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Album FISH WELTSCHMERZ FISH
WELTSCHMERZ (2020)
AUTRE LABEL
ROCK PROGRESSIF
3/5
CORTO1809
16/10/2020
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"Seulement trois étoiles !" vont certainement s'écrier ses admirateurs, soufflant leur colère ! Eh oui, et pourtant j'aime Fish et son précédent album m'avait conquis. Mais je dois avouer qu'après de multiples écoutes, "Weltschmerz" me laisse perplexe... et insatisfait. Fish est frappé du syndrome du trop généreux, du trop plein. Est-ce le confinement qui laisse plus de loisirs à nos artistes favoris, mais pourquoi ceux-ci se croient-ils obligés de nous imposer des doubles albums gargantuesques jusqu'à l'indigestion ? Fish avait largement de quoi faire un dernier album "simple" de toute beauté pour clôturer sa carrière. Au lieu de quoi, il dilue son propos et finit par lasser l'auditeur.

Certes, il semble qu'il ait eu beaucoup de choses à nous dire. Trop, peut-être ? Car c'est à une véritable logorrhée cathartique à laquelle il se livre, la musique étant parfois oubliée derrière ce flot de paroles sombres et anxiogènes dans une époque qui n'en avait pas besoin. Toujours est-il que le premier disque n'a jamais réussi à me captiver et qu'il est même dispensable. Les choses prennent une autre saveur sur le second disque, en tout point remarquable, du poignant 'Garden of Remembrance' au prog très réussi de 'Waverley Steps', sans oublier le très sombre mais convaincant 'Weltschmerz' et le magnifique saxophone de 'Little Man What Now ?' qui reviendra longtemps vous hanter.

Comme Tony, je pense que 'Garden of Remembrance' aurait été un bien meilleur point final à la carrière de Fish. Grâce à la magie du numérique, rien ne nous empêche de supprimer les titres trop bavards et de réordonner les pistes pour faire de ce double à moitié réussi un simple parfait. Il est cependant dommage que ce ne soit pas le chanteur qui ait de lui-même eu cette initiative.

Album DUKES OF THE ORIENT FREAKSHOW DUKES OF THE ORIENT
FREAKSHOW (2020)
FRONTIERS RECORDS
ROCK PROGRESSIF
4/5
CORTO1809
17/09/2020
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Voilà un album qui risque fort de ne pas rencontrer son public et les lauriers qu’il mérite. Car ceux qui connaissaient le groupe comme la continuation d’Asia et s’attendent à trouver dans cet album de l’AOR chatoyant seront probablement aussi surpris que déçus. A contrario, les amateurs d’un rock progressif "historique" (un terme que je préfère au trop péjoratif old school qui donne l’impression de vivre dans le passé) risqueront de ne pas même jeter une oreille sur ce disque, n’ayant pas identifié Dukes of The Orient comme un groupe capable de leur proposer la musique qu’ils affectionnent.

Donc, soyons clairs : point d’AOR dans cet album, que du prog mâtiné de pop, un prog qui, s’il lorgne souvent vers les années 70-80, ne sonne pas daté mais résolument moderne. Si le sax est rare dans l’AOR, il l’est beaucoup moins dans le prog et ne déstabilisera pas les amateurs du genre. Impossible effectivement de ne pas penser à Supertramp sur ‘The Fine Ice’ qui n’aurait pas déparé sur "Breakfast in America" (les claviers y sont aussi pour quelque chose) mais sa contribution sur ‘Freakshow’ tient plus des prestations de David Jackson au sein de Van der Graaf Generator.

C’est la force de cet album d’évoquer les grands noms du rock progressif tout en gardant sa personnalité. Outre la présence du saxophone, les claviers se font fréquemment remarquer, avec notamment de belles parties de piano. Enfin, il faut évoquer la prestation vocale de John Payne, assez atypique pour le coup dans le monde du rock progressif, croisement entre la voix d’Alice Cooper et celle de Meat Loaf. Déstabilisante au début, elle finit de donner aux titres un caractère très personnel.

Fans d’AOR, passez votre chemin. Fans d’un progressif varié et accessible, ne passez pas à côté de cet album.

