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GENESIS

- 1969
PAYS:
ROYAUME UNI
GENRE:
ROCK PROGRESSIF
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IZZ, THE WATCH, HAMADRYAD, BRIGHTEYE BRISON, GOAD, RETROHEADS, DISCIPLINE, DELUGE GRANDER, FLOWER FLESH, MIKE + THE MECHANICS
Groupe britannique ayant connu un grand succès dans les années 1970 et 1980, Genesis reste incontestablement une légende dans l'histoire du rock progressif voire du Rock en général.
ADMINISTRATION - 05.08.2007
Genesis est né dans une sombre institution scolaire. Le collège de Charterhouse, dans le Surrey, est une caricature de l'école anglaise. C'est là que sont internés deux jeunes bambins de douze ans qui deviendront les principaux animateurs du groupe : Peter Gabriel et Tony Banks. Peter joue de la flûte, du piano, de la batterie, mais c'est surtout le chant qui l'attire. Tony joue du piano et découvre que les Beatles sont aussi amusants à jouer que Rachmaninov. Ils deviennent les meilleurs amis du monde, jouent souvent ensemble au piano de l'école, et composent des chansons.

Un autre duo de copains se forme au même moment. Michael Rutherford jouait du violoncelle avant de vouloir se mettre à la guitare. Il sait jouer de la 12-cordes, de l'électrique et de la basse. Pas étonnant qu'il devienne l'inséparable complice de Anthony Philips, lui aussi accro à la guitare folk. Alors qu'ils sont âgés de quinze ans, les deux duos de copains vont chacun monter un groupe, avec de grandes difficultés et beaucoup de système D. Puis, Tony et Peter se rapprochent de Mike et Anthony, et décident de fusionner. Tony Banks garde les claviers, Peter Gabriel prend le chant et la flûte, Mike Rutherford la basse et la guitare 12-cordes, Anthony Philips la guitare électrique. Le quatuor recrute le batteur Chris Stewart, ancien du groupe de Tony et Peter. Les quatre membres actifs composent des chansons et approchent timidement un ancien de Charterhouse, Jonathan King, qui est devenu chanteur. Il accepte de les produire, alors qu'ils sont encore mineurs, n'ont pas de nom, et que leur batteur refuse de s'impliquer sérieusement ! Le single est évidemment un échec. Chris Stewart quitte le groupe et devient fermier, il est remplacé par John Silver. Les quatre composent un album, très naïf et puéril, gâché par la production pompeuse de Jonathan King. Le disque, "From genesis to revelation" (1969), est un cuisant échec. Certains disquaires le rangeront dans les rayons "musique religieuse"...

Tandis que John Silver quitte le groupe pour continuer ses études, Peter Gabriel, Tony Banks, Mike Rutherford et Anthony Philips, quittent Jonathan King en qui ils ont perdu toute confiance. Ils ont cependant hérité de leur nom : Genesis.

Après avoir recruté un nouveau batteur, John Mayhew, Genesis s'enferme pendant un an dans le cottage de leur ami Richard MacPhail et répète inlassablement. Les progrès sont énormes et ils composent l'essentiel de leur futur album. Ils rencontrent alors Tony Stratton-Smith, producteur de Charisma, et c'est le coup de foudre. Genesis est passé pro et sort son premier véritable album : "Trespass" (1970).

Le succès est modeste mais suffisant. Malheureusement, la carrière "pro" fait peur à Anthony Philips, qui décide de retourner à l'anonymat et deviendra professeur de musique. De plus, John Mayhew disparaît mystérieusement, et aujourd'hui encore sa famille ignore ce qui a pu lui arriver, et même s'il est encore en vie. Rien n'est donc encore gagné pour Genesis.

Peter Gabriel, Tony Banks et Mike Rutherford lancent une annonce pour recruter un batteur. Phil Collins, un artiste né, répond. Drôle, imaginatif et bourré de talent, il est accepté. Puis, une annonce attire le regard des trois larrons : "guitariste recherche groupe décidé à lutter contre la stagnation des musiques actuelles". Steve Hackett, le ténébreux, est recruté.

