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Album BADER NANA WORMWOOD BADER NANA
WORMWOOD (2011)
MALS
METAL PROGRESSIF
4/5
NIURK
09/01/2013
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Les hommes-orchestre ont toujours impressionné : malgré les approximations, les erreurs, quelques trous d'air en matière d'inspiration, l'inégalité de leurs talents techniques, ils suscitent inévitablement une sorte d'admiration mâtinée de jalousie. Alors quand en prime ils évitent la quasi intégralité des défauts pré-cités, imaginez le culte qui leur est rapidement voué !

Bader Nana est sans aucun doute un garçon brillant, évitant tous les écueils de la production de masse Métallique et Progressive moderne : la surenchère de plans, l'implosion des limitations de vitesse, le symphonisme cheap, le lyrisme torturé, les cavalcades gratuites et autres unissons raplapla. En lieu et place, il nous gratifie d'une salvatrice économie de mouvements, agissant par touches successives en assurant une balance idéale entre technicité et mélodie.

Bader Nana est également à n'en pas douter un garçon consciencieux : on a beau savoir qu'il est plus facile d'auto-produire un album au sein correct, on est ici impressionné par l'équilibre et la tonicité d'un ensemble pourtant très varié. Quel bonheur de pouvoir distinguer chaque instrument sans devoir repasser cent fois le même extrait, et quelle marque de confiance de ne pas chercher à immerger les temps faibles sous un déluge d'artifices technoïdes.

Bader Nana est enfin un garçon sachant d'où il vient et où il va : le Métal Progressif s'apparentant depuis le début du siècle à un jeu pénible des 7 erreurs entre petits nouveaux et vieux briscards, on est surpris de pouvoir enfin se mettre sous l'oreille quelque chose de frais. On pourra toujours chercher à distinguer la ligne de basse de machin, la rythmique de bidule, l'arpège de papi et l'accord du voisin, mais on aura du mal à enlever à Bader une belle originalité.

Une piste d'amélioration pour conclure ? Peut-être pourrait-on souhaiter un poil de groove supplémentaire sur la section rythmique : si Bader n'éprouve pas de difficulté à faire sonner sa six cordes, ses percussions laissent parfois à désirer. Rien qui ne puisse être corrigé, par un travail personnel ou l'embauche d'un comparse plus expérimenté.

Rien en tous cas qui ne puisse nous empêcher de poursuivre l'écoute de l'un des albums Métal Prog de l'année. Bravo l'artiste !

 
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