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KRAFTWERK
RADIOACTIVITY (1975)
PHILIPS/PHONOGRAM / AUTRES
DARWINWILD - 04/05/2020 -
0 1
5/5
Kraftwerk est un des pionniers de la musique électronique et durant les années 70 n'a jamais cessé de repousser les limites de la technologie afin de créer des œuvres toutes plus modernes les unes que les autres.
Après avoir conquis le monde avec un "autobahn" diablement réussi bien qu'avec selon moi une seconde face pas vraiment indispensable, il nous reviennent ici avec un nouvel album qui encore une fois va frapper fort.

l'album "radioactity" est une sorte de concept-album sur la radioactivité et le nouveau monde nucléaire qui enchaine avec brio des pièces électro entrecoupées de petites pièces bruitistes qui ramène de la cohérence dans le propos.
Ici se trouve tout simplement le meilleur album de Kraftwerk et probablement l'un des plus grand chef-d'œuvre de l'histoire de la musique électronique, à mettre au panthéon de la musique aux cotés d'albums comme "equinoxe" de Jean-Michel Jarre ou de "Rubycon" de Tangerine Dream par exemple.
Tout ici est magnifique à l'exception peut-être de quelques plages bruitistes qui à part pour amener de la cohérence et lier les morceaux entre eux n'apportent pas grand chose de plus; tous les titres sont d'excellente qualité mais le titre le plus fort de l'album reste quand même le dernier "ohm sweet ohm" qui vient clore avec maestria ce chef-d'œuvre.

Un must-have de la musique électro que tout connaisseurs, collectionneur ou passionnés de musique électro se doivent d'avoir dans leur collection car qu'on ne l'aime ou qu'on ne l'aime pas cet album reste malgré tout un mythe et une pierre angulaire de la musique électro et de la musique moderne en général.

DEAD CAN DANCE
DIONYSUS (2018)
PIAS / AUTRES
TONYB - 14/11/2018 -
0 0
5/5
Dead Can Dance est vraiment un groupe trop rare, et ce "Dionysus" vient combler une nouvelle absence de 6 années.
Mais quel régal ! Un voyage intemporel rempli de musiques venues de partout et d'ailleurs. Moyen-âge ('The mountain'), Marrakech ('Dance of the Bacchantes') et autres destinations se mélangent sur fonds de percussions aussi pregnantes que sur l'album "The Serpent's Egg". La production est une nouvelle fois parfaite.
Un seul reproche : 36 minutes de musique seulement ... on en aurait aimé le double !

DREAM THEATER
THE ASTONISHING (2016)
ROADRUNNER RECORDS / METAL PROGRESSIF
ABADDON - 08/08/2018 -
1 0
2/5
"The Astonishing" décrit un univers dystopique dans lequel la seule musique autorisée est produite par des automates, les Nomacs. Mais dans une contrée reculée vit un homme (Gabriel, le Héros de l’histoire) qui a le don de faire et de chanter la musique. Ce talent extraordinaire lui confère rapidement une certaine renommée, et il apparaît ainsi comme une sorte de messie. L’empereur venu le voir avec toute sa suite comprend que le don de Gabriel représente une menace pour son pouvoir, mais de son côté, sa princesse de fille en tombe éperdument amoureuse.
Elle décide de le rejoindre, mais sa mère, ayant deviné ses desseins, la fait suivre par son frère Daryus. Arrivé sur place, celui-ci combat le frère de Gabriel et le tue, puis dans un moment de confusion, tue aussi sa propre sœur qu’il a prise pour Gabriel. Heureusement, Gabriel arrive et parvient à ressusciter la princesse grâce à son chant, ce qui convainc l’empereur que le chant et la musique sont de bonnes choses et qu’il est temps de changer sa façon de gouverner, dans un monde où la musique serait à nouveau appréciée.

Cette heroic fantasy musicale qui accumule les péripéties attendues est très éloignée des motifs psychologiques complexes qui sous-tendent par exemple la trame de "The Theory of Everything" d’Ayreon. Ici, pas la moindre profondeur, juste un canevas filiforme qui est un prétexte à un opéra musical typé metal. En ce sens, et bien qu’il ait été qualifié pompeusement de concept-album par ses géniteurs, cet opus est typiquement un story-album, qui ne manipule aucun concept mais s’appuie uniquement sur un récit, tout à fait à la façon de ce que Clive Nolan a développé avec "Alchemy". Il a pu être comparé avec "The Wall" ou "Tommy", qui eux, étaient de vraies paraboles sur l’enfermement, ou "Operation Mindcrime’, qui développe un univers paranoïde plus élaboré. Le battage médiatique qui a accompagné la sortie de l’album ainsi que le mystère autour du scénario auront donc fait long feu : ce n’est pas du côté du synopsis de "The Astonishing" qu’il faut rechercher une richesse consistante.

Côté musique à présent, Dream Theater déroule son savoir-faire habituel : techniquement irréprochable, le quintet est d’une précision chirurgicale, avec tout le sang froid qui s’ensuit. Les deux heures de musique sont d’un ennui glacial, sans aucune émotion, empilant les soli virtuoses, les descentes de manche et les coups de double-pédale avec une maîtrise consommée. Côté sentiments, par contre, c’est l’électro-émotionnogramme plat à de très rares exceptions près (le solo de guitare de 'Chosen', malheureusement court). La basse se réfugie dans un rôle principalement rythmique, alors qu’elle sonne beaucoup mieux quand elle est employée dans un registre plus mélodique ('New Beginning'). La batterie quand à elle est une mécanique froide et sans âme, intercalant le plus de motifs possibles à la double pédale, dans un esprit bien peu musical. Quant au chant, il souligne les limites de James Labrie, qui a toujours eu un registre très typé dont il ne peut pas s’échapper. A ce titre, vouloir à tout prix faire tenir tous les rôles (8 !) par un vocaliste mono-genre était un pari osé…

C’est quand DT fait du DT qu’il s’en sort le mieux : 'A New Beginning’, 'Moment of Betrayal’ sont de vrais bons moments mais ne surprennent pas et se noient dans la froidure ambiante. Mon impression est que le groupe, voyant la montée en puissance des musicals et autres space opera, a décidé de se lancer dans le créneau en disant : "Avec nous, vous allez voir ce que vous allez voir". Patatras, la montagne a accouché d’une souris mécanique. "The Astonishing" m’évoque irrésistiblement l’horloge d’un bloc chirurgical : outil mécanique supérieurement précis, parfaitement aseptisé et très ennuyeux à considérer.

THERION
BELOVED ANTICHRIST (2018)
NUCLEAR BLAST / AUTRES
LOLO_THE_BEST59 - 09/04/2018 -
0 0
2/5
On ne peut qu'être admiratif devant un tel labeur. Pour le reste, il faut vraiment être fondu d'opéra baroque métallique pour apprécier ce pavé monumental.
THERION
BELOVED ANTICHRIST (2018)
NUCLEAR BLAST / AUTRES
PIERRLOUP - 28/02/2018 -
0 0
5/5
Un monument…, pas un monolithe, chaque chanson est une brique, chaque brique est un pas. Il faut être incroyablement fou pour se lancer dans un truc pareil. Pas de mégalomanie dans ce projet, juste une quantité incroyable de travail assortie d’une belle part de talent(s) et de la conviction inébranlable d’aller jusqu’au bout. Bravo !

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