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STEVE HACKETT
WOLFLIGHT (2015)
INSIDEOUT MUSIC / ROCK PROGRESSIF
THIBAUTK - 27/03/2015 -
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5/5
Magnifique, voilà le seul mot qui vient à l'esprit…

Steve Hackett en grande forme livre un des plus beaux albums de sa carrière, une galette qui exhausse son génie, qui nous projette aux sources du voyage entamé en octobre 1975.

Le disque fait un tour d'horizon des sonorités chères au guitariste, c’est aussi dans celle-ci que la guitare est la plus présente, et sur laquelle les mélodies sont les plus puissantes. Wolflight propose aussi un magnifique contraste entre passages planants et cavalcades très heavy...

Le seul bémol est l’ultime titre (Heart Song), qui bien que le lead de guitare soit magnifique et plein de feeling, tourne en rond car il fait figure de sucrerie un peu mièvre et un brin convenue... Néanmoins, il permet de détendre l'atmosphère et de terminer cet excellent album sur une impression de paix, de recueillement et de libération.

Un des meilleurs albums du maître, plein de maturité, de finesse de puissance et de grâce. Un retour en pleine lumière digne des premières instants ou de Spectral Mornings...

THRESHOLD
FOR THE JOURNEY (2014)
NUCLEAR BLAST / METAL PROGRESSIF
THIBAUTK - 24/10/2014 -
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5/5
Un seul mot me vient à l'esprit : GRANDIOSE. For the Journey, signe le retour en force de Threshold au premier plan, comme porte étendard du metal progressif.

Le second album avec s'il vous plait Monsieur Damian Wilson impérial au chant... chaque composition transpire de la maîtrise de ce monsieur. Les parties de guitare sont puissantes et rythmées, les variations rythmiques constantes et les soli gigantesques.

Threshold n'avait pas fait aussi bien depuis Hypothetical, une réussite complète !

Bien que le travail de Damian soit énorme, et que cet album soit le second à célébrer son retour, chaque composition suinte de l’absence de Andrew "Mac" McDermott...

Un album indispensable, une pépite sombre, lumineuse et gracieuse, à écouter d'urgence !

PINK FLOYD
ANIMALS (1977)
EMI / ROCK PROGRESSIF
THIBAUTK - 07/03/2013 -
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5/5
1977 j'avais 5 ans... l'age des culottes courtes, des cours d'écoles et de l’innocence.
1977 l’Angleterre était bouleversée par le vague punk, 1977 l’Angleterre allait mal.
1977 Pink Floyd avait plus de 10 ans, pas tout à fait l'age de la majorité mais plutôt la fin de l'innocence.
1977 sortait « Animals », avec la « Battersea Power Station » menaçante en couverture et le cochon Algie trônant au dessus... un disque sous-estimé et pourtant à mon sens le meilleur disque du Floyd.

« Amimals » c'est d'abord un concept album de 40 et quelques minutes, coincé entre « Wish You Where Here » gonflé de lamentions sur l’absence et « The Wall » ampoulé de lamentations de rock star, il fait figure de vilain petit canard entre ces deux grand frères au succès immense.

A cette époque Pink Floyd est sous tension, au bord de l'implosion, le bassiste ira jusqu’à cracher sur les spectateurs qui n'écoutent pas le message de sa musique... en somme, l'homme est torturé et ça se voit : sa musique est torturée, sans compromissions.

« Animals » : une galette, cinq chansons, trois longues chansons de plus de 10 minutes et deux plus courtes ; tout ça peut sembler peu de chose, mais ...
Le concept est largement emprunté à Georges Orwell et sa ferme des animaux.

Ceci au moins dans la forme, car même si Waters dépeint les chiens brutaux, sauvages et cyniques ; les cochons dirigeants et impitoyables et les moutons aveuglés et obéissants ; il prend le contrepied du livre qui l'inspire pour mettre en place une satire sociale cruelle de l’Angleterre de l'époque : la bienséance et le conservatisme de certains (Whitehouse de Pigs – Three Differents Ones), l'aveuglement des masses (Sheep), l'ultra religiosité (parodie du Psaume 103 dans Sheep) et surtout l'hyper-industrialisation et la sauvagerie qui en découle (Dogs) : en résumé la pression de la société et l'avilissement du plus faible au profit des forts. Un espoir subsiste : les moutons n'arrivent-ils pas à se rebeller en
fin de compte :
« Bleating and babbling we fell on his neck with a scream.
Wave upon wave of demented avengers
March cheerfully out of obscurity into the dream.
Have you heard the news?
The dogs are dead!
You better stay home
And do as you're told.
Get out of the road if you want to grow old. »

Les trois morceaux longs ont une sauvagerie, une froideur et un cynisme inégalé. On se rappelle que à cette époque la vague punk bat son plein... on a ainsi, parfois l'impression que Pink Floyd joue du Punk à sa façon : riffs de guitare tranchants, synthé aux sonorités froides à vous faire dresser les poils sur le bras, basse omniprésente, batterie épileptique, solos de guitare déchirés, déchirants et dissonants (un Gilmour au meilleur de sa forme paradoxalement)... et puis tout ces effets de production qui renforcent l'ambiance « fin de siècle », des plages de synthé éthérées à la froideur arctique... on reconnaît bien notre Pink Floyd adoré.

On pourrait reprocher à cet album la petite compromission à laquelle il se soumet : deux morceaux semi-acoustiques (Pink On The Wing Part 1 et 2) qui font un peu office de lumière dans toute cette noirceur et cette obscurité, mais qui me semblent déplacés.

L'essentiel est surtout que Pink Floyd n'existe plus (tout du moins le Pink Floyd de Dark Side Of The Moon) et ça se sent... le seul maître à bord est Waters, même si son bébé est un coup de génie, ses compagnons sont écrasés sous son autorité, sa mégalomanie et son cynisme : ils sont relégués au rang d’exécutants sages et appliqués.

Finalement l'album reste et restera un chef d’œuvre parmi les chefs d’œuvre, une pépite d'or noir.

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