GROUPE/AUTEUR:

CHARLIE BARNES

(ROYAUME UNI)

TITRE:
MORE STATELY MANSIONS (2015)
LABEL:
SUPERBALL
GENRE:
ROCK ALTERNATIF

"Le premier album de Charlie Barnes est très marqué par ses influences mais la qualité de son écriture est déjà perceptible."
NUNO777 - 10.06.2015 - (0) Avis des lecteurs - (0) commentaire(s)
3/5

Charlie Barnes est un jeune musicien originaire de Leeds qui a été biberonné à la musique alternative et progressive de Manchester. Dans les années 2000, deux groupes mancuniens deviennent des formations incontournables du rock/métal progressif alternatif, Amplifier et Oceansize. Charlie Barnes est de cette trempe de fan qui suit les groupes partout où ils se produisent, collectionne tout ce qui s’y rapporte et connait chaque note sur le bout des doigts. Rien d’étonnant à ce qu'il ait demandé à Steve Durose, le guitariste qui a officié aussi bien chez Amplifier que chez Oceansize, de produire son premier disque "More Stately Mansions".

Avec une généalogie pareille, l’auditeur averti ne peut que s’attendre à écouter un album fortement estampillé Oceansize. L’implication de Steve Durose, qui fut un véritable mentor pour Barnes pendant la réalisation de l’album, renforce effectivement cette impression. Ce sont principalement dans les arrangements de guitares en tremolo picking, chères à Oceansize, et les ambiances parfois psychédéliques ou post-rock que l’on perçoit cette empreinte (‘Easy Kid’). Certaines montées en intensité font aussi référence à la manière dont le groupe emmené par Mike Vennart savait donner de l’ampleur (‘Dresden’). Et la parenté est criante dans l’énergie alternative déployée par l’excellent ‘MacbethMacbethMacbeth’.

Mais Charlie Barnes a d’autres inspirations qui, si elles ne sont pas aussi perceptibles que celles mentionnées auparavant, sont parfaitement identifiables. Dans le placement du chant et certaines intonations de Barnes s’entendent de fortes ressemblances avec Muse (‘Sing To God’, ‘Mores Stately Mansions’ et la fin de ‘Ballons’) avec un supplément soul-jazz à la The Reign Of Kindo surtout audible dans les passages lents voix-piano (‘Ghosts’). Ces derniers sont nombreux dans "More Stately Mansions", et alourdissent l’écoute du disque, particulièrement quand ils lestent la totalité du titre d’une épaisse charge mélancolique et dépressive (‘House’ et ‘Film’).

Ce premier album de Charlie Barnes est déjà une œuvre très travaillée, riche en harmonies de voix, en mélodies et en arrangements de cordes. La collaboration avec Steve Durose est de ce point de vue une réussite mais elle participe aussi à faire ressortir trop massivement les influences du musicien. La prochaine étape pour l’Anglais sera de s’émanciper de cet atavisme musical encore trop encombrant pour enfin laisser éclater toute la sensibilité de son écriture et l’intensité émotionnelle qu’il peut communiquer à travers ses compositions et sa voix.


Plus d'information sur https://www.facebook.com/charliebarnesmusic



GROUPES PROCHES:
MUSE, RADIOHEAD, OCEANSIZE

LISTE DES PISTES:
01. More Stately Mansions
02. Sing To God
03. Easy Kid
04. Balloons
05. Ghosts
06. MacbethMacbethMacbeth
07. House
08. Dresden
09. Hammers
10. Film


FORMATION:
Charlie Barnes: Chant / Guitares / Claviers
Josh Hughes: Guitares
Sean Balcombe: Chant / Basse
Ste Anderson: Batterie


TAGS:
Mélancolique
 
 
(0) AVIS DES LECTEURS
En cliquant sur le bouton ci-dessous vous pourrez écrire votre propre chronique a propos de cet album et lui attribuer une note. Ceci n'est pas un commentaire et demande au moins une dizaine de ligne pour expliquer pourquoi vous avez aimé ou non la production.
Haut de page
(0) COMMENTAIRE(S)
Vous pouvez ici réagir au sujet de l'album ou de la chronique, expliquez pourquoi vous êtes d'accord ou non ou tout simplement raconter votre vie...
 
Aucun commentaire. Soyez le premier à donner votre avis sur cette chronique ou sur cette production
Haut de page
EN RELATION AVEC CHARLIE BARNES
DERNIERE ACTUALITE
CHARLIE BARNES: Sortie de "Oceanography" en mars
Toutes les actualités sur CHARLIE BARNES
NOTES
- /5 (0 avis) 3/5 (1 avis)
MA NOTE :
 
AUTRES CHRONIQUES
CHRONIQUE PRECEDENTE
BILLY IDOL: Whiplash Smile (1986)
ROCK Malgré quelques prises de risque et plusieurs pépites irrésistibles, ce troisième opus retombe tel un soufflet avec un final manquant cruellement d'énergie et laissant l'auditeur sur sa faim.
 
CHRONIQUE SUIVANTE
MR.POLLACK: Black Hawk (2015)
HARD ROCK Sans faire preuve d'une grande originalité, les Polonais réussissent tout de même à attirer l'attention sur leur Rock louvoyant entre le Blues des origines et une Fusion trahissant quelques influences Funky.
ECOUTE EN STREAMING
 
 
AUTRE(S) CHRONIQUES CONCERNANT CHARLIE BARNES
CHARLIE-BARNES_Oceanography
Oceanography (2018)
2/5
-/5
SUPERBALL / POP
 
F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2020