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Album ANGLAGARD VILJANS ÖGA ANGLAGARD
VILJANS ÖGA (2012)
AUTRE LABEL
ROCK PROGRESSIF
5/5
LONEWOLF1300
05/06/2024
 
312
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Avec cet album, Anglagard offre un cadeau inestimable et somptueux à ses fans les plus convaincus, car c'est une renaissance bienvenue, un dernier jet après une carrière des plus courtes et une discographie très limitée, hélas. "Viljans oga" surgit quasiment 18 ans après "Epilog", un album somptueux et inoubliable qu'on croyait être le dernier.

Le phoenix renait de ses cendres et il n'a rien perdu de son envergure ! Toujours aussi chatoyant, puissant, riche à en exploser, complexe mais abordable, hautement inspiré, cet album offre des mélodies et des rythmes jamais vu ailleurs. La très grande variété des ambiances et des thèmes musicaux ne cesse de surprendre, tout comme les climats induits par la flute et le Mellotron, toujours bien présent et facteur de nostalgie voire de mélancolie. C'est un moment à passer coupé du monde, idéalement au casque sur une chaine de bonne qualité. 58 minutes d'une évasion extra-terrestre, dans des tempos qui vont du pianissimo le plus limpide au fortissimo le plus énergique.

Définitivement, ces musiciens sont doués ! Ils impressionnent à chaque mesure jouée, quel que soit l'instrument écouté. J'ai toujours tendance à tendre l'oreille vers la basse, qui ici est particulièrement présente, grasse, velue mais fine et très mélodique parfois. Il f

D'autant que les compositions sont extrèmement exigeantes par leur densité et leur complexité échevelées. On n'ose pas imaginer le travail d'écriture que ça représente tellement l'espace sonore est occupé par une créativité complètement débridée. Quant à l'exécution, c'est du talent à l'état pur, il n'y a rien d'autre à dire. Cet album en ressort complètement magnifié, lyrique à souhait, emphatique, virtuose, bourré de contrastes.

Car la richesse est aussi dans la qualité du son, proprement époustouflante. Un mixage et une production vraiment très remarqable qui offre à cette musique qu'on pourrait dire "torturée" une profondeur et une présence qui laissent pantois.

Album ANGLAGARD EPILOG ANGLAGARD
EPILOG (1994)
AUTOPRODUCTION
ROCK PROGRESSIF
5/5
LONEWOLF1300
05/06/2024
 
312
0 0
Anglagard reste un OVNI dans l'ensemble de ma discotheque Prog-Rock et dans ce que je connais de ce mouvement musical. Rien n'y fait, ce groupe reste pour moi une création à part, hors de tout repère ordinaire, incomparable, impossible à évaluer.

Avec Epilog, ils nous livrent une oeuvre bourrée d'une sophistication et d'une inventivité qui laisse sur le carreau, que ce soit à la première ou à la centième écoute. On ne peut jamais posséder entièrement les compositions de ces 44 minutes exceptionnelles. Compositions d'une créativité et d'une richesse assez indescriptibles, bourrées d'influences très différentes, générant une grande variétés d'ambiances très prenantes et une avalanche d'émotions variées.

La complexité de cette musique est telle que je vois mal comment ils pourraient un jour faire des émules à la façon de Glass Hammer pour Yes ou The Watch pour Genesis. Musique très complexe mais jamais hermétique, ce qui n'est pas le moindre de leur savoir-faire. Les titres principaux sont longs, bourrés à craquer de trouvailles rythmiques et de riffs échevelés, de ruptures à vous laisser essouflé. Même les titres intermédiaires, très courts, ne sont en aucun cas du remplissage. Album extrèmement prenant, imprévisible, quasiment impossible à retenir pour le chantonner, plein d'atmosphères qui vous cueillent sans prévenir et vous transportent ailleurs.

Quant au talent et à la virtuosité, ce serait leur faire insulte que de vouloir les cantonner à une simple évaluation. Mellotron, guitares, flute, batterie, basse, claviers, chaque instrument fait une démonstration incroyable, avec une complémentarité qui permet à nos oreilles de jouir de chacun sans avoir l'impression de perdre le fil de l'un ou de l'autre. Tout ça sent la perfection, y compris dans le mixage et la production. Du caviar pour une bonne chaine HiFi !

Un album monumental, à posséder absolument, et à écouter sans répit.

Album GLASS HAMMER IF GLASS HAMMER
IF (2010)
ARION
ROCK PROGRESSIF
4/5
LONEWOLF1300
02/06/2024
 
312
0 0
Houlala, combien suis-je déçu !.... Par l'opprobe jetée sur cet album, que je trouve somptueux, virtuose, flamboyant.

