GROUPE/AUTEUR:

DREAM THEATER

(ETATS UNIS)

TITRE:
OCTAVARIUM (2005)
LABEL:
ATLANTIC RECORDS
GENRE:
METAL PROGRESSIF

"Si Dream Theater avait sortit un album de 60 minutes seulement en écartant certains titres dispensables, Octavarium aurait facilement été qualifié de classique du genre."
YATH - 07.07.2005 - (6) Avis des lecteurs - (0) commentaire(s)
3/5
C’est qu’il commence vraiment mal cet album. Même s’il comporte un très bon riff et quelques bonnes mélodies vocales, « The Root Of All Evil » est un titre presque quelconque dans la discographie de Dream Theater. Le deuxième titre est peut-être meilleur sur le fond, mais tactiquement tellement mal placé ! Une ballade en deuxième piste, il fallait oser. Mielleuse mais malheureusement pas aussi touchante que ce à quoi le groupe nous avait habitué, on zappe encore et on commence à s’inquiéter. Cet album tant attendu, peut-il être aussi anodin ?

Heureusement, le sursaut arrive. « These Walls » et « Walk Beside You » sont très mélodiques, même s’ils renferment quelques gros riffs. Les mélodies sont mémorisables, presque pop et le chant de Labrie est parfaitement maîtrisé. Le duo Rudess/Petrucci est toujours aussi compétitif et flamboyant, et on obtient deux titres très accrocheurs qui élèvent le niveau sans toutefois rassurer pleinement.

« Panic Attack » mettra fin au suspens en quelques secondes. Tournoyant, puissant, ce titre est une pure merveille. Entre Liquid Tension Experiment et les moments fous de Scenes From A Memory, ce morceau est un délire jouissif continu. Labrie chante particulièrement bien, les solos sont dingues et inspirés et la rythmique complexe assure l’aspect tonitruant du tout. Ouf ! On a attendu 4 morceaux mais Octavarium décolle enfin et de quelle manière !

Vient ensuite « Never Enough » avec ses influences très marquées du côté de la scène pop/rock sophistiquée (qui a dit snobinarde ?), Muse en tête. Peu importe, « Never Enough » est un bon morceau, qui nous rappelle la diversité dont est capable Dream Theater.

« Sacrified Sons » commence très doucement (chant et claviers). Sans ses paroles très clichées, ce début serait aussi poignant qu’un « Disappear » (6 Degrees Of Inner Turbulance) par exemple. Le break du milieu prend une toute autre tournure et on se retrouve dans un tourbillon (presque) instrumental de toute beauté qui rappelle les meilleurs moments de Scenes From A Memory. Explosif et génial.

Enfin, la perle de l’album, ce morceau titre de 23 minutes, Octavarium nous achève. Après un début Floydien, Dream Theater se lance dans un morceau varié puissant et très touchant. On n’ira pas jusqu’à le qualifier de nouveau « A Change Of Seasons », mais Octavarium est un des meilleurs morceaux que nous livre le groupe depuis belle lurette.

Que penser donc de cet album ? Même s’il commence plutôt mal, Octavarium termine extrêmement fort. Les détracteurs stupides continueront à se plaindre de telle ou telle influence, mais ceux qui reprochent l’influence de Muse ou Pink Floyd reprochaient également celle de Metallica, Yes, Radiohead, Mudvayne, Megadeth et bien d’autres. Quand un groupe a tant d’influences et qu’elles apparaissent de manière si sporadique, on ne parle pas de plagiat.

Si Dream Theater avait sortit un album de 60 minutes seulement en écartant certains titres dispensables, Octavarium aurait facilement été qualifié de classique du genre. D’ailleurs, fans de métal prog, avec Octavarium et le nouveau Shadow Gallery, vous avez là le meilleur du genre sur deux albums sortis le même jour. Elle est pas belle la vie?

Plus d'information sur http://www.dreamtheater.net



GROUPES PROCHES:
AZAZELLO, EVIL WINGS, DIVISION BY ZERO, SOUL SECRET, DARKWATER, ANTHROPIA, DYSCORDIA, INFINITA SYMPHONIA, DOMINICI, ANIMATIONS

LISTE DES PISTES:
01. The Root Of All Evil - 8:26
02. The Answer Lies Within - 5:32
03. These Walls - 7:36
04. I Walk Beside You - 4:28
05. Panic Attack - 8:13
06. Never Enough - 6:46
07. Sacrificed Sons - 10:45
08. Octavarium - 23:59


FORMATION:
James Labrie: Chant
John Myung: Basse
John Petrucci: Guitares
Jordan Rudess: Claviers
Mike Portnoy: Batterie


