendre la venue de Behemoth....








Behemoth

On enfonce le clou de la musique extrême sur le Main Stage du Hellfest avec les polonais controversés de Behemoth, menés par Môssieu Adam Darski, en forme olympique. Consacrant seulement un tiers de sa setlist à son dernier album, "The Satanist", à égalité avec "Semigod", le groupe jongle avec brio parmi des titres qui font mouche. Zbigniew Robert Promiński se balade littéralement et affiche un sourire qui tranche avec son look si dark. L'ambiance est énergique, le public ne laisse plus un mètre carré de libre dans toute la fosse qui s'étend maintenant jusqu'aux bars et à l'entrée de la grande roue derrière. 









Soilwork

Il est temps de se ré-enfermer sous la Altar pour venir applaudir les Suédois et notre petit français Sylvain Coudret de Soilwork, Contrairement aux attentes, ce n'est pas The Living Infinite, sorti l'an dernier qui monopolisera leur setlist, mais un beau panel de son oeuvre. Le plancher de la scène cèdera sous le poids du bassiste, alors qu'on est au milieu de la somptueuse 'Spectrum of Eternity' après que le public ait scandé cet hymne. Signe de faiblesse pour cette scène qui en est à son 26e groupe du week-end, l'incident sera résolu moins de 10 minutes plus tard, sans blessé à déclarer, heureusement. Encore un moment épique qui restera marqué dans les esprits des nombreux fans du groupe et leur permettra de dire "J'y étais!".






The Misfits

Dernier passage pour Music Waves devant la Warzone qui accueille The Misfits... Oui, oui, ce célébrissime groupe de punk Américain des années 70 qui foule pour la deuxième fois le sol Clissonnais (après son passage en 2009). Toujours aussi graphique, le groupe n'affiche pas un signe de faiblesse, ce qu'on ne peut plus dire du public, qui accuse de 3 jours de fête non stop... Belle performance des Américains cependant!




Emperor


Afin de fêter les vingt ans du cultissime ‘In The Nightside Eclipse’, premier album d’Emperor, le groupe norvégien a décidé de le jouer en entier au Hellfest La scène est quant à elle bien mise en valeur : un énorme poster d’un détail de la pochette de In The Nightside Eclipse (le cavalier de l’Apocalypse) trône derrière le batteur et les lumières bleues et violettes s’accordent elles aussi pour fêter le mythique album.

A l’aide de lumières teintées de rouge et de bleu, Emperor a captivé une foule qui était dense et surprise d’entendre du Black Metal avant Black Sabbath. Le son est parfait, violent et criard. Ihsahn est au rendez-vous, n’hésite pas à communiquer avec le public sans trop en rajouter. Ce qui frappe, c’est la maturité incroyable du groupe, les membres d’Emperor ont l’air plus que sérieux et jouent leur musique avec efficacité et sans jamais donner dans le show burlesque. Il semble que même les éléments sont là pour fêter ce grand moment, car c’est bien pendant le show des Norvégiens que la nuit tombe, un début de concert éclairé qui vient se terminer dans la sombre luminosité de la lune avec le magnifique Inno A Satana. Dernier coup de cœur pour moi en ce dimanche en Enfer.


Black Sabbath




La dernière tête d’affiche du Hellfest 2014 entre en scène, et pas des moindres : Black Sabbath, considéré comme le premier groupe de métal. Après avoir dû annuler sa venue en 2012 et remplacé par un show d’Ozzy Osbourne écourté pour cause de problèmes vocaux, la légende britannique entre en scène sur le classique "War Pigs", un des titres les plus emblématiques du groupe. Et des classiques, il y en aura tout le long de cette heure et demi. La setlist est sélectionnée de manière à revenir aux racines du groupe en captant l’essence de ce que beaucoup de fans aimaient chez eux : des riffs massifs parsemés de soli mélodiques, accompagnés d’une voix incantatrice. N’allant jamais au-delà de Volume 4, à part pour les deux titres de 13, dernier album du groupe, et pour l’intro de "Paranoid", qui n’est autre que le riff de "Sabbath Bloody Sabbath", Black Sabbath enchaîne les classiques tels que "Snowblind", "Iron Man" ou encore "Children of the Grave".

