GROUPE/AUTEUR:

RATT

(ETATS UNIS)

TITRE:
COLLAGE (1997)
LABEL:
AUTRE LABEL
GENRE:
HARD ROCK

""Collage" porte bien son nom et doit être pris pour ce qu'il est, à savoir le témoignage d'un groupe tentant de se relever après avoir traversé quelques années difficiles."
LOLOCELTIC - 04.07.2016 - (0) Avis des lecteurs - (0) commentaire(s)
2/5
Alors que "Detonator" (1990) possédait toutes les qualités pour être un succès, le désintérêt grandissant pour le groupe et le style glam-metal en général ne permettent pas à Ratt de réussir à toucher un public suffisant. L'unité affichée jusque-là par le groupe va alors se fissurer de toutes parts. C'est d'abord Robin Crosby qui va craquer, renforcé en cela par l'abus de substances illicites. Lors d'un concert à Tokyo, il se trompe de guitare mais continue à jouer de longues minutes avant de se rendre compte que son instrument ne produit aucun son. Il quitte alors la scène, puis le groupe qui finit la tournée avec Michael Schenker qui le suppléait au pied levé. Ce dernier quitte la formation californienne à son tour à la fin de la tournée et n'est pas remplacé. C'est sous forme de quatuor que les rongeurs enregistrent le single 'Nobody Rides For Free'. Ce titre faisant partie de la BO du cultissime film Point Break relance très brièvement le combo qui en profite pour sortir une compilation intitulée "Ratt'n'Roll 8191" (1991). L'embellie se révèle malheureusement de courte durée et Ratt perd son label en 1992 avant de splitter. Il se reforme cependant en 1996 mais toujours sans Robin Crosby, et également sans Juan Croucier qui cède son poste de bassiste à Robbie Crane (ex Vince Neil).

C'est dans ce contexte que sort "Collage" en 1997, compilation fourre-tout intégrant des relectures de titres de l'époque Mickey Ratt, des remix, des faces B et quelques inédits. Véritable prétexte à une nouvelle tournée, il ne faut pas trop attendre de cet opus qui brille plus par son intérêt historique qu'artistique. La production se révèle bien plus épurée et root que sur les précédentes livraisons des Californiens, et les compositions sont pour le moins inégales. L'absence de seconde guitare sur sept titres n'est pas étrangère au sentiment de vide sonore ressenti lors des premières écoutes. Elle permet cependant de mieux profiter du talent de Warren DeMartini qui multiplie les soli accrocheurs. Le six-cordiste est d'ailleurs le principal bénéficiaire de ce "Collage", même si Stephen Pearcy réussit à surprendre sur 'Mother Blues' durant lequel il fait preuve d'un feeling assez rare. Reprise d'un titre que le vocaliste avait composé à l'époque d'Arcade, projet monté avec Fred Coury (Cinderella) pendant le break de Ratt, ce morceau acoustique, interprété à deux guitares par Pearcy et DeMartini, dévoile une facette bluesy inconnue jusque-là. Pourtant, le riff obsédant et légèrement syncopé de l'introductif 'Steel River', version alternative du 'Railbreak' de Mickey Ratt, avait déjà donné un indice dans ce sens.

Pour le reste, le bon ('Diamond Time Again'), voire très bon (le rapide et cinglant 'Ratt Madness' et le groovy et mélodique 'Hold Tight') côtoie le sympathique sans être transcendant ('Dr. Rock', 'I Want It All'). Et puis il y a ce final sans aucun intérêt, enchaînant la version originale de 'Top Secret', certes plus spontanée mais inférieure à celle de "Detonator", un 'Take It Anyway' légèrement groovy mais qui ne se révèle pas impérissable, et le remix de 'Lovin' You's A Dirty Job'. En confiant ce titre à trois DJ américains, Pearcy et DeMartini permettent à ces derniers de transformer ce sommet de "Detonator" en véritable étron sonore, laissant finalement l'auditeur sur le sentiment de s'être fait embarquer dans une opération financière à l'intérêt artistique plus que limité.