TAGS:
Technique
 
 
(6) AVIS DES LECTEURS
En cliquant sur le bouton ci-dessous vous pourrez écrire votre propre chronique a propos de cet album et lui attribuer une note. Ceci n'est pas un commentaire et demande au moins une dizaine de ligne pour expliquer pourquoi vous avez aimé ou non la production.
MALENTRAIDE - 26/02/2015 -
0 0
4/5
Un album bien difficile à évaluer. D'un côté Octavarium, le meilleur epic de DT, d'ailleurs le morceau que je choisis (avec A change of Season) pour montrer le métal prog sous son meilleur jour. De l'autre, des compositions que je trouve presque insipides comparées au reste de leur production. Néanmoins, Octavarium suffirait à elle seule à faire de DT un grand groupe.
NIURK - 23/02/2009 -
0 0
4/5
Aaaah pourquoi, mais pourquoi faut-il juger les albums comme un tout !!! Sortez moi Octavarium en single que je lui mette 11/10 et on en parle plus !

Hum, pardon... je disais donc, tiens c'est étrange comme cet album ressemble sans le vouloir à A Change of Season ! Mais si, souvenez-vous : morceau épique qui vous saisit et vous relâche 25 minutes plus loin dans le temps, l'espace et votre vie même, puis des hommages sous forme de reprises d'autres groupes copains !

Comment ? Il n'y a pas de reprises sur Octavarium ? Taratata : I Walk = U2, Never Enough = Muse, du Floyd dans Octavarium : il y a des hommages c'est indéniable, mais vous avez raison ce n'est pas tout, car ce sont LEURS morceaux, ceux de DT et pas de leurs idoles, et ça change tout ! En fait DT vient de sortir un album comme il aurait pu en composé à ces débuts : on l'aurait alors regardé avec un air attendri, on lui aurait tapé sur l'épaule et dit "Belle maîtrise de vos influences et expression personnelle magistrale, sur le prochain vous serez vous et seulement vous !"

Sauf que DT a sorti cet album aujourd'hui et que ça fâche les fans. Les fans sont mécontents car ils ont vu la vitesse stratosphérique à laquelle a été composé ce projet, et ils se disent qu'on leur a fait le coup du remplissage facile... Les fans sont des Never Enough ! Mais c'est normal, c'est de bonne guerre, même si je ne partage pas ce ressenti. Quand DT reprend un style qu'il admire pour une raison ou une autre, il sait selon moi s'en inspirer et SEULEMENT s'en inspirer : il n'y a pas de copie cachée, juste un exercice de style que l'on appréciera ou non.

J'ai apprécié l'effort, je reconnais la qualité globale et si j'étais U2 (euuuh oui mais non !) je serais peut-être flatté même par le geste ! Car derrière ce microscopique faux débat sur l'aspect pompé ou hommage, il reste une inspiration toujours foisonnante, une technique qui me met le cul sur la chaise, puis par terre, puis en sous-sol (poursuite de Never Enough, de quelle galaxie viens-tu !) et un vrai soin apporté à tous les arrangements (il n'est pas né le jour où Portnoy fera sonner la batterie comme la casserole du père Lars !).

Bravo donc ! Et en route vers le Neunovarium (bah quoi ?!) !

DEFNAEL - 21/08/2007 -
0 0
5/5
Ah je m'insurge !
Octavarium pour moi est ce que j'attendais de Dream Theater.

A part les titres 2 à 4, le reste est excellent.

"The Root Of Evil" qui ouvre l'album est puissant et rappelle Train Of... mais il y a ce petit plus qui fait la différence. Notament dans le refrain accrocheur et la voix de LaBrie qui n'a jamais était aussi efficace que sur cet album. Le passage instrumental et notamment l'intervention de la guitare est puissante et rock'n roll ce qui est peu courant chez DT, plus habitués à nous pondre du metal pur jus. La ça saigne et c'est bon. Puis arrive le fantastique refrain... Un grand titre ! Géant !

Je passe les 3 merdes qui suivent et j'en arrive à :

"Panic Attack". Ca démarre sur les chapeaux de roues. Couplet moyen mélodiquement parlant et accés exclusivement sur les breaks et la mise en place. On se dit... : Mouais... Puis les choeurs entre en jeu et ca décolle enfin avec un gros riff pour retomber presque aussitôt sur le couplet avec un pont ou le gars Portnoy bourrine comme un forcené.
Re-passage stressant (normal vue le thème du morceau dont le texte de Petrucci est plus qu'explicite... Ca sent le vécu). Puis arrive ce qu'on n'attendait plus : LE REFRAIN !!! Pas le petit refrain naze a deux balles. Là c'est du grand, du beau. Une mélodie à la Muse, aérienne, enlevée, irréelle avec un LaBrie qui détruit tout.
Alors les 4 branleurs derrière qu'on avait oublié remettent la pression et, après Rudess, Petrucci part dans un chorus à se brûler l'épiderme. Pour le scoop : Il a du se faire regraver l'empreinte digitale après. C'est dire.
Enfin tout ça pour dire que ça calme bien.

