MW / Accueil / Avis / filtré par label : COLUMBIA
.
.
FILTRER PAR GENRE
BRING ME THE HORIZON
AMO (2019)
COLUMBIA / POP
OCERIAN - 21/02/2019 -
0 0
1/5
Quelle déception que ce "Amo". J'avais surkiffé l'écoute de "Sempiternal" qui était, pour moi, l'alliance parfaite du metalcore et de la mélodie alternative avec un élan incroyable et une énergie débordante.

"That's The Spirit" commençait à donner de sérieux signes de faiblesses reléguant la guitare au second plan mais possédait encore des mélodies accrocheuses et une certaine hargne contenue.

Ici, plus rien. On ne trouve plus d'âme, plus de rage, plus d'idées. On a perdu Bring Me The Horizon et c'est bien dommage.

WARRANT
CHERRY PIE (1990)
COLUMBIA / HARD ROCK
SHAKA - 19/05/2018 -
0 0
4/5
Voici un groupe que l'on oublie souvent quand on évoque la scène Hard US de la fin des années 80. Il est vrai qu'ils sont arrivés un peu sur le tard avec leur premier album au nom imprononçable, "Dirty Rotten Filthy Stinking Rich" en 1989. D'ailleurs, j'aurais très bien pu vous parler de ce premier essai, mais je me suis dit que la pochette de "Cherry pie" attirerait plus l'oeil que l'immonde cover de "Dirty...". Pour ce deuxième album, WARRANT poursuit sur sa lancée, avec un juste compromis entre Hard puissant et jolies mélodies. L'album démarre avec le tube "Cherry Pie" au refrain imparable et énorme, et c'est comme ça durant tout l'album. Les ballades que sont "Blind Faith" ou "I Saw Red" ne sont pas non plus à négliger et ne sont pas là que pour ravir les jeunes filles en fleur : elles s'adressent aussi au cœur qui sommeille sous notre blouson en cuir (et il faut admettre que c'est pratique une ballade pour emballer une Côtelette !). Comme sur chaque album de WARRANT, nous avons même droit à un bon vieux morceau bien speed et rageur. Ici, il s'agit de "Sure Feels Good to Me" : ambiance headbanging garantie ! Et bien sûr, comme dans tout bon album de Hard américain de la fin des 80's, les paroles concernant le sexe faible sont à l'honneur, j'en veux pour preuve le délicat "Love in Stereo", digne descendant du "Girls, Girls, Girls" de MOTLEY CRUE. Bien sûr, cet album reflète un peu une idéologie qui a un peu disparu de nos jours (la Californie, le Rock'n'roll, la fête, les filles, les filles et encore les filles... aux allures de playmates bien sûr, pas des grosses moches... bref "Alerte à Malibu" !), alors ça fait du bien de s'y replonger de temps en temps. En ce qui me concerne, c'est souvent que je me remets les deux premiers albums de WARRANT. Il faut dire qu'avec l'album suivant, "Dog Eat Dog" sorti en 1992, ils ont abandonné leur côté fun et je trouve que leur musique a pris un virage trop sérieux et a donc perdu de ce qui faisait son charme : l'insouciance.
JUDAS PRIEST
PAINKILLER (1990)
COLUMBIA / HEAVY METAL
SHAKA - 12/10/2017 -
0 0
5/5
Attention ! Album indispensable à posséder absolument ! Voilà, la chronique est finie ! Non ? Bon, OK, je vais vous en parler plus en détails pour vous convaincre de l’avoir dans votre CDthèque si vous ne l’avez pas encore.
