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Album HEADSPACE I AM ANONYMOUS HEADSPACE
I AM ANONYMOUS (2012)
INSIDEOUT MUSIC
METAL PROGRESSIF
2/5
NIURK
13/01/2013
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C'est étonnant, c'est cruel, c'est troublant, de constater comme parfois la sauce ne prend pas ... Suivant Nuno, que j'adore et dont je respecte invariablement les coups de coeur et coups de gueule, mais également une bonne dizaine de chroniqueurs et amis de tous poils n'ont eu de cesse au cours du dernier mois de vanter les qualités de ce Headspace.

Coup d'oeil sur le devant de la pochette, splendide, sur le line-up, alléchant, premières écoutes, et l'incompréhension qui pointe le bout de son nez. Headspace semble avoir toutes les cartes en mains : créativité, check, technicité, check, identité, check... enthousiasme, zéro. Me voici en passe de détester ce que la grande majorité a déjà fait "Album prog de l'année", il y a de quoi être frustré.

Cependant une piste d'explication semble se dessiner : Headspace me saoule. Plus précisément, Headspace en fait trop et "I Am Anonymous" me donne l'impression de déborder, de s'éparpiller, de se superposer à lui même, de réunir deux ou trois albums en un, comme si les musiciens jouaient 2 à 3 morceaux en même temps.

Pourtant je me souviens il y a quelques années d'un Cybion regorgeant de 3 ou 4 fois plus d'idées et qui m'avait semblé parfaitement cohérent. Mais Headspace ne se tient pas : il veut tout être et m'apparait comme une éruption sans fin s'éparpillant en un grand rien. Et je ne parle pas seulement des enchainements, dont certains se font à la machette sur base de fondus-enchainés ou breaks à ne plus savoir à quel tympan se fier. C'est bien dans sa structure mille-feuille même que Headspace me laisse sur le bas-côté. Exemple : 'Invasion' et ses lignes de basse, batterie et chant que mon cerveau ne parvient pas à connecter entre elles ! Moi qui me pensais adepte de musique complexe, me voici laissé pour compte de l'un des plus grand collage de ces dernières années !

Car oui, c'est bien là que réside toute la frustration éprouvée à l'écoute du Headspace : en ne rentrant pas dedans on a inévitablement l'impression de passer à côté de quelque chose d'intéressant. Intéressant sans aucun doute, mais achevé, force est d'en douter. Au bout des 73 minutes, tout finit par m'irriter, et je n'ose plus cliquer sur le bouton "play", de peur que la boule de stress qui est en train de se former entre mes reins ne finissent par se transformer pour de bon en ulcère musical. Après un mois, Headspace est donc désormais classé quelque part au fond de mon dossier prog, je n'ai en effet pas osé le supprimer, me disant qu'il faudrait sans doute y revenir plus tard dans l'année pour en avoir le cœur net.

En attendant, je pars me calmer sur l'écoute du dernier Papa Roach, avec lui au moins on sait où l'on met les pieds !

Album MUSE THE 2ND LAW MUSE
THE 2ND LAW (2012)
WARNER
ROCK ALTERNATIF
1/5
NIURK
11/01/2013
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Le dernier Muse m'a laissé la même impression que Black Holes et Resistance : d'un groupe inspirant, Muse est devenu groupe inspiré. Les ficelles sont de plus en plus grosses, les influences sont palpables à chaque titre.

En tant que grand amateur de U2, qui a su au cours des années 90 jongler avec les styles après 10 ans d'existence, tout en restant un véritable précurseur et conservant son identité, j'ai le sentiment tenace que si ce n'était les vocalises de Bellamy, il ne resterait plus rien du son Muse.

Pour expliquer le fond de ma pensée sans fioriture, voici mon inventaire :

'Supremacy' = un titre composé pour le dernier James Bond sans être sélectionné, seul titre convaincant de bout en bout, et sans doute une direction que Bellamy aurait pu suivre lorsque l'on connait ses penchants orchestraux, plutôt que de verser dans l'électro

'Madness' = la dégradation complète d'un titre de "Zooropa" de U2, 'Lemon' par exemple, et en somme de l'électro de bande FM sans odeur ni saveur

'Panic Station' = du sous-Queen qui ne décolle jamais et un titre qui résume à lui seul la faiblesse générale des refrains sur cet album

'Survival' = du queen d'opéra sous acide avec un faux solo de Brian May, après avoir essayé de l'assaisonner à l'électro, pourquoi pas l'enrober dans du Devin Townsend, on n'est déjà plus à ça près !

