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Album MUSE THE 2ND LAW MUSE
THE 2ND LAW (2012)
WARNER
ROCK ALTERNATIF
1/5
NIURK
11/01/2013
  0 1
Le dernier Muse m'a laissé la même impression que Black Holes et Resistance : d'un groupe inspirant, Muse est devenu groupe inspiré. Les ficelles sont de plus en plus grosses, les influences sont palpables à chaque titre.

En tant que grand amateur de U2, qui a su au cours des années 90 jongler avec les styles après 10 ans d'existence, tout en restant un véritable précurseur et conservant son identité, j'ai le sentiment tenace que si ce n'était les vocalises de Bellamy, il ne resterait plus rien du son Muse.

Pour expliquer le fond de ma pensée sans fioriture, voici mon inventaire :

'Supremacy' = un titre composé pour le dernier James Bond sans être sélectionné, seul titre convaincant de bout en bout, et sans doute une direction que Bellamy aurait pu suivre lorsque l'on connait ses penchants orchestraux, plutôt que de verser dans l'électro

'Madness' = la dégradation complète d'un titre de "Zooropa" de U2, 'Lemon' par exemple, et en somme de l'électro de bande FM sans odeur ni saveur

'Panic Station' = du sous-Queen qui ne décolle jamais et un titre qui résume à lui seul la faiblesse générale des refrains sur cet album

'Survival' = du queen d'opéra sous acide avec un faux solo de Brian May, après avoir essayé de l'assaisonner à l'électro, pourquoi pas l'enrober dans du Devin Townsend, on n'est déjà plus à ça près !

'Follow Me' = un morceau de Lady Gaga couiné par Bellamy

'Animals' = deuxième morceau intéressant de l'album, rares sont ceux dans la discographie du groupe bénéficiant d'un son de guitare sans overdrive

'Explorers' = du sous-Coldplay, on s'ennuie ferme

'Big Freeze' = et voici le retour de U2, époque Pop et fin des années 90's, le génie étant resté coincé dans la machine à remonter le temps

'Save Me' = ce n'est pas parce que Bellamy peut être énervant qu'il fallait s'infliger le non-chant de Christopher, moment à partir duquel l'album m'a semblé interminable

'Liquid State' = intéressante car elle me fait penser à un morceau des Foo Fighters, sauf que n'est pas Dave qui veut et que la voix de Christopher est définitivement à laisser dans sa gorge !

'Unsustainable' = morceau qui prouve que Skrillex, Nemo et consorts ne font pas qu'enchainer les syncopes et les beats sans talent, alors que dans le cas présent c'est de la dub-step de Monoprix

'Isolated System' = un crescendo qui n'enlève et n'apporte rien : du remplissage, ce qui est un comble après 3 ans d'attente, mais finalement au diapason de la platitude de l'ensemble.

J'ai adoré Muse, et "Absolution" reste pour moi l'un des plus grands albums de rock des années 2000. Mais depuis, plus rien, ou si peu. Des formules et des surgelés qu'on nous sert en tentant de nous les faire passer pour des plats de tradition. Muse n'est pas un mauvais groupe, mais c'est d'autant plus frustrant de les entendre se lisser, s'aseptiser.

C'est ce que j'appelle le phénomène Coldplay : débuts personnels et géniaux, puis lent déclin jusqu'à l'assèchement complet pour quelques passages radio. Quel gâchis !

Album MUSE THE 2ND LAW MUSE
THE 2ND LAW (2012)
WARNER
ROCK ALTERNATIF
4/5
CORTO1809
09/10/2012
  0 0
Lors d'une récente interview, Matthew Bellamy a défini le contenu de leur nouvel album comme le mélange de rock à la Muse, d'électro-pop et d'une musique plus bizarre, moins couplet/refrain.
Effectivement, "The 2nd Law" correspond à cette description, et c'est peut-être là sa seule faiblesse, les trois styles cohabitant sans réelle osmose. C'est notamment sensible à l'écoute des deux derniers titres faisant partie du même diptyque et représentatifs de ce que Bellamy qualifie de musique bizarre, mêlant voix robotisées, chœurs, samples et mouvements progressifs. Ces titres sont en complet décalage par rapport au reste de l'album dont ils ne semblent pas faire partie.
Mis à part ce manque d'unité, "The 2nd Law" s'écoute avec grand plaisir. On retrouve ce mélange de rock nerveux, d'acrobaties vocales et de fluidité des compositions qui donne à chaque titre son caractère, le groupe s'autorisant parfois des détours vers la musique classique au travers d'un nouvel emprunt à Chopin comme il l'avait déjà fait sur "The Resistance".
Quand il ne sonne pas Muse, c'est vrai que le groupe ressemble parfois à Queen. Les fans de ce groupe ne pourront qu'être enchantés de la prestation de Matthew Bellamy qui parvient à combler en partie le vide immense laissé par la disparition de Freddy Mercury.
Muse est l'un des rares groupes contemporains capable d'avoir un style qui lui est propre et de produire une musique à la fois populaire (c'est-à-dire plaisant à un grand nombre) sans vendre son âme. Alors ne boudez pas votre plaisir, ce disque est une nouvelle réussite du combo.

 
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