Côté groupe, ça joue vraiment bien avec une mention spéciale au bassiste Geezer Butler, toujours sobre dans son attitude, mais brillant dans ses parties de basses, qu’elles soient en solo, comme l’enchaînement jouissif de "Bassically" et "N.I.B.", ou qu’elles soutiennent les gros riffs de Tony Iommi. Au poste de batteur, on retrouve l’énergique Tommy Clufetos (Rob Zombie, Ozzy Osbourne), qui muscle le set en dynamisant certains titres, dont le classique Black Sabbath. Il possède une grosse frappe, il tape fort, peut être au détriment du feeling que Bill Ward, batteur originel du groupe, pouvait avoir.

En revanche, le frontman est bien à la peine vocalement. S’il n’a jamais eu des qualités vocales sensationnelles, le Prince of Darkness est poussif et assez souvent faux. En revanche, sa folie reste présente et il communique abondamment avec le public, entre deux imitations de coucou. Le public reste tout de même aux anges et obéit au frontman au doigt et à l’œil. S’il se montre un poil moins motivé sur les deux extraits de 13, il repart de plus belle en agitant les bras sur "Snowblind" ou en chantant en cœur le riff d’"Iron Man". Une belle démonstration de ferveur par un groupe de légende.







1349

Alors que la température extérieure a ENFIN diminué, celle dans les tentes est toujours aussi haute... 3e Hellfest pour les Norvégiens (après 2007 et 2011) qui, traditionnellement, ouvrent son spectacle avec le même rituel de cracheur de feu, de quoi faire encore monter l'ambiance de quelques degrés. Et c'est parti pour un Black frénétique qui achèvera les dernières cervicales, et colonnes vertébrales, s'il en reste. Les slams donnent leurs derniers élans et les oreilles prendront leurs derniers larsens... 







Ainsi s’achève le Hellfest 2014 qui aura accueilli pas moins de 150 000 fans de Metal, un record d’affluence pour le festival. On retiendra une atmosphère unique et festive grâce à la joie et à la bonne humeur des festivaliers du Hellfest. On a aimé la chaleur, les barbes saillantes, les filles dénudées, la bière, la chaleur, les groupes cultes, les groupes underground, les reformations et l’organisation (pas forcement parfaite, ce sera discuté lors du bilan du festival) d’un festival qui ne cesse de monter au niveau européen.

Merci Phenomena, PhilX et Lionel B Guichard pour les photos

 
(0) COMMENTAIRE(S)  
 
 
Haut de page
 
Main Image
Item 1 of 0
 
  • 2981
  • 2982
  • 2983
  • 2984
  • 2985
  • 2986
  • 2987
  • 2988
  • 2989
  • 2990
  • 2991
  • 2992
  • 2993
  • 2994
  • 2995
  • 2996
  • 2997
  • 2998
  • 2999
  • 3000
  • 3001
  • 3002
  • 3003
  • 3004
  • 3005
  • 3006
  • 3007
  • 3008
  • 3009
  • 3010
  • 3011
  • 3012
  • 3013
  • 3014
  • 3015
  • 3016
  • 3079
  • 3080
  • 3081
  • 3082
  • 3083
  • 3084
  • 3085
  • 3086
  • 3087
  • 3088
  • 3089
  • 3090
Haut de page
EN RELATION AVEC HELLFEST
DERNIERE ACTUALITE
HELLFEST 2023: Une édition sur 4 jours!!
 
AUTRES ARTICLES
GAELLE BUSWEL (05 SEPTEMBRE 2014)
Après avoir succombé à sa musique et à la veille de la sortie physique de "Black to Blue" marquée par un concert exceptionnel à ne pas manquer à la Flèche d'Or, le 16 Octobre, Music Waves a décidé de rencontrer la talentueuse et charmante Gaëlle Buswel..
THE EXPERIMENT (10 JUILLET 2014)
Après la sortie de The Experiment N°Q, Paolo Vallerga, personnage atypique haut en couleur, nous a confié ses doutes, ses certitudes, ses attentes dans une interview par mail pleine d'une bonne humeur communicative.
 

F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2022