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""Kilroy Was Here" ne retrouve pas la magie des albums qui l'ont précédé. L'inspiration est en panne, la motivation en berne et les sons "futuristes" des années 80 paraissent désormais bien datés."
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2/5
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Depuis plusieurs albums, quelques dissensions se font sentir entre les membres de Styx quant à la direction artistique à donner à leur musique. A Shaw et, dans une moindre mesure Young, partisans d'un retour à un rock plus simple s'oppose DeYoung et sa vision toujours plus spectaculaire qu'il finit par imposer au groupe. "Kilroy Was Here" est un nouveau concept album tournant autour de l'interdiction de jouer du rock dans un monde totalitaire futuriste, et où chaque membre du groupe va endosser le rôle d'un personnage de ce mini-opéra rock.
Une idée qui en vaut bien une autre et qui, au vu des dernières productions de Styx, aurait pu aboutir à un résultat des plus intéressants. Malheureusement, tout a une fin et il semblerait que l'inspiration qui ne s'est pas démentie depuis les débuts du groupe et surtout depuis "Equinox", ait fini par faire défaut sur cet album.
Car il est bien difficile de retrouver les ballades inspirées et les rocks énergiques des albums précédents dans ces titres boursouflés où les effets semblent bien artificiels et les arrangements pompeux. Difficile de retrouver la vitalité et l'engagement du groupe dans ces solos laborieux, ces chœurs d'une platitude à laquelle Styx ne nous avait pas habitué, ces chants forcés et peu naturels de Young qui en fait des tonnes et surtout de DeYoung, peu convaincant avec sa voix chargée de "gros dur". Même le duo supposé sentimental de Shaw et DeYoung sur 'Haven't We Been Here Before' finit dans un aigu bien fragile à la limite du crispant.
Ajoutez à cela des synthétiseurs omniprésents, qui donnaient peut-être une touche futuriste au début des années 80 mais qui semblent bien kitsch et datés en 2014, et l'utilisation abusive du vocoder, autre gadget de l'époque (ELO à la même période tombera lui-aussi dans le piège) et vous comprendrez la déception à laquelle vous attendre si vous décidez malgré tout d'écouter cet album.
Seuls 'Don't Let It End' et 'Just Get Through This Night' retrouvent le lustre des albums précédents. 'Don't Let It End' est une ballade romantique dont DeYoung a le secret et où sa voix de charmeur est bien plus efficace que lorsqu'il la gonfle pour jouer les gros durs. 'Just Get Through This Night' dispose d'une mélodie accrocheuse et d'un accompagnement acoustique délicat l'apparentant à 'Boat On The River'.
Ce n'est pas suffisant pour sauver l'album du naufrage. Celui-ci a pourtant été bien reçu du public, si ce n'est des critiques, à sa sortie. La tournée qui suivit fut un gouffre financier et signifia la séparation temporaire du groupe lorsqu'elle prit fin. Tommy Shaw sera le premier à partir et à se lancer dans une carrière solo, suivi de DeYoung et Young. Il faudra patienter sept ans pour que le groupe ne se reforme, sans que Shaw fasse toutefois partie de l'aventure. - Site officiel
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LISTE DES PISTES:
01. Mr. Roboto - 05:28 02. Cold War - 04:27 03. Don't Let It End - 04:56 04. High Time - 04:33 05. Heavy Metal Poisoning - 04:57 06. Just Get Through This Night - 06:06 07. Double Life - 03:46 08. Haven't We Been Here Before - 04:06 09. Don't Let It End (Reprise) - 02:22
FORMATION:
Chuck Panozzo: Basse / Choeurs Dennis Deyoung: Claviers / Accordéon (6) / Choeurs / Chant (1,3,4,8,9) James Young: Guitares / Choeurs / Chant (5,7,9) John Panozzo: Batterie / Choeurs Tommy Shaw: Guitares / Mandoline (6) / Choeurs / Chant (2,6,8,9) Dan Barber: Invité / Trompette (4,7) Mark Ohlson: Invité / Trompette (4,7) Michael Mossman: Invité / Trombone (4,7) Mike Halpin: Invité / Trombone (4,7) Steve Eisen: Invité / Saxophone (4,7,9)
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(1) AVIS DES LECTEURS
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(1) COMMENTAIRE(S)
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