Album MAGENTA MASTERS OF ILLUSION MAGENTA
MASTERS OF ILLUSION (2020)
TIGERMOTH
ROCK PROGRESSIF
2/5
CORTO1809
15/09/2020
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Je vais jouer les vilains petits canards au sein du concert de louanges émanant de la rédaction de Music Waves mais cet album représente tout ce que je n’aime pas trouver dans un disque de rock progressif. Certes je ne contesterai pas que ce soit bien écrit, bien joué, agréable à écouter. Alors, de quoi me plains-je ? Simplement que tout est bien trop prévisible, bien trop propre. Les breaks sont là parce qu’il faut des breaks quand on fait du progressif, les titres longs sont plus la conséquence de la juxtaposition de thèmes sans relation les uns avec les autres que d’une évolution naturelle de la trame musicale. Christina Booth chante juste mais ne me donne aucun frisson, pas plus que les musiques dont l’indéniable caractère mélodique ne me touche pas. Magenta nous livre là un album de néo-prog gentillet et prévisible qui personnellement ne m’inspire qu’un profond ennui.
Album THE TANGENT AUTO RECONNAISSANCE THE TANGENT
AUTO RECONNAISSANCE (2020)
INSIDEOUT MUSIC
ROCK PROGRESSIF
2/5
CORTO1809
03/09/2020
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Tout est dit, ou presque, dans la chronique. Mais les défauts soulignés sont pour moi trop prégnants pour que je recommande l'album. Certes les compositions sont complexes, l'instrumentation ouverte, les changements de thèmes fréquents, tout ce que l'amateur de progressif recherche. Mais l'ensemble est un peu téléphoné et ne dégage pas grand-chose qui puisse titiller l'intérêt de l'amateur de musiques complexes, même après plusieurs écoutes. Là où avec des ficelles identiques The Flower Kings me captive, The Tangent m'ennuie. Et ce n'est pas le chant d'Andy Tillison, que je trouve plat et inexpressif, qui change la donne, bien au contraire. "Auto-Reconnaissance" est un album bien ennuyeux.
Album NEKTAR JOURNEY TO THE CENTRE OF THE EYE NEKTAR
JOURNEY TO THE CENTRE OF THE EYE (1971)
BELLAPHON
ROCK PROGRESSIF
3/5
CORTO1809
22/08/2020
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Je vais tenter une réhabilitation de cet album que la chronique n'a pas épargné. Certes, avec les critères musicaux et techniques de 2020, "Journey to the Centre of the Eye" ne pourra que sembler daté et old school. Mais il faut remettre les choses dans leur contexte. En 1971, cet album était tout à fait dans l'air du temps. L'époque était aux musiques progressives pas encore totalement dégagées de leur gangue psychédélique, aux albums conceptuels et aux expérimentations les plus débridées et, disons-le, parfois farfelues. En ces temps bénis, il ne suffisait pas de s'acheter une banque de sons pour faire sortir de son ordinateur un orchestre symphonique et une palette étendue de bruitages divers et variés. Les effets spéciaux résultaient de bricolages ingénieux faits avec les moyens du bord dont les résultats étaient aléatoires. Parfois, c'était raté, parfois, ça frisait le génie.

"Journey to the Centre of the Eye" mélange donc passages progressifs, thèmes mélodiques et expérimentations diverses, allant des samples et des voix déformées aux passages les plus dissonants voire "bruitistes", dans un ensemble indissociable qui doit s'écouter comme une longue suite. Nektar s'inscrit dans la mouvance de la période psychédélico-spatiale de Pink Floyd, façon 'Astronomy Domine', 'Interstellar Overdrive' et autres 'Set the Control for the Heart of the Sun'.

Tous les amateurs de progressif de cette période charnière de la fin des années 60/début des années 70 retrouveront facilement leurs repères et ceux qui ne seront pas trop exigeants sur la qualité de la prise de son prendront certainement du plaisir à se replonger dans la créativité parfois difficilement maîtrisée de cette période. Seul le côté daté de l'album m'empêche de lui mettre un 4 (= écoute recommandée) car il pourra surprendre la frange d'auditeurs habitués à des sonorités plus modernes. Si "Journey of the Centre of the Eye" est le premier album de Nektar, il en est aussi sa plus belle réussite et mérite au moins qu'on l'écoute une fois.

Album PAIN OF SALVATION PANTHER PAIN OF SALVATION
PANTHER (2020)
CENTURY MEDIA RECORDS
METAL PROGRESSIF
4/5
CORTO1809
16/08/2020
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Pain of Salvation est le seul groupe de metal que j'aime... probablement parce que ce n'est pas qu'un "simple" groupe de metal. Comme le dit très bien la chronique de Newf, le groupe n'a de cesse d'inventer des trouvailles, tant sur le plan de la composition que des arrangements, qui viennent sans cesse renouveler l'intérêt de l'auditeur. Et prend le risque que chaque album soit différent du précédent, comme un certain David Bowie en son temps. On ne sait jamais ce qu'on va trouver et cela contribue aussi au plaisir. Parfois on est déçu, parfois on est transporté, ce qui explique que la rédaction de MW se soit souvent trouvée divisée dans ses opinions : ceux qui ont succombé au charme des premiers albums, d'un metal plus conventionnel, et qui ne jurent que par "The Perfect Element", trouvent bien mous les albums que d'autres (dont je fais partie) apprécient, plus sensibles aux albums moins pêchus.

Si "In The Passing Light of Day" était un peu trop metallique à mon goût, ce "Panther" revient à un style bien plus varié et moins porté sur les riffs de guitare. Certes les moments soutenus ne manquent pas, mais ils alternent avec des moments de quiétude qui rendent l'écoute variée et agréable. Si l'album est "typé" metal progressif, le côté progressif l'emporte largement sur le côté metal, il suffit d'écouter le long et superbe 'Icon' pour s'en convaincre. Si vous connaissez le groupe et avez apprécié "Be" ou les "Road Salt", ce disque devrait vous séduire. Si vous ne connaissez pas encore Pain of Salvation, c'est une bonne porte d'entrée à son univers si particulier.

 
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