'Follow Me' = un morceau de Lady Gaga couiné par Bellamy

'Animals' = deuxième morceau intéressant de l'album, rares sont ceux dans la discographie du groupe bénéficiant d'un son de guitare sans overdrive

'Explorers' = du sous-Coldplay, on s'ennuie ferme

'Big Freeze' = et voici le retour de U2, époque Pop et fin des années 90's, le génie étant resté coincé dans la machine à remonter le temps

'Save Me' = ce n'est pas parce que Bellamy peut être énervant qu'il fallait s'infliger le non-chant de Christopher, moment à partir duquel l'album m'a semblé interminable

'Liquid State' = intéressante car elle me fait penser à un morceau des Foo Fighters, sauf que n'est pas Dave qui veut et que la voix de Christopher est définitivement à laisser dans sa gorge !

'Unsustainable' = morceau qui prouve que Skrillex, Nemo et consorts ne font pas qu'enchainer les syncopes et les beats sans talent, alors que dans le cas présent c'est de la dub-step de Monoprix

'Isolated System' = un crescendo qui n'enlève et n'apporte rien : du remplissage, ce qui est un comble après 3 ans d'attente, mais finalement au diapason de la platitude de l'ensemble.

J'ai adoré Muse, et "Absolution" reste pour moi l'un des plus grands albums de rock des années 2000. Mais depuis, plus rien, ou si peu. Des formules et des surgelés qu'on nous sert en tentant de nous les faire passer pour des plats de tradition. Muse n'est pas un mauvais groupe, mais c'est d'autant plus frustrant de les entendre se lisser, s'aseptiser.

C'est ce que j'appelle le phénomène Coldplay : débuts personnels et géniaux, puis lent déclin jusqu'à l'assèchement complet pour quelques passages radio. Quel gâchis !

Album BADER NANA WORMWOOD BADER NANA
WORMWOOD (2011)
MALS
METAL PROGRESSIF
4/5
NIURK
09/01/2013
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Les hommes-orchestre ont toujours impressionné : malgré les approximations, les erreurs, quelques trous d'air en matière d'inspiration, l'inégalité de leurs talents techniques, ils suscitent inévitablement une sorte d'admiration mâtinée de jalousie. Alors quand en prime ils évitent la quasi intégralité des défauts pré-cités, imaginez le culte qui leur est rapidement voué !

Bader Nana est sans aucun doute un garçon brillant, évitant tous les écueils de la production de masse Métallique et Progressive moderne : la surenchère de plans, l'implosion des limitations de vitesse, le symphonisme cheap, le lyrisme torturé, les cavalcades gratuites et autres unissons raplapla. En lieu et place, il nous gratifie d'une salvatrice économie de mouvements, agissant par touches successives en assurant une balance idéale entre technicité et mélodie.

Bader Nana est également à n'en pas douter un garçon consciencieux : on a beau savoir qu'il est plus facile d'auto-produire un album au sein correct, on est ici impressionné par l'équilibre et la tonicité d'un ensemble pourtant très varié. Quel bonheur de pouvoir distinguer chaque instrument sans devoir repasser cent fois le même extrait, et quelle marque de confiance de ne pas chercher à immerger les temps faibles sous un déluge d'artifices technoïdes.

Bader Nana est enfin un garçon sachant d'où il vient et où il va : le Métal Progressif s'apparentant depuis le début du siècle à un jeu pénible des 7 erreurs entre petits nouveaux et vieux briscards, on est surpris de pouvoir enfin se mettre sous l'oreille quelque chose de frais. On pourra toujours chercher à distinguer la ligne de basse de machin, la rythmique de bidule, l'arpège de papi et l'accord du voisin, mais on aura du mal à enlever à Bader une belle originalité.

Une piste d'amélioration pour conclure ? Peut-être pourrait-on souhaiter un poil de groove supplémentaire sur la section rythmique : si Bader n'éprouve pas de difficulté à faire sonner sa six cordes, ses percussions laissent parfois à désirer. Rien qui ne puisse être corrigé, par un travail personnel ou l'embauche d'un comparse plus expérimenté.