"Never Enough" continue sur la lancé du précédent titre avec quelques sonorités à la Muse sauf que derrière c'est pas des manchos. Moi qui n'aimais pas LaBrie (enfin j'ai rien contre lui mais sa voix me cassait les c.......) je reconnais içi toute sa démesure.
Bon, le titre n'est pas exceptionnel mais il vaut le coup. C'est du très bon DT. Puissant, mélodieux.

"Sacrified Sons" sur le 11 septembre commence comme une ballade avec des voix de journalistes et une mélodie calme, triste, prenante.
Au deuxième couplet ça se réveille un peu et sur la fin, l'orchestre symphonique fait son entrée... Majestueux de tension catastrophique.
A environ 4:30 minutes ca s'accélère grâce à un riff carrément progressif et un chorus de clavier destructeur. Puis la guitare arrive comme un missile, pour torpiller le tout. Elle éructe, vrombit, rugit pour enfin retrouver l'orchestre grandiose.
La fin est sublime ! :
"God On High
Our Mistake
Will Mankind Be Extinct ?
There's No Time To Waste
Who Serves The Truth
For Heavens Sake"
Excellent !

"Octavarium"...
24 minutes...
Comme 24 heures...
Ca commence à la Pink Floyd (mais je mets un bémol... Petrucci n'est pas Gilmour... Soyons honnête. Enfin bref ca fait son effet et c'est déjà ça.
Par contre la suite vaut le détour. L'entrée très prog, la guitare sèche (ils devraient l'utiliser un peu plus) accompagnée de la flûte et...
LaBrie au top ! Mélancolique, rassurant nous dit qu'il n'est pas un garçon a se laisser vivre mais attend plus de la vie... Magnifique texte de Petrucci (encore lui) sur la première partie d'"Octavarium". Le texte dit qu'il a grandit, qu'il a obtenu son indépendance et ne regrette rien. Mais la mélodie s'accélère et il raconte qu'il n'a plus envie de rien et que son seul souhait et maintenant d'être ce qui le répugnait avant. Quelqu'un de quelconque... C'est la dépression ! Un sacré texte.
Le morceau part dans un groove progressif :
Part II (Medicate). Le gars va chez le Doc qui lui fait suivre une thérapie médicamenteuse (le texte est maintenant de LaBrie). Belle mélodie mais ce passage est un peu long... Peut-être pour préparer à la suite. J'aime particulièrement la petite descente à 11 minutes 37. Les médicaments font soudain leur effet et tout s'accélère encore avec un superbe chorus de clavier.

III (Full Circle) :
On entre enfin dans le vif du sujet dans un texte qui fait moult références aux rock (The Ripper/Judas Priest, Lucy In The Sky, Get Back, Day Tripper/Beatles, Hey Hey My My/Neil Young, Light My Fire/Doors, Machine Messiah/Yes, My Generation/Who... Et j'en passe. Un texte de Portnoy.
Bref ! Le gars sous médicament est en train de péter un câble. il flippe à mort. On l'imagine en plein stress en train de vivre une "Panick Attack" (voir plus haut).
Musicalement c'est très soutenu et le passage instrumental met une pression terrible. Rapide, puissant, ca part dans tout les sens. Du grand DT plein de breaks, déstructuré et ça débouche sur un chorus de gratte à 100 a l'heure auquel se joint le clavier... Une folie furieuse ! Proche de Liquid Tension ou de ce qu'à pu faire DT sur ses titres instrumentaux. Tout ce qu'on aime quoi !

IV (Intervals) : (texte de Portnoy)
Dans une sorte de rap (pas Bernard) progressif, LaBrie devient revendicatif et balance pour enfin hurler un :
TRAPPED INSIDE THIS OCTAVARIUM

Puis l'Orchestre Symphonique arrive... Grandiose, salvateur style musique de film. C'est vraiment grand !
Et quand laBrie entonne :
"We Move In Circles
Balanced All The While
On A Gleaming Razor's Edge

A Perfect Sphere
Colliding With Our Fate
This Story Ends Where It Began"

On comprend que la boucle est bouclée et que la vie est un éternel recommencement. Alors Petrucci lance un chorus me rappelllant fortement RUSH et l'ambiance proche de "Hemispheres", étrange, bien que la musique soit différente.
Fantastique chorus accompagné de l'orchestre qui fini sur un clin-d'oeil à Kansas qui n'est pas pour me déplaire.

Enfin, la dernière note du disque est la première également... Ceci expliquant peut-être celà.

Un grand album je vous dis ! Peut-être leur meilleur. Quand on a entendu ça on oublie vite les 3 titres inscipides et on obtient 1 heure de bonheur. Et ça, ça n'a pas de prix !

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