Tout le monde connaît JUDAS PRIEST, au moins de nom. Depuis le milieu des années 70, ce groupe anglais est une référence dans le monde du Heavy Metal, initiateur notamment de l’imagerie cuir et clous. Au début des 80’s, JUDAS PRIEST sort des monuments du Metal, avec des albums comme « Screaming for Vengeance » ou « Defenders of the Faith ». Mais, dans la deuxième moitié des 80’s, la bande à Rob Halford sort « Turbo » (en 1986), un album déroutant pour l’époque, avec des synthés qui adoucissent le son du combo. Deux ans plus tard, « Ram it Down » démontre que JUDAS PRIEST n’est pas mort, il suffit d’écouter le title-track ! De plus, durant cette période, JUDAS PRIEST est confronté à un effroyable fait divers. En effet, en 1985, un charmant jeune homme américain du nom de James Vance et un de ses potes, ont une brillante idée : se faire sauter la tête avec un fusil de chasse. Le problème, c’est que James Vance en réchappe, complètement défiguré (on est pas loin d’Elephant Man !) et accuse JUDAS PRIEST (groupe dont il était fan) de l’avoir poussé au suicide, en entendant des messages subliminaux dans certaines chansons. Quelques temps plus tard, le jeune mourra d’une surdose de médicaments (hum...) et un procès retentissant voit le jour... qui devient vite le combat de l’Amérique puritaine contre les idées subversives du Rock et du Heavy Metal en particulier. Heureusement, le verdict est rendu en faveur du groupe, les jurés n’ayant pas réussi à trouver des messages subliminaux (si en fait un dans « Exciter », ça donnait : « je veux un bonbon à la menthe » !) et surtout, il ne fallait pas avoir le QI d’Einstein pour se rendre compte que le garçon avait bien d’autres problèmes psychologiques... bref, la rengaine habituelle (si cette histoire vous intéresse, je vous conseille de regarder le documentaire qui avait été diffusé à la TV, appelé « Dream Deceivers » : http://www.youtube.com/watch?v=eDsv_oG3KWY). Alors, je ne sais pas si c’est ce procès qui en est responsable, mais ce « Painkiller » est l’album le plus agressif du PRIEST ! Déjà, un punch certain est apporté par l’arrivée de Scott Travis à la batterie... il suffit d’écouter l’intro magistrale de « Painkiller ». Ce morceau est tout simplement le plus grand hymne du Metal jamais composé ! Dans cette chanson, il y a tout : une batterie qui claque comme un marteau sur une enclume, un rythme infernal, des guitares plus qu’agressives (headbanging assuré), la voix hurlée de Tata Halford, des soli qui n’en finissent pas... Bref, à quelqu’un qui ne connaît pas le Heavy Metal, je lui fais toujours écouter cette chanson bien représentative ! Le reste de l’album est sans faille, avec des titres rapides (« All Guns Blazing », le furieux « Metal Meltdown »), des compositions plus Heavy, bien martiales (« Leather Rebel », « Hell Patrol »), du Heavy imparable et entêtant (« Nightcrawler »), le repos du guerrier avec « A Touch of Evil », morceau très Heavy et mélodique, un peu dans la lignée du magnifique « Blood Red Skies » présent sur l’album précédent... enfin, bref, que du tout bon ! pas de véritable ballade par contre, mis à part la très courte intro de moins d’une minute (« Battle Hymn ») d’une beauté sans mesure...
Vous l’aurez compris, cet album est sans faille, certains ne s’en sont toujours pas remis. Alors, moi, je n’ai pas peur de vous le dire : à l’envers ou à l’endroit, cet album tue !