Oui, certes, c'est fortement parfumé de YES, notamment par la voix aérienne et inspirée de Jon Ander.. euh non, Jon Davison. Même tessiture, même façon de chanter, c'est un frère jumeau ou peu s'en faut. Pour autant, c'est largement aussi beau que la référence et ça fait le taf tout aussi bien. Aurait-on idée de critiquer Phil Collins remplaçant à la volée un Peter Gabriel quittant Genesis ? Non, bien sur. Alors il en va de même ici. Il serait inconvenant de bouder son plaisir pour une raison aussi futile.

Le chant accompagne merveilleusement les compositions, On entend aussi assez souvent des inspirations nettement venues de Genesis. C'est manifeste. Glass Hammer exprime sans s'en cacher ses diverses sources d'inspirations, et ça n'est pas une raison pour incendier l'album et son contenu. On se retrouve un peu dans la situation d'écouter The Watch qui revendique clairement l'inspiration et le prolongement de l'oeuvre de ce groupe. Il n'y a rien à en redire, du moment que la création produite ne soit ni du plagiat, ni du simple clonage. C'est je pense ce que l'on peut dire de Glass Hammer dans cet album (comme dans quelques autres). D'autres influences apparaissent, comme parfois de King Crimson ou bien une "touche" de Mike Oldfield. Là aussi, c'est bien fait, les compositions sont magnifiques et vous emportent à coup sur. C'est parfois théatral, quelquefois presque sussurant, la plupart du temps plein d'énergie et bourré de trouvailles mélodiques.

La créativité de l'ensemble est suffisante pour nécessiter plusieurs écoutes attentives. D'ailleurs, tout cela est interprété avec un talent incontestable. La basse est délicieusement ronde, percutante parfois, roule sur les titres et les porte aux nues. Le batteur semble énormément s'amuser par moments, très inspiré, "joueur", varié, avec une frappe parfois très incisive mais toujours judicieuse. Les claviers tissent une ambiance puissante, parfois légère et envolée, parfois un peu plus prenante à la limite du sombre. Les guitares sont ciselées au cordeau, c'est de l'orfèvrerie, de l'horlogerie suisse. Et pour finir, la production est excellente, chaque instrument dispose de toute sa latitude d'expression dans l'ensemble.

Il est tout à fait évident que cet album pourrait provenir directement de YES, et en plus de la période la plus talentueuse. C'est certainement le meilleur compliment qu'on puisse faire à cet album, ça en dit long sur la qualité de la musique proposée.

Album COSMOGRAF THE UNREASONABLE SILENCE COSMOGRAF
THE UNREASONABLE SILENCE (2016)
AUTRE LABEL
ROCK PROGRESSIF
5/5
LONEWOLF1300
23/05/2024
 
312
0 0
Voilà une belle oeuvre comme on aime à en rencontrer plusieurs fois par an ! Ce concept-album repousse les limites de la qualité très loin, que ce soit en termes d'écriture, de composition, de virtuosité ou de production. Cet album est tellement plein qu'il ressemble à un fruit mur à point. Rien à jeter, du début à la fin. il donne effectivement une impression "cinématographique", un film dense, prenant, presque oppressant, dont on ne veut pourtant pas sortir avant la dernière note, le dernier bruit.

D'une densité très élevée, il nécessite pas mal d'écoutes avant de pouvoir le cerner un peu mieux. Toutefois, dès la première écoute le plaisir est là de bout en bout. L'homogénéité est remarquable et il n'y a pas de moments creux, bien que certains répits permettent de reprendre son souffle. On est fixé : C'est une oeuvre, pas un gadget musical. Ca ne rigole pas, c'est du lourd, ça frise la perfection, et ça laisse pantois. Son inspiration est directement palpable, son contenu est par contre largement trop riche pour se laisser assimiler aussi vite. On en a pour son argent, c'est évident.

J'apprécie particulièrement la partie rythmique, très sophistiquée, où la batterie mordante, complexe et puissante laisse volontiers la basse lui passer devant. Une basse experte, parfois joliment bavarde, toute en finesse, et qui propulse les morceaux avec une énergie remarquable. Tout ça vient soutenir de très belles envolées de guitares soigneusement déliées et inspirées, de superbes riffs nombreux à souhait. Le tout est porté par une trame de claviers qui savent s'imposer par moments et rester en retrait à d'autres. Je ne trouve pas la voix spécialement performante ou ample, mais elle cadre bien avec le reste. L'ensemble est agencé de manière particulièrement judicieuse.