Gabriel-Hackett-Banks-Collins-Rutherford, c'est la formation historique de Genesis. Ce groupe est soudé et créatif bien que très jeune. Il compose collectivement trois albums : "Nursery Cryme" (1971), "Foxtrot" (1972), et "Selling England by the pound" (1973). Ces trois chefs-d'œuvre assureront au groupe un succès immense. Peter Gabriel ajoute également au groupe une dimension théâtrale en se déguisant sur scène. Genesis est le groupe des contes malsains et des virtuosités dramatiques.

Peter Gabriel, leader involontaire du groupe, mûrit avant ses camarades. Il écrit le livret et le texte d'un opéra-rock "The lamb lies down on Broadway" (1974), qui couronne la carrière du groupe. Puis, désireux de continuer à créer sans être enfermé, il décide de partir en solo. C'est la rupture la plus amicale et la plus dénuée d'amertume de toute l'histoire du rock.

Phil Collins remplace Peter au chant. Sur scène, de grands batteurs comme Chester Thompson et surtout Bill Brufford le relaient. Le groupe reste prog' avec deux albums, "A trick of the tail" et "Wind & Wuthering" (1976).

Mais Genesis est désormais un groupe démodé, en passe d'être effacé par la vague punk montante. Steve Hackett, qui a toujours été un peu à part dans le groupe, est trop timide pour survivre à son évolution. Il se décide à se lancer dans une carrière solo, modeste, trop méconnue, et très honorable.

Restés seuls, Tony Banks, Phil Collins et Mike Rutherford tentent un dernier album, "...and then there were three..." (1978). Qu'on ne s'y trompe pas, c'est bien du progressif, mais du mauvais. Miné par les problèmes conjugaux de son chanteur-batteur, le trio marque une pause.

En 1980, les trois musiciens se remettent à produire. Ils construisent, presque pour s'amuser, un album-concept simple et amusant, et recyclent leurs vieilles recettes dans des instruments modernes. Cela donnera "Duke" (1980), le dernier album progressif du groupe, déjà teinté de beaucoup de sonorités 80's.

Phil Collins prend ensuite la barre. Miné par son divorce, il se réfugie dans la composition, un domaine qu'il avait alors beaucoup négligé. Non seulement il débute, sans prétentions, son énorme carrière solo, mais il devient le leader d'un groupe redynamisé.

Cela n'a plus rien de progressif, mais Genesis renait avec trois albums : "Abacab" (1981), "Genesis" (1983), et "Invisible Touch" (1986). On peut critiquer autant que l'on veut ce revirement de carrière, Genesis a au moins le mérite de continuer à progresser (!) sans se répéter. Et quelques figures de style typiques du progressif reviennent parfois : la reprise de thème en instrumental ("Second home by the sea" sur l'album "Genesis"), le morceau en plusieurs parties ("Domino part 1 & 2" sur "Invisible Touch")... L'ensemble reste de qualité et l'âme de Genesis est intacte.

Plombé par la carrière de Phil Collins, qui est devenue trop importante pour lui laisser le temps de suivre son groupe, Genesis se met en pause. Puis le trio sort un album, "We Can't Dance" (1991), qui multiplie les clins-d 'œil aux fans de toutes les époques.

Après une colossale tournée mondiale, Phil Collins quitte le groupe pour se consacrer entièrement à sa carrière. En 1997, Genesis revient, avec Tony Banks et Mike Rutherford et un nouveau chanteur nommé Ray Wilson qui avait fait une apparition remarquée dans le groupe Stilskin. L'album, "Calling all stations", et la tournée qui suit, sont des performances honorables et finalement plus proche de la période Gabriel.

La biographie de Genesis pourrait être beaucoup plus longue, tant la vie de ce groupe est passionnante et riche en anecdotes. A ne pas manquer, "Genesis-la boîte à musiques", écrit par Frédéric Delâge. C'est la biographie de Genesis la plus juste et la plus complète, et surtout, elle est écrite comme le merveilleux roman que fut l'histoire de ce groupe de génie.

Plus d'informations sur http://www.genesis-music.com
LE SAVIEZ VOUS ?

Genesis a été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame en 2010 en reconnaissance de leur influence et de leur contribution à l'industrie musicale.

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