PINK FLOYD
THE PIPER AT THE GATES OF DAWN (1967)
COLUMBIA / ROCK
ADRIANSTORK - 06/07/2017 -
0 0
4/5
Premier album de Pink Floyd et seule véritable machine de guerre intergalactique de Syd Barrett. Ce dernier domine le chant (quasi en intégralité sur la seconde face) d'une voix cajôleuse mais détenant déjà un certain poison, un goût pour les comptines empoisonnées (Bike, qui parle de LSD, Lucifer Sam et son chat diabolique, Flaming et sa chevauchée de licornes). Autour de lui, les trois autres prennent déjà leurs positions : Roger Waters, encore timide au chant, déchiquète des espaces sonores, Richard Wright (paradoxalement un peu plus présent au chant principal) nous ouvre les portes de royaumes insoupçonnés et Nick Mason temporise tout cela avec bonhommie. Pink Floyd montre déjà un penchant sérieux pour l'expérimentation (Astronomy Domine, Take Up Thy Stethoscope And Walk, Interstellar Overdrive) mais sans maturité, certains de ses morceaux s'avérant de superbes collages sonores. Tout a commencé par cet album, et nombreux sont ceux qui reviennent s'abreuver à la source.
ROGER WATERS
IS THIS THE LIFE WE REALLY WANT? (2017)
COLUMBIA / ROCK PROGRESSIF
REALMEAN - 04/07/2017 -
0 0
3/5
Est-ce Roger Waters qui n’en a pas tout-à-fait terminé avec ses vieux démons, ou bien l’auditeur suspicieux (dont je suis) qui fatalement va rechercher la trame recyclée d’un nouvel album succédant à "Amused to Death" après 25 ans ?
Après tout, sur la démarche, on ne peut pas vraiment critiquer l’ami Roger : bien des groupes et des artistes ont cédé à la tentation du retour tardif, souvent sous la forme du baroud d’honneur. Pink Floyd d’ailleurs, il y a peu, avec l’inattendu "The Endless River".
Il est vrai que la griffe de Roger est reconnaissable entre mille. Et à l’évidence on ne peut pas renier la réalité du recyclage dont fait preuve "Is this the life…". Mais avec Roger, c’est presque symptomatique : je ne l’ai jamais perçu comme un compositeur par vocation, mais par exutoire, par l’essence même de sa nature d’écorché vif.
Alors, on a vite fait de retrouver quelques marquantes harmonies empruntées aux albums précédents, ainsi qu’à la dernière période floydienne en mode Waters. Pour reprendre le fil de la chronique et des avis exprimés, je dirais que ce nouveau (et ultime ?) chapitre s’apparente davantage à "Animals" et "The Final Cut", dont je reste, à tout jamais certainement, un admirateur inconditionnel, qu’à "The Wall" ou "Amused to Death". 'Déjà Vu' avoue d’emblée sa nostalgie pour 'Pigs on the wing', et 'Bird in a Gale' pour les échos électrisés de 'Dogs'. Mais on notera aussi un 'Broken Bones' très proche de 'Paranoid eyes', ou encore un développement final qui reprend la structure de la conclusion de "Final Cut" : 'Smell the Roses' en porte-étendard de la résilience humaine, et qui vous fait ressortir la tête de l’eau –juste ce qu’il faut– à l’image de 'Not now John', et l’enchaînement de 'Wait for Her', 'Oceans apart', 'Part of me died', embeddés dans le même élan, qui n’est pas sans rappeler le retour au calme –très relatif– décrété par 'Two Suns in the Sunset'.
"Is this the life…" ne pourra sûrement pas égaler ses prédécesseurs. Il n’a pas l’extraordinaire aura de "The Final Cut" (je fais partie des rares qui la lui trouvent), ni la puissance du désespoir abyssal porté par "Amused to Death". Mais on l’écoute avec un réel plaisir, et on se surprend à penser qu’avec quelques hurlements bien placés, comme Roger savait les faire autrefois, il y aurait même de quoi réouvrir, juste un instant, la boîte de Pandore enfermant le vague à l’âme des incurables, celui dont la saveur et la noirceur sont forgées dans un même bloc.
Roger aurait dû quitter le navire de Pink Floyd, dès "The Final Cut" : cela aurait peut-être empêché les principaux aficionados du Floyd de percevoir cet album incroyable comme une imposture, et posé la réelle première pierre, emblématique, de sa discographie solo. Peut-être, alors, "Is this the life" aurait pu être accueilli, beaucoup plus largement, comme la continuité de l’œuvre d’un génie, et non comme le nième verbiage d’un capitaine arrogant et caractériel, banni par son propre équipage.

.
F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2020