Pas mal d'influences floydiennes, pendant tout le déroulement de cette historie musicale. J'y entend parfois un peu de "Division Bell" par exemple (ou d'autres), à cause de la tonalité des solos ou bien l'intervention fréquente de divers sons et voix parlées en background, quand ce n'est pas le climat un peu sombre et quelque peu teinté de nostalgie. Le final du titre éponyme est tout à fait typique de Pink Floyd avec ce type de chant féminin, le clavier peu prolixe et le bruitisme des dernières secondes.

Mais Cosmograf sait gérer certaines influences qui semblent apparaitre de ci de là, nombreuses, diverses, et pas des moindres (Porcupine Tree, Genesis, Pineapple Thief, Oceansize, Led Zeppelin, etc..) pour se constituer sans aucune ambiguité une identité propre et particulièrement marquée. La puissance évocatrice et le talent à tous les niveaux qui leur est propre n'appartient qu'à eux et les identifie dès les premières mesures.

Un album quasiment parfait, à recommander sans hésiter, à diffuser, à faire découvrir et à écouter avec une disponibilité et une ferveur quasi religieuse !

Album YES YESSONGS YES
YESSONGS (1973)
ATLANTIC RECORDS
ROCK PROGRESSIF
5/5
RICKEN-51
21/05/2024
 
90
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J'ai découvert cet album vers 1987 il me semble.
J'avais un peu plus de 16 ans et ne connaissait de Yes que son tube: Owner of a lonely heart
J'avais déjà commencé par ailleurs à remonter la discographie de Genesis et à découvrir des merveilles tels que Foxtrot et autres Nursery Cryme.
Voilà pour le contexte !

Alors, j'ouvre le truc en me disant, un triple album (ben oui, en vinyl, c'était un triple !), c'est rare ça !
Quelle pochette de dingue ! (ma découverte de Roger Dean en passant !)

Je mets le premier disque sur la platine.
Début tranquille avec un truc classique. (pas mal me dis-je !)
Puis arrive Siberian Khatru: une tuerie !
(vous vous doutez bien que depuis, j'ai accru ma collection de Yes, mais je ne connais aucune version de ce morceau meilleure que celle-là)
Puis les morceaux s'enchaînent ...
Je suis balloté, agressé, retourné, et bien sûr ... émerveillé !
La voix, quelle voix !
Parfois doublée ou triplée par les musiciens assurant les chœurs.
Des mélodies à tomber par terre !
Des arrangements complexes, des breaks, des changements de rythmes ...
Une basse utilisée pas uniquement de manière rythmique, mais assurant des lignes mélodiques également.
Une batterie motrice, donnant tout le relief possible.
Guitares et claviers virtuoses.

Quelle claque !
C'est album live est une tuerie de bout en bout, probablement un des meilleurs que j'écoute.
Il contient les meilleures versions que je connais d'un bon nombre de morceaux de Yes (Siberian Khatru, heart of the sunrise, perpetual change, all good people, yours is no disgrace).

C'était mon introduction à Yes, je ne m'en suis jamais vraiment remis !
Même si Yes n'est pas mon groupe préféré du fait d'un nombre affligeant d'albums moyens voire pire, Yes Live, c'est vraiment monstrueux, et particulièrement celui-ci !

Album KANSAS POINT OF KNOW RETURN KANSAS
POINT OF KNOW RETURN (1977)
EPIC
ROCK PROGRESSIF
3/5
RICKEN-51
20/05/2024
 
90
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Au risque de me faire huer, je le dis clairement, cet album est loin d'être mon préféré !
Je me demande même si des 5 premiers, ce n'est pas celui que je classerais en dernière position.

Pourquoi me demanderez-vous, et ce à juste titre, puisqu'il y a un presque consensus pour le classer tout en haut de la discographie du groupe ?

Hé bien pour moi, cette galette annonce déjà la suite.
Le groupe utilise les recettes qui ont fait sa réputation: belles mélodies, arrangements bien ficelés, harmonies vocales, trouvailles sonores, le violon, etc, etc, etc.
Écouté isolément, il n'y a rien à dire, c'est un bon album, homogène, avec de bonnes chansons, bien exécutées,.

Par contre, écouté derrière Leftoverture, Song for America, voire Masque ou le premier album, je ne m'y retrouve pas tout à fait.
Il me manque un brin de folie, d'originalité, que je ne retrouve quasiment que dans The spider.

Alors oui, bien sûr, il ne faut pas se priver de ce disque qui contient, entre autres, le superbe Dust in the wind,
C'est un bien bel album, et celui qui a sans doute assuré la postérité du groupe.
Mais le génie commence à s'estomper: plus vraiment de progression ici, ni d'expérimentation, juste du travail bien fait.

 
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