Pourtant, le bilan final et objectif de l'écoute de cet opus reste loin d'être totalement négatif. Les trois survivants du line-up d'origine profitent d'une production plus légère pour laisser s'épanouir leur talent, même si le chant de Pearcy continuera de diviser, et plusieurs compositions se révèlent pour le moins intéressantes. Il n'en reste pas moins que "Collage" porte bien son nom et doit être pris pour ce qu'il est, à savoir le témoignage d'un groupe tentant de se relever après avoir traversé quelques années difficiles, et prêt à se relancer sur les routes pour retrouver le devant de la scène. Cette compilation ne laissera pas de souvenirs inoubliables, mais elle a l'avantage de faire preuve d'une certaine honnêteté malgré la tache laissée par certains morceaux plus que dispensables.

Plus d'information sur http://www.therattpack.com/



GROUPES PROCHES:
PRETTY WILD, WHEELS OF FIRE, KISS, W.A.S.P., RAKEL TRAXX, TWISTED SISTER, SILENT RAGE, AEROSMITH, MOTLEY CRUE, ADRENALINE 101

LISTE DES PISTES:
01. Steel River - 4:18
02. Dr. Rock - 3:51
03. Diamond Time Again - 3:39
04. Ratt Madness - 2:32
05. Hold Tight - 4:21
06. I Want It All - 3:51
07. Mother Blues - 3:02
08. Top Secret (original Version) - 4:41
09. Take It Anyway - 2:32
10. Lovin' You... Fonic Mix Lp Version! - 6:30


FORMATION:
Bobby Blotzer: Batterie
Robbie Crane: Basse
Stephen Pearcy: Chant
Warren DeMartini: Guitares / Claviers
Billy Sherwood: Basse / Invité
Juan Croucier: Basse / Invité
Robbin Crosby: Guitares / Invité


TAGS:
80's, Compilation
 
 
(0) AVIS DES LECTEURS
En cliquant sur le bouton ci-dessous vous pourrez écrire votre propre chronique a propos de cet album et lui attribuer une note. Ceci n'est pas un commentaire et demande au moins une dizaine de ligne pour expliquer pourquoi vous avez aimé ou non la production.
Haut de page
(0) COMMENTAIRE(S)
Vous pouvez ici réagir au sujet de l'album ou de la chronique, expliquez pourquoi vous êtes d'accord ou non ou tout simplement raconter votre vie...
 
Aucun commentaire. Soyez le premier à donner votre avis sur cette chronique ou sur cette production
Haut de page
EN RELATION AVEC RATT
NOTES
1/5 (2 avis) 2/5 (1 avis)
MA NOTE :
 
AUTRES CHRONIQUES
CHRONIQUE PRECEDENTE
BIFFY CLYRO: Ellipsis (2016)
ROCK "Ellipsis" de Biffy Clyro est un album de très bonnes chansons pop rock addictives et marque le retour aux sources d’un grand groupe.
 
CHRONIQUE SUIVANTE
CARSON HILL: Sonora (2016)
STONER Carson Hill signe un remarquable disque de stoner rock teinté d'influences 70's et d'un esprit desert rock très prenant.
ECOUTE EN STREAMING
 
L'album n'est peut être pas sorti ou l'ID spotify n'a pas encore été renseigné ou il n'y a pas d'ID spotify disponible
 
AUTRE(S) CHRONIQUES CONCERNANT RATT
RATT_Infestation
Infestation (2010)
4/5
4.8/5
ROADRUNNER RECORDS / HARD ROCK MELODIQUE
RATT_Ratt-1999
Ratt (1999) (1999)
3/5
1/5
AUTRE LABEL / HARD ROCK
RATT_Detonator
Detonator (1990)
4/5
2/5
ATLANTIC RECORDS / HARD ROCK
RATT_Reach-For-The-Sky
Reach For The Sky (1988)
3/5
3/5
ATLANTIC RECORDS / HARD ROCK
RATT_Dancing-Undercover
Dancing Undercover (1986)
3/5
3.8/5
ATLANTIC RECORDS / HARD ROCK
 
F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2020