Rien en tous cas qui ne puisse nous empêcher de poursuivre l'écoute de l'un des albums Métal Prog de l'année. Bravo l'artiste !

Album PASCAL MULOT TSAR BOMBA PASCAL MULOT
TSAR BOMBA (2009)
BERNETT
METAL PROGRESSIF
3/5
NIURK
10/05/2009
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Il n'est pas donné tous les 4 matins de tenir entre ses mains un album où la 4 cordes est mise à l'honneur, ce privilège étant bien plus réservée à sa soeur ennemie étoffée de 2 cordes supplémentaires. De fait, quand cette occasion se présente, c'est avec un surcroit de curiosité et d'attention que l'on s'empresse de découvrir l'oeuvre.

Alors certes, le traitement réservé à la batterie sur cet opus est marqué du fameux label "prise son réalisée sous l'escalier", et oui, quelques développements peuvent paraître un peu brouillon en terme de structure et mélodie, mais d'autres qualités me paraissent indéniables.

Tout d'abord l'ambiance, oscillant entre Space-Métal, fusion et influences classiques, les morceaux parviennent à ne pas tomber dans la redite comme c'est souvent le cas sur les efforts purement instrumentaux.

Ensuite la technique et la fluidité du jeu de Pascal : notre homme ne souffre visiblement d'aucune limite et n'a en effet pas à rougir de comparaisons avec Billy Sheehan ou Jaco Pastorius (sur un pur plan technique j'entends).

Enfin les compositions, et c'est la qu'à mon sens réside l'atout majeure du disque, nous proposant des titres tour à tour énergiques, épiques, apaisant.

Porté par un art du slapping tout en feeling, un excellent sens du groove et une volonté d'expérimentations marquées, ce disque représente pour moi ce que l'on peut faire de bon en la matière, me faisant passer outre la production.

Album METALLICA METALLICA METALLICA
METALLICA (1991)
ELEKTRA ENTERTAINMENT
HEAVY METAL
5/5
NIURK
28/04/2009
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Il y a eu, et il y a encore autour de cet album tant de débats passionnés et passionnels qu'on se demande s'il est possible pour un nouveau Métalleux de l'écouter sans un Everest de préjugés derrière lui, bons ou mauvais.

Il n'y a donc pas de "vérité" à proférer sur cet album, mais peut-être un consensus à dévoiler : ceux qui le trouvent bon le trouvent souvent excellent, et ceux qui ne l'aiment pas le trouvent tout de même au minimum bon. Ce qui fait que cet album EST bon... au moins !

Personnellement, et j'entends déjà certains fans hardcore ricaner, j'ai découvert Metallica grâce à ce disque. Ces mêmes fans cesseront de se gausser lorsqu'ils sauront que j'ai une nette préférence pour l'avant Black Album. Pour autant, je ne juge pas ce disque comme une trahison, plutôt comme une pièce à part : ni au milieu, ni dans l'avant, ni dans l'après, à part.

Tout le monde a un avis sur le Black Album, d'ailleurs tout le monde a un avis sur Metallica ! Voici le mien sur les deux : ce que Metallica a fait ici, il l'a bien fait, et il ne l'a fait qu'une seule fois. Mieux, ce qu'a fait Metallica ici a fait Metallica, avant, après, à jamais.

Album ANGALYS U.T.O.P.Y.S ANGALYS
U.T.O.P.Y.S (2008)
AUTOPRODUCTION
POP
1/5
NIURK
03/04/2009
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Je lis la chronique, je pleure de rire, j'écoute l'album, je pleure tout court, et au final une question me reste à l'esprit : pourquoi ne pas avoir mis 1/10 ?!

Non pas qu'il n'y ait rien à sauver, car "rien à sauver" sous-tend qu'il y ait déjà quelque chose ! Non, là il n'y a rien ! Angalys vient de réinventer le vide, plongé dans le rien, aspiré par un trou noir et sombrant dans une abysse sans fond.

Je lui donne donc un 1/10, sachant qu'une nouvelle question m'étreint : pourquoi ne pas autoriser le 0 ?!

 
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